Mathématiques · Première générale

Comment le produit scalaire transforme‑t‑il une projection en angle, longueur ou orthogonalité ?

Cours interactif de Première spécialité sur produit scalaire, projection, orthogonalité, coordonnées, normes, Al-Kashi et cercle de diamètre AB.

  1. Comprendre
  2. Mettre en pratique
  3. Vérifier
  4. Mémoriser
  • 8activités avec l'accès complet
  • 8questions du quiz démo
  • 6cartes avec l'accès complet
  • 8sources citées

Objectifs du parcours

Ce que tu vas savoir faire

  • Interpréter un produit scalaire comme projection orientée et comme produit des normes par un cosinus.
  • Caractériser l’orthogonalité et lire le signe selon l’angle entre deux vecteurs.
  • Utiliser symétrie et bilinéarité pour transformer une expression vectorielle.
  • Calculer produit scalaire, norme et coordonnées dans une base orthonormée.
  • Développer et exploiter les identités de normes de u+v et uv.
  • Choisir la forme du produit scalaire adaptée à un problème géométrique.
  • Démontrer la formule d’Al-Kashi avec le produit scalaire.
  • Démontrer que MA·MB=0 décrit le cercle de diamètre [AB].
Le chapitre en bref

Le produit scalaire de deux vecteurs u et v est un réel qui mesure la projection orientée de l’un dans la direction de l’autre : u·v=‖u‖‖v‖cos(θ). Son signe distingue angle aigu, droit ou obtus ; pour deux vecteurs non nuls, il est nul exactement lorsqu’ils sont orthogonaux. Dans une base orthonormée, si u=(x;y) et v=(x';y'), alors u·v=xx'+yy' et u‖²=x2+y2. Symétrie et bilinéarité permettent de développer les normes de u+v et uv. On choisit ensuite la forme adaptée : coordonnées, cosinus, projection ou identité de normes. Al-Kashi vient de BC=ACAB puis du développement de la norme. Si I est le milieu de [AB], MA·MB=MI2−IA2 ; l’égalité à zéro décrit donc le cercle de centre I et de rayon AB2, c’est-à-dire le cercle de diamètre [AB].

1. Que mesure réellement le produit scalaire ?

Pour deux vecteurs non nuls u et v, d’angle géométrique 0≤θ≤π, u·v=‖u‖‖v‖cos(θ). Si H est le projeté orthogonal de l’extrémité de v sur la droite orientée par u, u·v est la norme de u multipliée par la longueur algébrique projetée de v sur la direction de u.

En revanche, pour projeter le vecteur u sur la direction du vecteur non nul v, le coefficient vaut u·vv‖² et projv(u)=u·vv‖²v. Le carré au dénominateur porte donc sur le vecteur qui définit la direction de projection ; si v=0, cette formule est interdite.

2. Comment le signe du produit scalaire classe-t-il les angles ?

Pour deux vecteurs non nuls, les normes sont positives : le signe de u·v est donc celui de cos(θ). Un produit positif correspond à un angle aigu, nul à un angle droit et négatif à un angle obtus. Cette lecture donne une information angulaire sans devoir calculer θ.

La caractérisation est u·v=0⇔uv. Elle reste vraie si l’un des vecteurs est nul selon la convention d’orthogonalité vectorielle, mais aucun angle géométrique n’est alors défini. Pour calculer un angle entre deux vecteurs non nuls, isole cos(θ)=u·vu‖‖v et contrôle que le quotient appartient à [−1;1].

3. Quelles règles rendent le calcul vectoriel développable ?

Le produit scalaire est symétrique : u·v=v·u. Il est bilinéaire : u·(v+w)=u·v+u·w et (λuv=λ(u·v). Enfin u·u=‖u‖².

Ces propriétés autorisent un développement comparable au calcul algébrique, mais chaque terme reste un produit scalaire. Par exemple (u+v)·(uv)=‖u‖²−‖v‖² car les termes croisés s’annulent par symétrie. Écris toutes les contributions avant de simplifier.

4. Comment une base orthonormée convertit-elle la géométrie en calcul ?

Dans une base orthonormée (i;j), si u=(x;y) et v=(x';y'), alors u·v=xx'+yy'. En particulier u‖=x2+y2. La formule dépend du caractère orthonormé de la base ; on ne la transporte pas telle quelle dans une base quelconque.

Les coordonnées elles-mêmes se récupèrent par projection : x=u·i et y=u·j, puisque les vecteurs de base sont unitaires et orthogonaux. Pour tester une perpendicularité, calcule xx′+yy′ ; pour une longueur, applique la norme au vecteur différence entre les deux points.

