Sciences de l’ingénieur · Première
Mesurer : protocole, résolution, erreurs et incertitude
Deux mesures d’un même objet ne donnent pas toujours exactement le même nombre. Il faut distinguer une dispersion, un décalage et la précision de l’instrument.
Un exemple pour commencer. Dans un exemple fictif, une masse de référence de 100 g est toujours indiquée à 105 g : les mesures sont proches entre elles, mais décalées de 5 g.
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Une séance à la fois
10 à 25 minenviron, par séance
Cours, exemple résolu et deux questions avec leur correction.
Organiser mon temps
- Les 6 séancesÀ répartir sur plusieurs jours
- 1 h 20 à 2 h 20
- Quiz de bilan12 questions, après les séances
- Environ 15 min
- Cartes de révision12 cartes, pour un premier passage
- Environ 10 min
Le quiz et les cartes se font en plus des séances. Choisis les ateliers et les dossiers techniques selon ce que tu veux retravailler.
Avance à ton rythme : les pauses et les reprises peuvent allonger ces durées.
Ces temps incluent les applications, le quiz et les cartes proposés avec l’abonnement.
Objectifs et prérequis
Objectifs du cours
Ce que tu vas savoir faire
- Définir la grandeur à mesurer en nommant le point, l'origine, l'axe, la phase et l'unité du protocole fourni.
- Vérifier l’ordre de grandeur, la plage et le pas de conversion d’une chaîne virtuelle.
- Distinguer indication, résidu, biais soupçonné, dispersion et correction.
- Conserver les valeurs et les conditions nécessaires pour refaire un traitement.
- Calculer moyenne, écart-type et composante de type A sur la moyenne à partir de formules fournies.
- Lire un dossier distinguant identification du modèle et observations réservées.
- Comparer chaque critère à la bonne grandeur et formuler une conclusion limitée aux données.
1Séance 1 · 10 à 20 min
Définir ce que l’on mesure
Séance 1 · 10 à 20 min
Définir ce que l’on mesure
Cours
Un rappel utile
Le mesurande est la grandeur que l’on veut mesurer. Un protocole précise où et comment la mesurer.
Le mesurande est la grandeur recherchée. « La position » ne suffit pas : le dossier définit la distance de P depuis O selon l’axe x de R0, pendant la phase immobile du chariot virtuel, en mètres.
Les unités permettent une première vérification. 350 mm = 0,350 m. Une position de 348 mm vaut 0,348 m ; son écart signé à 0,350 m vaut −0,002 m, soit −2 mm. Le signe indique ici une coordonnée plus faible.
Le protocole explique comment obtenir les indications et les traiter. La série des mesures répétées (P) contient des positions ; les codes numériques (Q) sont les indications brutes du convertisseur. Les points d’étalonnage (I) servent à fixer une loi ; les points de contrôle réservés (V) servent ensuite à la tester. Chaque jeu a un rôle précis.
Pour comparer deux résultats, garde le même point, le même repère, la même phase et la même unité. Conserve aussi les données d’origine : un code converti ne remplace pas silencieusement une autre observation.
Voir un exemple résolu
On veut mesurer la distance entre la face d’un capteur et une cible fixe, en mètres.
- La distance est le mesurande ; la tension fournie par le capteur est une indication à convertir.
- On fixe les deux points de référence pour éviter de comparer des distances prises depuis des origines différentes.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Quelles informations manquent à la consigne « mesurer la position du chariot » pour produire un résultat comparable à l'exigence ?
Pièces du dossier fictif
- F1 : point P depuis O selon x de R0
- phase immobile, consigne 0,350 m
- P : six positions en mètres sous P1
- Q4 : code brut 1976, dossier distinct
- conserver unités, rôles et version avant calcul
Voir la correction
La distance cherchée est celle du point P depuis O selon x de R0, pendant la phase immobile, exprimée en mètres. Le protocole P1 indique les six positions P, que l’on conserve sans suppression pour calculer leur moyenne et leur dispersion. Q4=1976 appartient à un autre dossier de codes : son décodage donne environ 0,3480952381 m et ne doit pas être substitué à P4=0,348 m. Pour comparer une erreur, il faut encore nommer une référence et la règle de décision du dossier concerné. Une valeur accompagnée seulement de « m » ne fixe pas ces choix.
