Ce que tu vas savoir faire
- Vérifier qu’une expression est bien du second degré et distinguer fonction, équation et inéquation.
- Choisir entre formes développée, factorisée et canonique selon la question.
- Passer d’une racine à un facteur et exploiter somme et produit des racines.
- Déterminer une forme canonique simple par complétion du carré.
- Démontrer et appliquer la formule de résolution avec le discriminant.
- Construire le signe et contrôler la cohérence avec la parabole.
- Résoudre équations et inéquations avec la méthode la plus adaptée.
- Optimiser une grandeur en contrôlant domaine, unités et hypothèses du modèle.
Vérifie tes prérequis
- Développer, factoriser et reconnaître les identités remarquables.
- Résoudre une équation produit nul et manipuler une racine carrée.
- Lire intervalles, signes et coordonnées dans un repère.
Le chapitre en bref
Un polynôme du second degré s’écrit f(x)=ax²+bx+c avec a non nul. Ses trois formes sont équivalentes mais ne répondent pas aux mêmes questions : la développée expose les coefficients, la factorisée les racines et le signe, la canonique le sommet et l’extremum. On cherche d’abord une structure simple — produit nul, carré, racine apparente ou somme-produit — puis on emploie le discriminant pour le cas général. La complétion du carré explique à la fois la forme canonique et la formule des racines. Enfin, graphique, tableau de signe et contexte servent de contrôles : une solution doit appartenir au domaine demandé et un optimum doit rester réalisable.
1. À quelle question l’expression doit-elle répondre ?
Une fonction polynôme du second degré a la forme avec . Si , l’expression devient affine et les divisions par ou les raisonnements propres au discriminant sont interdits. Les coefficients et peuvent être nuls.
Distingue l’objet demandé. Étudier la fonction signifie chercher zéros, signe, variations ou courbe ; résoudre signifie déterminer un ensemble de solutions ; résoudre une inéquation signifie produire des intervalles. La même expression change donc de rôle selon le contrat.
Coefficient dominant → domaine → question
Est-ce vraiment un second degré ?
Le coefficient de x² doit être non nul ; b ou c peuvent en revanche être nuls.
On ne peut ni diviser par 2a ni appliquer le discriminant du second degré lorsque a=0.
Une équation est une proposition à résoudre, pas une fonction à laquelle attribuer une courbe sans préciser le but.
La même expression peut servir à des questions différentes ; le contrat détermine la forme utile.
2. Quelle forme rend l’information utile immédiatement visible ?
La forme développée expose les coefficients et facilite certaines substitutions. La forme factorisée expose les racines réelles et prépare le signe. La forme canonique expose l’axe , le sommet et l’extremum.
Aucune forme n’est supérieure en soi. Pour contrôler une conversion, développe la forme obtenue et compare terme à terme les coefficients. Pour résoudre, commence par la structure déjà disponible au lieu de calculer automatiquement un discriminant.
Développée, factorisée ou canonique
Quelle forme rend la question visible ?
La forme développée donne directement les coefficients et facilite souvent une substitution.
La forme factorisée expose les racines et prépare le tableau de signe.
La forme canonique rend visibles axe, sommet et extremum.
Développer les deux autres formes doit restituer les mêmes coefficients.
3. Comment une racine devient-elle un facteur ?
Un réel est racine de lorsque . Alors est un facteur. Si les deux racines réelles sont et , . Le facteur est indispensable : il conserve le coefficient de .
En développant, on obtient et . Ces relations servent à contrôler des racines ou à détecter mentalement des racines entières simples. Elles ne dispensent ni de vérifier le produit ni de traiter le cas où les racines réelles n’existent pas.
Valeur testée → facteur → seconde racine
Une racine suffit-elle à factoriser ?
Une valeur r est racine exactement lorsque x−r est un facteur.
Pour un polynôme unitaire, chercher deux entiers de somme −b et de produit c peut éviter une formule lourde.
Oublier le facteur a change la fonction même si les zéros restent les mêmes.
La seconde racine vient d’une division, des coefficients ou d’une autre relation, jamais d’une supposition.
4. Comment la complétion du carré révèle-t-elle le sommet ?
Pour transformer , reconnais , puis ajoute et retire 9 : . Si , factorise d’abord devant les termes en . Chaque étape doit être une identité contrôlable par développement.
Dans , le carré est positif ou nul. Si , est un minimum ; si , c’est un maximum. Le programme 2026 demande de savoir que cette forme existe et de la déterminer dans des cas simples par complétion, sans transformer toute question en conversion générale mécanique.
Demi-coefficient → ajouter-retirer → sommet
Comment faire apparaître un carré sans formule aveugle ?
On ajoute et retire le même nombre : l’expression reste identique.
Le coefficient dominant doit être sorti avant de compléter le carré intérieur.
Le signe de a donne l’orientation ; le sommet donne la valeur extrême.
Le programme 2026 demande la complétion du carré dans des cas simples, pas une conversion générale mécanique comme fin en soi.
5. D’où viennent le discriminant et la formule des racines ?
À partir de avec , la complétion du carré conduit à . On note . Le signe de indique si ce carré réel peut égaler le membre de droite.
