Sciences de l’ingénieur · Première
Modèles électriques : comprendre et vérifier les lois de Kirchhoff
Quand un circuit se sépare en deux branches, le courant se partage. Les lois de Kirchhoff permettent de vérifier que les calculs restent cohérents.
Un exemple pour commencer. Si 1 A entre dans un nœud et que 0,4 A part dans une branche, 0,6 A doit partir dans l’autre, en régime permanent.
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Une séance à la fois
10 à 25 minenviron, par séance
Cours, exemple résolu et deux questions avec leur correction.
Organiser mon temps
- Les 6 séancesÀ répartir sur plusieurs jours
- 1 h 20 à 2 h 20
- Quiz de bilan12 questions, après les séances
- Environ 15 min
- Cartes de révision12 cartes, pour un premier passage
- Environ 10 min
Le quiz et les cartes se font en plus des séances. Choisis les ateliers et les dossiers techniques selon ce que tu veux retravailler.
Avance à ton rythme : les pauses et les reprises peuvent allonger ces durées.
Ces temps incluent les applications, le quiz et les cartes proposés avec l’abonnement.
Objectifs et prérequis
Objectifs du cours
Ce que tu vas savoir faire
- Interpréter les unités et les signes d'une tension, d'un courant et d'une puissance dans un circuit orienté.
- Orienter tensions et courants puis appliquer sans ambiguïté les lois des nœuds et des mailles.
- Associer la topologie du circuit aux équations et aux modèles constitutifs des dipôles.
- Résoudre et tester un circuit continu résistif simple avec bilan de courant et de puissance.
- Relier un modèle électrique à une fonction multiphysique en rendant visibles rendement, pertes et limites.
- Confronter exigence, simulation et mesures synthétiques avec résidu et incertitude.
- Choisir un niveau de modèle proportionné à la question sans masquer les risques électriques réels.
Repère visuel Sciences de l’ingénieur
Les quatre gestes qui rendent le circuit lisible
Quand un circuit paraît compliqué, ne cherche pas tout de suite une formule. Avance toujours dans le même ordre.
- 1OrienterNomme les nœuds et choisis les flèches de tension et de courant.
- 2ConserverFerme le bilan des courants au nœud et celui des tensions dans la maille.
- 3CompléterAjoute la loi de chaque composant, par exemple u=Ri pour une résistance idéale.
- 4ContrôlerVérifie les unités, les bilans, les seuils de service et les limites du modèle.
Les lois de Kirchhoff ne sont plus deux formules isolées : elles deviennent une méthode pour expliquer ce que fait le circuit et décider s’il remplit son service.
1Séance 1 · 10 à 20 min
Lire une tension, un courant et leurs sens
Séance 1 · 10 à 20 min
Lire une tension, un courant et leurs sens
Cours
Un rappel utile
Un potentiel V est associé à un point. La tension uAB = VA − VB compare deux points dans un ordre précis.
Une tension compare deux potentiels ; un courant décrit un débit de charge électrique. Dans les conventions du cours, uAB = VA − VB. Si VA = 8 V et VB = 2 V, alors uAB = 6 V.
En changeant l’ordre des points, uBA = 2 − 8 = −6 V. On n’a pas changé le circuit : on a changé le sens de référence. De même, un courant négatif indique un sens opposé à la flèche choisie.
La puissance absorbée vaut p = u × i quand le courant entre par la borne positive de la tension. Avec 6 V et 0,20 A dans cette convention, p = 1,20 W. Des références opposées demandent de reprendre les signes.
Les schémas et les calculs concernent uniquement une station virtuelle. Pour résoudre un circuit, commence par dessiner les nœuds et les sens de référence ; tu pourras ensuite vérifier courants, tensions et puissance.
Voir un exemple résolu
Le point A a un potentiel de 8 V et le point B de 2 V, par rapport à la même référence.
- uAB = 8 − 2 = +6 V.
