Ce que tu vas savoir faire
- Construire l’image d’un objet-plan réel par les rayons remarquables d’une lentille convergente.
- Exploiter la relation de conjugaison avec des distances algébriques orientées.
- Déterminer nature, sens et taille d’une image à l’aide du grandissement.
- Estimer une distance focale, tester la conjugaison et réaliser une mise au point.
- Prévoir une superposition de lumières colorées par synthèse additive.
- Prévoir l’effet de filtres ou pigments par synthèse soustractive.
- Interpréter la couleur d’un objet sous un éclairage donné.
- Relier trichromie, sensibilités des cônes et limites d’une conclusion sur le spectre.
Vérifie tes prérequis
- Reconnaître une lentille mince convergente, son centre optique et ses foyers.
- Utiliser le théorème de Thalès et des grandeurs algébriques.
- Distinguer lumière incidente, absorbée, diffusée et transmise.
Le chapitre en bref
Une lentille convergente forme une image selon la géométrie des rayons et une convention algébrique annoncée. La relation de conjugaison localise l’image ; le grandissement en donne taille et sens ; un écran ne recueille qu’une image réelle. La couleur, elle, ne se déduit pas du seul nom de l’objet : elle dépend des composantes de la lumière incidente, de celles ajoutées ou retirées par sources, filtres ou matière, puis de la réponse trichromatique de l’œil.
1. Quel contrat géométrique permet de construire une image ?
On oriente l’axe optique dans le sens de propagation de la lumière et l’on place le centre O, le foyer objet F et le foyer image F′. Pour une lentille convergente dans l’air, . Les distances , et sont algébriques : leur signe dépend de leur position sur cet axe.
Depuis le sommet B de l’objet, un rayon incident parallèle à l’axe ressort par F′ ; un rayon passant par O n’est pas dévié dans le modèle ; un rayon passant par F ressort parallèle à l’axe. Deux rayons localisent B′, le troisième contrôle la construction. Une image réelle correspond à une convergence effective et peut être recueillie sur un écran ; une image virtuelle correspond à l’intersection des prolongements et ne le peut pas.
Axe → foyers → rayons → intersection → écran
Où les rayons se rencontrent-ils réellement ?
Le sommet image B′ est l’intersection effective ; un écran placé dans ce plan reçoit une image nette.
Leurs prolongements vers l’amont se croisent en B′ : l’œil peut voir l’image, mais un écran ne la recueille pas.
Avant ou après le plan de convergence, chaque point objet produit une tache et l’image paraît floue.
Chaque zone non masquée reçoit encore des rayons issus de tout l’objet ; l’image entière subsiste avec moins de lumière.
2. Comment la relation de conjugaison localise-t-elle l’image ?
Avec l’axe orienté de gauche à droite, la relation fournie s’écrit . Les trois distances doivent employer la même origine O, la même orientation et la même unité. La relation n’est pas tant que p, q et f ne sont pas précisément définis.
Pour et , on obtient , donc . Le signe positif place l’image après la lentille : elle est réelle. Le calcul doit ensuite être confronté au tracé et à l’écran.
Axe → distances → relation → signe → contrôle
Quel signe fixe la position de l’image ?
Le signe positif place l’image réelle après la lentille.
Le signe négatif place l’image virtuelle du côté de l’objet.
Changer d’unité ne change pas la géométrie si les trois distances restent cohérentes.
Une formule mémorisée sans convention ne permet pas de qualifier l’image.
3. Comment réunir position, sens et taille de l’image ?
Le théorème de Thalès conduit à . Le signe de décrit le sens avec la convention choisie : une valeur négative correspond à une image renversée ; sa valeur absolue compare les tailles. Pour l’exemple précédent, : l’image est renversée et deux fois plus petite.
Si l’objet réel est entre O et F, par exemple pour , alors et . Les rayons émergents divergent ; leurs prolongements donnent une image virtuelle, droite et agrandie située du côté de l’objet.
OA′ → rayons → écran → γ → verdict
Quel faisceau, quel signe, quel écran ?
L’écran placé à 15,0 cm reçoit l’image nette.
