Sciences de l’ingénieur · Première

Modèles mécaniques : du mécanisme à la position de l’outil

Une porte et un tiroir ne peuvent pas bouger de la même façon. Le modèle mécanique sert à décrire les mouvements possibles avant de calculer une position.

Un exemple pour commencer. Une charnière idéale laisse tourner la porte autour de son axe. Une glissière idéale laisse coulisser le tiroir dans une direction.

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Une séance à la fois

10 à 25 minenviron, par séance

6 séances

Cours, exemple résolu et deux questions avec leur correction.

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Les 6 séancesÀ répartir sur plusieurs jours
1 h 20 à 2 h 20
Quiz de bilan12 questions, après les séances
Environ 15 min
Cartes de révision12 cartes, pour un premier passage
Environ 10 min

Le quiz et les cartes se font en plus des séances. Choisis les ateliers et les dossiers techniques selon ce que tu veux retravailler.

Avance à ton rythme : les pauses et les reprises peuvent allonger ces durées.

Ces temps incluent les applications, le quiz et les cartes proposés avec l’abonnement.

Objectifs et prérequis

Objectifs du cours

Ce que tu vas savoir faire

  • Choisir les éléments du modèle et annoncer origine, axes, sens, unités et hypothèses avant un calcul de position.
  • Identifier mouvements permis et contraintes d'une liaison idéale sans les confondre avec sa réalisation technologique.
  • Construire et lire un schéma cinématique et un graphe de liaisons d'un mécanisme plan.
  • Calculer une position et une trajectoire par un modèle géométrique direct à deux articulations.
  • Distinguer position, déplacement, trajectoire et vitesse avec référentiel, repère et unité.
  • Construire un graphe des actions mécaniques et caractériser contacts et actions à distance.
  • Interpréter les écarts positionnels par hypothèses de jeu, géométrie, mesure et flexibilité.
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Séance 1 · 10 à 20 min

Choisir les solides et le repère

Cours

Un rappel utile

Un solide est une pièce que l’on considère indéformable dans le modèle. Le bâti est la pièce choisie fixe.

Pour décrire un mouvement, il faut un repère : une origine et des axes. Dans notre bras virtuel, O est fixé au bâti, x va vers la droite et y vers le haut. Les positions sont exprimées dans ce repère R0.

Le modèle comprend le bâti 0 et deux segments rigides 1 et 2. Le pivot O relie 0 à 1 ; le pivot A relie 1 à 2. Le point B est attaché au second segment : sa position dépend des deux angles.

q1 = 30° donne l’orientation du premier segment par rapport à x. q2 = −20° est relatif au premier segment. Le second est donc orienté à 30 + (−20) = 10° par rapport à x, et non à −20°.

Un modèle conserve ce qui sert à la question. Ici, les segments sont indéformables et les pivots parfaits. Calculer B permet d’étudier une position ; cela ne décrit ni le volume occupé, ni les collisions, ni les déformations réelles.

Deux barres articulées dans le repère de OO est fixe. La barre OA mesure 0,4 m et fait 30 degrés avec l’horizontale. AB mesure 0,35 m et fait -20 degrés par rapport à OA, soit 10 degrés avec l’horizontale. B est l’extrémité.xyq1q2OABOA : 0,4 m · AB : 0,35 m
O est fixe, B porte l’outil. q1 = 30° ; q2 = -20° est relatif à OA. AB est donc à 10° de l’horizontale.

Voir un exemple résolu

Le bras comporte un bâti, une première barre OA de 0,40 m et une seconde AB de 0,35 m. O est fixe.

  1. On repère les positions depuis O : x vers la droite, y vers le haut.
  2. A est l’articulation entre les barres ; B est l’extrémité dont on cherche la position.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Quels solides et repères faut-il conserver pour calculer la position du point-outil sans modéliser inutilement toute la machine ?