- En inversant les points : uBA = 2 − 8 = −6 V. Le changement de signe vient de l’ordre choisi.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Voir pour comprendre
Le mystère de la station alimentée sous 12 V
La source reste à 12 V, mais la ligne et les deux charges se partagent le circuit : la tension utile au nœud N n’est plus 12 V.
| Grandeur | Valeur |
|---|---|
| Vs = VP − V0 | 12 V |
| Rl : ligne | 1,5 Ω |
| R1 : charge principale | 18 Ω |
| R2 : charge auxiliaire | 36 Ω |
| Vn = VN − V0 | 10,666667 V |
| Uligne = VP − VN | 1,333333 V |
| It : courant total | 0,888889 A |
| I1 : courant principal | 0,592593 A |
| I2 : courant auxiliaire | 0,296296 A |
Lis le schéma. Repère d’abord les trois potentiels 0, P et N. Le courant It traverse la ligne, puis se partage en I1 et I2. Les deux charges rejoignent les mêmes nœuds N et 0 : elles ont donc la même tension, mais pas le même courant.
Le schéma raconte déjà l’histoire du cours : It se partage au nœud, tandis que les 12 V se répartissent le long de chaque maille.
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Deux choix de références opposés pour tension et courant changent-ils la puissance absorbée par le même dipôle ?
Pièces du dossier fictif
- Dipôle entre A et B : VA−VB=6 V ; courant physique 0,20 A de A vers B.
- Référence A : uAB=6 V et iAB=+0,20 A ; courant entrant par la borne de référence positive A.
- Référence B inversant les deux grandeurs : uBA=−6 V et iBA=−0,20 A ; aucun changement physique.
Voir la correction
Avec la première convention récepteur, pabs=6×0,20=1,20 W. En inversant les deux références, pabs=(−6)×(−0,20)=1,20 W : le dipôle absorbe toujours la même puissance. Si seul le courant était référencé de B vers A, uAB×iBA vaudrait −1,20 W et il faudrait écrire pabs=−uAB×iBA. Le signe d’un produit brut ne s’interprète donc qu’après la convention. Dans le circuit complet, la source sera décrite par sa puissance fournie positive ; sa puissance absorbée serait la valeur opposée.
Erreur à éviter. une tension est écrite 12 sans points, flèche ni unité, puis son signe change entre deux lignes
Pourquoi elle échoue. La grandeur a été traitée comme un nombre isolé. Ni l'ordre des points ni la convention de puissance ne permettent de relier les équations au schéma.
Comment la reprendre. Nommer uAB, dessiner sa flèche, orienter i et inscrire la convention choisie. Conserver ensuite les signes algébriques jusqu'à l'interprétation.
2Séance 2 · 10 à 20 min
Partager le courant à un nœud
Séance 2 · 10 à 20 min
Partager le courant à un nœud
Cours
Un rappel utile
En régime continu, le courant qui arrive à un nœud se répartit : somme entrante = somme sortante.
Un nœud relie plusieurs branches. En régime continu dans le modèle, il n’accumule pas de charge : la somme des courants entrants est égale à la somme des courants sortants. C’est la loi des nœuds.
Dans notre circuit, le courant I arrive au nœud N puis se partage entre les deux résistances : I = I1 + I2. Il ne traverse pas intégralement chacune des deux branches.
Les deux résistances sont reliées aux mêmes nœuds N et 0 : elles ont la même tension. Avec R1 = 18 Ω et R2 = 36 Ω, la première reçoit deux fois plus de courant que la seconde.
La loi concerne des courants algébriques. Une valeur négative ne viole pas la conservation : elle indique que le sens réel est opposé au sens de référence. Garde les mêmes flèches pendant tout le calcul.
Voir un exemple résolu
Un courant I = 0,9 A arrive à un nœud. Deux courants I1 = 0,6 A et I2 en repartent.
- Loi des nœuds : I = I1 + I2, donc I2 = I − I1.
- I2 = 0,9 − 0,6 = 0,3 A. Contrôle : 0,6 + 0,3 = 0,9 A.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Le nœud respecte-t-il la conservation si 0,8889 A arrivent, tandis que 0,5926 A et 0,2963 A repartent vers les charges ?
Pièces du dossier fictif
- Courant entrant It=0,8889 A au nœud N ; courants sortants I1=0,5926 A et I2=0,2963 A.
- Les trois valeurs sont arrondies à 0,0001 A ; le relevé est fictif et simultané.
- Le modèle nominal prévoit exactement It=8/9 A, I1=16/27 A, I2=8/27 A, à distinguer du relevé arrondi.
Voir la correction
Le but. Vérifier le bilan au nœud N avec les valeurs du relevé, en gardant les sens des flèches.
