Mathématiques · Terminale générale

Compter chaque objet une fois

Dénombrer consiste à décrire sans ambiguïté les objets comptés, puis à choisir une somme, un produit, une permutation ou une combinaison. Le coefficient binomial compte les sous-ensembles de taille k d'un ensemble à n éléments.

  1. Définir les objets comptés.
  2. Décider si l'ordre compte.
  3. Choisir somme, produit ou combinaison.
  4. Contrôler par un petit cas.
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  • 8questions avec l'accès complet
  • 6cartes avec l'accès complet
  • 2sources citées

Objectifs du parcours

Ce que tu vas savoir faire

  • Utiliser les principes additif et multiplicatif.
  • Dénombrer des listes et permutations.
  • Reconnaître une combinaison.
  • Calculer un coefficient binomial.
  • Utiliser la relation de Pascal.
  • Relier dénombrement et probabilité.
Le chapitre en bref

Dénombrer consiste à décrire sans ambiguïté les objets comptés, puis à choisir une somme, un produit, une permutation ou une combinaison. Le coefficient binomial compte les sous-ensembles de taille k d'un ensemble à n éléments.

1. Choisir somme ou produit

Des cas incompatibles s'additionnent ; des choix successifs indépendants dans leur comptage se multiplient.

Exemple guidé : 3 entrées et 4 plats donnent 3×4 menus, tandis que choisir une entrée ou un plat donne 3+4 possibilités.

Découpe l’expérience au bon endroit. Si l’on choisit successivement une entrée puis un plat, chaque entrée ouvre quatre branches : on multiplie. Si l’on choisit un seul objet dans deux catégories disjointes, aucun choix n’appartient aux deux catégories : on additionne. Un arbre court permet de vérifier la structure avant le calcul.

2. Compter les listes

Une liste de longueur p formée avec n symboles autorisant les répétitions se compte par nᵖ.

Exemple guidé : Un code de quatre chiffres possède 10⁴ possibilités si les zéros initiaux sont admis.

La puissance nᵖ vient de p positions et de n choix possibles à chaque position. Elle suppose que chaque symbole peut être repris. Pour un code de quatre chiffres tous distincts, le nombre de possibilités ne serait pas 10⁴ mais 10×9×8×7 : la règle dépend donc explicitement de l’autorisation de répétition.

3. Permuter sans répétition

Ordonner les n éléments distincts d'un ensemble donne n! permutations.

Exemple guidé : Six livres distincts peuvent être rangés de 6!=720 façons.

Pour construire une permutation, place d’abord l’un des n objets, puis l’un des n−1 restants, jusqu’au dernier. Le produit n(n−1)…1 donne n!. Si certains objets sont indiscernables, cette formule surcompte les rangements : l’hypothèse « objets distincts » doit apparaître avant le calcul.

4. Choisir sans ordonner

Le coefficient C(n,k) compte les sous-ensembles de k éléments parmi n ; l'ordre des éléments choisis ne crée pas un nouveau sous-ensemble.

Exemple guidé : Former un groupe de 3 personnes parmi 10 donne C(10,3)=120 groupes.

Commence par demander si deux ordres différents décrivent le même choix. ABC et BAC désignent le même groupe de trois personnes : les 3! ordres d’un même groupe doivent être neutralisés. La symétrie C(n,k)=C(n,n−k) traduit aussi qu’il revient au même de choisir les k personnes retenues ou les n−k personnes écartées.

5. Comprendre la relation de Pascal

En distinguant les sous-ensembles qui contiennent un élément fixé de ceux qui ne le contiennent pas, on obtient C(n,k)=C(n−1,k−1)+C(n−1,k).

Exemple guidé : Pour choisir k personnes parmi n, sépare les groupes qui contiennent Alice et ceux qui ne la contiennent pas.

La relation de Pascal est une partition, pas une identité à mémoriser seule. Chaque groupe de k personnes contient Alice ou ne la contient pas. Dans le premier cas, il reste k−1 personnes à choisir parmi n−1 ; dans le second, k personnes parmi n−1. Les deux familles sont incompatibles et couvrent tous les groupes.

6. Passer du comptage à la probabilité

Dans une situation équiprobable finie, la probabilité d'un événement est le quotient du nombre de cas favorables par le nombre de cas possibles.

Exemple guidé : La probabilité d'obtenir exactement deux faces en quatre lancers vaut C(4,2)/24=616.

Le quotient card(A)/card(Ω) n’est valable que si les issues élémentaires de Ω sont équiprobables. Pour quatre lancers d’une pièce équilibrée, les 16 suites ordonnées ont la même probabilité ; les nombres de faces 0,1,2,3,4 ne sont pas, eux, équiprobables. On compte donc les suites avant de regrouper par nombre de succès.

Erreurs fréquentes

L'essentiel à mémoriser

  • Le connecteur « ou » entre cas disjoints conduit à une somme ; « puis » conduit à un produit.
  • Le nombre de choix doit être contrôlé à chaque position.
  • Une permutation utilise tous les objets et l'ordre compte.
  • Une combinaison correspond à un choix sans ordre et sans répétition.
  • La relation de Pascal est une partition combinatoire, pas seulement une recette de tableau.
  • Numérateur et dénominateur doivent compter des objets de même nature.

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Sources et traçabilité

Dernière vérification : 2026-08-13

  1. Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques de la classe terminale, Ministère de l'Éducation nationale, consulté le 2026-08-12.
  2. Programmes et ressources en mathématiques - voie G, Éduscol, consulté le 2026-08-12.

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