Sciences de l’ingénieur · Première
États et transitions : prévoir et expliquer une séquence
Un modèle séquentiel relie l’état courant d’un système aux observations reçues pour déterminer son état suivant et sa sortie. Une table de transitions précise les événements, les gardes et leur priorité ; les temporisations demandent une origine et un comparateur.
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Une première étude des explications, schémas, exemples résolus et erreurs expliquées. Les activités, productions, quiz et cartes réservés à l’abonnement ne sont pas comptés ici.
- Comprendre1754 mots d’explication et 2 schémas
- 9 à 15 min
- Étudier les exemples et les erreurs6 cas, exemples et activités guidés
- 24 à 42 min
Étude du cours en accès libre, environ30 min à 1 h
Voir le calcul et le temps par étape
Le calcul suit automatiquement les explications et les tâches présentes dans le cours. Ses coefficients sont des repères de planification, pas des temps mesurés auprès d’élèves.
- Lecture active : 1754 mots, à raison de 160 à 220 mots par minute.
- Schémas : 2, avec 1 à 2 min pour lire chacun.
- Cas d’ingénierie et analyse d’erreur : 6 × 4 à 7 min.
- Distinguer ce qui dure, ce qui survient et ce qui est produit5 à 9 min
- Construire une table complète et arbitrer les gardes simultanées6 à 11 min
- Spécifier les temporisations et tester leurs frontières6 à 11 min
- Traduire l'automate en fonction pure et conserver la raison5 à 9 min
- Tester des chemins et des propriétés, pas seulement des lignes5 à 9 min
- Analyser la durée d'un cycle sans masquer la chronologie5 à 9 min
Les sous-totaux sont arrondis à la minute, puis additionnés. La fourchette totale est élargie aux cinq minutes voisines. Les étapes ci-dessus comprennent leurs explications et exemples ; elles ne s’ajoutent pas une seconde fois au total.
Adapte ce repère à tes acquis et au soin apporté aux exercices. Les pauses, les reprises, la consultation des sources externes et les révisions suivantes s’ajoutent selon tes besoins.
Avec les ateliers, le projet, le quiz et les cartes : environ 2 h 15 à 3 h 55, à répartir sur plusieurs séances.
Le total du parcours complet inclut les prolongements facultatifs : programme Python et projet final.
Objectifs du cours
Ce que tu vas savoir faire
- Distinguer état, entrée, variable, événement, garde, transition et sortie.
- Construire une table états-transitions traçable à partir d'exigences et de scénarios.
- Rendre explicites priorités, temporisations, valeurs limites et entrées simultanées.
- Suivre un algorithme déterministe et relier chaque décision à sa ligne de table.
- Choisir des tests de chemins, de conflits et de frontières, puis borner ce qu’ils établissent.
- Confronter durée exigée, simulée et mesurée avec dispersion et incertitude.
- Argumenter une architecture de commande en distinguant logique fonctionnelle et dispositif de sécurité.
Étape du cours · 5 à 9 min
Distinguer ce qui dure, ce qui survient et ce qui est produit
Un état regroupe une situation qui dure assez pour influencer les réponses futures. FERMEE, OUVERTURE, OUVERTE, FERMETURE et DEFAUT sont utiles parce qu'une même demande n'a pas le même effet dans chacun. Une variable comme le temps écoulé affine l'état sans nécessairement créer un nouvel état pour chaque valeur. Un événement, par exemple fin_ouverture, décrit ce qui est observé à un instant de traitement.
Une garde est une condition booléenne supplémentaire, telle que obstacle faux, qui autorise une transition. La décision produit une sortie symbolique : OUVRIR, FERMER ou ARRET. Ici, cette sortie est celle de l’état cible ; aucune action de transition distincte n’est représentée. Nommer ces catégories évite de dessiner un état appelé capteur_obstacle ou une transition appelée moteur. Le modèle ne décrit pas la physique de la porte, seulement les observations abstraites que le scénario lui remet.
Le mot obstacle désigne ici une entrée booléenne persistante entre deux observations, pas forcément un événement instantané. La condition obstacle vrai est une garde ; fin_fermeture est un événement du vocabulaire. Une même donnée peut participer à une garde sans devenir un état : seul ce que le modèle choisit de mémoriser fait partie de son état.