Choisir une convention. Le courant total 0,8889 A entre ; 0,5926 A et 0,2963 A sortent. Avec les entrants positifs, l’équation est I total − I1 − I2 = 0.
Calculer le résidu du relevé. Additionner d’abord les sorties : 0,5926 + 0,2963 = 0,8889 A. Le résidu affiché vaut donc 0,0000 A.
Contrôler la portée de l’égalité. Les trois indications sont arrondies au dix-millième d’ampère. Le bilan est compatible avec la loi à cette résolution ; les nombres arrondis ne prouvent pas un résidu physique exactement nul.
Comparer au modèle exact. Le solveur donne 8/9 − 16/27 − 8/27 = 24/27 − 24/27 = 0. Cette égalité est celle du modèle, à distinguer du relevé fictif arrondi.
Conclure. Les courants se partagent au nœud sans accumulation dans le modèle. Additionner les trois valeurs positives compterait deux fois le même courant au lieu de vérifier sa conservation.
Erreur à éviter. le courant total est additionné aux deux courants sortants et un résidu de 1,7778 A est annoncé
Pourquoi elle échoue. Tous les courants ont été traités comme des valeurs positives sans signe algébrique lié à leur orientation par rapport au nœud. Le bilan ne correspond donc plus aux flèches du schéma.
Comment la reprendre. Choisir entrants positifs et sortants négatifs, ou l'inverse, puis conserver cette convention sur une seule équation. Contrôler les unités et l'arrondi.
3Séance 3 · 15 à 25 min
Additionner les tensions dans une boucle
Séance 3 · 15 à 25 min
Additionner les tensions dans une boucle
Cours
Un rappel utile
Une maille est une boucle fermée. Avec les sens de tension indiqués, l’élévation du générateur compense les chutes.
Une maille est un chemin fermé dans le circuit. Quand on revient au point de départ, la somme des variations de potentiel est nulle. C’est la loi des mailles, avec des signes liés au parcours choisi.
Notre source donne 12 V entre P et 0. La résistance de ligne est entre P et N. En allant de P à N puis de N à 0, on retrouve 12 = U_ligne + U_N0.
Les charges n’ont donc pas forcément 12 V à leurs bornes. Une partie de la tension est perdue dans la ligne. Dans le cas nominal, U_ligne ≈ 1,333 V et U_N0 ≈ 10,667 V : leur somme redonne 12 V.
Avant de remplacer des nombres, écris l’égalité avec les points et les signes. Cela évite d’additionner deux tensions orientées différemment ou de donner automatiquement la tension de la source à tous les constituants.
Voir un exemple résolu
Dans une boucle, un générateur de 12 V alimente deux dipôles en série. Le premier reçoit 3 V.
- La loi des mailles donne 12 − 3 − U2 = 0.
- On isole U2 : U2 = 12 − 3 = 9 V. Contrôle : 3 + 9 = 12 V.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Quelle chute de tension de ligne et quelle tension de nœud prévoit la maille si la source vaut 12 V et le courant total 8/9 A ?
Pièces du dossier fictif
- Source Vs=12 V, Rl=1,5 Ω, retour 0 à potentiel nul ; It=8/9 A de P vers N.
- La maille 0→P→N→0 passe par la source, la ligne, puis la charge principale.
- R1=18 Ω et R2=36 Ω entre les mêmes nœuds N et 0 ; leur équivalent vaut 12 Ω.
Voir la correction
Le but. Trouver la tension réellement disponible aux charges après la résistance de ligne. Une partie des 12 V est associée à cette ligne.
Calculer la chute avec la loi du composant. U ligne = R ligne × I total = 1,5 × 8/9 = 4/3 V. Garder la fraction évite un arrondi intermédiaire.
Choisir le parcours 0 → P → N → 0. La source élève le potentiel de 12 V ; la ligne puis la charge le font redescendre. On écrit 12 − U ligne − U(N0) = 0.
Isoler la tension cherchée. U(N0) = 12 − 4/3 = 32/3 V, soit environ 10,6667 V. Ajouter la chute à 12 V donnerait le mauvais signe.
Contrôler par une autre relation du circuit. Les charges équivalent à 12 Ω, donc leur tension vaut 12 × 8/9 = 32/3 V. On retrouve la même valeur sans nouvel arrondi.