Erreur à éviter. deux groupes annoncent 350 mm et 0,350 m mais n'ont ni le même point du chariot ni la même origine
Pourquoi elle échoue. L'égalité numérique après conversion masque deux mesurandes différents. Point, repère et conditions n'ont pas été fixés avant l'acquisition.
Comment la reprendre. Rédiger la phrase complète du mesurande, annoter le repère et relier chaque colonne de données à cette définition avant de comparer.
2Séance 2 · 10 à 20 min
Vérifier la plage avant la résolution
Séance 2 · 10 à 20 min
Vérifier la plage avant la résolution
Cours
Un rappel utile
Une plage indique les valeurs mesurables. La résolution est le plus petit pas affichable ; elle n’est pas l’exactitude.
La plage est l’intervalle que la chaîne peut représenter. La résolution décrit un plus petit changement représentable. Avant de comparer les pas, vérifie que toutes les valeurs utiles sont dans la plage.
La loi fictive u = 0,20 + 4d transforme les distances de 0 à 0,50 m en tensions de 0,20 à 2,20 V. Une chaîne limitée à 1,80 V accepte le point nominal à 1,60 V, mais pas toute cette plage.
Pour le convertisseur idéal du dossier, les codes de 0 à 4 095 couvrent 0 à 3,30 V. Le pas en tension est 3,30 / 4 095 V. Diviser ensuite par la sensibilité de 4 V/m donne environ 0,2015 mm par code.
Un petit pas ne garantit pas une petite erreur à une référence. Il ne chiffre pas tout le bruit ni tous les décalages. La convention des deux extrémités est celle de cet exercice ; on ne change pas son dénominateur en cours de calcul.
Voir un exemple résolu
Un instrument affiche les distances par pas de 1 mm sur une plage de 0 à 500 mm.
- Il peut afficher 350 mm puis 351 mm : le pas vaut 1 mm.
- Une distance de 600 mm dépasse la plage, même si on peut écrire ce nombre avec la même unité.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Voir pour comprendre
De la distance au code, puis au résultat
Un exemple calculé dans la convention de codes extrêmes. Les valeurs intermédiaires ne sont pas des acquisitions indépendantes.
| Étape | Relation et valeur | Sens |
|---|---|---|
| Distance fournie | d=0,350 m | Entrée du modèle |
| Tension prédite | u=0,20+4d=1,60 V | Vérifier 0<=u<=3,30 V |
| Code | k=arrondi_pair(u×4095/3,30)=1985 | 4096 niveaux, 4095 intervalles |
| Tension reconstruite | u*=1985×3,30/4095≈1,5996337 V | Indication numérique interprétée |
| Distance estimée | d*=(u*−0,20)/4≈0,3499084 m | Même loi inverse fournie |
| Résidu signé | d*−d≈−0,0000915751 m | Écart numérique, pas erreur physique totale |
Lis le schéma. Suivre les unités ; lire le signe du résidu après la reconstruction.
Le code est discret ; la résolution ne démontre pas la justesse du modèle.
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Le convertisseur idéal 12 bits sur 3,30 V possède-t-il une quantification compatible avec une erreur cible de 0,003 m ?
Pièces du dossier fictif
- 4095 intervalles
- pleine échelle 3,30 V
- sensibilité 4,00 V/m
- seuil 0,00025 m
- tension prédite 1,60 V
Voir la correction
Le pas de tension vaut 3,30/4095 = 0,000805861 V environ. Le pas équivalent en distance est ce nombre divisé par 4,00 V/m, soit 0,000201465 m. Il est inférieur au seuil de conception de 0,00025 m et bien inférieur à l'erreur cible de 0,003 m. La tension du point nominal, 0,20 + 4,00 × 0,350 = 1,60 V, reste dans la plage. On conclut seulement à la compatibilité de la quantification du modèle ; aucun résultat sur bruit, biais, stabilité ou exactitude du capteur ne peut être déduit.