5. Comment développer le carré d’une norme ?

Comme u+v‖²=(u+v)·(u+v), la bilinéarité donne u+v‖²=‖u‖²+2u·v+‖v‖². Avec une différence, uv‖²=‖u‖²−2u·v+‖v‖².

En additionnant les deux identités, on obtient la loi du parallélogramme u+v‖²+‖uv‖²=2‖u‖²+2‖v‖². En les soustrayant, on isole u·v=u+v‖²−‖uv‖²4. Ces formes servent lorsque les longueurs des diagonales sont connues.

6. Quelle forme du produit scalaire choisir selon les données ?

Si les coordonnées sont données, utilise xx′+yy′. Si deux normes et l’angle sont connus, utilise u‖‖v‖cos(θ). Si une projection ou une hauteur apparaît, exploite la longueur algébrique projetée. Si seules des longueurs de sommes, différences ou côtés sont disponibles, emploie les identités de normes.

Le choix précède le calcul. Écris la sortie attendue — angle, longueur, orthogonalité, projection ou lieu — puis inventorie les données. Une formule correcte peut être un mauvais détour si elle introduit des inconnues supplémentaires. Contrôle enfin unités, signe attendu et conditions de non-nullité.

7. Comment le produit scalaire démontre-t-il Al-Kashi ?

Dans un triangle ABC, pose a=BC, b=CA, c=AB et  l’angle entre AB et AC. L’égalité vectorielle BC=ACAB donne a2=‖ACAB‖².

En développant, a2=b2+c2−2AB·AC. Or AB·AC=bc cos(Â), donc a2=b2+c2−2bc cos(Â). Si  est droit, le cosinus est nul et l’on retrouve Pythagore. Chaque lettre doit rester attachée au côté opposé ou adjacent annoncé.

8. Quel lieu décrit un produit scalaire nul entre les vecteurs MA et MB ?

Soit I le milieu de [AB]. On a MA=MI+IA et MB=MI+IB=MIIA. Ainsi MA·MB=(MI+IA)·(MIIA)=MI2−IA2.

Donc MA·MB=0⇔MI=IA=AB2. Le lieu des points M est le cercle de centre I et de rayon AB/2, c’est-à-dire le cercle de diamètre [AB]. Pour M distinct de A et B, cela équivaut aussi à AMBM et au triangle AMB rectangle en M. Ce n’est pas la médiatrice, qui serait décrite par MA=MB.

Erreurs fréquentes

L'essentiel à mémoriser

  • Le produit scalaire mesure une projection orientée.
  • Son signe classe les angles.
  • Il est symétrique et bilinéaire.
  • Une base orthonormée donne xx′+yy′.
  • Les normes de somme et différence se développent.
  • La méthode dépend des données.
  • Al-Kashi vient d’une norme de différence.
  • MA·MB=0 décrit le cercle de diamètre AB.

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Réponds aux 8 questions. Ton score et les réponses justes ou fausses apparaissent immédiatement.

Quiz de démonstration : ton score et les réponses justes ou fausses apparaissent immédiatement. Les 2 premières corrections détaillées sont incluses. Aucun diagnostic ni résultat n'est enregistré.

1. Quel est le vecteur projeté de u sur un vecteur non nul v ?
2. Pour deux vecteurs non nuls, que signifie u·v<0 ?
3. Quel développement est correct ?
4. Dans une base orthonormée, que vaut (2;−1)·(3;4) ?
5. Quelle forme choisir si deux normes et l’angle sont connus ?
6. Dans Al-Kashi, quel terme accompagne l’angle  entre les côtés b et c ?
7. Quel lieu vérifie MA·MB=0 ?
8. Quelle égalité décrit la médiatrice de [AB] ?

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Sources et traçabilité

Dernière vérification : 2026-08-12

  1. Programme d’enseignement de spécialité de mathématiques de la classe de première de la voie générale, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
  2. Annexe — Programme de spécialité de mathématiques de première générale 2026, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
  3. Programmes et ressources en mathématiques — voie générale et technologique, Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
  4. Programme de spécialité de mathématiques de première générale 2019, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-11.
  5. The Dot Product, OpenStax — Rice University, consulté le 2026-08-11.
  6. Vectors in the Plane, OpenStax — Rice University, consulté le 2026-08-11.
  7. Law of Cosines, OpenStax — Rice University, consulté le 2026-08-11.
  8. Thales of Miletus, MacTutor History of Mathematics — University of St Andrews, consulté le 2026-08-11.

Tu sais maintenant choisir le bon visage du produit scalaire et contrôler deux preuves majeures

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Le prochain chapitre utilise vecteurs normaux, projections et coordonnées pour étudier droites et cercles.

  • Projection et angle distingués
  • Démonstrations reconstruites
  • Progression enregistrée dans ton compte