Conclure. Le nœud N est à environ 10,667 V par rapport à 0. La source de 12 V n’impose pas automatiquement 12 V à une charge séparée d’elle par une résistance de ligne.
Erreur à éviter. la chute de ligne est ajoutée à la source et le nœud est annoncé à 13,33 V sans autre source
Pourquoi elle échoue. Le sens de parcours de la maille a été dissocié de la flèche de tension de la résistance. Une chute a été comptée comme une élévation, sans contrôle par les potentiels des nœuds.
Comment la reprendre. Marquer les potentiels des nœuds et traduire chaque traversée par potentiel d'arrivée moins potentiel de départ. Vérifier ensuite que la puissance n'est pas créée.
4Séance 4 · 15 à 25 min
Calculer le circuit puis changer une charge
Séance 4 · 15 à 25 min
Calculer le circuit puis changer une charge
Cours
Un rappel utile
En parallèle, les branches ont la même tension. Les inverses des résistances s’ajoutent : 1/Req = 1/R1 + 1/R2.
Pour une résistance ohmique, U = R × I. Les charges 18 Ω et 36 Ω en parallèle ont une résistance équivalente de 12 Ω. La ligne de 1,5 Ω est en série avec cet ensemble.
La résistance totale vaut 13,5 Ω. Le courant total est donc I = 12 / 13,5 ≈ 0,889 A. La tension des charges vaut 12 − 1,5 × I ≈ 10,667 V, puis I1 = U / 18 et I2 = U / 36.
Si R2 passe à 18 Ω, la charge équivalente diminue. Le courant total monte à environ 1,143 A ; la chute dans la ligne augmente et la tension des charges descend à environ 10,286 V.
Calcule ensuite les trois critères séparément : tension au moins 10,5 V, courant au plus 0,95 A et puissance de ligne au plus 1,3 W. La puissance dissipée par la ligne vaut R_ligne × I².
Voir un exemple résolu
R1 = 18 Ω et R2 = 36 Ω sont en parallèle. Une résistance de ligne de 1,5 Ω est en série avec cet ensemble.
- 1/Req = 1/18 + 1/36 = 2/36 + 1/36 = 3/36. En inversant : Req = 36/3 = 12 Ω.
- La résistance totale est 12 + 1,5 = 13,5 Ω. Sous 12 V, I = U/R = 12/13,5 ≈ 0,889 A.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Voir pour comprendre
Trois charges auxiliaires, trois décisions
Abaisser R2 dans ce jeu augmente le courant et les pertes de ligne ; la conservation du courant ne suffit pas à satisfaire le service.
| R2 | Vn ; It ; Pline | Décision |
|---|---|---|
| 36 Ω | 10,666667 V ; 0,888889 A ; 1,185185 W | Trois seuils satisfaits |
| 18 Ω | 10,285714 V ; 1,142857 A ; 1,959184 W | Trois seuils en échec |
| 72 Ω | 10,867925 V ; 0,754717 A ; 0,854397 W | Trois seuils satisfaits |
Lis le schéma. Vs=12 V, Rl=1,5 Ω, R1=18 Ω restent fixes. Pour chaque R2, calcule l’équivalent parallèle puis les grandeurs. Les seuils sont Vn≥10,5 V, It≤0,95 A et Pline≤1,3 W.
Abaisser R2 dans ce jeu augmente le courant et les pertes de ligne ; la conservation du courant ne suffit pas à satisfaire le service.
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Comment résoudre le circuit complet et quelles preuves empêchent d'accepter une sortie numérique seulement parce qu'elle paraît plausible ?
Pièces du dossier fictif
- Nominal : Vs=12 V, Rl=1,5 Ω, R1=18 Ω et R2=36 Ω ; régime permanent idéal.
- It de P vers N, I1 et I2 de N vers 0 ; source fournie positive, résistances absorbantes positives.
- Seuils fictifs : Vn>=10,5 V, It<=0,95 A, Pligne<=1,3 W. Calculs conservés avant arrondi.