L’œil remonte les rayons vers leurs prolongements ; l’écran ne reçoit pas l’image.
Cette configuration fournit un contrôle géométrique simple du montage.
Le rapport de tailles et le rapport de positions décrivent la même similitude.
4. Comment estimer la focale et obtenir une image nette ?
Pour estimer , on peut former sur un écran l’image nette d’un objet lointain bien éclairé : lorsque est très grand devant , la distance est proche de . On évite d’observer directement le Soleil. Pour tester la relation, on mesure plusieurs couples , on annonce les incertitudes et l’on vérifie les résidus plutôt qu’un seul cas favorable.
La mise au point exige que le plan image coïncide avec le capteur ou l’écran. On peut modifier la géométrie en déplaçant lentille, objet ou écran ; une lentille à focale variable permet aussi de modifier réellement . Déplacer une lentille rigide ne change pas, à lui seul, sa distance focale : il change les distances objet et image.
Objet → lentille → plan image → écran → netteté
Déplaces-tu le récepteur ou modifies-tu vraiment la focale ?
La distance lentille-écran nette approche la focale lorsque la distance objet est très grande devant f′.
Objet, lentille et écran sont alignés ; la position nette fournit le couple de distances à mesurer.
Déplacer l’écran vers le plan image réduit la tache sans modifier la focale de la lentille.
La tache s’élargit à nouveau après la convergence ; la netteté est un minimum mesurable.
5. Que produit l’addition de lumières colorées ?
La synthèse additive superpose au même endroit des lumières émises. Dans le modèle RVB, rouge + vert donne jaune, vert + bleu donne cyan, bleu + rouge donne magenta ; rouge + vert + bleu, avec des intensités adaptées, donne une lumière perçue blanche. Éteindre toutes les sources donne le noir, qui n’est pas une lumière ajoutée.
Un écran construit chaque pixel avec trois sous-pixels dont les intensités varient. Les égalités RVB décrivent une réponse perceptive dans un dispositif donné : deux mélanges spectraux différents peuvent produire la même couleur perçue.
Sources présentes → intensités → recouvrement → perception
Quelles lumières sont réellement ajoutées ?
Résultat perçu : rouge. Une source éteinte n’ajoute aucune composante.
Résultat perçu : jaune. Une source éteinte n’ajoute aucune composante.
Résultat perçu : cyan. Une source éteinte n’ajoute aucune composante.
Résultat perçu : magenta. Une source éteinte n’ajoute aucune composante.
Résultat perçu : blanc. Une source éteinte n’ajoute aucune composante.
6. Que retirent réellement filtres, encres et pigments ?
La synthèse soustractive part d’une lumière incidente et retire des composantes par absorption. Dans un modèle idéal, un filtre cyan absorbe surtout le rouge, un filtre magenta surtout le vert et un filtre jaune surtout le bleu. Superposer cyan et jaune ne « fabrique » pas le vert : l’ensemble transmet la composante verte commune aux deux filtres.
Avec une lumière blanche, cyan + magenta transmet idéalement le bleu, magenta + jaune le rouge, jaune + cyan le vert ; les trois absorbent presque tout et donnent un résultat sombre. Les filtres et pigments réels ont des bandes de transmission imparfaites : l’ordre du modèle doit être distingué du rendu matériel exact.
Lumière incidente → absorptions → intersection → sortie
Que reste-t-il après chaque filtre ?
La sortie idéale est cyan : le montage ne peut transmettre une composante absente de l’entrée.
La sortie idéale est vert : le montage ne peut transmettre une composante absente de l’entrée.
La sortie idéale est bleu : le montage ne peut transmettre une composante absente de l’entrée.
La sortie idéale est rouge : le montage ne peut transmettre une composante absente de l’entrée.
La sortie idéale est très sombre : le montage ne peut transmettre une composante absente de l’entrée.
7. Pourquoi le même objet change-t-il de couleur sous un autre éclairage ?
La couleur perçue dépend de la lumière incidente et de la réponse de l’objet. Un objet opaque absorbe certaines composantes et en diffuse d’autres vers l’œil ; un objet transparent peut surtout transmettre. Un tissu qui diffuse le rouge sous lumière blanche paraît sombre sous une lumière bleue s’il ne reçoit aucune composante qu’il diffuse efficacement.
