Mathématiques intégrées · Première générale

Probabilités conditionnelles : lire, calculer et justifier

Cours de Première sur les probabilités conditionnelles : tableaux croisés, arbres pondérés, indépendance et répétitions de Bernoulli jusqu’à quatre épreuves.

  1. Comprendre
  2. Mettre en pratique
  3. Vérifier
  4. Mémoriser
  • 7activités avec l'accès complet
  • 9questions avec l'accès complet
  • 6cartes avec l'accès complet
  • 2sources citées

Objectifs du parcours

Ce que tu vas savoir faire

  • Traduire une question conditionnelle par « parmi A, quelle part vérifie B ? ».
  • Calculer P₍A₎(B) dans un tableau croisé d’effectifs.
  • Lire les probabilités conditionnelles dans un arbre pondéré et calculer un chemin.
  • Distinguer P(A ∩ B), P₍A₎(B) et P₍B₎(A).
  • Utiliser ou justifier l’indépendance de deux événements.
  • Construire et exploiter un arbre de répétition de Bernoulli pour n ≤ 4.
Le chapitre en bref

Ce module s’adresse aux élèves de Première générale qui ne suivent pas la spécialité mathématiques. Une probabilité conditionnelle P₍A₎(B) répond à la question « parmi les cas où A est réalisé, quelle part vérifie B ? ». Dans un tableau croisé, la condition donne le dénominateur ; dans un arbre pondéré, elle est portée par les branches après le premier nœud. Deux événements sont indépendants si connaître l’un ne modifie pas la probabilité de l’autre. La répétition de n épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes se représente par un arbre, ici seulement pour n ≤ 4.

1. Que signifie « sachant A » ?

La notation P₍A₎(B) se lit « probabilité de B sachant A ». Elle ne porte pas sur toute la population de départ : elle ne regarde plus que les cas où A est réalisé. Avant de calculer, reformule la question : « parmi A, quelle part vérifie B ? ». Le mot « parmi » désigne le groupe de référence et fixe le dénominateur.

Si P(A) est non nulle, P₍A₎(B) = P(A ∩ B) / P(A). Le numérateur décrit les cas où A et B se réalisent ensemble ; le dénominateur compte ou mesure seulement A. Le calcul ne commence donc pas par une formule : il commence par l’identification précise de la condition.

2. Comment calculer dans un tableau croisé d’effectifs ?

Un tableau croisé place deux caractères dans des lignes et des colonnes. Chaque cellule intérieure est un effectif correspondant à l’intersection de deux événements. Les marges sont les totaux de lignes et de colonnes. Avant une probabilité conditionnelle, contrôle que les totaux de marges conduisent bien au même effectif total.

Pour calculer P₍A₎(B), cherche d’abord la cellule A ∩ B. Puis cherche dans la marge le total de A. Le même nombre placé dans la cellule peut servir à plusieurs probabilités, mais le résultat change dès que la condition change. C’est pourquoi P₍A₎(B) et P₍B₎(A) sont en général différents.

3. Comment lire un arbre pondéré ?

Dans un arbre pondéré, les branches issues de la racine portent les probabilités des premiers événements. Après un nœud A, les nouvelles branches portent des probabilités conditionnelles : P₍A₎(B), P₍A₎(non B), etc. Les pondérations issues d’un même nœud doivent avoir une somme égale à 1.

Un chemin A puis B représente l’intersection A ∩ B. Sa probabilité se calcule en multipliant les pondérations rencontrées : P(A ∩ B) = P(A) × P₍A₎(B). Cette multiplication décrit un chemin précis : elle suffit à répondre à la question lorsqu’un seul chemin est demandé.

4. Pourquoi P(A ∩ B), P_A(B) et P_B(A) ne répondent-elles pas à la même question ?

P(A ∩ B) mesure la part de tous les cas où A et B sont simultanément réalisés. P₍A₎(B) mesure la part de B à l’intérieur de A. P₍B₎(A) mesure la part de A à l’intérieur de B. Les trois écritures peuvent donc utiliser les mêmes événements sans avoir ni le même univers de référence ni la même valeur.