Voir la correction
La charge parallèle vaut 12 ohms et l'ensemble 13,5 ohms. Le courant source vaut 12/13,5 = 8/9 A. La tension de nœud vaut 12 × 8/9 = 32/3 V ; les courants des charges valent respectivement 16/27 A et 8/27 A. Leur somme vaut 8/9 A. La puissance de source est 32/3 W ; les puissances dissipées sont 32/27 W dans la ligne, 512/81 W dans la charge principale et 256/81 W dans l'auxiliaire, dont la somme vaut 32/3 W. Les tests ajoutent charges égales, forte résistance de ligne et paramètre invalide afin de couvrir calcul, limites et contrat.
Erreur à éviter. 18 et 36 ohms en parallèle sont remplacés par 54 ohms, comme s'ils étaient en série
Pourquoi elle échoue. La formule a été choisie d'après les nombres sans observer que les deux dipôles partagent exactement les mêmes nœuds et la même tension. La topologie n'a pas guidé le calcul.
Comment la reprendre. Identifier les nœuds avant toute réduction. Pour le parallèle, additionner les conductances, puis revenir aux branches pour vérifier les courants.
5Séance 5 · 15 à 25 min
Passer de l’électricité au mouvement
Séance 5 · 15 à 25 min
Passer de l’électricité au mouvement
Cours
Un rappel utile
La puissance électrique reçue vaut P = U × I, avec U en volts et I en ampères, selon la convention récepteur.
Un système multiphysique relie plusieurs domaines : par exemple, l’électricité reçue par un moteur devient du mouvement et des pertes. La puissance permet de comparer ces transferts avec une même unité, le watt.
En rotation, la puissance mécanique vaut C × ω, avec C en N·m et ω en rad/s. En translation, elle vaut F × v. Une puissance électrique et une puissance mécanique ne se comparent qu’aux frontières bien définies.
Le modèle reçoit environ 6,321 W. Avec un rendement de 0,75, la puissance mécanique utile vaut environ 4,741 W. Si le couple vaut 0,12 N·m, la vitesse angulaire vaut utile / couple, environ 39,506 rad/s.
Une énergie thermique ne donne pas directement une élévation de température. Il faudrait aussi connaître les capacités thermiques et les échanges. Un bilan en watts ne permet pas, à lui seul, de prévoir une température réelle.
Voir un exemple résolu
Un moteur reçoit 10 V et 0,4 A. Il fournit 3 W de puissance mécanique.
- Entrée électrique : P entrée = 10 × 0,4 = 4 W.
- Pertes = 4 − 3 = 1 W ; rendement = 3/4 = 0,75, soit 75 %.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Voir pour comprendre
Des watts au service : quatre questions, pas un raccourci
La puissance circule entre les domaines, mais chaque grandeur de service exige une relation et des paramètres propres.
- 11. Entrée électriquePabs=UI : ici environ 6,32 W absorbés.
- 22. ConversionPutile=ηPabs et Ppertes=Pabs−Putile.
- 33. Grandeur de serviceRotation : Putile=Cω. Translation : Putile=Fv.
- 44. LimiteSans couple, force ou modèle thermique, la sortie reste inconnue.
Lis le schéma. Pars de la puissance absorbée P=UI. Applique ensuite le rendement pour obtenir la puissance utile, choisis la relation du domaine de sortie, puis vérifie ce que le modèle ne permet toujours pas de conclure.
Une même entrée de 6,32 W peut conduire à une vitesse, une rotation ou une énergie différentes selon le convertisseur et ses paramètres.
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Que peut-on conclure, et que ne peut-on pas conclure, si la charge principale absorbe environ 6,32 W dans le modèle résistif ?
Pièces du dossier fictif
- Charge principale au point nominal : Vn=32/3 V et I1=16/27 A, d’où Pabs=512/81 W.
- Aucun rendement mécanique, couple, vitesse, capacité thermique ou échange thermique n’est fourni dans ce cas.
- Le modèle est une résistance idéale pour le bilan électrique ; il ne décrit pas un moteur ou une température.
Voir la correction
Le produit tension-courant vaut 512/81 W, soit environ 6,321 W, et le même résultat vient de u²/R. On peut conclure que cette puissance est absorbée par la charge idéale dans le point calculé et fermer le bilan électrique. On ne peut pas en déduire un débit d'air, une vitesse, une température ou une efficacité sans modèle de conversion et données associées. Si un rendement fictif était fourni, il donnerait seulement une puissance utile dans son domaine de validité, pas automatiquement la grandeur de service recherchée.