La méthode est toujours la même : inventorier les composantes incidentes ; appliquer absorption, diffusion ou transmission ; déterminer celles qui atteignent l’œil ; seulement alors nommer une couleur attendue. Dire « l’objet est rouge » sans éclairage ni mécanisme ne suffit pas à prévoir l’observation.
Incidente → objet → interaction → sortie → perception
Quelle lumière atteint finalement l’œil ?
La lumière blanche contient la composante que l’objet diffuse efficacement.
Le nom usuel de l’objet ne garantit pas sa couleur sous tout éclairage.
On conserve uniquement les composantes à la fois présentes et diffusables.
Le filtre agit avant l’objet : l’ordre du trajet doit rester explicite.
8. Que permet la trichromie, et que ne révèle-t-elle pas ?
La rétine humaine possède trois familles de cônes, souvent notées S, M et L, dont les sensibilités spectrales se recouvrent. Une couleur résulte notamment de la comparaison de leurs réponses, puis d’un traitement nerveux dépendant aussi du contexte. Les cônes L ne sont donc pas de simples capteurs du « rouge », ni les cônes S du seul « bleu ».
Deux spectres différents peuvent déclencher des réponses trichromatiques suffisamment proches et paraître identiques : ce sont des métamères. La couleur perçue ne permet donc pas de reconstruire à elle seule le spectre incident. Une expérience sur écran doit annoncer intensité, fond, adaptation, observateur et limites d’affichage avant de généraliser.
Spectre → trois réponses → comparaison → perception → limite
Une teinte révèle-t-elle une longueur d’onde unique ?
Une longueur d’onde visible peut stimuler plusieurs familles de cônes à des degrés différents.
Cette famille n’est pas un détecteur isolé de toute couleur nommée.
Sa courbe chevauche fortement celle des cônes L.
Son maximum n’autorise pas à le réduire à un unique capteur rouge.
La couleur perçue ne suffit donc pas à reconstruire un spectre unique.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Axe orienté.
- Rayons contrôlés.
- Conjugaison signée.
- Mise au point vérifiée.
- Lumières ajoutées.
- Composantes retirées.
- Éclairage annoncé.
- Trichromie limitée.
Vérifier sa compréhension
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Relation de conjugaison ?
, avec distances algébriques cohérentes.
Prochaine révision : à programmer
Grandissement ?
; signe pour le sens, valeur absolue pour la taille.
Prochaine révision : à programmer
Mise au point ?
Faire coïncider le plan image net avec le capteur ou l’écran.
Prochaine révision : à programmer
Synthèse additive ?
Superposition de lumières émises ; RVB adapté aux écrans et projecteurs.
Prochaine révision : à programmer
Synthèse soustractive ?
Absorption de composantes d’une lumière incidente par filtres, encres ou pigments.
Prochaine révision : à programmer
Métamères ?
Spectres différents produisant une couleur perçue identique dans certaines conditions.
Prochaine révision : à programmer
Poursuivre le parcours
- Avant Comment une perturbation se propage-t-elle dans un milieu matériel ?
- Tu es ici Comment une lentille forme-t-elle une image et comment prévoir sa couleur ?
- Ensuite Comment relier le spectre électromagnétique, les photons et les niveaux d’énergie ?
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-12
- Programme de spécialité de physique-chimie de Première générale, Bulletin officiel de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-12.
- Programme de physique-chimie de Première générale — annexe en vigueur, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-12.
- Programmes et ressources en physique-chimie — voie GT, Éduscol, consulté le 2026-08-12.
- Conceptions initiales sur la formation des images, Éduscol, consulté le 2026-08-12.
- Ressources en lien avec le programme de spécialité de physique-chimie, Culture Sciences Physique — ENS de Lyon, consulté le 2026-08-12.
- Le labyrinthe optique, Culture Sciences Physique — ENS de Lyon, consulté le 2026-08-12.
- Quelques expériences pour mettre en évidence les propriétés de l’œil, Culture Sciences Physique — ENS de Lyon, consulté le 2026-08-12.