Erreur à éviter. 4096 est divisé par 3,30 puis le résultat est annoncé comme une résolution en mètres
Pourquoi elle échoue. Le rapport a été inversé et les domaines tension-distance ont été confondus. La sensibilité n'a pas été utilisée avec ses unités, et aucun contrôle dimensionnel n'a arrêté l'erreur.
Comment la reprendre. Calculer volts par intervalle, puis diviser par volts par mètre. Conserver V/code puis m/code et comparer à un seuil en mètres.
3Séance 3 · 15 à 25 min
Distinguer dispersion et décalage
Séance 3 · 15 à 25 min
Distinguer dispersion et décalage
Cours
Un rappel utile
Le biais décale les résultats ; la dispersion décrit leur étalement. Corriger un décalage ne supprime pas l’étalement.
La dispersion décrit l’étalement des répétitions. Un décalage décrit leur déplacement par rapport à une référence. Des points très serrés mais tous cinq millimètres trop loin sont répétables sans être proches de cette référence.
Ajouter 5 mm à chaque position augmente la moyenne de 5 mm. Les distances de chaque point à cette nouvelle moyenne ne changent pas : l’écart-type reste identique. Tu peux l’observer dans l’atelier.
Le résidu signé vaut indication interprétée moins référence. Pour un décalage identifié de +5 mm, la correction envisagée est −5 mm. Le signe opposé réduit le décalage ; il ne réduit pas automatiquement la dispersion.
Avant de corriger, il faut justifier l’effet, son domaine et un contrôle séparé. Une série décalée ne prouve pas à elle seule sa cause. Conserve le brut, la correction et le résultat, sans supprimer les points gênants.
Voir un exemple résolu
Une référence vaut 100 mm. Trois indications valent 102, 102 et 102 mm.
- La moyenne vaut 102 mm ; l’écart à la référence vaut +2 mm.
- Une correction de −2 mm retire ce décalage observé. Les indications identiques ne prouvent pas une absence de tout défaut.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Que peut-on déduire de six positions peu dispersées autour de 0,350 m si l'origine du repère pourrait être décalée ?
Pièces du dossier fictif
- A : 349, 351, 350, 348, 352, 350 mm
- B : 354, 356, 355, 353, 357, 355 mm
- référence fictive 350 mm
- B est A décalé de +5 mm
- mêmes écarts à la moyenne dans A et B
Voir la correction
Le but. Distinguer le décalage d’un jeu par rapport à une référence et la dispersion autour de sa propre moyenne.
Calculer les centres. Pour A, la somme vaut 2 100 mm et la moyenne 350 mm. Chaque valeur de B vaut la valeur correspondante de A plus 5 mm : sa moyenne est donc 355 mm.
Regarder les écarts au centre. A donne −1, +1, 0, −2, +2, 0 mm autour de 350 mm. B donne les mêmes écarts autour de 355 mm. Décaler tout le jeu ne change donc pas son étalement.
Calculer l’écart-type d’échantillon. La somme des carrés vaut 10 mm² ; la division par 6 − 1 donne 2 mm² ; la racine donne environ 1,414 mm, pour A comme pour B.
Comparer à la référence. La moyenne de B a un résidu de 355 − 350 = +5 mm. Une correction de signe opposé, −5 mm, supprimerait ce résidu si l’effet était identifié et stable.
Conclure. Une faible dispersion ne prouve pas la justesse. Conserver les données brutes et contrôler une autre référence empêche de prendre un simple ajustement du jeu pour une validation de sa cause.
