Objectifs du parcours
Ce que tu vas savoir faire
- Distinguer espace maritime, ZEE et puissance.
- Localiser les territoires ultramarins.
- Évaluer les fonctions portuaires françaises.
- Expliquer les missions de l'action de l'État en mer.
- Identifier ressources et vulnérabilités maritimes.
- Construire un bilan argumenté de puissance.
Le chapitre en bref
La France dispose d'une des plus vastes ZEE du monde grâce à ses territoires ultramarins. Elle possède une marine océanique, des capacités scientifiques, des ports et des entreprises maritimes. Pourtant, ses grands ports occupent une place plus modeste que les principaux hubs européens et asiatiques, et la surveillance d'espaces dispersés est coûteuse. Pêche, énergies, câbles, biodiversité et routes donnent des ressources et responsabilités. La puissance maritime française est donc mondiale par sa présence, mais inégale selon ses fonctions et ses bassins.
1. Une présence mondiale grâce aux outre-mer
Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Antilles, Guyane, Réunion, Mayotte et territoires subantarctiques donnent à la France des espaces maritimes dans les océans Pacifique, Atlantique, Indien et Austral. La ZEE ouvre des droits sur les ressources, mais n'est pas un territoire souverain identique à la terre. Certaines délimitations restent discutées et les populations ultramarines sont des acteurs, pas de simples points d'appui.
À observerRelie trois territoires ultramarins à l'espace maritime correspondant et explique ce que la surface d'une ZEE autorise réellement.
Les territoires et espaces maritimes français Espaces maritimes associés aux territoires français, hors revendication antarctique. Une ZEE représente des droits définis, pas une pleine souveraineté.
Notice du fichier · B1mbo · CC BY-SA 3.0 cl.
2. Des ports importants mais une façade incomplètement valorisée
Haropa relie Le Havre, Rouen et Paris ; Marseille-Fos dessert la Méditerranée et la vallée du Rhône. Pourtant, une partie des flux français passe par Rotterdam, Anvers-Bruges ou d'autres ports. Tirant d'eau, productivité des terminaux, connexions ferroviaires et fluviales, logistique et fiabilité déterminent l'attractivité. Le littoral seul ne produit pas une façade de rang mondial.
3. Une marine et une action de l'État en mer
La Marine nationale participe à la dissuasion, à la défense, à la protection des routes et aux opérations extérieures. Préfets maritimes, douanes, gendarmerie, sécurité civile et affaires maritimes coopèrent pour sauvetage, police des pêches, lutte contre les trafics et pollutions. L'étendue et la dispersion des zones rendent surveillance et présence permanentes difficiles.
4. Des activités et ressources diversifiées
Transport, construction navale spécialisée, tourisme, pêche, aquaculture, éolien en mer, câbles et biotechnologies composent l'économie maritime. Les ressources potentielles des grands fonds ne sont ni automatiquement rentables ni sans risques. Un projet doit être évalué par ses emplois, sa valeur ajoutée, ses dépendances, son bilan environnemental et les conflits d'usages.
5. Recherche, connaissance et souveraineté
Ifremer, Service hydrographique et océanographique, universités et satellites produisent des données sur fonds, courants, biodiversité et climat. Cartographier, observer et partager les données soutient navigation, recherche et décision. La connaissance est une capacité de puissance, mais les programmes sont internationaux et rappellent que l'océan ne peut être gouverné par un seul État.
6. Protéger sans afficher seulement des surfaces
La France a créé de vastes aires marines protégées, notamment outre-mer. Leur niveau de protection varie fortement : certaines autorisent de nombreux usages. Pêche illégale, pollutions, réchauffement et artificialisation littorale exigent contrôles et moyens. La puissance maritime comporte donc une responsabilité environnementale et une obligation de rendre compatibles activités, droits des habitants et conservation.
À observerMontre comment cet aménagement associe ressource maritime, transition et conflit d'usage potentiel.
Le parc éolien en mer de Saint-Nazaire Parc éolien de Saint-Nazaire observé par Sentinel-2 le 8 octobre 2022. L'image localise l'aménagement sans en établir le bilan.
Notice du fichier · European Union, Copernicus Sentinel-2 imagery · Attribution.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- La présence maritime française repose sur des territoires habités ou administrés dont les intérêts doivent être pris en compte.
- La puissance portuaire dépend de la connexion à l'arrière-pays et de la qualité logistique, pas de la seule longueur des côtes.
- La puissance navale combine capacité militaire et missions civiles de surveillance, secours et police.
- Une ressource potentielle ne devient un atout qu'avec technologie, rentabilité, acceptabilité et gouvernance.
- Connaître l'espace maritime permet de l'utiliser et de le protéger ; cette capacité repose aussi sur des coopérations.
- Une grande ZEE accroît les responsabilités ; la protection se mesure aux règles et aux effets, pas aux surfaces annoncées.
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Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-13
- Programme d'histoire-géographie de Terminale générale, Ministère de l'Éducation nationale, consulté le 2026-08-12.
- Programmes et ressources en histoire-géographie, voie GT, Éduscol, consulté le 2026-08-12.
- Limites maritimes et espaces sous juridiction française, Shom, consulté le 2026-08-12.