ARRET est une sortie, tandis que DEFAUT est un état mémorisé qui produit ARRET et attend un acquittement admissible. OUVERTE produit aussi ARRET mais réagit autrement à temporisation. Deux situations qui produisent la même sortie peuvent donc nécessiter deux états différents parce que leurs réponses futures diffèrent.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’ingénierie résolu
Comment classer FERMETURE, obstacle, temps écoulé, fin_fermeture et ARRET pour construire un modèle exécutable sans ambiguïté ?
Pièces du dossier fictif
- état FERMETURE
- booléen obstacle
- variable temps
- fin de course comme événement
- sortie ARRET
Suivre le raisonnement et corriger l’erreur
FERMETURE est un état parce qu'il détermine quelles observations sont attendues et quelles sorties sont permises. Obstacle est une entrée booléenne utilisée comme garde prioritaire. Le temps écoulé est une variable comparée au seuil ; son franchissement peut déclencher un passage à DEFAUT. fin_fermeture est un événement qui conduit normalement à FERMEE et ARRET. ARRET est une sortie symbolique, non un état à lui seul. La fiche de décision conserve type, domaine, producteur fictif et consommateur de chaque information.
Erreur à éviter. le diagramme contient un état OBSTACLE entre FERMETURE et OUVERTURE, sans dire ce qui est mémorisé
Pourquoi elle échoue. Une observation instantanée a été transformée en état sans comportement durable ni règle de sortie. La distinction entre entrée, garde et mémoire a disparu.
Comment la reprendre. Conserver obstacle comme entrée et définir la transition prioritaire de FERMETURE vers OUVERTURE. Créer un état distinct seulement si une situation doit être mémorisée.
Étape du cours · 6 à 11 min
Construire une table complète et arbitrer les gardes simultanées
Une table de transitions donne, pour chaque état et observation retenue, l'état suivant, la sortie et la raison. Elle rend visibles les cas absents que le diagramme peut dissimuler. Dans FERMETURE, obstacle provoque OUVERTURE et OUVRIR ; fin_fermeture provoque FERMEE et ARRET ; un délai dépassé provoque DEFAUT et ARRET. Si obstacle et fin de course arrivent ensemble dans le domaine de l'exercice, une priorité explicite doit produire une seule décision.
La table est ordonnée : obstacle en FERMETURE d’abord, défaut de durée dans les états de mouvement ensuite, puis transitions nominales. Plusieurs gardes brutes peuvent être vraies ; une seule règle est retenue. Si aucune règle ne convient, l’état se maintient avec sa sortie définie : OUVRIR en OUVERTURE, FERMER en FERMETURE, ARRET ailleurs. Il ne faut donc pas confondre absence de changement d’état et absence de sortie.
Chaque flèche est reliée à une règle identifiée. La table donne le détail que le dessin simplifié ne peut pas contenir confortablement : état source, événement, obstacle, garde de temps, cible et sortie. Les lignes de maintien rendent le domaine complet. Les règles nominales n’effacent jamais une décision prioritaire déjà prise.
Le retour DEFAUT→FERMEE par acquittement est une remise à zéro conventionnelle du banc virtuel. Aucun capteur n’en prouve la position physique. Dans une réalisation, une reprise demanderait d’autres informations ; le modèle n’en invente pas. L’inversion par obstacle n’est définie qu’en FERMETURE, pas dans tous les états.
Voir pour comprendre
Une table ordonnée, cinq états
Lis les règles de haut en bas : la première règle satisfaite décide. Les sorties de maintien complètent les cas restants.
| Règle et source | Événement et gardes | Cible et sortie | Raison et exigence |
|---|---|---|---|
| R1 : FERMETURE | Tout événement du vocabulaire Obstacle vrai Pas de garde temporelle | OUVERTURE / OUVRIR | Obstacle prioritaire pendant la fermeture REQ-OBS-01 |
| R2 : OUVERTURE | Tout événement du vocabulaire Obstacle vrai ou faux elapsed > 4 s | DEFAUT / ARRET | Seuil de mouvement strictement dépassé en ouverture REQ-TEM-02 |
| R3 : FERMETURE | Tout événement du vocabulaire Obstacle vrai ou faux elapsed > 4 s | DEFAUT / ARRET | Seuil de mouvement dépassé sans inversion prioritaire REQ-TEM-02 |
| R4 : FERMEE | demande Obstacle vrai ou faux Pas de garde temporelle | OUVERTURE / OUVRIR | Demande acceptée dans le scénario virtuel REQ-CYC-03 |
| R5 : OUVERTURE | fin_ouverture Obstacle vrai ou faux Pas de garde temporelle | OUVERTE / ARRET | Fin d’ouverture reçue avant le défaut de durée REQ-CYC-03 |
| R6 : OUVERTE | temporisation Obstacle faux elapsed >= 3 s | FERMETURE / FERMER | Maintien ouvert terminé et obstacle absent REQ-OBS-01 |
| R7 : FERMETURE | fin_fermeture Obstacle vrai ou faux Pas de garde temporelle | FERMEE / ARRET | Fin de fermeture reçue sans priorité antérieure REQ-CYC-03 |
| R8 : DEFAUT | acquitter Obstacle faux Pas de garde temporelle | FERMEE / ARRET | Remise à zéro conventionnelle du seul modèle virtuel REQ-TRA-05 |
| État conservé | Sortie conservée |
|---|---|
| FERMEE | ARRET |
| OUVERTURE | OUVRIR |
| OUVERTE | ARRET |
| FERMETURE | FERMER |
| DEFAUT | ARRET |
Le temps écoulé part de l’entrée dans l’état. Un changement remet son origine à l’instant présent. Le maintien ouvert demande 3 s au minimum, l’événement temporisation et l’absence d’obstacle.
