Ce que tu vas savoir faire
- Distinguer donnée, codage, mesure, conjecture et conclusion sur une figure.
- Choisir une méthode géométrique à partir de la question et de ses hypothèses.
- Construire et exploiter un projeté orthogonal pour une distance minimale.
- Calculer distance et milieu dans un repère orthonormé et contrôler le résultat.
- Décomposer une figure ou un solide pour calculer une grandeur avec les bonnes unités.
- Rédiger une preuve complète et comparer plusieurs stratégies possibles.
Avant de commencer
- Connaitre Pythagore, Thalès et les configurations usuelles du cycle 4.
- Calculer une racine carrée et manipuler une formule.
- Lire des coordonnées dans un repère orthonormé.
Le chapitre en bref
Résoudre un problème de géométrie consiste d’abord à qualifier les informations de la figure, puis à choisir une représentation et un théorème dont toutes les hypothèses sont vérifiées. Une longueur peut appeler Pythagore ou des coordonnées ; une proportion, Thalès ; une distance minimale, une projection orthogonale ; une aire complexe, une décomposition. Le calcul ne devient une preuve que lorsqu’il est relié aux données, à une propriété nommée et à une conclusion qui répond exactement à la question.
1. Que sais-tu vraiment en regardant la figure ?
Une figure à main levée aide à chercher mais ne prouve ni parallélisme, ni perpendicularité, ni égalité de longueurs. Seuls l’énoncé, les codages et les résultats démontrés peuvent devenir des hypothèses. Une mesure au dessin produit au mieux une conjecture.
Construis un dossier en cinq colonnes : objets nommés, données, codages, question, propriétés candidates. Reformule ensuite la question sous une forme opérationnelle : calculer une longueur, prouver un alignement, comparer deux aires ou trouver un lieu. Cette lecture empêche de choisir un théorème uniquement parce que la figure lui ressemble.
Quel statut possède chaque information ?
La figure guide la recherche ; le statut de l’information autorise la preuve.
2. Quelle méthode correspond à la question et aux hypothèses ?
Pars de la sortie attendue. Pour une longueur dans un triangle rectangle, teste Pythagore ; pour des rapports avec des droites parallèles, Thalès ; pour une distance ou un milieu dans un repère orthonormé, les coordonnées ; pour alignement ou parallélisme, les vecteurs deviennent efficaces ; pour une aire, décompose ou soustrais.
Avant d’appliquer, coche toutes les hypothèses du théorème et associe chaque lettre de la formule à un objet de la figure. Si une condition manque, cherche une étape intermédiaire ou une autre représentation. Le programme 2026 demande explicitement de résoudre par des méthodes diverses et de choisir la représentation la plus adaptée.
Quelle porte ouvre la question ?
Un théorème est choisi par ce qu’il reçoit et ce qu’il produit.
3. Pourquoi la perpendiculaire donne-t-elle la plus courte distance ?
Le projeté orthogonal H d’un point A sur une droite (d) est l’unique point de (d) tel que AH soit perpendiculaire à (d). Pour tout autre point M de (d), le triangle AHM est rectangle en H : AM²=AH²+HM², donc AM≥AH.
La distance du point A à la droite (d) est donc AH, pas une longueur mesurée selon une direction arbitraire. Pour construire H, trace par A la perpendiculaire à (d), puis nomme son intersection. Pour justifier une distance minimale, cite le triangle rectangle et l’inégalité issue de Pythagore.
Quel segment réalise vraiment la distance ?
La perpendicularité transforme une construction en preuve de distance minimale.
4. Comment le repère transforme-t-il une figure en calcul contrôlable ?
Dans un repère orthonormé, si A(xA;yA) et B(xB;yB), alors AB=√((xB−xA)²+(yB−yA)²). Cette formule applique Pythagore aux écarts horizontal et vertical. Le milieu I de [AB] a pour coordonnées ((xA+xB)/2;(yA+yB)/2).
Dessine un schéma, calcule les deux écarts avec leurs signes, puis seulement les carrés. Contrôle que la distance est positive, symétrique en A et B et compatible avec le dessin ; vérifie que le milieu est bien à mi-chemin sur chaque axe. Les coordonnées ne remplacent pas la géométrie : elles traduisent ses relations.
Quels écarts le repère doit-il conserver ?
Les coordonnées traduisent la figure quand les axes et les unités sont qualifiés.
5. Comment calculer une grandeur sans compter deux fois ?
Une figure complexe peut être découpée en parties sans recouvrement ou obtenue par soustraction. Un quadrilatère se partage en deux triangles ; une zone perforée vaut aire extérieure moins aire retirée. Une hauteur doit être perpendiculaire à la base choisie : Atriangle=base×hauteur/2.
Pour un solide, distingue aire et volume, base et hauteur perpendiculaire. Pavé : L×l×h ; cylindre : πr²h ; pyramide ou cône : aire de base×hauteur/3. Convertis toutes les longueurs avant le calcul et annonce cm, cm² ou cm³. Termine par un ordre de grandeur et vérifie qu’aucune pièce n’est oubliée ou comptée deux fois.
Comment recomposer sans trou ni recouvrement ?
Découpage, formule et unité doivent décrire la même grandeur.
6. Quand une suite de calculs devient-elle une preuve ?
Une preuve géométrique relie quatre niveaux : données qualifiées, propriété applicable, calcul ou déduction, conclusion dans les mots de la question. Écrire seulement AB=5 ne dit ni d’où vient 5 ni pourquoi cette longueur répond au problème.
Après une première solution, cherche une seconde voie : synthétique, repérée, vectorielle ou dynamique. Une figure dynamique sert à explorer et produire une conjecture ; elle ne remplace pas l’argument valable pour tous les cas. Compare nombre d’hypothèses, longueur du calcul, généralité et facilité de contrôle avant de retenir la méthode finale.
Où la preuve pourrait-elle se rompre ?
Une preuve qualifie chaque passage et conclut dans les mots de la question.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Figure qualifiée.
- Méthode routée.
- Distance orthogonale.
- Repère contrôlé.
- Mesure décomposée.
- Preuve auditée.
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Figure à main levée ?
Support de recherche ; seules données, codages et preuves autorisent une conclusion.
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Projeté orthogonal H de A sur (d) ?
H appartient à (d) et AH est perpendiculaire à (d).
Prochaine révision : à programmer
Distance AB dans un repère orthonormé ?
√((xB−xA)²+(yB−yA)²).
Prochaine révision : à programmer
Milieu de A et B ?
Moyenne des abscisses et moyenne des ordonnées.
Prochaine révision : à programmer
Aire d’un triangle ?
Base×hauteur perpendiculaire/2.
Prochaine révision : à programmer
Chaine minimale d’une preuve ?
Données, propriété applicable, déduction, conclusion.
Prochaine révision : à programmer
Poursuivre le parcours
- Avant Comment choisir le bon calcul littéral pour résoudre un problème ?
- Tu es ici Comment choisir une méthode de géométrie qui prouve vraiment ?
- Ensuite Comment passer d’un déplacement à une preuve vectorielle ? Disponible avec l'accès complet
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-09
- Programme d’enseignement de mathématiques de la classe de seconde générale et technologique, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.
- Annexe — Programme de mathématiques de seconde 2026, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.
- Programmes et ressources en mathématiques — voie générale et technologique, Éduscol — consulté le 2026-08-09.
- Test de positionnement de début de seconde 2025, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.