Objectifs du parcours
Ce que tu vas savoir faire
- Calculer E = hν = hc/λ.
- Convertir joule et électronvolt.
- Relier une raie à une transition énergétique.
- Distinguer absorption et émission.
- Appliquer le bilan photoélectrique.
- Relier puissance, énergie d'un photon et flux de photons.
Le chapitre en bref
Un photon de fréquence ν porte l'énergie , avec h la constante de Planck et c la célérité de la lumière dans le vide. Un atome absorbe ou émet un photon si son énergie correspond à l'écart entre deux niveaux : . Dans l'effet photoélectrique, un électron n'est émis que si , où W est le travail d'extraction ; l'énergie cinétique maximale vérifie . À fréquence fixée au-dessus du seuil, augmenter la puissance lumineuse accroît le flux de photons et donc le nombre d'électrons émis, pas l'énergie de chaque photon.
1. Quelle énergie porte un photon ?
La quantification associe à une radiation monochromatique des photons d'énergie . Dans le vide, , donc . Une fréquence plus élevée ou une longueur d'onde plus courte correspond à un photon plus énergétique.
La constante de Planck h est fixée exactement dans le SI. L'énergie peut être exprimée en joules ou en électronvolts, avec .
Une lumière plus intense à fréquence inchangée transporte davantage d'énergie par seconde parce qu'elle contient davantage de photons, non parce que chaque photon change d'énergie.
2. Pourquoi les spectres atomiques comportent-ils des raies ?
Les niveaux d'énergie d'un atome sont quantifiés. Une transition entre deux niveaux d'énergies Ei et Ef échange un photon dont .
Lors d'une absorption, l'atome passe vers un niveau plus élevé et prélève un photon correspondant. Lors d'une émission, il passe vers un niveau plus bas et émet un photon. Les fréquences possibles sont donc discrètes.
Les raies constituent une signature des espèces dans les conditions d'observation, mais largeur, intensité et décalage peuvent dépendre du milieu, de la température et de l'instrument.
3. Comment distinguer émission et absorption ?
Un gaz excité peu dense peut produire un spectre de raies d'émission sur fond sombre. Une lumière continue traversant un gaz plus froid peut présenter des raies d'absorption aux fréquences que ce gaz peut absorber.
Pour une même espèce et des conditions comparables, les positions de certaines raies d'absorption correspondent aux transitions également possibles en émission. L'intensité des raies ne se déduit pas du seul écart d'énergie.
Un spectre observé est aussi transformé par la résolution et l'étalonnage de l'instrument. Identifier exige des références et des incertitudes de longueur d'onde.
4. Que montre l'effet photoélectrique ?
Une surface éclairée peut émettre des électrons si l'énergie d'un photon dépasse le travail d'extraction W du matériau. La fréquence seuil est et la longueur d'onde seuil dans le vide .
Au-dessus du seuil, le bilan d'Einstein est . Augmenter ν augmente l'énergie cinétique maximale. En dessous du seuil, augmenter l'intensité ne suffit pas dans le modèle à un photon.
La tension d'arrêt permet de mesurer l'énergie cinétique maximale par en valeur absolue. Le signe du montage dépend de la convention électrique.
5. Comment relier photons et puissance lumineuse ?
La puissance P est une énergie par unité de temps. Pour un faisceau monochromatique où une puissance P est effectivement portée par les photons de fréquence ν, le bilan s'écrit : le flux de photons est la puissance divisée par l'énergie hν d'un photon.
Sur une durée Δt, le nombre de photons vérifie . Le résultat suppose une puissance connue sur la zone et la durée considérées ; absorption, réflexion et rendement du détecteur réduisent le nombre d'événements mesurés.
À puissance identique, une lumière de photons moins énergétiques contient un flux de photons plus grand. Cela n'implique pas qu'elle déclenche un effet nécessitant un seuil plus élevé.
6. Comment articuler modèles ondulatoire et corpusculaire ?
Diffraction et interférences utilisent phase, longueur d'onde et superposition ; l'effet photoélectrique et les transitions quantifiées utilisent des échanges par photons. Les deux descriptions répondent à des questions expérimentales complémentaires.
Un photon n'est pas une petite bille suivant nécessairement un rayon classique connu. Le modèle quantique prédit des probabilités de détection dont la distribution peut former une figure d'interférences.
Choisir un modèle ne consiste pas à déclarer la lumière exclusivement onde ou particule dans toutes les expériences, mais à relier le phénomène observé aux grandeurs et prédictions adaptées.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- E = hν = hc/λ.
- Petit λ signifie photon plus énergétique.
- Une raie correspond à une transition quantifiée.
- Photoélectricité : Ec,max = hν − W au-dessus du seuil.
- La puissance fixe un flux de photons.
- Ondes et photons décrivent des aspects complémentaires.
Vérifier sa compréhension
Réviser au bon moment
Poursuivre le parcours
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-12
- Programme de l'enseignement de spécialité de physique-chimie de la classe terminale, Ministère de l'Éducation nationale, consulté le 2026-08-12.
- Programmes et ressources en physique-chimie - voie générale et technologique, Éduscol, consulté le 2026-08-12.
- CODATA Value - Planck constant, NIST, consulté le 2026-08-12.
- CODATA Value - electron volt, NIST, consulté le 2026-08-12.
- Le Système international d'unités, 9e édition, Bureau international des poids et mesures, consulté le 2026-08-12.