Lis le schéma. Les flèches portent les identifiants des règles ; le tableau donne les événements et gardes. R1 ne concerne que la fermeture. Un maintien conserve l’état et sa sortie définie.
Une observation donne une décision parce que les conflits sont ordonnés et les cas restants explicités.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’ingénierie résolu
Que décide FERMETURE à 4,001 s si obstacle est vrai et fin_fermeture est reçue, alors que trois règles sont satisfaites ?
Pièces du dossier fictif
- FERMETURE ; événement fin_fermeture ; obstacle vrai ; elapsed=4,001 s.
- R1 : obstacle présent ; R3 : temps >4 ; R7 : événement fin_fermeture.
- Ordre canonique : R1 avant R3 avant R7 ; première règle satisfaite.
Suivre le raisonnement et corriger l’erreur
R1, R3 et R7 ont leurs gardes satisfaites pour cette observation. La première dans la table est R1 : la cible est OUVERTURE et la sortie OUVRIR. Le défaut de durée et la fin de fermeture ne sont pas ignorés par accident ; ils sont dominés par la priorité écrite pour FERMETURE. La trace conserve état source, événement, obstacle, 4,001 s et identifiant R1. Le banc remet l’origine temporelle à cet instant, puisque l’état change. Dans OUVERTURE avec obstacle vrai au même temps, R1 ne s’applique pas et R2 conduit à DEFAUT/ARRET. Écrire seulement « l’obstacle gagne toujours » changerait donc le modèle.
Erreur à éviter. deux instructions if indépendantes affectent successivement OUVERTURE puis FERMEE pour la même observation
Pourquoi elle échoue. Les gardes simultanées n'ont pas été rendues exclusives ni ordonnées. Le dernier bloc du programme gagne par position accidentelle plutôt que par exigence.
Comment la reprendre. Définir une priorité dans la spécification, utiliser une chaîne de choix exclusive et tester toutes les combinaisons simultanées retenues.
Étape du cours · 6 à 11 min
Spécifier les temporisations et tester leurs frontières
Une temporisation compare un temps écoulé depuis une origine définie à un seuil. L'origine peut être l'entrée dans OUVERTURE ou FERMETURE ; elle doit être réinitialisée à chaque nouvelle entrée. Le cours choisit un défaut seulement lorsque elapsed_s > 4,0. Ainsi 4,0 s reste dans le domaine nominal, tandis que toute valeur strictement supérieure bascule vers DEFAUT. Cette convention de bord doit apparaître dans les exigences et les tests.
Un temps logique de simulation n'est pas l'horloge d'un automate réel. Il n'inclut ni période de scrutation, ni latence de capteur, ni gigue, ni dérive. Les tests utilisent 3,999 s, 4,000 s et 4,001 s pour détecter une erreur de comparateur. Un délai n'est pas un sommeil bloquant dans la fonction de transition : l'observation porte le temps écoulé, ce qui permet au modèle de traiter un obstacle sans attendre la fin d'une pause.
Le maintien ouvert utilise une autre horloge : trois secondes depuis l’entrée dans OUVERTE et une garde inclusive elapsed>=3. Un événement temporisation à 2,999 s ne suffit pas ; à 3 s sans obstacle, R6 autorise FERMETURE. Si obstacle reste vrai, OUVERTE et ARRET sont conservés. Le scénario fournit l’événement, la garde en contrôle la validité temporelle.
