Ce que tu vas savoir faire
- Relier multiple, diviseur et égalité a = bk avec un témoin entier.
- Déterminer un plus grand multiple sous une borne par calcul ou algorithme.
- Tester la primalité en justifiant la borne √n.
- Modéliser pair et impair par 2k et 2k+1.
- Démontrer une propriété de divisibilité par calcul littéral.
- Rendre une fraction irréductible et contrôler le résultat.
Avant de commencer
- Connaitre ℕ et ℤ.
- Effectuer une division euclidienne simple.
- Développer et factoriser une expression élémentaire.
Le chapitre en bref
Dire que a est multiple de b, ou que b divise a, revient à produire un entier k tel que a = bk. Cette égalité sert de témoin, d’algorithme et de point de départ aux preuves. Les écritures n = 2k et n = 2k+1 codent la parité ; un nombre premier possède exactement deux diviseurs positifs ; un PGCD supérieur à 1 révèle qu’une fraction peut être réduite. L’arithmétique devient rigoureuse quand chaque affirmation est accompagnée d’un témoin, d’une borne de recherche ou d’une chaîne d’égalités valable pour tout entier concerné.
1. Multiple et diviseur disent-ils la même relation ?
Pour des entiers a et b, a est multiple de b s’il existe un entier k tel que a = bk. La même égalité dit que b divise a, noté b ∣ a. Ainsi 12 = 4×3 prouve à la fois que 12 est multiple de 4 et que 4 divise 12. Le nombre k est le témoin.
Ne permute pas les rôles : 3 divise 12, mais 12 ne divise pas 3. Zéro est multiple de tout entier car 0 = b×0 ; tout entier non nul divise 0. Écrire une division exige en revanche un diviseur non nul. Dans ℕ, les multiples de b se listent b×0, b×1, b×2, … ; dans ℤ, les témoins peuvent aussi être négatifs.
Quel entier sert de témoin ?
Une égalité avec témoin remplace l’impression de divisibilité.
2. Comment trouver le plus grand multiple sous une borne ?
Pour a > 0 et une borne b, la division euclidienne donne b = aq+r avec 0 ≤ r < a. Le plus grand multiple de a inférieur ou égal à b est aq = b−r. Par exemple 53 = 7×7+4 : le résultat est 49.
Un balayage ajoute a jusqu’à dépasser b ; le quotient q = ⌊b/a⌋ donne directement la réponse. Compare les deux méthodes et contrôle trois propriétés : le résultat est divisible par a, il ne dépasse pas b, et le multiple suivant dépasse b. Si les données peuvent être négatives, annonce les conventions et utilise la partie entière plutôt qu’une troncature vers zéro.
Quel est le dernier multiple avant la borne ?
Le reste mesure exactement ce qu’il faut retirer à la borne.
3. Jusqu’où faut-il chercher un diviseur premier ?
Un nombre premier est un naturel supérieur à 1 qui possède exactement deux diviseurs positifs : 1 et lui-même. Donc 1 n’est pas premier. Si n = uv est composé et u > √n ainsi que v > √n, alors uv > n, contradiction : au moins un facteur est inférieur ou égal à √n.
Pour tester n, élimine 2 puis essaie les nombres premiers jusqu’à √n. Pour 97, √97 < 10 : il suffit de tester 2, 3, 5 et 7. Aucun ne divise 97, donc 97 est premier. Essayer seulement quelques nombres sans annoncer la borne ne constitue pas une preuve.
As-tu franchi la borne √n ?
La borne transforme une liste d’essais en preuve terminée.
4. Pourquoi écrire pair et impair avec une variable ?
Un entier n est pair s’il existe k ∈ ℤ tel que n = 2k. Il est impair s’il existe k ∈ ℤ tel que n = 2k+1. Ces formes valent aussi pour les négatifs : −3 = 2×(−2)+1.
La variable représente tous les cas à la fois. Deux impairs consécutifs s’écrivent 2k+1 et 2k+3 ; un entier et son suivant s’écrivent n et n+1. Avant de résoudre, vérifie que la forme décrit exactement les objets demandés et qu’elle n’oublie aucun entier possible.
Quelle forme décrit tous les cas ?
La variable code une famille entière, pas un exemple particulier.
5. Comment passer d’un exemple à une démonstration ?
Si x et y sont multiples de a, il existe des entiers k et ℓ tels que x = ak et y = aℓ. Alors x+y = ak+aℓ = a(k+ℓ). Comme k+ℓ est entier, x+y est multiple de a. Le dernier facteur fournit le nouveau témoin.
Si n est impair, n = 2k+1. Alors n² = (2k+1)² = 4k²+4k+1 = 2(2k²+2k)+1. Le nombre entre parenthèses est entier : n² est impair. Tester 3, 5 et 7 peut suggérer la propriété, mais seule la variable arbitraire prouve tous les cas.
Où apparaît le nouveau témoin ?
La dernière ligne doit exhiber le témoin exigé par la définition.
6. Quand une fraction est-elle irréductible ?
Une fraction p/q avec q ≠ 0 est irréductible lorsque p et q n’ont aucun diviseur positif commun autre que 1, donc PGCD(|p|,|q|)=1. Pour 20/45, le PGCD vaut 5 et 20/45 = 4/9. On place habituellement le signe au numérateur et on garde le dénominateur positif.
L’algorithme d’Euclide répète les restes : 45 = 2×20+5 puis 20 = 4×5+0, donc le dernier reste non nul est 5. Divise numérateur et dénominateur par le même nombre : la valeur ne change pas. Contrôle ensuite que le nouveau PGCD vaut 1 et que le dénominateur n’est jamais devenu nul.
La fraction a-t-elle passé tous les contrôles ?
Diviser les deux termes par le PGCD conserve la valeur et retire tous les facteurs communs.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Témoin entier.
- Borne euclidienne.
- Primalité jusqu’à √n.
- Parité algébrique.
- Preuve factorisée.
- Fraction auditée.
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a multiple de b ?
Il existe k ∈ ℤ tel que a = bk.
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b divise a ?
La même relation a = bk pour un entier k.
Prochaine révision : à programmer
Nombre premier ?
Naturel supérieur à 1 avec exactement deux diviseurs positifs.
Prochaine révision : à programmer
Impair ?
Entier de la forme 2k+1 avec k ∈ ℤ.
Prochaine révision : à programmer
PGCD ?
Plus grand diviseur positif commun à deux entiers non tous deux nuls.
Prochaine révision : à programmer
Fraction irréductible ?
Numérateur et dénominateur ont un PGCD égal à 1.
Prochaine révision : à programmer
Poursuivre le parcours
- Avant Comment choisir la bonne écriture d’un nombre réel ?
- Tu es ici Comment transformer une divisibilité en preuve ?
- Ensuite Comment choisir le bon calcul littéral pour résoudre un problème ? Disponible avec l'accès complet
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-09
- Programme d’enseignement de mathématiques de la classe de seconde générale et technologique, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.
- Annexe — Programme de mathématiques de seconde 2026, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.
- Programmes et ressources en mathématiques — voie générale et technologique, Éduscol — consulté le 2026-08-09.
- Ressources pour la classe de seconde — Notations et raisonnement mathématiques, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.