Ce que tu vas savoir faire
- Mesurer correctement une intensité et une tension dans un circuit.
- Exploiter la loi des nœuds avec des sens de courant annoncés.
- Exploiter la loi des mailles dans un circuit comportant au plus deux mailles.
- Lire, représenter et modéliser la caractéristique d’un dipôle.
- Reconnaître un comportement ohmique et utiliser U=RI.
- Mesurer une grandeur avec un capteur résistif, une courbe d’étalonnage et un microcontrôleur.
Avant de commencer
- Identifier une boucle et une dérivation.
- Convertir milliampères et ampères.
- Lire un graphique et reconnaître une proportionnalité.
Le chapitre en bref
Dans un circuit, l’intensité se mesure en série et la tension en dérivation. La conservation de la charge conduit à la loi des nœuds ; l’additivité algébrique des tensions à la loi des mailles. Une caractéristique relie U et I ; pour un dipôle ohmique, U=RI. Un capteur résistif fait varier sa résistance avec une grandeur physique. Une courbe d’étalonnage permet de convertir la mesure électrique en valeur physique, puis un microcontrôleur peut acquérir et traiter ce signal.
1. Où brancher les appareils de mesure ?
L’intensité I décrit un débit de charge électrique et s’exprime en ampères. Pour mesurer le courant qui traverse un dipôle, l’ampèremètre est inséré en série dans sa branche. Ouvrir le circuit et choisir d’abord un calibre adapté évite une mesure dangereuse ou saturée.
La tension U_AB compare le potentiel électrique entre A et B et s’exprime en volts. Le voltmètre se branche en dérivation aux bornes du dipôle. Inverser ses bornes change le signe : . Un appareil idéal ne doit pas être traité comme un fil ordinaire.
Où places-tu l’appareil et que lit-il ?
Le courant mesuré traverse l’ampèremètre ; le voltmètre compare deux bornes.
2. Comment la charge se conserve-t-elle à un nœud ?
Un nœud relie au moins trois branches. En régime continu, la charge ne s’y accumule pas : la somme des intensités entrantes égale la somme des intensités sortantes.
Si I entre et si I₁ et I₂ sortent, . Pour et , on trouve . Si la valeur calculée était négative, cela indiquerait que le courant réel circule dans le sens opposé à la flèche choisie.
Qu’entre-t-il et que sort-il du nœud ?
La conservation porte sur les courants orientés, pas sur la forme du dessin.
3. Comment écrire une loi des mailles sans perdre les signes ?
Une maille est un trajet fermé. Après avoir choisi un sens de parcours, on additionne algébriquement les tensions rencontrées : la somme vaut zéro. Une tension suivie dans le sens de sa flèche est comptée positivement, dans le sens opposé négativement, selon la convention annoncée.
Pour un générateur de 9,0 V alimentant deux récepteurs de tensions 5,4 V et 3,6 V, 9,0-5,4-3,6=0. Cette égalité traduit l’additivité des différences de potentiel ; elle ne signifie pas que chaque dipôle possède la même tension.
Fais le tour de la maille sans changer de convention
Orientation et flèches fixent les signes ; la physique ne change pas si tout est inversé avec cohérence.
4. Que raconte la caractéristique d’un dipôle ?
La caractéristique rassemble des couples mesurés (I,U). Si U est placé en ordonnée et I en abscisse, chaque point indique la tension mesurée pour une intensité donnée. Il faut nommer les axes, les unités et la convention du dipôle.
Un modèle U=f(I) résume la tendance mais ne remplace pas les mesures. Le point de fonctionnement est le couple (I,U) effectivement imposé lorsque le dipôle est intégré au circuit ; il doit appartenir à sa caractéristique et satisfaire les autres contraintes du montage.
Mesure, modèle ou point de fonctionnement ?
Une courbe n’est lisible que si axes, unités et convention sont annoncés.
5. Quand peut-on appliquer la loi d’Ohm ?
Dans le domaine où un dipôle est ohmique, sa caractéristique est une droite passant par l’origine : . La résistance R s’exprime en ohms et correspond à la pente lorsque U est en volts et I en ampères.
Avec et , . Une droite qui ne passe pas par l’origine, une courbe ou un composant hors de son domaine d’utilisation ne justifient pas automatiquement avec une résistance constante.
La proportionnalité est-elle réellement établie ?
U=RI s’emploie après avoir reconnu une droite par l’origine dans le domaine étudié.
6. Comment passer d’une résistance à une température ou une lumière ?
Un capteur résistif fait varier sa résistance avec une grandeur d’intérêt : une thermistance avec la température, une photorésistance avec l’éclairement. Cette relation doit être mesurée dans des conditions connues ; elle n’est pas forcément linéaire ni identique pour tous les composants.
Une courbe d’étalonnage associe des valeurs de référence de la grandeur à la réponse électrique. Pour une valeur inconnue située dans la plage étudiée, on lit ou calcule la grandeur correspondante et on annonce la précision. Le microcontrôleur acquiert une tension liée au capteur ; le programme applique ensuite la conversion et peut commander une action.
Comment la grandeur physique devient-elle une valeur exploitable ?
Le capteur répond ; le circuit rend la réponse mesurable ; le programme convertit puis décide.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Mesures bien branchées.
- Charges conservées.
- Tensions orientées.
- Caractéristique lue.
- Ohm justifié.
- Capteur étalonné.
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Ampèremètre / voltmètre ?
Ampèremètre en série ; voltmètre en dérivation.
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Loi des nœuds ?
Somme des intensités entrantes égale somme des intensités sortantes.
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Loi des mailles ?
Somme algébrique des tensions nulle sur un trajet fermé.
Prochaine révision : à programmer
Caractéristique ?
Ensemble des couples (I,U) d’un dipôle, avec axes et convention annoncés.
Prochaine révision : à programmer
Dipôle ohmique ?
dans le domaine étudié ; droite par l’origine pour .
Prochaine révision : à programmer
Étalonnage ?
Relation expérimentale entre réponse électrique et grandeur d’intérêt.
Prochaine révision : à programmer
Poursuivre le parcours
- Avant Comment un son est-il émis, propagé et perçu ?
- Tu es ici Comment un circuit et un capteur transforment-ils une grandeur en mesure ?
- Ensuite Comment la lumière permet-elle de former et d’analyser une image ? Disponible avec l'accès complet
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-09
- Programme de physique-chimie de seconde générale et technologique, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.
- Physique-chimie, enseignement commun, classe de seconde, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.
- Programmes et ressources en physique-chimie — voie GT, Éduscol — consulté le 2026-08-09.