Quatre secondes est le seuil interne strict, tandis que 4,5 s est l’exigence fictive de détection depuis l’entrée dans un mouvement non interrompu. Si deux observations consécutives sont séparées d’au plus 0,25 s, le premier constat après 4 s se situe dans ]4 ; 4,25] s. Le retard après franchissement est donc au plus 0,25 s ; cette borne dépend du banc et ne décrit pas un automate réel.
Voir pour comprendre
Deux seuils, deux comparateurs
Les trois observations de chaque série sont indépendantes ; l’origine est chaque fois l’entrée dans l’état indiqué.
| État et règle temporelle | Temps écoulé | Cible et sortie |
|---|---|---|
| M : défaut si >4 s | 3,999 s | OUVERTURE / OUVRIR |
| M : défaut si >4 s | 4,000 s | OUVERTURE / OUVRIR |
| M : défaut si >4 s | 4,001 s | DEFAUT / ARRET |
| O : maintien fini si >=3 s | 2,999 s | OUVERTE / ARRET |
| O : maintien fini si >=3 s | 3,000 s | FERMETURE / FERMER |
| O : maintien fini si >=3 s | 3,001 s | FERMETURE / FERMER |
Lis le schéma. M : OUVERTURE, aucun, obstacle faux ; O : OUVERTE, temporisation, obstacle faux. Les secondes sont injectées, jamais attendues.
La valeur exactement au seuil distingue > et >= ; l’événement et l’état restent nécessaires.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’ingénierie résolu
Pourquoi tester 3,999 s, 4,000 s et 4,001 s pour le seuil interne strict de quatre secondes, distinct de l’exigence de détection à 4,5 s ?
Pièces du dossier fictif
- origine à l'entrée d'état
- seuil 4,0 s
- comparateur strict
- trois valeurs frontières
- sortie ARRET en défaut
Suivre le raisonnement et corriger l’erreur
Dans OUVERTURE sans fin de course, 3,999 s et 4,000 s maintiennent OUVERTURE/OUVRIR. À 4,001 s, R2 donne DEFAUT/ARRET. Les trois observations séparent > et >= ; un seul essai à 5 s ne le ferait pas. Si fin_ouverture arrive exactement à 4 s, R5 est encore admise, mais à 4,001 s R2 la domine. Le seuil interne 4 s n’est pas l’exigence de détection 4,5 s. Pour un mouvement non interrompu, sans fin de course ni inversion R1, des observations espacées d’au plus 0,25 s donnent un premier constat dans ]4 ; 4,25] s depuis l’entrée d’état. Cela borne le retard d’observation après franchissement à 0,25 s, sans promettre un temps réel physique.
Erreur à éviter. la fonction attend quatre secondes avec une pause bloquante avant de vérifier l'obstacle
Pourquoi elle échoue. La temporisation a été implémentée comme une attente qui empêche tout traitement intermédiaire. Le temps n'est plus une entrée observable de la décision.
Comment la reprendre. Calculer le temps écoulé à chaque cycle, garder la transition non bloquante et tester qu'un obstacle est traité avant l'expiration.
Étape du cours · 5 à 9 min
Traduire l'automate en fonction pure et conserver la raison
La fonction de transition reçoit l'état courant et une observation, puis retourne un nouvel état, une sortie et une raison. Elle ne lit pas directement une horloge ou un capteur, ce qui rend son comportement reproductible. Les validations de domaine refusent état inconnu, temps négatif et événement hors vocabulaire. Les priorités apparaissent dans l'ordre des branches et sont commentées par leurs exigences, plutôt que cachées dans des effets de bord.
La trace minimale contient état source, événement, obstacle, temps, état cible, sortie et raison. Elle sert à expliquer un test qui échoue et à comparer une séquence attendue à l'exécution. Elle ne doit pas contenir de donnée personnelle ou de signal réel. Une fonction pure ne garantit pas la correction du modèle, mais elle sépare clairement la logique à tester des couches d'entrée-sortie qui resteraient à concevoir et certifier.
Le programme fourni est un prolongement facultatif. Ses constantes et règles sont dérivées de la table canonique ; leur égalité est testée pour éviter deux spécifications divergentes. Les tests issus de la table prouvent une concordance, pas la vérité de la table. Des oracles écrits séparément restent nécessaires pour les priorités, les frontières et le cycle.
