Mathématiques · Seconde

Comment choisir un modèle et calculer des probabilités conditionnelles ?

Cours interactif de seconde sur modèle probabiliste, événements, lois, probabilités conditionnelles, arbres et faux positifs.

  1. Comprendre
  2. Mettre en pratique
  3. Vérifier
  4. Mémoriser
  • 6activités avec l'accès complet
  • 8questions avec l'accès complet
  • 6cartes avec l'accès complet
  • 3sources citées

Objectifs du parcours

Ce que tu vas savoir faire

  • Distinguer situation réelle, fréquence observée et loi d’un modèle.
  • Traduire et, ou, non par intersection, réunion et complémentaire.
  • Vérifier une loi et calculer la probabilité d’un événement.
  • Calculer une probabilité conditionnelle dans un tableau d’effectifs.
  • Interpréter les branches conditionnelles et multiplier un chemin d’arbre.
  • Distinguer les deux sens d’un conditionnement dans un test diagnostique.
Le chapitre en bref

Un calcul de probabilité commence par un modèle : univers, événements et loi dont les hypothèses doivent être dites. Une probabilité conditionnelle P₍A₎(B) restreint l’univers à A ; dans une population équiprobable, elle vaut Card(A∩B)/Card(A). Sur un arbre, la pondération d’une seconde branche se lit sachant le premier événement et les probabilités d’un chemin se multiplient. Inverser la condition change le dénominateur : P₍A₎(B) et P₍B₎(A) ne sont donc généralement pas égales.

1. Une probabilité est-elle observée ou choisie dans un modèle ?

Une situation réelle ne porte pas seule ses probabilités. Le modèle précise l’univers Ω, les événements et une loi. Dire qu’un dé est équilibré ou qu’un individu est tiré au hasard dans une population justifie une hypothèse d’équiprobabilité ; cette hypothèse n’est pas démontrée par le seul nombre d’issues.

Pour un phénomène réel, une longue série peut suggérer un modèle : lorsque le nombre d’essais est grand, sauf exception, la fréquence observée est proche de la probabilité. Elle fluctue toutefois d’une série à l’autre et ne prédit pas chaque essai.

2. Comment traduire une phrase en opération sur les événements ?

Une issue est un résultat possible ; un événement est un sous-ensemble de Ω. L’événement certain est Ω et l’impossible est ∅. Pour deux événements A et B, « A et B » devient A∩B ; « A ou B » devient A∪B, avec un ou inclusif.

Le complémentaire de A rassemble les issues de Ω qui ne sont pas dans A et vérifie P(non A)=1−P(A). Deux événements incompatibles ont une intersection vide. Cela ne signifie pas qu’ils sont indépendants : incompatibilité et indépendance répondent à des questions différentes.

3. Comment vérifier une loi et calculer la probabilité d’un événement ?

Dans un univers fini, une loi associe à chaque issue un nombre compris entre 0 et 1 et la somme de tous ces nombres vaut 1. La probabilité d’un événement est la somme des probabilités des issues qu’il contient.

Si toutes les issues sont équiprobables, P(A)=Card(A)/Card(Ω). Sans équiprobabilité, compter les issues ne suffit pas : il faut additionner leurs poids. Pour une réunion, P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B), car l’intersection serait sinon comptée deux fois.

4. Que change le mot « sachant » dans le calcul ?

Conditionner par A signifie que l’on sait A réalisé. Le nouvel univers est donc A. Si P(A)>0, P₍A₎(B)=P(A∩B)/P(A). Dans un tirage équiprobable d’un individu, cela devient Card(A∩B)/Card(A).

Dans un tableau, le dénominateur est le total de la ligne ou de la colonne correspondant à la condition. La même intersection figure au numérateur de P₍A₎(B) et P₍B₎(A), mais les dénominateurs sont différents. Lis donc la phrase de gauche à droite : parmi A, quelle part vérifie B ?

5. Comment lire et calculer un chemin dans un arbre pondéré ?

Les premières branches portent des probabilités comme P(A). Depuis le nœud A, les branches suivantes portent des probabilités conditionnelles comme P₍A₎(B). Les pondérations issues d’un même nœud forment une loi et leur somme vaut 1.

Le chemin A puis B représente A∩B et vaut P(A)×P₍A₎(B). Dans le lancer de deux pièces équilibrées et indépendantes, les secondes branches valent encore 12 ; c’est un cas particulier justifié, pas une règle à recopier sur tout arbre. Le programme demande de calculer des chemins, mais pas la formule générale des probabilités totales relative à une partition.

6. Pourquoi un bon test peut-il produire beaucoup de résultats positifs trompeurs ?

La sensibilité P₍M₎(+) est la probabilité d’un test positif parmi les personnes malades. La probabilité P_+(M) regarde au contraire les personnes positives et demande quelle part est malade. Ces deux questions inversent condition et événement.

Un faux positif est un résultat positif chez une personne non malade ; un faux négatif est un résultat négatif chez une personne malade. Pour éviter l’inversion, construis un tableau d’effectifs sur une population fictive, puis entoure la ligne ou la colonne correspondant au mot « parmi ». Le calcul reste descriptif du modèle et ne remplace jamais un avis médical.

Erreurs fréquentes

L'essentiel à mémoriser

  • Modèle explicité.
  • Univers traduit.
  • Loi contrôlée.
  • Dénominateur conditionné.
  • Chemin multiplié.
  • Conditionnement non inversé.

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Chapitre suivantPourquoi les fréquences fluctuent-elles d’un échantillon à l’autre ?

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Sources et traçabilité

Dernière vérification : 2026-08-12

  1. Programme d’enseignement de mathématiques de la classe de seconde générale et technologique, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-09.
  2. Annexe — Programme de mathématiques de seconde 2026, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-09.
  3. Programmes et ressources en mathématiques — voie générale et technologique, Éduscol, consulté le 2026-08-09.

Tu sais choisir le bon dénominateur

Observe maintenant les fluctuations d’échantillonnage.

Le prochain chapitre fait varier des fréquences sur des échantillons répétés et utilise la simulation pour interpréter les écarts.

  • Hypothèses de modèle annoncées
  • Arbres lus comme probabilités conditionnelles
  • Inversions de conditionnement repérées