Erreur à éviter. la faible dispersion est présentée comme la preuve que l'origine et la sensibilité sont exactes
Pourquoi elle échoue. Répétabilité et justesse ont été confondues. Une erreur commune à toutes les répétitions ne contribue presque pas à l'écart-type autour de leur moyenne.
Comment la reprendre. Comparer à des références indépendantes sur plusieurs points et conserver séparément dispersion, résidu et correction éventuelle.
4Séance 4 · 15 à 25 min
Lire moyenne, écart-type et incertitude
Séance 4 · 15 à 25 min
Lire moyenne, écart-type et incertitude
Cours
Un rappel utile
Une moyenne additionne les valeurs puis divise par leur nombre. L’incertitude décrit un doute sur le résultat, pas une erreur connue.
La moyenne est la somme des valeurs divisée par leur nombre. Les six positions P donnent 0,350 m. Ce nombre décrit leur centre ; il ne signifie pas que chaque position vaut 0,350 m.
L’écart-type s décrit l’étalement autour de ce centre. Pour l’échantillon, on additionne les carrés des écarts, on divise par n − 1 puis on prend la racine. Ici, s vaut environ 1,414 mm.
Pour des répétitions suffisamment indépendantes et comparables, la composante de type A sur la moyenne vaut uA = s / √n. Avec six valeurs, elle vaut environ 0,577 mm. Elle concerne la moyenne, pas une future indication individuelle.
Une évaluation de type B utilise d’autres informations, comme une résolution ou un certificat. A et B nomment des méthodes, pas deux catégories d’erreurs. Une contribution non chiffrée n’est pas automatiquement nulle.
Voir un exemple résolu
Trois répétitions indépendantes donnent 9, 10 et 11 mm.
- Moyenne = (9 + 10 + 11)/3 = 10 mm.
- Pour une incertitude-type de la moyenne uA = s/√n, avec s = 1 mm et n = 3, uA ≈ 0,58 mm. Répéter réduit cette composante, pas un biais inconnu.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Pourquoi l'incertitude-type A sur la moyenne est-elle plus petite que l'écart-type des six positions, et que ne permet-elle pas d'affirmer ?
Pièces du dossier fictif
- P : 0,349 ; 0,351 ; 0,350 ; 0,348 ; 0,352 ; 0,350 m
- moyenne 0,350 m
- somme des carrés 0,000010 m²
- n=6 et n−1=5
- uA=s/√6 sous hypothèses de répétition
Voir la correction
Le but. Obtenir deux nombres qui ne décrivent pas le même objet : s pour la dispersion des indications, puis uA pour la composante d’incertitude sur leur moyenne.
Calculer la moyenne des six valeurs P : 0,350 m. Former les écarts à cette moyenne et les élever au carré ; leur somme vaut 0,000010 m².
Calculer la variance d’échantillon. Diviser par n − 1 = 5 donne 0,000002 m². La racine donne s = 0,00141421356 m, soit environ 1,414 mm.
Passer à la moyenne sous les hypothèses de répétitions comparables et suffisamment indépendantes. uA = s/√6 = 0,000577350269 m, soit environ 0,577 mm. On divise par √6 et non par 6.
Contrôler les rôles. s et uA ont la même unité, mais uA est plus petit parce qu’il porte sur la moyenne. Ce nombre ne remplace pas s pour décrire une future indication individuelle.
Conclure. Cette composante de type A ne chiffre ni l’erreur inconnue du capteur, ni une correction d’origine, ni le budget complet incluant les autres informations de type B.
Erreur à éviter. l'écart-type est divisé par six, puis le résultat est appelé erreur absolue du capteur
Pourquoi elle échoue. La formule de l'incertitude-type sur la moyenne utilise racine de n, et cette composante statistique n'est ni l'erreur inconnue ni un budget complet d'incertitude.
Comment la reprendre. Recalculer s avec n-1, utiliser s/racine(n), nommer la grandeur obtenue et dresser la liste des composantes de type B non évaluées.