Une durée doit être un nombre fini : un booléen, un texte, NaN ou un infini est refusé avant le calcul. step vérifie une observation isolée. run_sequence vérifie en plus que les horodatages sont strictement croissants et calcule le temps depuis l’entrée dans l’état. Après une inversion, conserver l’ancienne origine déclencherait un défaut artificiel.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’ingénierie résolu
Quelle architecture de fonction permet de reproduire exactement une décision et de prouver qu'aucun ordre moteur n'est transmis ?
Pièces du dossier fictif
- Arguments explicites, seuils compris ; types et domaines vérifiés.
- Constantes et règles dérivées de la table unique.
- Sortie et trace en mémoire ; aucune interface ni lecture d’horloge.
- Rejeu avec état et origine réinitialisés pour chaque séquence.
Suivre le raisonnement et corriger l’erreur
La fonction step prend state, event, obstacle et elapsed_s. Elle valide types et domaines, puis traite obstacle en FERMETURE, délai dans les deux états de mouvement et transitions nominales. Elle retourne un dictionnaire et une ligne de trace, sans modifier un objet global ni appeler une interface. Un banc compose plusieurs appels en transmettant seulement l'état retourné. Rejouer la même liste d'observations donne donc la même trace. La revue du code confirme que OUVRIR, FERMER et ARRET ne sont que des chaînes et qu'aucune bibliothèque de fichier, réseau, port ou matériel n'est importée.
Erreur à éviter. le test passe seul mais change de résultat après un autre scénario exécuté auparavant
Pourquoi elle échoue. L'état a été stocké dans une variable globale non réinitialisée. Le résultat dépend de l'ordre des tests et non seulement des entrées annoncées. Une fonction qui lit une horloge cachée ou un journal mutable ne peut pas être reproduite uniquement à partir de la liste des arguments conservés.
Comment la reprendre. Passer l'état explicitement, retourner l'état suivant et initialiser chaque scénario. Tester deux exécutions identiques dans des ordres différents.
Étape du cours · 5 à 9 min
Tester des chemins et des propriétés, pas seulement des lignes
Un chemin nominal parcourt FERMEE, OUVERTURE, OUVERTE, FERMETURE puis FERMEE. Il vérifie la cohérence d'une séquence, mais ne couvre ni obstacle, ni délai, ni acquittement. La couverture utile combine transitions exercées, valeurs frontières, événements simultanés et états invalides. Chaque oracle indique état, sortie et raison attendus ; une simple absence d'exception ne suffit pas.
Les propriétés traversent plusieurs cas : obstacle vrai ne doit jamais produire FERMER et une sortie OUVRIR correspond ici à la cible OUVERTURE. Le défaut de durée est conditionnel : au-delà de quatre secondes, R2 ou R3 gagne sauf si R1 inverse d’abord une fermeture avec obstacle. Enchaîner des obstacles peut empêcher la terminaison d’un cycle. La couverture du domaine choisi ne prouve ni une fin de cycle universelle ni la sécurité d’un produit.
Le plan de tests distingue deux familles. Les oracles manuels viennent des exigences : à exactement 4 s, une fin de mouvement est acceptée ; à 4,001 s elle est dominée par le défaut, sauf inversion R1. L’énumération vérifie ensuite le comportement sur toutes les valeurs du petit domaine testé, qui n’est pas l’ensemble infini des temps réels.
Un test utile doit détecter une faute plausible. Remplacer > par >= doit échouer sur la borne 4 s ; supprimer la garde de maintien doit échouer à 2,999 s ; déplacer R1 après R3 doit échouer sur leur conflit. Une couverture de lignes ou des résultats attendus recopiés depuis le code ne fournissent pas à eux seuls ces garanties.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’ingénierie résolu
Quel ensemble minimal de scénarios apporte une preuve plus forte que le seul cycle nominal sans prétendre certifier la commande ?
Pièces du dossier fictif
- cycle nominal
- obstacle en fermeture
- délai en ouverture et fermeture
- frontière 4 s
- acquittement
- entrée invalide
- invariants
Suivre le raisonnement et corriger l’erreur
Le banc conserve d'abord le cycle nominal complet. Il ajoute un obstacle pendant FERMETURE et vérifie OUVERTURE avec OUVRIR, puis un obstacle simultané à fin_fermeture pour tester la priorité. Il teste 3,999 s, 4,000 s et 4,001 s dans chaque état de mouvement, ainsi que l'acquittement depuis DEFAUT. Un état inconnu et un temps négatif doivent être refusés. Enfin, l'énumération du domaine fini vérifie qu'obstacle vrai ne produit jamais FERMER et que chaque cible appartient aux cinq états autorisés.
