Ce que tu vas savoir faire
- Définir le système, les états, le référentiel et les références énergétiques.
- Calculer l’énergie cinétique d’un système modélisé par un point matériel.
- Construire et calculer le travail d’une force constante par produit scalaire.
- Énoncer et exploiter le théorème de l’énergie cinétique.
- Établir et utiliser l’énergie potentielle de pesanteur près de la Terre.
- Distinguer conservation et non-conservation de l’énergie mécanique.
- Calculer le travail d’un frottement constant sur une trajectoire rectiligne.
- Tester un bilan énergétique à partir d’une vidéo et d’un traitement Python.
Vérifie tes prérequis
- Décrire un mouvement dans un référentiel et calculer une vitesse.
- Faire l’inventaire des forces extérieures.
- Utiliser le produit scalaire de deux vecteurs.
- Lire un graphique et contrôler unités, signes et ordres de grandeur.
Le chapitre en bref
Le travail d’une force constante mesure le transfert d’énergie associé au déplacement de son point d’application : il dépend de la force, du déplacement et de leur angle. La somme des travaux entre deux positions est égale à la variation de l’énergie cinétique. Près de la Terre, le travail du poids est l’opposé de la variation de l’énergie potentielle de pesanteur. L’énergie mécanique, somme des énergies cinétique et potentielle, reste constante lorsque le travail total des forces non conservatives est nul. Avec des frottements, sa variation mesure le transfert hors du bilan mécanique, souvent vers l’énergie thermique ou les déformations.
1. Quel contrat faut-il fixer avant de calculer une énergie cinétique ?
On définit le système, le référentiel, les instants A et B et le modèle de point matériel. L’énergie cinétique dépend de la masse et de la norme de la vitesse dans ce référentiel : . Elle est positive ou nulle et s’exprime en joules.
Pour et , . Doubler la masse double l’énergie cinétique ; doubler la vitesse la multiplie par quatre. Changer de référentiel change la vitesse et donc cette énergie.
Système → référentiel → masse → vitesse → carré
Quel paramètre change réellement l’énergie cinétique ?
La norme de la vitesse est calculée dans le référentiel annoncé.
À vitesse identique, l’énergie cinétique est proportionnelle à la masse.
Le carré de la vitesse explique l’augmentation plus rapide de l’énergie.
L’énergie cinétique n’est pas une propriété indépendante du référentiel.
2. Comment l’angle d’une force décide-t-il du signe de son travail ?
Pour une force constante entre A et B, . Le déplacement est le vecteur de A vers B et l’angle entre la force et ce déplacement. Le travail est une énergie, en joules ; ce n’est ni une force ni une puissance.
Si , le travail est positif et la force est motrice ; si , il est négatif et la force est résistante ; à , il est nul. Une force non nulle peut donc ne transférer aucune énergie par travail sur le déplacement considéré.
Déplacement → force → angle → signe → valeur
Quelle composante de la force accompagne le déplacement ?
Le cosinus vaut 1 : toute la composante de la force contribue au transfert moteur.
À force et déplacement identiques, le travail est divisé par deux car cos(60°)=0,5.
La composante de la force dans la direction du déplacement est nulle.
Le cosinus vaut −1 : la force retire de l’énergie cinétique au système dans ce bilan.
3. Comment les travaux expliquent-ils la variation de vitesse ?
Le théorème de l’énergie cinétique s’écrit entre A et B : . Il faut sommer les travaux algébriques de toutes les forces extérieures exercées sur le système pendant le déplacement.
Un chariot de passe de à : . La somme des travaux vaut donc . Le théorème fournit la somme ; il ne détermine pas chaque travail sans l’inventaire des forces.
Système → forces extérieures → travaux signés → somme → variation
Quels travaux faut-il additionner ?
Une somme positive des travaux augmente l’énergie cinétique sans identifier à elle seule chaque force.
Le résultat négatif traduit un bilan global résistant sur le déplacement.
Des forces peuvent travailler sans modifier l’énergie cinétique si leurs travaux se compensent.
Le théorème permet d’isoler un travail manquant après avoir signé tous les termes connus.
4. Pourquoi faut-il choisir un zéro pour l’énergie potentielle ?
Près de la surface terrestre, avec un axe z orienté vers le haut, le poids vaut . Son travail entre A et B est . On définit alors une énergie potentielle de pesanteur telle que .
Une expression possible est . La constante C fixe le niveau de référence ; changer ce zéro modifie toutes les valeurs mais pas , donc aucune prévision physique. Monter augmente l’énergie potentielle et donne un travail du poids négatif.
Axe → origine → altitude → variation → travail du poids
Qu’est-ce qui change quand le zéro monte ?
Monter augmente le stock potentiel tandis que le poids s’oppose au déplacement.
La baisse potentielle peut être transférée vers l’énergie cinétique.
La constante n’apparait jamais dans une différence entre deux états.
Le travail du poids dépend des altitudes extrêmes, pas de la longueur du chemin.
5. Quand l’énergie mécanique reste-t-elle constante ?
L’énergie mécanique est . Lorsque le poids est la seule force qui travaille, son travail transforme énergie potentielle et énergie cinétique en sens opposés : . Une chute libre ou un pendule idéal illustrent cette conversion, sans créer ni détruire d’énergie.
La conservation n’exige pas que le système soit immobile ni qu’aucune force n’agisse. Elle exige que la somme des travaux des forces non conservatives soit nulle dans le périmètre choisi. La réaction d’un support fixe peut agir tout en ayant un travail nul si elle reste perpendiculaire au déplacement.