Si , il existe deux solutions et . Si , la racine double est . Si , il n’existe aucune solution dans . Cette chaîne est la démonstration demandée par le programme, pas seulement une fiche de cas.
Complétion du carré → signe → formule
Pourquoi Δ commande-t-il les solutions réelles ?
Le discriminant apparaît comme le numérateur du carré obtenu après complétion.
Deux signes devant la racine carrée produisent deux solutions distinctes.
La parabole touche l’axe des abscisses au sommet sans le traverser.
En Première, on conclut dans les réels ; les solutions complexes ne sont pas nécessaires à ce chapitre.
6. Comment faire coïncider factorisation, signe et parabole ?
Si sont deux racines simples, le signe de est celui de à l’extérieur de ] et son opposé à l’intérieur. À chaque racine simple, la courbe traverse l’axe et le signe change.
Avec une racine double, garde le signe de et s’annule seulement en : la parabole touche l’axe. Sans racine réelle, le signe est constant et égal à celui de . Le graphique contrôle le tableau, mais le calcul en justifie les bornes exactes.
Facteur dominant + passages par zéro
Comment racines, signe et parabole se contrôlent-ils ?
Avec a positif, le signe est celui de a à l’extérieur des racines et l’opposé entre elles.
Changer le signe de a inverse tout le tableau de signe.
Une racine double annule sans faire changer le signe.
Sans racine réelle, la continuité de la parabole interdit un changement de signe.
7. Quelle stratégie résout l’équation ou l’inéquation avec le moins de détours ?
Cherche d’abord produit nul, identité remarquable, carré égal à un nombre, racine apparente ou couple somme-produit. Utilise le discriminant quand aucune structure plus courte n’est disponible. Chaque solution est vérifiée dans l’équation initiale et rassemblée dans un ensemble adapté au domaine.
Pour une inéquation, les racines ne sont que des frontières : construis le signe, sélectionne les zones correspondant à , , ou , puis écris l’union d’intervalles avec les bonnes inclusions. Une réponse composée seulement de deux nombres ne résout pas une inéquation.
Structure visible avant discriminant
Quelle méthode est la plus courte et reste justifiée ?
Une forme déjà factorisée ne demande aucun discriminant.
La forme canonique résout directement une équation de carré.
Le discriminant est la méthode générale quand aucune structure plus simple n’est disponible.
Résoudre une inéquation demande un tableau de signe et un intervalle, pas seulement les racines.
8. Quand l’extremum algébrique devient-il une réponse au problème réel ?
Définis variable, unité et domaine avant d’optimiser. Pour sur ], le maximum 100 atteint en est admissible. Si le sommet sort du domaine, compare les valeurs aux bornes ou aux contraintes entières du problème.
Une trajectoire quadratique suppose par exemple un champ uniforme et une résistance de l’air négligée ; un profit suppose prix, coûts et capacité dans un intervalle défini. Une parabole ajustée à quelques données ne garantit ni causalité ni extrapolation. Termine par unité, arrondi éventuel et interprétation dans les mots de la question.
Variable → domaine → modèle → extremum → contrôle
Que prouve le sommet dans le problème réel ?
L’extremum algébrique est admissible parce que x=10 appartient au domaine géométrique.
La parabole décrit le modèle choisi, pas toute trajectoire physique possible.
Un maximum hors capacité n’est pas une décision réalisable ; les bornes font partie du problème.
Une courbe de tendance quadratique ne transforme pas une corrélation locale en loi causale universelle.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- a doit être non nul.
- Chaque forme rend une information différente visible.
- Racine et facteur sont deux faces du même fait.
- La complétion du carré révèle le sommet.
- Le discriminant vient d’une démonstration par carré.
- Racines, signe et parabole se contrôlent mutuellement.
- La structure la plus simple guide la méthode.
- Un optimum n’est valide que dans le domaine du problème.
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Second degré ?
avec .
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Trois formes ?
Développée : coefficients ; factorisée : racines-signe ; canonique : sommet-extremum.
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Racine r ?
et est un facteur.
Prochaine révision : à programmer
Discriminant ?
: deux, une ou aucune racine réelle selon son signe.
Prochaine révision : à programmer
Sommet canonique ?
Pour , sommet et axe .
Prochaine révision : à programmer
Racine double et signe ?
Le polynôme s’annule sans changer de signe.
Prochaine révision : à programmer
Poursuivre le parcours
- Avant Comment passer d’une évolution discrète à une suite sans confondre accroissement et taux ?
- Tu es ici Comment choisir la bonne forme d’un polynôme du second degré pour résoudre le problème ?
- Ensuite Comment une pente moyenne devient-elle un nombre dérivé puis une tangente ?
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-12
- Programme d’enseignement de spécialité de mathématiques de la classe de première de la voie générale, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
- Annexe — Programme de spécialité de mathématiques de première générale 2026, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
- Programmes et ressources en mathématiques — voie générale et technologique, Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
- Programme de spécialité de mathématiques de première générale 2019, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
- Programme de spécialité de mathématiques de première — annexe 2019, Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
- Quadratic Functions, OpenStax — Rice University, consulté le 2026-08-11.
- Quadratic Equations, OpenStax — Rice University, consulté le 2026-08-11.
- Al-Khwarizmi, MacTutor History of Mathematics — University of St Andrews, consulté le 2026-08-11.