Pièces du dossier fictif
  1. Question : coordonnées de B dans R0, bras plan à deux segments rigides et pivots idéaux.
  2. OA=0,40 m ; AB=0,35 m ; q1=30° depuis x0 ; q2=−20° depuis OA ; z0 sort du plan.
  3. Le boîtier et les câbles ne modifient pas les axes dans ce modèle ; leur enveloppe n’est pas fournie.
Voir la correction

Le modèle retient trois solides : le bâti 0, le segment 1 et le segment 2. R0 est fixe au premier pivot, son axe x définit l'angle nul et z sort du plan. R1 tourne de q1 par rapport à R0 ; R2 tourne de q2 par rapport à R1, donc son orientation absolue vaut q1+q2. Le point-outil est à l'extrémité du segment 2. Les formes, moteurs et câbles sont omis pour la position, mais inscrits dans les limites car ils pourraient influencer collision, jeu ou flexibilité.

Erreur à éviter. le second angle q2 est lu directement depuis l'axe x de R0 alors qu'il est défini par rapport au premier segment

Pourquoi elle échoue. Repère d'expression et liaison ont été confondus. L'orientation absolue du second segment devient q2 au lieu de q1+q2, ce qui déplace toutes les positions calculées.

Comment la reprendre. Dessiner R0, R1 et les arcs d'angle. Écrire explicitement orientation(2/0) = q1 + q2 avant les projections sur x0 et y0.

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Séance 2 · 10 à 20 min

Dire quels mouvements une liaison autorise

Cours

Un rappel utile

Dans le plan, un solide libre peut se déplacer suivant x, suivant y et tourner. Une liaison en interdit certains mouvements.

Une liaison limite les mouvements possibles entre deux solides. Dans le plan, un solide libre peut se déplacer selon x, selon y et tourner autour de z : cela fait trois mouvements indépendants possibles.

Un pivot plan autorise une rotation autour de z et bloque les deux déplacements relatifs. Une glissière plane autorise un déplacement dans une direction fixée. Un encastrement bloque les trois mouvements du modèle plan.

Le nom d’une liaison indique des mouvements autorisés, pas l’action d’un moteur. Un pivot peut transmettre des efforts même lorsqu’il ne tourne pas. Il faut donc séparer la description du mouvement et celle des actions mécaniques.

Précise toujours si tu travailles dans le plan ou dans l’espace. Pour un ensemble avec des boucles, additionner sans précaution les mouvements autorisés de chaque liaison ne donne pas forcément la mobilité totale.

Voir un exemple résolu

Une porte est reliée au bâti par une liaison pivot idéale dans le plan.

  1. Le pivot permet une rotation autour de son axe.
  2. Il bloque les deux translations dans ce modèle : il reste un degré de liberté.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Quels mouvements relatifs les deux pivots du bras autorisent-ils et quelles contraintes imposent-ils dans le modèle plan ?

Pièces du dossier fictif
  1. Plan x0y0 : pivot O entre 0 et 1, pivot A entre 1 et 2 ; axes parallèles à z0.
  2. Chaque pivot autorise Rz ; translations Tx et Ty bloquées. Aucune boucle ni butée dans le dossier.
  3. Liaisons idéales sans frottement : réactions Fx et Fy possibles, couple autour de z0 nul pour le pivot seul.
Voir la correction
  1. Le but. Décrire les mouvements possibles entre solides avant de chercher des actions mécaniques ou la position du bras.

  2. Fixer le modèle. Dans le plan x0y0, un solide libre a trois mouvements indépendants : translation selon x, translation selon y et rotation autour de z.

  3. Lire chaque pivot. Le pivot O entre 0 et 1 autorise seulement la rotation q1 autour de z ; les deux translations relatives sont bloquées. Le pivot A entre 1 et 2 autorise de même la rotation relative q2.

  4. Compter avec la topologie. Cette chaîne est ouverte, sans boucle ni butée dans le dossier. q1 et q2 sont deux paramètres indépendants dans ce modèle ; on ne généralise pas ce comptage à un mécanisme fermé.

  5. Séparer mouvement et effort. Un pivot idéal peut transmettre des composantes de force suivant les translations bloquées, même lorsqu’il ne tourne pas. Le pivot seul ne transmet pas de couple de frottement autour de son axe.

  6. Conclure. On a identifié ce que les liaisons autorisent et contraignent, pas les valeurs de leurs efforts. Une butée ajoutée demanderait une contrainte ou un constituant explicite.