Position → vitesse → potentielle → cinétique → total
Quelle grandeur reste constante, et quand ?
Le choix de référence place ici l’énergie potentielle nulle au point le plus bas.
La diminution potentielle devient augmentation cinétique lorsque seul le poids travaille.
L’énergie potentielle choisie est nulle, mais l’énergie mécanique reste identique.
Déformation, énergie interne et son complètent le bilan total ; l’énergie n’a pas disparu.
6. Où va l’énergie mécanique lorsque des frottements agissent ?
Pour un frottement de valeur constante opposé à un déplacement rectiligne de longueur , . La variation d’énergie mécanique vaut le travail total des forces non conservatives : .
Si sur , . Ces ne disparaissent pas : ils quittent le bilan mécanique du système choisi et augmentent notamment les énergies internes du mobile, du support et de l’environnement. Dire « dissipée » exige donc de nommer les récepteurs.
Direction → signe → travail → variation mécanique → récepteurs
Quel transfert complète la baisse mécanique ?
Le signe négatif vient de l’opposition au déplacement, pas du choix arbitraire d’une force négative.
Nommer les récepteurs ferme le bilan au-delà de la seule énergie mécanique.
Cette proportion suppose un frottement de valeur constante sur toute la trajectoire rectiligne.
La formule simple du programme est liée au cas rectiligne et à une valeur constante.
7. Comment une vidéo distingue-t-elle chute, pendule et rebond ?
Une vidéo fournit des positions datées après étalonnage. On calcule les vitesses aux mêmes dates, puis , et . En chute avec frottements négligeables ou entre deux chocs, doit rester approximativement constante ; pendant un rebond inélastique, elle diminue brutalement.
Le protocole doit annoncer système, référentiel, origine de z, masse, cadence, échelle et méthode de vitesse. Les incertitudes de pointage sont amplifiées par le carré de la vitesse. On compare donc courbes, plateau moyen et résidus plutôt que d’exiger une ligne parfaitement horizontale.
Vidéo → positions → vitesses → trois énergies → résidus
Quelle signature possède chaque mouvement ?
Les deux courbes se compensent approximativement entre le lâcher et l’impact.
Les échanges périodiques rendent visible une somme presque constante.
La non-conservation est localisée pendant le choc, pas forcément pendant les vols.
La forme temporelle de l’écart aide à distinguer dissipation continue et événement bref.
8. Comment rendre un bilan énergétique Python vérifiable ?
Le programme conserve les données brutes, calcule les vitesses centrées, associe chaque vitesse à sa date, puis calcule les trois énergies sur les mêmes indices. Il affiche les points de bord non calculables, les unités, la référence de hauteur et la variation .
On teste d’abord la cohérence dimensionnelle et la conservation sur un jeu de données simple, puis on trace les résidus. Une pente régulière peut révéler des frottements ; un saut localisé correspond à un choc ; une oscillation artificielle peut venir du pointage ou d’indices décalés. Automatiser le calcul ne décide pas du système ni des forces à inclure.
Brut → vitesse centrée → indices communs → énergies → résidus
À quelle date appartient chaque énergie ?
Le script doit refuser les entrées incompatibles plutôt que produire une courbe silencieusement fausse.
Les énergies doivent être calculées sur les dates où toutes les composantes de vitesse existent.
Une référence potentielle différente décale Ep et Em, mais pas leurs variations.
Le résidu rend visibles dissipation, choc et erreur d’alignement que la courbe brute peut masquer.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- L’énergie cinétique dépend du référentiel et du carré de la vitesse.
- Le travail d’une force constante est un produit scalaire.
- La somme des travaux égale la variation d’énergie cinétique.
- Le travail du poids est l’opposé de la variation d’énergie potentielle.
- Le zéro potentiel est arbitraire, pas ses variations.
- L’énergie mécanique additionne cinétique et potentielle.
- Les frottements transfèrent l’énergie hors du bilan mécanique.
- Une expérience énergétique exige dates, indices, référence et résidus contrôlés.
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Énergie cinétique ?
La moitié de la masse multipliée par le carré de la vitesse.
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Travail constant ?
Produit scalaire de la force par le déplacement de A vers B.
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Théorème cinétique ?
Variation d’énergie cinétique égale somme des travaux extérieurs.
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Poids et potentiel ?
Travail du poids égal à l’opposé de la variation potentielle.
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Énergie mécanique ?
Somme des énergies cinétique et potentielle.
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Frottement rectiligne opposé ?
Travail négatif égal à moins la force multipliée par la distance.
Prochaine révision : à programmer
Poursuivre le parcours
- Avant Comment suivre l’énergie dans un circuit électrique réel ?
- Tu es ici Comment les forces transfèrent-elles l’énergie d’un système en mouvement ?
- Ensuite Comment une perturbation se propage-t-elle dans un milieu matériel ?
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-12
- Programme de spécialité de physique-chimie de Première générale, Bulletin officiel de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-12.
- Annexe — Programme de physique-chimie de Première générale, Éduscol, consulté le 2026-08-12.
- Programmer en Python — projet n°1 : étude du rebond d’une balle de tennis de table, Éduscol, consulté le 2026-08-12.
- Étude énergétique d’une chute libre, Édubase — Académie de Versailles, consulté le 2026-08-12.
- Mouvement d’un pendule, Édubase — Académie de Grenoble, consulté le 2026-08-12.
- Énergie mécanique et microcontrôleur, Édubase, consulté le 2026-08-12.
- Programmes et ressources en physique-chimie — voie générale et technologique, Éduscol, consulté le 2026-08-12.