Mathématiques · Seconde

Comment reconnaître et utiliser une fonction de référence ?

Cours interactif sur fonctions affine, valeur absolue, carré, inverse, racine carrée et cube : domaines, courbes, comparaisons et résolution.

  1. Comprendre
  2. Mettre en pratique
  3. Vérifier
  4. Mémoriser
  • 6activités avec l'accès complet
  • 8questions avec l'accès complet
  • 6cartes avec l'accès complet
  • 4sources citées

Objectifs du parcours

Ce que tu vas savoir faire

  • Associer chaque fonction de référence à son domaine et à sa courbe.
  • Lire fonctions affine et valeur absolue par pente, sommet et signe.
  • Relier carré et racine carrée sur les domaines où elles s’inversent.
  • Contrôler domaine, signe et branches de la fonction inverse.
  • Comparer identité, carré et cube sur des intervalles qualifiés.
  • Résoudre f(x)=k ou f(x)<k par une méthode adaptée.
Le chapitre en bref

Une fonction de référence se reconnaît par une formule et un profil stable : domaine, signe, symétrie, variations et courbe. Avant de comparer ou résoudre, identifie la famille et son domaine. Le calcul donne une réponse exacte ; la courbe prévoit le nombre de solutions et leur position. Les fonctions affine, valeur absolue, carré, inverse, racine carrée et cube forment un répertoire à choisir selon la structure du problème.

1. Quel passeport mémoriser pour chaque fonction ?

Une formule ne suffit pas. Pour chaque fonction, mémorise son domaine, ses zéros, son signe, ses symétries, ses variations et quelques points exacts. Ces éléments permettent de reconstruire la courbe au lieu d’en retenir un dessin fragile.

Les domaines sont essentiels : affine, valeur absolue, carré et cube sont définies sur ; l’inverse sur ℝ\{0} ; la racine carrée sur [0;+∞[. Une question portant sur une valeur hors domaine s’arrête avant le calcul.

2. Comment distinguer droite affine et V de la valeur absolue ?

La fonction affine f(x)=mx+p a pour courbe une droite. Le signe de m donne son sens de variation et p est l’ordonnée à l’origine. Résoudre f(x)=k revient à chercher l’intersection avec y=k.

La fonction valeur absolue v(x)=|x| mesure la distance à 0. Elle est paire, positive, décroissante sur ]−∞;0] puis croissante sur [0;+∞[, avec minimum 0. Sa courbe en V rappelle que |x|=k possède deux solutions si k>0, une si k=0 et aucune si k<0.

3. Pourquoi carré et racine carrée se répondent-ils seulement sur ℝ+ ?

La fonction carré q(x)=x2 est paire et positive. Elle décroît sur ]−∞;0] puis croît sur [0;+∞[. Pour comparer a2 et b2 sans supposer a et b positifs, compare |a| et |b|.

La fonction racine r(x)=√x est définie pour x≥0, positive et croissante. Sa courbe est la branche y≥0 de la parabole couchée x=y2 : elle part de O vers la droite. Sur ℝ+, carré et racine s’annulent l’une l’autre : (√x)2=x pour x≥0 et x2=|x| pour tout réel x.

4. Comment raisonner avec les deux branches de l’inverse ?

La fonction inverse i(x)=1x exclut 0. Sa courbe est une hyperbole à deux branches, symétrique par rapport à l’origine : une branche pour x>0 et une pour x<0. Le signe de 1x est celui de x.

Sur chacun des intervalles ]−∞;0[ et ]0;+∞[, l’inverse est décroissante. Mais on ne compare pas 1a et 1b en invoquant une seule variation si a et b sont de signes différents : on utilise d’abord le signe, puis la variation sur la branche concernée.

5. Où identité, carré et cube changent-ils d’ordre ?

La fonction cube c(x)=x3 est impaire, définie sur et strictement croissante. Elle conserve le signe de x et sa courbe possède une symétrie centrale en O.

Pour x≥0, les courbes y=x, y=x2 et y=x3 se rencontrent en 0 et 1. Sur ]0;1[, x3<x2<x ; sur ]1;+∞[, x<x2<x3. Cette phrase limitée à deux intervalles remplace toute comparaison vague de vitesse ou de hauteur.

6. Comment choisir entre lecture graphique et calcul exact ?

Pour f(x)=k, la droite y=k prévoit le nombre d’intersections ; l’algèbre donne les solutions exactes. Pour f(x)<k, on repère les zones où la courbe est sous cette droite puis on traduit en intervalles en respectant les bornes ouvertes ou fermées.

Commence par le domaine et la famille : x2=k dépend du signe de k ; 1x=k exige x≠0 et k≠0 pour une solution ; √x=k exige k≥0 ; x3=k possède une solution réelle unique. Un graphique approximatif contrôle la cohérence, pas l’exactitude d’une borne.

Erreurs fréquentes

L'essentiel à mémoriser

  • Passeport complet.
  • Droite ou V.
  • Carré et racine qualifiés.
  • Inverse par branches.
  • Ordre par intervalles.
  • Résolution contrôlée.

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Sources et traçabilité

Dernière vérification : 2026-08-12

  1. Programme d’enseignement de mathématiques de la classe de seconde générale et technologique, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-09.
  2. Annexe — Programme de mathématiques de seconde 2026, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-09.
  3. Programmes et ressources en mathématiques — voie générale et technologique, Éduscol, consulté le 2026-08-09.
  4. Mathématiques — ressources pour la classe de seconde, Éduscol, consulté le 2026-08-09.

Tu sais choisir la bonne courbe mentale

Apprends maintenant à représenter toute fonction.

Le prochain chapitre relie formule, tableau, domaine et courbe au-delà des seules fonctions de référence.

  • Domaines contrôlés avant calcul
  • Courbes reconstruites par invariants
  • Équations et inéquations routées par famille