Erreur à éviter. un pivot est décrit comme autorisant une translation le long de son axe dans le modèle retenu

Pourquoi elle échoue. Les propriétés d'un pivot et d'une liaison pivot-glissant ont été mélangées. Le degré de liberté supplémentaire change la position et le nombre de paramètres du mécanisme.

Comment la reprendre. Repartir de la liste des six mouvements relatifs en espace, puis barrer ceux contraints. Dans le modèle plan du pivot, seule la rotation autour de z reste permise.

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Séance 3 · 15 à 25 min

Lire les connexions puis la géométrie

Cours

Un rappel utile

Un graphe de liaisons indique quelles pièces sont reliées ; il ne donne pas à lui seul leurs dimensions.

Un graphe de liaisons répond à « quels solides sont reliés ? ». Un sommet représente un solide et une arête une liaison. Pour le bras : 0 est relié à 1 par un pivot, puis 1 à 2 par un autre pivot.

Ce graphe ne donne pas les longueurs ni les positions des pivots. Le schéma cinématique ajoute une représentation géométrique simplifiée : O, A, B, les axes et les segments nécessaires pour expliquer le mouvement.

Plusieurs pièces vissées sans mouvement relatif peuvent former un même solide dans ce modèle. Compter les pièces d’une nomenclature ne revient donc pas toujours à compter les solides du schéma.

Pour vérifier ton dessin, retrouve les mêmes connexions dans le graphe, puis les mêmes conventions sur le schéma. Deux dessins d’apparence différente peuvent représenter le même modèle si ces relations restent identiques.

Voir un exemple résolu

Le bâti est relié à OA par un pivot en O ; OA est reliée à AB par un pivot en A.

  1. Le chemin des pièces est bâti → OA → AB.
  2. Pour calculer la position de B, il faut en plus les longueurs et les angles.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir pour comprendre

Deux segments, une orientation relative

AB est orienté à q1+q2=10° dans R0. La géométrie ne représente pas une enveloppe de collision.

Bras plan : origine O, coude A et point-outil BLes segments OA et AB sont dessinés à une même échelle à partir des longueurs et angles du dossier. Le tableau donne les paramètres et coordonnées dans R0. Ce schéma ne représente aucune enveloppe de collision.OABL1L2x₀y₀
Paramètres et coordonnées, modèle plan dans R0
ÉlémentValeur
L1 ; L20,4 m ; 0,35 m
q1 ; q2 relatif30° ; -20°
Orientation de AB dans R010°
A : x ; y0,34641 m ; 0,2 m
B : x ; y0,691093 m ; 0,260777 m

Lis le schéma. Lis les conventions, puis rapproche chaque valeur de la géométrie ou du critère concerné.

AB est orienté à q1+q2=10° dans R0. La géométrie ne représente pas une enveloppe de collision.

Schéma pédagogique original Maxdecours ; paramètres et positions synthétiques, aucun mouvement réel. · Source du repère · 13/09/2026

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Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Quelles informations le graphe de liaisons et le schéma cinématique conservent-ils chacun pour le bras à deux pivots ?

Pièces du dossier fictif
  1. Classe 0 : socle et logement fixe de O ; classe 1 : bras OA et logement de A fixés ensemble ; classe 2 : bras AB et outil fixé en B.
  2. Connexions : pivot d’axe z0 à O entre 0 et 1, pivot d’axe z0 à A entre 1 et 2. Aucun contact outil-bâti.
  3. Dimensions nominales 0,40 m et 0,35 m ; angles 30° et −20° relatif. La figure fournit les coordonnées calculées.
Voir la correction

Le graphe contient les nœuds 0, 1, 2 et les arêtes pivot 0-1 et pivot 1-2 ; il montre une chaîne ouverte connexe. Le schéma ajoute l'origine commune de R0 au premier pivot, la longueur L1 vers le second pivot, L2 vers l'outil et les orientations q1 et q1+q2. Le graphe suffit à détecter un solide oublié ou une boucle, mais pas à calculer x et y. Le schéma doit donc indiquer repère, sens des angles et unités des longueurs avant les équations. La concordance des noms entre les deux vues est enfin contrôlée.

