Objectifs du parcours
Ce que tu vas savoir faire
- Distinguer élément, sous-ensemble, appartenance et inclusion.
- Calculer ou interpréter réunion, intersection, complémentaire et produit cartésien.
- Reconnaître une proposition et combiner des conditions avec et, ou et non.
- Distinguer implication, réciproque, contraposée et équivalence.
- Lire et nier des formulations avec pour tout et il existe.
- Choisir une stratégie de démonstration adaptée au but.
Le chapitre en bref
Le langage des ensembles distingue les objets, reliés par l’appartenance, des ensembles, comparés par l’inclusion. Réunion, intersection, complémentaire et produit cartésien traduisent ensuite précisément des conditions. En logique, une proposition a une valeur de vérité dans un domaine fixé. Une implication n’est pas sa réciproque, mais elle est équivalente à sa contraposée. Pour démontrer, on choisit une stratégie adaptée : calcul direct, disjonction de cas, contraposée, contre-exemple ou raisonnement par l’absurde.
1. Un nombre appartient-il ou est-il inclus ?
Un élément est un objet ; un ensemble rassemble des objets. On écrit 3∈{1,2,3,4}, car 3 est un élément. On écrit {2,4}⊂{1,2,3,4}, car chaque élément du premier ensemble appartient au second. Écrire 3⊂E ou {2,4}∈E change la nature de la relation et demande une justification particulière.
L’ensemble vide ∅ ne contient aucun élément et il est inclus dans tout ensemble. Si A et B sont deux ensembles, leur produit cartésien est l’ensemble des couples ordonnés (a,b) avec a∈A et b∈B. L’ordre compte : n’est pas en général égal à .
2. Comment traduire « et », « ou » et « non » avec des ensembles ?
La réunion A∪B contient les éléments qui appartiennent à A ou à B, y compris ceux qui appartiennent aux deux. L’intersection A∩B ne conserve que les éléments communs. Le complémentaire de A dans un univers E contient les éléments de E qui ne sont pas dans A.
Toujours annoncer l’univers avant de parler de complémentaire : le complémentaire des nombres pairs dans est l’ensemble des impairs, mais dans il contient aussi tous les réels non entiers. Les intervalles de et les ensembles de solutions utilisent exactement cette grammaire.
3. Quand une phrase mathématique a-t-elle une valeur de vérité ?
Une proposition est une phrase à laquelle on peut attribuer vrai ou faux. « 7 est premier » est une proposition vraie. « » est une phrase ouverte tant que le domaine et la portée de x ne sont pas fixés ; elle devient vraie si l’on affirme qu’elle vaut pour tout réel x.
La négation échange vrai et faux. La proposition P et Q est vraie seulement si les deux propositions le sont. La proposition P ou Q utilise le ou inclusif : elle est vraie si au moins l’une des deux l’est, y compris lorsque les deux le sont.
4. Pourquoi une implication n’autorise-t-elle pas sa réciproque ?
L’implication affirme que chaque situation où P est vraie vérifie aussi Q. Sa réciproque est : elle peut être fausse. « Multiple de 4 ⇒ pair » est vraie, mais « pair ⇒ multiple de 4 » est réfutée par 6.
La contraposée de est « non Q ⇒ non P » ; elle a la même valeur logique que l’implication. Une équivalence exige les deux sens. Pour établir une équivalence, il faut donc démontrer l’implication et sa réciproque, ou une chaîne d’équivalences justifiées.
5. Comment raisonner avec « pour tout » et « il existe » ?
Pour prouver « pour tout x, », un seul exemple ne suffit pas : le raisonnement doit couvrir chaque objet du domaine. Pour réfuter cette phrase, un contre-exemple précis suffit. À l’inverse, pour prouver « il existe x tel que », il suffit de fournir un témoin et de le vérifier.
Nier « tous vérifient P » revient à affirmer qu’il existe au moins un objet qui ne vérifie pas P. Nier « il existe un objet vérifiant P » revient à affirmer qu’aucun objet ne le vérifie. Le programme demande de lire et d’écrire ces formulations en mots ; les symboles ∀ et ∃ ne sont pas exigibles.
6. Quelle méthode choisir pour démontrer sans rallonger ?
Commence par traduire le but. Pour montrer que est impair, le calcul direct donne : la forme attendue apparaît immédiatement. Une disjonction de cas est utile lorsque l’hypothèse sépare réellement les situations ; par exemple, selon la parité de n, l’un des entiers n et est pair, donc leur produit est pair.
La contraposée simplifie parfois une implication. Le raisonnement par l’absurde suppose la négation du résultat et en déduit une contradiction : s’il existait un plus grand entier M, alors serait un entier strictement plus grand. Une preuve doit nommer ses hypothèses, couvrir tous les cas et conclure exactement sur le but annoncé.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Objets et ensembles distingués.
- Opérations traduites.
- Propositions contextualisées.
- Implications transformées.
- Quantificateurs maîtrisés.
- Preuves proportionnées.
Vérifier sa compréhension
Réviser au bon moment
Poursuivre le parcours
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-12
- Programme d’enseignement de mathématiques de la classe de seconde générale et technologique, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-09.
- Annexe — Programme de mathématiques de seconde 2026, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-09.
- Programmes et ressources en mathématiques — voie générale et technologique, Éduscol, consulté le 2026-08-09.