Objectifs du parcours
Ce que tu vas savoir faire
- Utiliser les principes additif et multiplicatif.
- Dénombrer des listes et permutations.
- Reconnaître une combinaison.
- Calculer un coefficient binomial.
- Utiliser la relation de Pascal.
- Relier dénombrement et probabilité.
Le chapitre en bref
Dénombrer consiste à décrire sans ambiguïté les objets comptés, puis à choisir une somme, un produit, une permutation ou une combinaison. Le coefficient binomial compte les sous-ensembles de taille k d'un ensemble à n éléments.
1. Choisir somme ou produit
Des cas incompatibles s'additionnent ; des choix successifs indépendants dans leur comptage se multiplient.
Exemple guidé : 3 entrées et 4 plats donnent menus, tandis que choisir une entrée ou un plat donne possibilités.
Découpe l’expérience au bon endroit. Si l’on choisit successivement une entrée puis un plat, chaque entrée ouvre quatre branches : on multiplie. Si l’on choisit un seul objet dans deux catégories disjointes, aucun choix n’appartient aux deux catégories : on additionne. Un arbre court permet de vérifier la structure avant le calcul.
2. Compter les listes
Une liste de longueur p formée avec n symboles autorisant les répétitions se compte par nᵖ.
Exemple guidé : Un code de quatre chiffres possède 10⁴ possibilités si les zéros initiaux sont admis.
La puissance nᵖ vient de p positions et de n choix possibles à chaque position. Elle suppose que chaque symbole peut être repris. Pour un code de quatre chiffres tous distincts, le nombre de possibilités ne serait pas 10⁴ mais : la règle dépend donc explicitement de l’autorisation de répétition.
3. Permuter sans répétition
Ordonner les n éléments distincts d'un ensemble donne n! permutations.
Exemple guidé : Six livres distincts peuvent être rangés de 6! façons.
Pour construire une permutation, place d’abord l’un des n objets, puis l’un des restants, jusqu’au dernier. Le produit donne n!. Si certains objets sont indiscernables, cette formule surcompte les rangements : l’hypothèse « objets distincts » doit apparaître avant le calcul.
4. Choisir sans ordonner
Le coefficient compte les sous-ensembles de k éléments parmi n ; l'ordre des éléments choisis ne crée pas un nouveau sous-ensemble.
Exemple guidé : Former un groupe de 3 personnes parmi 10 donne groupes.
Commence par demander si deux ordres différents décrivent le même choix. ABC et BAC désignent le même groupe de trois personnes : les 3! ordres d’un même groupe doivent être neutralisés. La symétrie traduit aussi qu’il revient au même de choisir les k personnes retenues ou les personnes écartées.
5. Comprendre la relation de Pascal
En distinguant les sous-ensembles qui contiennent un élément fixé de ceux qui ne le contiennent pas, on obtient .
Exemple guidé : Pour choisir k personnes parmi n, sépare les groupes qui contiennent Alice et ceux qui ne la contiennent pas.
La relation de Pascal est une partition, pas une identité à mémoriser seule. Chaque groupe de k personnes contient Alice ou ne la contient pas. Dans le premier cas, il reste personnes à choisir parmi ; dans le second, k personnes parmi . Les deux familles sont incompatibles et couvrent tous les groupes.
6. Passer du comptage à la probabilité
Dans une situation équiprobable finie, la probabilité d'un événement est le quotient du nombre de cas favorables par le nombre de cas possibles.
Exemple guidé : La probabilité d'obtenir exactement deux faces en quatre lancers vaut .
Le quotient card(A)/card(Ω) n’est valable que si les issues élémentaires de Ω sont équiprobables. Pour quatre lancers d’une pièce équilibrée, les 16 suites ordonnées ont la même probabilité ; les nombres de faces 0,1,2,3,4 ne sont pas, eux, équiprobables. On compte donc les suites avant de regrouper par nombre de succès.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Le connecteur « ou » entre cas disjoints conduit à une somme ; « puis » conduit à un produit.
- Le nombre de choix doit être contrôlé à chaque position.
- Une permutation utilise tous les objets et l'ordre compte.
- Une combinaison correspond à un choix sans ordre et sans répétition.
- La relation de Pascal est une partition combinatoire, pas seulement une recette de tableau.
- Numérateur et dénominateur doivent compter des objets de même nature.
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Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-13
- Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques de la classe terminale, Ministère de l'Éducation nationale, consulté le 2026-08-12.
- Programmes et ressources en mathématiques - voie G, Éduscol, consulté le 2026-08-12.