Erreur à éviter. le graphe de liaisons est utilisé pour lire directement une longueur entre deux axes

Pourquoi elle échoue. Un graphe topologique ne code pas nécessairement la géométrie ou l'échelle. La position dessinée des nœuds sert à la lisibilité et non à une mesure.

Comment la reprendre. Reporter longueurs et axes sur le schéma cinématique ou dans une table de paramètres. Utiliser le graphe seulement pour les connexions et la structure.

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Séance 4 · 15 à 25 min

Trouver la position du point B

Cours

Un rappel utile

Pour une barre L faisant un angle α avec l’horizontale : projection horizontale L cos α, verticale L sin α. Mets la calculatrice en degrés.

Pour trouver B, additionne les déplacements O vers A et A vers B. Les longueurs sont L1 = 0,40 m et L2 = 0,35 m. Chaque segment contribue à la coordonnée horizontale et à la coordonnée verticale.

Pour x, utilise le cosinus : x = L1 cos(q1) + L2 cos(q1 + q2). Pour y, utilise le sinus à la place du cosinus. La somme q1 + q2 rappelle que le second angle est relatif.

Avec 30° et −20°, on obtient B ≈ (0,691 ; 0,261) m. Une calculatrice en mode degrés peut utiliser ces angles ; un programme qui attend des radians doit d’abord effectuer la conversion.

Une trajectoire est une suite de positions au cours du temps. Pour calculer une vitesse, il faut aussi les instants. Des points dans une zone ne garantissent pas que toutes les positions intermédiaires, ni le volume du bras, y restent.

Deux barres articulées dans le repère de OO est fixe. La barre OA mesure 0,4 m et fait 30 degrés avec l’horizontale. AB mesure 0,35 m et fait -20 degrés par rapport à OA, soit 10 degrés avec l’horizontale. B est l’extrémité.xyq1q2OABOA : 0,4 m · AB : 0,35 m
O est fixe, B porte l’outil. q1 = 30° ; q2 = -20° est relatif à OA. AB est donc à 10° de l’horizontale.

Voir un exemple résolu

OA = 0,40 m à 30°. AB = 0,35 m à −20° par rapport à OA, donc à 10° par rapport à l’horizontale.

  1. Angle absolu de AB : 30 + (−20) = 10°. Alors xB = 0,40 cos 30° + 0,35 cos 10°.
  2. xB ≈ 0,691 m ; yB = 0,40 sin 30° + 0,35 sin 10° ≈ 0,261 m. On additionne les projections des deux barres.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir pour comprendre

Cinq points, un échec de zone

Le dernier point est hors zone par ses deux coordonnées. La portée correcte ne compense pas cet échec.

Cinq points, un échec de zone
InstantPosition B (m)Zone
0 s0,738606 ; 0,008682Dedans
0,5 s0,725877 ; 0,136808Dedans
1 s0,691093 ; 0,260777Dedans
1,5 s0,635310 ; 0,376822Dedans
2 s0,560224 ; 0,481418Dehors

Lis le schéma. Chaque position s’écrit (x ; y) dans R0. Zone fermée : x de 0,60 à 0,75 m, y de 0 à 0,40 m. Compare séparément les deux coordonnées aux quatre bornes.

Le dernier point est hors zone par ses deux coordonnées. La portée correcte ne compense pas cet échec.

Schéma pédagogique original Maxdecours ; paramètres et positions synthétiques, aucun mouvement réel. · Source du repère · 13/09/2026

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Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Comment estimer la vitesse à 1 s à partir de trois positions datées d’un point sur un cercle ?

Pièces du dossier fictif
  1. Un seul segment de 0,50 m, second de longueur nulle, tourne dans R0 : q1=0°, 30°, 60° aux temps 0 ; 1 ; 2 s ; q2=0°.
  2. Positions indépendantes par trigonométrie : (0,500000 ; 0), (0,433013 ; 0,250000), (0,250000 ; 0,433013) m.
  3. La différence centrée à 1 s utilise les positions à 0 et 2 s ; le dénominateur est 2 s.
Voir la correction
  1. Le but. Estimer le vecteur vitesse à 1 s avec les positions qui l’encadrent. La position du milieu sert à situer le vecteur, pas à remplacer un des deux voisins dans la différence centrée.

