Objectifs du parcours
Ce que tu vas savoir faire
- Définir maritimisation et conteneurisation.
- Localiser routes, façades et passages stratégiques.
- Expliquer le fonctionnement d'une chaîne logistique maritime.
- Distinguer mer territoriale, ZEE et haute mer.
- Analyser une rivalité maritime à plusieurs échelles.
- Comprendre les limites de la gouvernance environnementale.
Le chapitre en bref
La maritimisation désigne le rôle croissant des mers dans les échanges et les activités. La conteneurisation, le gigantisme naval et les façades portuaires structurent des routes majeures entre Asie orientale, Europe et Amérique du Nord. Détroits et canaux concentrent les flux et les vulnérabilités. Les ZEE donnent aux États des droits souverains sur les ressources, sans supprimer la liberté de navigation. Pêche, hydrocarbures, minerais, câbles et biodiversité suscitent rivalités et coopérations. La gouvernance doit articuler usages économiques, sécurité et protection d'un milieu continu.
1. Pourquoi l'économie mondiale se maritimise-t-elle ?
Le transport maritime déplace l'essentiel du volume du commerce mondial de marchandises, notamment vracs énergétiques et minéraux, céréales et produits conteneurisés. Standardisé à partir des années 1960, le conteneur passe du navire au train ou au camion et réduit les ruptures de charge. Le faible coût unitaire favorise la fragmentation internationale des chaînes de valeur, mais dépend de volumes, d'infrastructures et de délais fiables.
2. Routes, façades et ports hiérarchisent l'espace maritime
La grande route Est-Ouest relie Asie orientale, Europe et Amérique du Nord ; des routes secondaires connectent les autres régions et les flux de vrac suivent leurs propres géographies. Les façades d'Asie orientale, de la Northern Range européenne et d'Amérique du Nord concentrent ports, industries et métropoles. Un port performant combine terminaux, profondeur, connexions terrestres, services et arrière-pays ; son rang varie selon le trafic mesuré.
3. Détroits et canaux : des points stratégiques vulnérables
Malacca, Ormuz, Bab el-Mandeb, Bosphore, Suez et Panama concentrent des flux dans des passages étroits. Une fermeture accidentelle, politique ou militaire allonge les routes et perturbe chaînes d'approvisionnement et prix. Leur importance varie selon le produit : Ormuz est central pour les hydrocarbures, Malacca pour les routes asiatiques. Les États riverains, les marines, les compagnies et les gestionnaires de canal y exercent des pouvoirs différents.
À observerExplique les atouts de situation du détroit et identifie les éléments invisibles nécessaires pour évaluer sa vulnérabilité.
Le détroit de Malacca observé par satellite Détroit de Malacca observé le 22 août 2025 par le capteur MODIS du satellite Aqua. Le nord n'est pas nécessairement en haut selon le cadrage.
Notice du fichier · MODIS Land Rapid Response Team, NASA GSFC · Public domain.
4. Quel droit organise les espaces maritimes ?
La Convention de Montego Bay distingue eaux territoriales, ZEE et haute mer. Dans sa ZEE, jusqu'à 200 milles marins des lignes de base sous conditions, l'État dispose de droits souverains pour explorer et exploiter les ressources ; il n'exerce pas une souveraineté complète et doit respecter notamment la navigation. Les chevauchements de revendications et les extensions de plateau continental donnent lieu à négociations, arbitrages ou tensions.
À observerDistingue souveraineté, droits souverains et libertés de circulation dans trois zones.
Les espaces maritimes définis par le droit international Schéma des zones maritimes selon le droit international. Les distances théoriques ne constituent pas une carte de frontières réelles.
Notice du fichier · U.S. Department of State as modified by NOAA to add Three Nautical Mile Line · Public domain.
5. Ressources, câbles et puissance maritime
Pêche, hydrocarbures offshore, minerais, énergies marines et ressources biologiques attirent acteurs publics et privés. Les câbles sous-marins transportent la quasi-totalité des communications numériques intercontinentales et concentrent une autre vulnérabilité. En mer de Chine méridionale, revendications, îles aménagées, pêche, routes et présence navale se combinent ; réduire la rivalité aux seuls hydrocarbures serait insuffisant.
6. Protéger un océan exploité et continu
Surpêche, pollutions, réchauffement, acidification et artificialisation littorale affectent les écosystèmes. Aires marines protégées, quotas, conventions et accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales cherchent à réguler les usages. Une aire dessinée sur une carte n'est efficace que si ses objectifs, moyens de contrôle et usages autorisés sont connus. La continuité de l'océan rend nécessaire une coopération que les intérêts économiques compliquent.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- La maritimisation repose sur la massification et la connexion multimodale.
- Routes, façades, ports et passages hiérarchisent l'océan mondial.
- Les goulets d'étranglement concentrent flux et vulnérabilités.
- La ZEE donne des droits sur les ressources sans supprimer la liberté de navigation.
- Ressources et communications renforcent les rivalités maritimes.
- La protection exige des règles effectives et une coopération internationale.
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Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-13
- Programme d'histoire-géographie de Terminale générale, Ministère de l'Éducation nationale, consulté le 2026-08-12.
- Review of Maritime Transport, CNUCED, consulté le 2026-08-12.
- Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Nations unies, consulté le 2026-08-12.