Pour ne pas les confondre, attache une phrase à chaque notation avant le calcul. « A et B » correspond à l’intersection sans condition. « B sachant A » signifie parmi A. « A sachant B » signifie parmi B. Cette traduction en langage ordinaire est un contrôle plus sûr que la simple mémorisation des symboles.

5. Comment reconnaître l’indépendance de deux événements ?

Deux événements A et B sont indépendants lorsque connaître la réalisation de l’un ne modifie pas la probabilité de l’autre. Lorsque P(B) est non nulle, cela peut s’écrire P₍B₎(A) = P(A). Symétriquement, si P(A) est non nulle, on peut vérifier P₍A₎(B) = P(B). L’indépendance est une propriété à justifier par le modèle ou à contrôler par un calcul.

Dans un arbre, l’indépendance apparaît lorsque les branches décrivant B gardent la même pondération après A et après non A. Dans un tirage avec remise, retrouver une boule ne change pas la composition de l’urne : les épreuves peuvent être modélisées comme indépendantes. Sans remise, la première issue modifie la composition et il ne faut pas supposer l’indépendance.

6. Comment représenter une répétition d’épreuves de Bernoulli ?

Une épreuve de Bernoulli possède deux issues : succès et échec. Pour répéter la même épreuve de manière identique et indépendante, chaque niveau de l’arbre reprend les mêmes deux branches : succès de probabilité p et échec de probabilité 1-p. Le programme demande de construire cet arbre pour n ≤ 4, afin de calculer des probabilités par lecture de chemins.

« Identiques » veut dire que la probabilité p reste la même à chaque épreuve. « Indépendantes » veut dire que le résultat précédent ne modifie pas la loi de la suivante. Avant de dessiner un arbre à plusieurs niveaux, vérifie ces deux hypothèses. Un arbre de Bernoulli ne doit pas être utilisé pour une situation où les probabilités évoluent après chaque tirage.

7. Quelle méthode choisir sans dépasser la question ?

Choisis le tableau croisé si des effectifs de deux groupes sont donnés et que tu dois répondre à une question commençant par « parmi ». Choisis l’arbre si les événements se succèdent ou si la seconde probabilité dépend du premier résultat. Dans les deux cas, commence par nommer les événements, la condition et le groupe de référence.

Contrôle ensuite le résultat : une probabilité est comprise entre 0 et 1, les branches issues d’un même nœud totalisent 1, et une conditionnelle doit employer le bon dénominateur. Cette méthode répond aux objectifs du chapitre sans étendre artificiellement la question à une autre méthode.

Erreurs fréquentes

L'essentiel à mémoriser

  • P₍A₎(B) signifie « parmi A, quelle part vérifie B ? ».
  • Dans un tableau croisé, la condition indique la marge du dénominateur.
  • Dans un arbre, les branches après un nœud sont conditionnelles et un chemin se multiplie.
  • P(A ∩ B), P₍A₎(B) et P₍B₎(A) répondent à trois questions différentes.
  • L’indépendance se justifie par le modèle ou par l’égalité entre une probabilité et sa version conditionnelle.
  • Un arbre de Bernoulli répète deux branches identiques et indépendantes, ici pour n ≤ 4.

Vérifier sa compréhension

Réviser au bon moment

Poursuivre le parcours

Cours terminé

Poursuis ta progression

Choisis une formule Maxdecours pour poursuivre depuis ton parcours. Après le paiement, tu pourras créer tes identifiants.

Chapitre suivantChoisir un modèle d’évolution : quelle règle décrit la situation ?

La formule donne accès aux outils d'apprentissage actif et à la continuité du parcours.

Sources et traçabilité

Dernière vérification : 2026-08-14

  1. Programme de mathématiques intégré à l’enseignement scientifique en classe de première générale, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-14.
  2. Annexe : programme de mathématiques intégré à l’enseignement scientifique en classe de première générale, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-14.

Tu sais maintenant choisir un dénominateur et lire un chemin

Poursuis le parcours de mathématiques intégrées.

Réactive ces méthodes avec des exercices progressifs et garde une trace des points à revoir.

  • Exercices progressifs
  • Corrections détaillées
  • Cartes à revoir au bon moment