  2. Repérer les instants. Les voisins sont à 0 s et 2 s. Leur intervalle vaut 2 − 0 = 2 s, même si le pas d’acquisition est de 1 s.

  3. Calculer la composante horizontale. vₓ ≈ (0,250000 − 0,500000)/2 = −0,125 m/s. Le signe négatif indique que la coordonnée x diminue.

  4. Calculer la composante verticale. vᵧ ≈ (0,433012702 − 0)/2 = +0,216506351 m/s. La norme obtenue par racine de la somme des carrés vaut 0,250 m/s.

  5. Contrôler sans confondre les modèles. À vitesse angulaire constante de 30°/s, la vitesse instantanée serait 0,50 × π/6 ≈ 0,261799 m/s. La différence centrée utilise la corde entre deux positions, pas l’arc : elle est une approximation.

  6. Conclure. L’estimation à 1 s est (−0,125 ; +0,2165) m/s. Garder 2 s au dénominateur évite de doubler artificiellement les deux composantes.

Erreur à éviter. Le déplacement entre 0 et 2 s est divisé par 1 s au lieu de 2 s.

Pourquoi elle échoue. Le pas entre deux acquisitions a été confondu avec l’intervalle couvrant les deux voisins du point central ; les deux composantes de vitesse sont alors doublées.

Comment la reprendre. Écrire explicitement t2−t0=2 s sous chaque différence de coordonnées et conserver l’unité m/s jusqu’au résultat.

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Séance 5 · 15 à 25 min

Identifier qui agit sur qui

Cours

Un rappel utile

Une action mécanique a un auteur et un receveur. Le poids est l’action de la Terre sur le solide.

Une action mécanique décrit l’effet d’un solide sur un autre : contact, poids, effort transmis. Commence par isoler le solide étudié, puis nomme ce qui agit sur lui depuis l’extérieur.

Sur le segment 2, le poids agit au centre de gravité et la liaison en A transmet une action du segment 1. Le point d’application et la direction font partie du modèle ; une flèche sans nom reste ambiguë.

L’action de 1 sur 2 et celle de 2 sur 1 sont opposées, mais elles s’appliquent à deux solides différents. On ne les annule donc pas dans le bilan du seul solide 2.

Pour l’ensemble 1 + 2, l’échange interne au pivot A ne figure plus parmi les actions extérieures. Le choix du système isolé change le bilan : annonce ce choix avant d’écrire une relation d’équilibre.

Voir un exemple résolu

Une charge de masse 2 kg est tenue par le bras. On prend g = 9,81 N/kg.

  1. Son poids vaut P = m × g = 2 × 9,81 = 19,62 N.
  2. Le poids agit verticalement vers le bas. La masse en kilogrammes et la force en newtons ne sont pas la même grandeur.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Quelles actions extérieures inscrire sur le segment 2, sans inventer les réactions de son pivot ?

Pièces du dossier fictif
  1. Isoler uniquement le segment 2, supposé uniforme : m2=0,40 kg ; g=9,81 m/s² dirigé vers −y0.
  2. G2 est au milieu de AB ; pivot idéal en A avec 1 ; aucune charge terminale ni action de moteur définie dans cet inventaire.
  3. Le pivot seul ne transmet pas de couple autour de z0 ; ses composantes de force restent inconnues.
Voir la correction

La Terre exerce le poids de 2 en G2 : P2=m2g=3,924 N, dirigé selon −y0. Le solide 1 exerce en A l’action du pivot, représentée dans le plan par deux composantes inconnues Fx et Fy. Le pivot idéal seul n’exerce pas de couple autour de z0. L’inventaire ne fixe ni Fx ni Fy : il ne décrit pas un état d’équilibre ou un moteur de maintien. La Terre appartient au graphe des actions, pas aux trois solides reliés par les pivots. Sur le solide 1 isolé, l’action réciproque de 2 aurait des composantes opposées.

