Ce que tu vas savoir faire
- Expliquer pourquoi le marché est une institution et distinguer plusieurs degrés de concurrence.
- Lire des courbes d'offre et de demande et déterminer un équilibre.
- Distinguer un déplacement sur une courbe d'un déplacement de la courbe.
- Interpréter l'effet d'une taxe forfaitaire avec un exemple chiffré.
- Relier l'offre du producteur au coût marginal et à la maximisation du profit.
- Calculer et interpréter les surplus et les gains à l'échange.
Avant de commencer
- Lire un graphique avec un prix en ordonnée et une quantité en abscisse.
- Résoudre une égalité simple.
- Distinguer une variation de prix d'une variation d'une autre condition du marché.
Le chapitre en bref
Un marché concurrentiel est une institution dans laquelle de nombreux offreurs et demandeurs échangent selon des règles communes. Dans le modèle concurrentiel, chaque agent est preneur de prix : le prix et la quantité d'équilibre résultent de la confrontation de l'offre et de la demande. Ce modèle permet ensuite d'étudier les effets d'un changement de conditions, d'une taxe et les gains à l'échange.
1. Le marché est une institution
Un marché n'est pas seulement un lieu physique. C'est un ensemble de règles et de dispositifs qui permettent la rencontre d'une offre et d'une demande : définition du produit échangé, droits de propriété, contrats, moyens de paiement, information et règles de concurrence.
Le degré de concurrence dépend notamment du nombre d'offreurs, de la possibilité d'entrer sur le marché, de l'information disponible et du caractère plus ou moins substituable des produits. La concurrence parfaite est un modèle de référence ; le monopole se situe à l'autre extrême.
2. L'offre, la demande et l'équilibre
La demande indique les quantités que les acheteurs souhaitent acquérir pour différents prix, toutes choses égales par ailleurs. Elle est généralement décroissante : quand le prix augmente, la quantité demandée diminue.
L'offre indique les quantités que les producteurs souhaitent vendre pour différents prix. Elle est généralement croissante : un prix plus élevé rend rentable la production d'unités supplémentaires.
L'équilibre se trouve au prix pour lequel la quantité offerte est égale à la quantité demandée. En dessous de ce prix, une pénurie exerce une pression à la hausse ; au-dessus, un excédent exerce une pression à la baisse. Ce raisonnement décrit un modèle et non un ajustement instantané de tous les marchés réels.
3. Se déplacer sur une courbe ou déplacer la courbe
Une variation du prix du bien provoque un déplacement sur la courbe : elle modifie la quantité demandée ou offerte.
Une modification d'une autre condition déplace toute la courbe. Une hausse du revenu peut déplacer la demande d'un bien normal vers la droite. Une hausse du coût d'une matière première peut déplacer l'offre vers la gauche. Il faut donc toujours demander : le prix du bien a-t-il changé, ou une autre condition a-t-elle changé ?
4. L'effet d'une taxe forfaitaire
Une taxe forfaitaire par unité crée un écart entre le prix payé par l'acheteur et le prix reçu par le vendeur. Elle réduit généralement la quantité échangée. La répartition de la charge entre acheteurs et vendeurs dépend de la sensibilité de l'offre et de la demande au prix, pas seulement de l'agent qui verse juridiquement la taxe.
5. Pourquoi le coût marginal détermine l'offre
Le coût marginal est le coût de production d'une unité supplémentaire. Un producteur preneur de prix compare ce coût au prix qu'il peut obtenir. Produire une unité supplémentaire augmente son profit tant que son coût marginal est inférieur au prix.
Avec un coût marginal croissant, le producteur augmente donc sa production jusqu'à la quantité où le coût marginal rejoint le prix. Les quantités qu'il choisit pour chaque prix permettent de construire sa courbe d'offre.
6. Surplus et gains à l'échange
Le surplus du consommateur mesure l'écart entre son consentement à payer et le prix effectivement payé. Le surplus du producteur mesure l'écart entre le prix reçu et le prix minimal auquel il aurait accepté de vendre, lié à ses coûts.
Les gains à l'échange correspondent à la somme des surplus. Dans le modèle concurrentiel sans défaillance de marché, cette somme est maximale à l'équilibre : les échanges dont le bénéfice pour l'acheteur est supérieur au coût pour le vendeur sont réalisés. Cela ne signifie pas que la répartition des gains est égale ni que tout marché réel est socialement souhaitable.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Le marché est une institution encadrée par des règles.
- L'équilibre égalise quantité offerte et quantité demandée.
- Le prix du bien fait bouger sur la courbe ; une autre cause déplace la courbe.
- Une taxe crée un écart de prix et réduit généralement la quantité échangée.
- Le producteur compare prix et coût marginal.
- Les gains à l'échange sont la somme des surplus.
Vérifier sa compréhension
Réponds aux 8 questions. Ton score et les réponses justes ou fausses apparaissent immédiatement.
Sans abonnement : ton score et les réponses justes ou fausses restent visibles. Les 2 premières corrections détaillées sont offertes.
Réviser au bon moment
Révèle chaque réponse, puis indique la difficulté de ton rappel pour programmer la prochaine révision dans ce navigateur.
Pourquoi le marché est-il une institution ?
Parce qu'il repose sur des règles et dispositifs qui organisent les échanges.
Prochaine révision : à programmer
Quelle égalité définit l'équilibre du marché ?
La quantité offerte est égale à la quantité demandée.
Prochaine révision : à programmer
Prix du bien ou autre déterminant : lequel déplace toute la courbe ?
Un déterminant autre que le prix du bien déplace la courbe.
Prochaine révision : à programmer
Quel écart une taxe unitaire crée-t-elle ?
Un écart entre le prix payé par l'acheteur et le prix reçu par le vendeur.
Prochaine révision : à programmer
Jusqu'où produit un producteur preneur de prix ?
Jusqu'à la quantité où le coût marginal rejoint le prix, dans le modèle continu.
Prochaine révision : à programmer
Que mesurent les gains à l'échange ?
La somme des surplus du consommateur et du producteur.
Prochaine révision : à programmer
Poursuivre le parcours
- Tu es ici Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ?
- Ensuite Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-ils ? Disponible avec l'accès complet
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-07
- Programme de sciences économiques et sociales de première générale, Ministère de l'Éducation nationale — consulté le 2026-08-07.
- Programmes et ressources en sciences économiques et sociales — voie GT, Éduscol — consulté le 2026-08-07.
- Les thèmes du programme de SES en première, SES-ENS Lyon — consulté le 2026-08-07.
- L'offre et la demande, Ministère de l'Économie — Faciléco — consulté le 2026-08-07.