5Séance 5 · 15 à 25 min
Contrôler une loi avec d’autres points
Séance 5 · 15 à 25 min
Contrôler une loi avec d’autres points
Cours
Un rappel utile
L’étalonnage relie indication et référence. Les points de contrôle servent ensuite à tester cette relation sans la régler à nouveau.
Un ajustement choisit une loi à partir d’un jeu de points. Le dossier I conduit à u = 0,210 + 4d. L’accord avec les points qui ont servi à fixer la loi ne constitue pas un contrôle indépendant.
Le jeu V a été réservé. Pour chaque tension, on applique sans retouche d = (u − 0,210) / 4, puis on soustrait la distance de référence. Les paramètres restent les mêmes pour tous les points.
V5 donne 2,026 V pour 0,450 m. Le calcul fournit (2,026 − 0,210) / 4 = 0,454 m, puis un résidu de +0,004 m, soit +4 mm. Ce point dépasse la limite de 3 mm.
Ne modifie pas la loi sur V avant d’annoncer V comme contrôle réservé. Un étalonnage réel demanderait aussi références et incertitudes documentées. Ici, tu apprends à séparer ajustement, contrôle et cause encore inconnue.
Voir un exemple résolu
La loi ajustée du dossier donne u = 0,210 + 4d, avec u en V et d en m. Une indication vaut 1,410 V.
- On retire d’abord l’offset : u − 0,210 = 4d, donc d = (u − 0,210)/4.
- d = (1,410 − 0,210)/4 = 0,30 m. Dans le dossier : mesures répétées (P), codes numériques (Q), étalonnage (I), contrôle réservé (V).
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Voir pour comprendre
Trois preuves à ne pas confondre
Les rôles I et V sont fixés avant les calculs. Les indications analogiques ne proviennent pas de Q.
| Dossier | Résultat accessible | Limite |
|---|---|---|
| I : six points pour fixer la loi | u=0,210+4d et résidus nuls sur I | Accord d’ajustement, pas contrôle indépendant |
| V1 : point réservé | Résidu +0,2 mm, seuil 3 mm satisfait | Un seul point ne valide pas toute la plage |
| V5 : point réservé | Résidu +4 mm, seuil 3 mm dépassé | Cause non identifiée ; ne pas supprimer |
| Étalonnage métrologique | Relation aux références avec incertitudes | Non réalisé par ces seuls tableaux |
| Traçabilité du calcul | Données, unités, paramètres et versions conservés | Ne prouve pas une traçabilité aux étalons |
Lis le schéma. Comparer la question traitée, les données et ce que chaque résultat autorise.
Un point réservé peut faire échouer le critère malgré un ajustement parfait.
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Pourquoi faut-il réserver des distances de validation après avoir estimé sensibilité et décalage sur les points d'étalonnage ?
Pièces du dossier fictif
- I1 : 0 m et 0,210 V ; I6 : 0,500 m et 2,210 V
- loi fournie u=0,210+4d
- V1 : 0,050 m et 0,4108 V
- V5 : 0,450 m et 2,0260 V
- seuil |résidu|<=0,003 m, rôles fixés avant lecture
Voir la correction
La pente entre I1 et I6 vaut (2,210−0,210)/0,500=4 V/m et le décalage 0,210 V. V1 donne (0,4108−0,210)/4=0,0502 m, soit +0,2 mm : critère satisfait. V5 donne 0,454 m, soit +4 mm : critère non satisfait. Il ne faut ni retoucher l’offset pour absorber V5 ni le supprimer après lecture. Ce contraste montre ce qu’apporte un point réservé ; il ne transforme pas les données synthétiques en étalonnage physique ni en preuve de la cause du défaut. Le signe positif indique une distance surestimée ; le critère compare sa valeur absolue au seuil fourni.
Erreur à éviter. une droite passe exactement par deux points, puis ces deux points sont cités comme preuve d'exactitude sur toute la plage
Pourquoi elle échoue. Deux paramètres peuvent toujours ajuster deux points distincts. Aucun point indépendant ne teste linéarité, stabilité, interpolation ou effet de quantification.