Erreur à éviter. le poids du segment est relié au bâti comme une liaison supplémentaire

Pourquoi elle échoue. Une action à distance a été confondue avec une contrainte cinématique. Le graphe de liaisons et le graphe des actions ont été fusionnés, ce qui attribue au poids un mouvement relatif inexistant.

Comment la reprendre. Conserver deux artefacts. Le poids apparaît dans l'inventaire des actions sur le solide isolé, tandis que seules les connexions mécaniques apparaissent dans le graphe de liaisons.

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Séance 6 · 15 à 25 min

Comparer une position prévue et une indication

Cours

Un rappel utile

Compare des coordonnées exprimées dans le même repère et la même unité avant de calculer un écart.

Un résidu de position vaut ici indication moins position prévue. Si toutes les indications sont proches les unes des autres mais décalées, la répétabilité est bonne sans que l’accord avec la référence soit forcément bon.

La moyenne décrit le centre des six positions ; l’écart-type décrit leur dispersion. La composante de type A sur la moyenne vaut s / √6 sous les hypothèses fournies. Elle ne chiffre ni jeu du pivot ni erreur du repère.

Un écart peut suggérer plusieurs causes : longueur, angle, repère ou déformation. Il ne les départage pas à lui seul. Quand q2 = 0, la position dépend notamment de L1 + L2 : ce cas seul ne sépare pas les deux longueurs.

La recherche des causes et l’identification autonome prolongent le cours. Dans le parcours guidé, tu compares les valeurs et leur critère en conservant les conditions, puis tu proposes une observation qui apporterait une information nouvelle.

Voir un exemple résolu

Le modèle donne xB = 0,691 m ; la mesure donne 0,695 m dans le même repère.

  1. Écart signé = mesure − modèle = 0,695 − 0,691 = +0,004 m.
  2. Comme 1 m = 1 000 mm, cet écart vaut +4 mm. Il ne révèle pas encore la cause.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Quel jeu est répétable, et lequel présente un décalage moyen, lorsque les résidus sont fournis en millimètres ?

Pièces du dossier fictif
  1. Trois répétitions synthétiques, même configuration, charge et sens d’approche : résidus x par rapport à la même cible 3,8 ; 4,0 ; 4,2 mm.
  2. Un second jeu distinct, même protocole dans ce jeu : résidus x −5 ; 0 ; 5 mm.
  3. Le modèle nominal ne prédit aucun résidu ; comparer moyenne et écart-type d’échantillon, sans éliminer une valeur.
Voir la correction

Le premier jeu donne une moyenne de 4,0 mm et un écart-type d’échantillon de 0,2 mm : les valeurs sont serrées mais décalées par rapport à la cible. Le second donne une moyenne nulle et un écart-type de 5 mm : l’absence de décalage moyen ne le rend pas répétable. Les diviseurs de variance valent ici 3−1=2. Ces deux petits jeux distincts illustrent des signatures, pas des causes identifiées. Un zéro de repère, une longueur ou une condition d’approche doivent être départagés par d’autres configurations et un protocole contrôlé.

Erreur à éviter. Le jeu centré en zéro est déclaré meilleur sans comparer la dispersion.

Pourquoi elle échoue. La moyenne peut masquer des écarts de signes opposés qui se compensent. Une erreur moyenne nulle et une faible dispersion sont deux propriétés différentes : il faut conserver les deux indicateurs.

Comment la reprendre. Conserver tous les résidus, calculer moyenne et écart-type séparément, puis relier chacun à un critère annoncé et aux conditions du jeu.

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Sources du cours

Édition Maxdecours · Vérifié le .

Spécialité sciences de l’ingénieur, Première générale, programme du BO spécial du 22 janvier 2019

  1. Programme de sciences de l'ingénieur de Première et Terminale généralesMinistère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse · consulté le 2026-09-13
  2. Programmes et ressources en sciences de l'ingénieur, voie GTÉduscol · consulté le 2026-09-13
  3. La démarche de l'ingénieurÉduscol · consulté le 2026-09-13
  4. Le Système international d'unités, 9e éditionBureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
  5. JCGM 100:2008, évaluation de l’incertitude de mesureJCGM, Bureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13