Mathématiques · Seconde

Comment passer d’un déplacement à une preuve vectorielle ?

Cours interactif de seconde sur translations, vecteurs, relation de Chasles, coordonnées, norme, milieu, déterminant, alignement et parallélisme.

  1. Comprendre
  2. Mettre en pratique
  3. Vérifier
  4. Mémoriser
  • 6activités avec l'accès complet
  • 8questions avec l'accès complet
  • 6cartes avec l'accès complet
  • 4sources citées

Objectifs du parcours

Ce que tu vas savoir faire

  • Relier vecteur, translation et représentants sans dépendre d’un emplacement.
  • Composer des déplacements par somme et relation de Chasles.
  • Lire, représenter et calculer les coordonnées d’un vecteur.
  • Multiplier un vecteur par un réel et le décomposer dans une base.
  • Calculer norme, distance et milieu dans un repère orthonormé.
  • Prouver colinéarité, alignement ou parallélisme avec un déterminant.
Le chapitre en bref

Un vecteur décrit un déplacement indépendamment de son point de départ. La relation de Chasles compose les étapes, les coordonnées enregistrent les déplacements signés, le produit par un réel change échelle et sens, et le déterminant teste la colinéarité. Pour prouver un alignement ou un parallélisme, on choisit des vecteurs liés à la conclusion, on calcule leurs coordonnées puis on applique un critère dont les hypothèses sont annoncées.

1. Pourquoi plusieurs flèches peuvent-elles représenter le même vecteur ?

Le vecteur MM’ est le déplacement de la translation qui envoie M sur M’. Une autre flèche AA’ représente le même vecteur si la même translation envoie A sur A’. L’emplacement change, mais pas le déplacement.

Pour un vecteur non nul, direction, sens et norme permettent de comparer deux représentants. Le vecteur nul AA a une norme nulle et des coordonnées (0;0), mais aucune direction ni aucun sens privilégié. Une définition par translation ou coordonnées traite ce cas sans exception artificielle.

2. Comment composer un itinéraire sans perdre l’ordre ?

Additionner u puis v revient à enchainer leurs translations : on place un représentant de v à la suite de u, puis on relie le départ initial à l’arrivée finale. Avec des points, AB+BC=AC : c’est la relation de Chasles.

Le point intermédiaire doit se raccorder : AB+CD ne se simplifie pas directement. On peut introduire un point utile, inverser un vecteur avec BA=−AB et regrouper les termes. Un schéma d’itinéraire contrôle l’ordre avant le calcul.

3. Pourquoi les coordonnées sont-elles des déplacements signés ?

Si A(xA;yA) et B(xB;yB), alors AB=(xB−xA;yB−yA). On soustrait arrivée moins départ. Une composante négative indique un déplacement vers la gauche ou vers le bas ; ce n’est pas une distance.

Dans une base (i,j), le vecteur u=(x;y) signifie u=xi+yj. Les sommes et produits se calculent composante par composante : (x;y)+(x’;y’)=(x+x’;y+y’) et λ(x;y)=(λx;λy). Représente ensuite le résultat pour contrôler le sens.

4. Que change la multiplication par un réel ?

Le vecteur λu a la même direction que u si u est non nul. Si λ>0, il garde le sens ; si λ<0, il l’inverse ; sa norme est |λ|×||u||. Si λ=0, le résultat est le vecteur nul.

Deux vecteurs non nuls sont colinéaires si l’un est un multiple réel de l’autre. Dans le plan, deux vecteurs non colinéaires i et j forment une base : chaque vecteur s’écrit de façon unique xi+yj. Cette décomposition sépare les deux directions de travail.

5. Quand la norme et le milieu exigent-ils un repère orthonormé ?

Dans une base orthonormée, ||(x;y)||=x2+y2. Donc AB=||AB||=√((xB−xA)2+(yB−yA)2). L’orthonormalité est essentielle à cette formule de Pythagore.

Le milieu I de [AB] vérifie AI=IB et ses coordonnées sont ((xA+xB)/2;(yA+yB)/2). Cette moyenne est affine et ne requiert pas l’orthonormalité. Distinguer outil métrique et outil affine évite d’ajouter des hypothèses inutiles.

6. Comment un nombre prouve-t-il un alignement ou un parallélisme ?

Dans une base du plan, pour u=(x;y) et v=(x’;y’), det(u,v)=xy’−yx’. Deux vecteurs sont colinéaires si et seulement si leur déterminant est nul. La base n’a pas besoin d’être orthonormée pour ce critère.

Pour prouver que A, B et C sont alignés, calcule AB et AC puis det(AB,AC). Pour prouver que deux droites sont parallèles, choisis un vecteur directeur de chacune. Annonce les vecteurs, leurs coordonnées, le déterminant et la conclusion géométrique.

Erreurs fréquentes

L'essentiel à mémoriser

  • Déplacement libre.
  • Chasles raccordé.
  • Composantes signées.
  • Scalaire interprété.
  • Métrique qualifiée.
  • Déterminant conclu.

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Sources et traçabilité

Dernière vérification : 2026-08-12

  1. Programme d’enseignement de mathématiques de la classe de seconde générale et technologique, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-09.
  2. Annexe — Programme de mathématiques de seconde 2026, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-09.
  3. Programmes et ressources en mathématiques — voie générale et technologique, Éduscol, consulté le 2026-08-09.
  4. Raisonnement et démonstration en seconde générale et technologique, Éduscol, consulté le 2026-08-09.

Tu sais transformer un déplacement en calcul et en preuve

Poursuis avec les droites du plan.

Le prochain chapitre utilise vecteurs directeurs, pentes et équations pour représenter et comparer les droites.

  • Chasles et coordonnées maitrisés
  • Alignements et parallélismes prouvés
  • Progression enregistrée dans ton compte