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Maxdecours

Première et Terminale · Spécialité mathématiques · Catégorie du laboratoire

Le hasard s’observe.
Le modèle s’explique.

Construis un arbre, change le groupe de référence et compare une loi à des essais simulés. Huit enquêtes et deux projets pour calculer, expliquer et réutiliser une méthode.

Une première exploration

Suppose P(A)=0,4, P(B sachant A)=0,8 et P(B sachant non A)=0,2. Le chemin A puis B vaut 0,32 ; celui de non A puis B vaut 0,12. Donc P(B)=0,44. Inverser le conditionnement donne P(A sachant B)=0,32/0,44=8/11, pas 0,8 : le groupe de référence a changé.

Un chemin n’est pas une somme

Lis les premières branches et les branches conditionnelles, puis retrouve chaque chemin dans le tableau.

Si P(A)>0, la définition P_A(B)=P(A∩B)/P(A) donne P(A∩B)=P(A)P_A(B). Multiplier les branches d’un chemin exprime donc une intersection. Si A est impossible, le chemin a une probabilité nulle ; la conditionnelle sachant A n’est pas définie.

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Parmi qui ?

Calcule les deux conditionnements inverses sans changer la case d’intersection.

P_A(B) et P_B(A) partagent le numérateur P(A∩B), mais divisent respectivement par P(A) et P(B), lorsque ces probabilités sont strictement positives. La symétrie de l’intersection ne donne donc pas la symétrie du conditionnement.

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Retrouver tous les chemins

Reconstitue une probabilité globale depuis deux groupes et calcule une réunion sans compter deux fois.

B est la réunion disjointe de A∩B et non A∩B. Leurs probabilités s’additionnent. Pour A∪B, la somme P(A)+P(B) compte l’intersection deux fois ; on la retire une fois. Les deux règles reposent sur les événements réellement comptés, pas sur la forme du dessin.

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Indépendants ou incompatibles ?

Compare l’intersection au produit des marginales et teste une confusion fréquente.

Le critère d’indépendance est P(A∩B)=P(A)P(B). Deux événements incompatibles de probabilités positives donnent une intersection nulle mais un produit strictement positif : ils ne sont pas indépendants. Le calcul exact du critère reste valable si l’un des événements a une probabilité nulle.

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Un nombre de succès, plusieurs ordres

Pour trois ou quatre épreuves indépendantes, distingue un chemin précis de tous les chemins donnant le même nombre de succès.

Chaque ordre précis de n succès ou échecs indépendants est un produit de n probabilités. Avec p=0,5, les 2ⁿ ordres ont chacun la probabilité 1/2ⁿ. Pour trois épreuves, exactement deux succès correspond à trois ordres ; pour quatre épreuves, à six ordres. L’événement est leur réunion disjointe.

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Exactement, au plus, au moins

En Terminale, construis la loi du nombre de succès et distingue une valeur, une somme et un seuil strict.

Dans n épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes, un chemin de k succès vaut pᵏ(1−p)ⁿ⁻ᵏ. Il existe C(n,k) positions possibles des succès, d’où la loi binomiale. P(X≤k) additionne les valeurs de 0 à k ; P(X>k) vaut 1−P(X≤k).

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La fréquence ne commande pas le hasard

Compare un nombre de succès observés à la probabilité du modèle et discute ce que montre une série finie.

La fréquence observée est le quotient du nombre de succès par le nombre d’essais. Dans un modèle d’essais indépendants de même loi, chaque nouvel essai conserve sa probabilité p. Une série finie peut s’éloigner de p avant de s’en rapprocher ; elle n’impose ni égalité exacte ni rapprochement monotone.

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Une moyenne n’est pas une promesse

Calcule l’espérance et la variance d’un gain net fictif, puis examine une prime fixe.

L’espérance d’une variable finie est la somme des valeurs pondérées par leurs probabilités. La variance est la somme des carrés des écarts à cette espérance, eux aussi pondérés. Ajouter une constante ajoute cette constante à l’espérance mais ne modifie pas les écarts, donc ne modifie pas la variance.

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Que signifie un signal rare ?

Dans un contrôle fictif de pièces, reconstruis le groupe des signalements puis change la proportion initiale de défauts.

Un signal peut provenir d’une pièce avec défaut ou sans défaut. La probabilité d’un défaut sachant le signal est P(A∩B)/P(B), avec P(B)=P(A∩B)+P(non A∩B). Changer P(A) tout en conservant les branches conditionnelles change le poids relatif de ces deux origines.

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Même moyenne, même jeu ?

Compare deux jeux fictifs de même espérance et de dispersions différentes ; distingue changement d’échelle et translation.

Pour Y=aX+b, l’espérance vaut aE(X)+b. Les écarts à la moyenne sont multipliés par a ; leurs carrés par a². Donc V(Y)=a²V(X) et l’écart type est multiplié par |a|. Une translation ne modifie pas la dispersion.

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Tes versions de probabilités

Garde une loi, change les hypothèses, puis reprends ou compare. Les recherches restent dans ce navigateur. Le carnet commun réunit les catégories et permet leur export/import.

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Le lien transmet le modèle et la graine de l’atelier libre, ou le cas initial de l’enquête. Il ne transmet ni réponses ni carnet.

Le modèle et son expérience

Observe une série. Justifie par la loi.

Le modèle précède le dessin

L’arbre annonce trois probabilités. Le tableau donne les quatre intersections et leurs marges. Ce sont deux lectures de la même loi. Une branche issue d’un événement impossible est sans effet sur la loi ; la probabilité conditionnelle correspondante n’est pas définie.

Compter n’est pas supposer l’équiprobabilité

Un nombre de succès regroupe plusieurs chemins. Sous l’hypothèse d’épreuves identiques et indépendantes, les chemins ayant le même nombre de succès ont la même probabilité. Les nombres de succès ne sont pas pour autant équiprobables.

Une expérience que tu peux reprendre

La graine fixe une même suite pseudorandomisée : une simulation peut être rejouée et prolongée. Change la graine pour comparer deux séries. Observe les écarts puis justifie par la loi ; une observation finie ne remplace pas une démonstration.

L’atelier utilise des modèles finis : deux événements et trois probabilités en pourcentages entiers, jusqu’à 30 répétitions identiques et indépendantes, ou deux gains nets en points. Chaque simulation compte de 10 à 5 000 essais pseudorandomisés à graine choisie. Ce sont des expériences construites, pas des observations de personnes ou d’objets réels. Une fréquence simulée ne démontre pas une probabilité ni une convergence monotone. Les fractions du tableau sont exactes ; les autres valeurs numériques sont arrondies.

Sources et traçabilité

Dernière vérification : 2026-10-03 · Responsabilité éditoriale : Maxdecours.

  1. Programme de Première spécialité applicable en 2026-2027 et son annexe, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-10-03.
  2. Programme de Terminale spécialité, arrêté de 2019 et son annexe, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-10-03.
  3. Programme de Terminale publié en 2026, applicable en 2027-2028, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-10-03.
  4. Independent and Mutually Exclusive Events, OpenStax, Rice University, consulté le 2026-10-03.
  5. Binomial Distribution, OpenStax, Rice University, consulté le 2026-10-03.
  6. Mean or Expected Value and Standard Deviation, OpenStax, Rice University, consulté le 2026-10-03.