Comment la reprendre. Réserver des points intermédiaires et des répétitions, fixer l'erreur admissible avant la validation et ne pas réajuster sur ses résultats.
6Séance 6 · 15 à 25 min
Conclure critère par critère
Séance 6 · 15 à 25 min
Conclure critère par critère
Cours
Un rappel utile
Un résultat d’essai conclut sur la condition réellement testée. L’erreur absolue est la valeur positive de l’écart à la référence.
Chaque critère garde sa grandeur et son jeu : l’écart-type de P, le pas des codes Q et le maximum des résidus de V. Un bon résultat sur une ligne ne remplace pas un échec sur une autre.
Dans le dossier, la dispersion de P et le pas de Q satisfont leurs seuils. V5 échoue avec 4 mm pour une limite de 3 mm. Une moyenne favorable sur P ne peut pas effacer ce point de V.
Une conclusion utile cite la donnée et le calcul : « P satisfait le seuil de dispersion de l’exercice ». « Le capteur est exact » va plus loin que ce que montrent les répétitions, les codes ou les points d’ajustement.
Termine par le statut de chaque critère : satisfait, non satisfait ou non évalué. Signale les informations à obtenir, notamment les contributions d’incertitude absentes. Les valeurs de ce cours restent des données synthétiques.
Voir un exemple résolu
La référence est 0,450 m, l’indication corrigée 0,454 m. La limite d’erreur absolue est 3 mm.
- Écart = 0,454 − 0,450 = 0,004 m = 4 mm.
- 4 > 3 : le critère échoue sur ce point, même si la moyenne des répétitions est stable.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique
Cas d’ingénierie résolu
Voir un exemple résolu
Que décider lorsque la dispersion P et le pas Q satisfont leurs seuils mais que V5 présente une erreur de 4 mm ?
Pièces du dossier fictif
- P : s=1,414 mm, seuil 2 mm
- Q : q=0,201465 mm/code, seuil 0,25 mm/code
- V5 : erreur +4 mm, seuil absolu 3 mm
- loi fixée sur I avant V
- composantes B non évaluées
Voir la correction
La dispersion P satisfait REQ-REP et le pas Q satisfait REQ-RES dans leurs dossiers respectifs. Pour V5, (2,026−0,210)/4=0,454 m ; par rapport à 0,450 m, le résidu vaut +0,004 m, donc REQ-ETA échoue. La moyenne P égale à 0,350 m et un pas fin ne changent pas ce résultat. On conserve V5 et le statut non satisfait ; on examine ensuite des hypothèses distinctes, sans déclarer sa cause démontrée. Aucun budget complet ni instrument physique n’est qualifié.
Erreur à éviter. toutes les cases d'incertitude manquantes sont remplacées par zéro pour rendre la somme compatible avec l'exigence
Pourquoi elle échoue. Absence d'information et valeur nulle ont été confondues. Le calcul devient précis en apparence tout en supprimant les principales limites de la preuve.
Comment la reprendre. Marquer les composantes non évaluées, borner la conclusion au calcul disponible et convertir chaque manque critique en exigence de revue ou d'essai.
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Sources du cours
Édition Maxdecours · Vérifié le .
Spécialité sciences de l’ingénieur, Première générale, programme du BO spécial du 22 janvier 2019
- Programme de sciences de l'ingénieur de Première et Terminale généralesMinistère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse · consulté le 2026-09-13
- Programmes et ressources en sciences de l'ingénieur, voie GTÉduscol · consulté le 2026-09-13
- La démarche de l'ingénieurÉduscol · consulté le 2026-09-13
- VIM3 : étalonnage, type A, type B et traçabilité métrologiqueJCGM, Bureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
- Le Système international d'unités, 9e éditionBureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
- VIM3 : Évaluation de type AJCGM, Bureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
- VIM3 : Évaluation de type BJCGM, Bureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
- VIM3 : Traçabilité métrologiqueJCGM, Bureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-13
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