Erreur à éviter. la couverture de lignes atteint 100 %, mais obstacle et fin_fermeture simultanés n'ont jamais été testés
Pourquoi elle échoue. Exécuter chaque instruction au moins une fois ne couvre pas les combinaisons de gardes, les priorités ni les propriétés sur plusieurs chemins. Une propriété énumérée sur sept valeurs de temps ne décrit pas tous les nombres réels ni les séquences infinies possibles.
Comment la reprendre. Ajouter une matrice des combinaisons pertinentes, des tests de frontière et des invariants, puis relier chaque cas à une exigence ou un risque.
Étape du cours · 5 à 9 min
Analyser la durée d'un cycle sans masquer la chronologie
Une durée totale de cycle agrège ouverture, maintien ouvert, fermeture et temps de traitement. Les six durées synthétiques proches de dix secondes permettent de calculer dispersion et moyenne, mais une seule valeur globale ne localise pas un retard. La chronologie détaillée doit conserver les instants d'entrée et de sortie de chaque état. La moyenne peut satisfaire l'exigence tandis qu'un cycle individuel la dépasse ; les deux critères répondent à des questions différentes.
Le diagnostic compare d'abord les phases, puis les transitions et enfin la source du temps. Un retard constant dans toutes les phases peut venir de l'horloge ou de l'échantillonnage ; un retard seulement en FERMETURE peut venir de sa condition de fin ; une dispersion associée aux obstacles est un comportement de scénario, pas du bruit à supprimer. Le cours conserve donc une table d'événements et réserve des cycles à la validation de toute correction.
Les quatre instants d’un cycle nominal résument la demande, la fin d’ouverture, la fin du maintien ouvert et la fin de fermeture. Leurs trois différences donnent les durées de phase ; le premier et le dernier donnent le cycle entier. Ces événements résumés ne constituent pas une trace de toutes les observations de scrutation.
Pour les six répétitions indépendantes supposées, l’écart-type d’échantillon emploie n−1=5 et la Type A sur la moyenne vaut s/√6. Elle ne contient ni étalonnage, ni résolution, ni latence. Le relevé de défaut et les tests d’obstacle sont d’autres jeux : leurs résultats ne peuvent pas être déduits des seules six durées de cycle.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’ingénierie résolu
Comment conclure sur six durées synthétiques de cycle tout en évitant qu'une moyenne satisfaisante cache une phase ou un essai anormal ?
Pièces du dossier fictif
- six durées brutes
- seuil 12 s
- moyenne et maximum
- chronologies par état
- dispersion
- cycles de validation
Suivre le raisonnement et corriger l’erreur
Les six cycles de l’atelier mesuré vont de 9,98 à 10,03 s, pour une moyenne 10,005 s. Le maximum 10,03 est lui aussi sous 12 s ; la moyenne ne remplace pas cette comparaison individuelle. Les chronologies fournies donnent ouverture 3,5 s et maintien 3 s à chaque fois, puis fermeture égale à la durée totale moins 6,5 s. Le résidu moyen +0,005 s par rapport au nominal 10 s se situe donc dans cette phase du jeu synthétique. Cela ne désigne pas un frottement ou une latence physique. On conserve s≈0,018708 s et uA≈0,007638 s, obtenus avec six répétitions supposées indépendantes. Le relevé de défaut et les cycles interrompus par obstacle restent des protocoles distincts ; on ne les agrège pas à ces répétitions pour embellir une moyenne.
Erreur à éviter. les six durées sont moyennées, les chronologies supprimées et le cycle est déclaré conforme
Pourquoi elle échoue. L'agrégation a effacé le maximum, la dispersion et la contribution de chaque état. Une exigence sur tous les cycles a été remplacée sans justification par une exigence sur la moyenne.
Comment la reprendre. Conserver données brutes et chronologies, comparer moyenne et maximum à leurs critères respectifs, puis diagnostiquer les phases avant d'ajuster le modèle.
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Sources du cours
Édition Maxdecours · Vérifié le .
Spécialité sciences de l’ingénieur, Première générale, programme du BO spécial du 22 janvier 2019
- Programme de sciences de l'ingénieur de Première et Terminale généralesMinistère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse · consulté le 2026-09-13
- Programmes et ressources en sciences de l'ingénieur, voie GTÉduscol · consulté le 2026-09-13
- La démarche de l'ingénieurÉduscol · consulté le 2026-09-13
- Le Système international d'unités, 9e éditionBureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
- JCGM 100:2008, évaluation de l’incertitude de mesureJCGM, Bureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
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