Erreur à éviter. la puissance électrique de 6,32 W est recopiée comme force de 6,32 N et comme débit de 6,32 m³/s
Pourquoi elle échoue. Des grandeurs de dimensions différentes ont été identifiées parce qu'elles partagent une valeur numérique. Aucun modèle de conversion ni variable de flux n'a été fourni.
Comment la reprendre. Nommer chaque domaine et chaque paire effort-flux. Introduire une relation de conversion sourcée, ses paramètres et son rendement avant de calculer la grandeur de service.
6Séance 6 · 15 à 25 min
Confronter sans compter deux fois une preuve
Séance 6 · 15 à 25 min
Confronter sans compter deux fois une preuve
Cours
Un rappel utile
Un seuil doit être comparé à la grandeur correspondante, pas à un nombre d’une autre unité.
Pour comparer calcul et indications, garde le même circuit, le même point et la même unité. Le résidu de tension vaut moyenne des indications moins tension prévue. Son signe indique le sens de l’écart.
Les six indications fictives du dossier donnent une moyenne de 10,645 V. La prévision nominale vaut environ 10,667 V : le résidu est d’environ −0,0217 V. La moyenne indiquée est donc légèrement plus basse.
Un bilan de puissance recalculé à partir de ces mêmes tensions et courants vérifie leur cohérence. Il ne crée pas une observation indépendante des pertes thermiques : on réutilise les mêmes données.
Conserve enfin la dispersion, les hypothèses et les limites du modèle. Un petit résidu ne prouve ni la cause de l’écart ni la conformité d’un appareil réel. La conclusion porte sur les données synthétiques et le critère fourni.
Voir un exemple résolu
L’exigence est U charge ≥ 10,5 V. Le modèle donne 10,67 V, une mesure donne 10,60 V.
- Les deux valeurs respectent séparément le seuil de tension.
- Leur écart mesure − modèle vaut 10,60 − 10,67 = −0,07 V ; il faut d’autres essais pour en chercher la cause.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Que montrent les six tensions autour de 10,645 V, et pourquoi le résidu ne suffit-il pas à identifier la résistance de ligne ?
Pièces du dossier fictif
- Six tensions synthétiques du même nœud : 10,63 ; 10,66 ; 10,65 ; 10,62 ; 10,67 ; 10,64 V.
- Mêmes source nominale, ligne, charges, instrument fictif et conditions ; répétitions supposées indépendantes, affichage au centième de volt.
- Prédiction nominale 32/3 V ; seuil 10,5 V ; règle pédagogique sur la moyenne : moyenne−2uA>=10,5 V.
Voir la correction
La moyenne vaut 10,645 V ; s≈0,0187083 V avec un diviseur 5, et uA=s/√6≈0,00763763 V, cinq degrés de liberté. Le résidu moyen moins modèle vaut −0,0216667 V. La borne pédagogique moyenne−2uA≈10,629725 V dépasse 10,5 V, et les six valeurs passent aussi ce seuil. Cela ne prouve pas une conformité complète : résolution, étalonnage et charge de l’instrument ne sont pas inclus. Une source plus faible, une ligne plus résistive, une charge différente ou un biais de mesure restent des hypothèses concurrentes à départager sur d’autres données.
Erreur à éviter. Rligne est modifiée jusqu'à faire passer exactement la courbe par la moyenne, puis le modèle est déclaré validé
Pourquoi elle échoue. Les mêmes données ont servi à identifier le paramètre et à évaluer le modèle. Les causes concurrentes, la résolution et l'incertitude ont été ignorées.
Comment la reprendre. Séparer identification et validation, conserver plusieurs hypothèses, mesurer les grandeurs discriminantes et annoncer le domaine limité de la conclusion.
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Édition Maxdecours · Vérifié le .
Spécialité sciences de l’ingénieur, Première générale, programme du BO spécial du 22 janvier 2019
- Programme de sciences de l'ingénieur de Première et Terminale généralesMinistère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse · consulté le 2026-09-26
- Programmes et ressources en sciences de l'ingénieur, voie GTÉduscol · consulté le 2026-09-26
- La démarche de l'ingénieurÉduscol · consulté le 2026-09-13
- Le Système international d'unités, 9e éditionBureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
- JCGM 100:2008, évaluation de l’incertitude de mesureJCGM, Bureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
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