Objectifs du parcours
Ce que tu vas savoir faire
- Comprendre que le financement couvre les besoins de financement grâce aux capacités de financement.
- Expliquer pourquoi le taux d'intérêt est à la fois la rémunération du prêteur et le coût du crédit.
- Relier revenu disponible, consommation et épargne des ménages à leur besoin ou capacité de financement.
- Distinguer autofinancement, emprunt bancaire, action et obligation pour les entreprises et connaître le rôle de l'EBE.
- Calculer le solde budgétaire de l'État et expliquer le financement du déficit ainsi que les effets opposés possibles d'une hausse des dépenses publiques.
Le chapitre en bref
Le financement met en relation les agents qui disposent d'une capacité de financement et ceux qui ont un besoin de financement. Le taux d'intérêt rémunère le prêteur et représente un coût pour l'emprunteur. Les ménages arbitrent entre consommation et épargne, les entreprises combinent autofinancement, crédit et titres financiers, tandis que l'État finance son déficit par l'emprunt.
1. Comment les capacités financent-elles les besoins ?
Un agent a une capacité de financement lorsque ses ressources dépassent ses dépenses sur une période ; il peut épargner ou acquérir des actifs financiers. Il a un besoin de financement lorsque ses dépenses, notamment d'investissement, dépassent ses ressources disponibles.
Le financement peut être interne lorsque l'agent utilise ses propres ressources, ou externe lorsqu'il obtient des fonds d'un autre agent. Il est indirect lorsqu'une banque accorde un crédit et direct lorsqu'un agent achète sur un marché un titre émis par l'emprunteur.
2. Pourquoi le taux d'intérêt est-il un prix ?
Le taux d'intérêt exprime le prix de la mise à disposition de fonds pendant une durée. Pour le prêteur, l'intérêt constitue une rémunération en contrepartie de l'attente et du risque. Pour l'emprunteur, il augmente le coût du projet financé.
Dans le modèle du marché des fonds prêtables, l'offre de fonds vient des capacités de financement et la demande des besoins. Une hausse du taux incite en général davantage à prêter et décourage certains emprunts, toutes choses égales par ailleurs.
3. Comment les ménages arbitrent-ils entre consommation et épargne ?
Le revenu disponible est le revenu dont un ménage dispose après redistribution pour consommer et épargner. Dans l'identité comptable simplifiée, revenu disponible = consommation + épargne.
Un ménage qui épargne peut dégager une capacité de financement. Il peut aussi avoir un besoin de financement pour acquérir un logement ou réaliser une dépense importante et recourir au crédit. Un même secteur peut donc être globalement à capacité tout en comprenant des ménages endettés.
4. Comment les entreprises choisissent-elles leur financement ?
L'excédent brut d'exploitation est un solde issu de l'activité productive. Il contribue à la capacité d'autofinancement, mais ne se confond pas exactement avec toute la trésorerie disponible. L'autofinancement permet d'investir sans nouvelle dette ni nouvel actionnaire.
Le crédit bancaire et l'obligation sont des dettes : ils prévoient un remboursement et des intérêts. Une action est un titre de propriété : elle apporte des fonds propres, peut donner droit à un dividende et partage le contrôle entre davantage d'actionnaires. Les entreprises combinent ces instruments selon leur taille, leur accès aux marchés, leur risque et leur projet.
5. Comment l'État finance-t-il son déficit ?
Le solde budgétaire est la différence entre les recettes et les dépenses de l'État sur une année. Si les recettes sont inférieures aux dépenses, il y a déficit budgétaire. Ce déficit est un flux ; son accumulation contribue à la dette, qui est un stock.
L'État français finance notamment ses besoins en émettant des titres de dette achetés par des investisseurs. Les obligations assimilables du Trésor servent au financement à moyen et long terme. Il ne faut pas confondre cette émission sur les marchés avec un financement monétaire direct ordinaire par la banque centrale.
6. Pourquoi une hausse des dépenses publiques peut-elle avoir des effets opposés ?
Une hausse des dépenses publiques peut soutenir la demande : les commandes, revenus et transferts supplémentaires favorisent consommation, production et emploi lorsque des capacités sont disponibles.
Si le déficit supplémentaire accroît fortement la demande de financement, il peut aussi contribuer à une hausse des taux et rendre certains investissements privés moins attractifs : c'est l'effet d'éviction dans le modèle. L'importance relative de ces effets dépend de la conjoncture et des conditions monétaires.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Les capacités de financement couvrent les besoins directement ou par l'intermédiaire d'institutions financières.
- Le taux d'intérêt est un revenu pour le prêteur et un coût pour l'emprunteur.
- Revenu disponible = consommation + épargne dans l'identité simplifiée.
- Les entreprises combinent autofinancement, crédit, obligations et actions.
- Le déficit de l'État est financé par l'emprunt et contribue à la dette.
- Les dépenses publiques peuvent soutenir la demande mais aussi produire un effet d'éviction.
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Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-12
- Programme de sciences économiques et sociales de première générale, Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol, consulté le 2026-08-07.
- Revenu disponible brut des ménages, Insee, consulté le 2026-08-07.
- Excédent brut d'exploitation, Insee, consulté le 2026-08-07.
- Comment les entreprises financent-elles leur investissement ?, Banque de France, consulté le 2026-08-07.
- Les produits de financement de l'État, Agence France Trésor, consulté le 2026-08-07.