Ce que tu vas savoir faire
- Distinguer phrase verbale et non verbale.
- Éviter de réduire toute phrase non verbale à une phrase nominale.
- Compter les propositions sans compter chaque forme verbale.
- Reconnaître une phrase simple avec un temps composé ou des groupes verbaux coordonnés.
- Tester infinitif et participe par la présence d’un sujet propre.
- Distinguer juxtaposition, coordination et subordination.
- Analyser la fonction d’une subordonnée plutôt que son autonomie supposée.
- Réécrire simple et complexe en contrôlant le sens.
Vérifie tes prérequis
- Repérer un verbe conjugué et son sujet.
- Reconnaître infinitif, participe et auxiliaire.
- Distinguer groupe et proposition.
Le chapitre en bref
Une phrase non verbale ne possède pas de verbe conjugué principal : « Silence ! », « Quelle belle journée ! », « Partir maintenant ? ». Une phrase simple contient une seule proposition, même si son noyau est un temps composé : « Elle a terminé ». Une phrase complexe contient au moins deux propositions : « Elle a terminé et nous partons ». Pour compter, repère les prédications et leurs sujets, pas chaque mot verbal. Un infinitif ou un participe ouvre une proposition seulement dans certaines constructions avec sujet propre. Ensuite, distingue juxtaposition par ponctuation, coordination par conjonction et subordination par inclusion.
1. Qu’est-ce qui fait tenir une phrase ?
La phrase graphique commence par une majuscule et se clôt par une ponctuation forte ; la phrase syntaxique organise des constituants ; l’énoncé accomplit quelque chose dans une situation. Ces trois plans coïncident souvent, mais une ponctuation ou une longueur ne suffit pas à compter les propositions.
Délimite d’abord l’ensemble étudié, puis cherche les prédications : ce qui est affirmé, demandé ou ordonné à propos d’un support. Les noyaux verbaux sont des indices privilégiés, mais une phrase peut être non verbale et un groupe verbal peut contenir plusieurs mots sans former plusieurs propositions.
Quelles unités sujet-prédicat détectes-tu ?
Elle a compris et elle répond.
A compris est un seul noyau verbal malgré ses deux mots.
2. Phrase non verbale signifie-t-elle phrase nominale ?
Une phrase nominale est une phrase non verbale organisée autour d’un nom : « Quelle belle journée ! ». Mais « Magnifique ! » est adjectivale, « Ici ! » adverbiale, « Partir maintenant ? » infinitive et « Silence ! » peut fonctionner comme mot-phrase ou nom selon l’analyse. Non verbal est donc la catégorie large.
Reconstituer une phrase verbale possible aide à interpréter — « Gardez le silence » — mais ne prouve pas qu’un verbe a été matériellement supprimé. Analyse genre, contexte et acte : titre, slogan, didascalie, consigne ou exclamation utilisent la condensation pour des effets différents.
Quelle forme coches-tu ?
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Une forme peut porter sur une subordonnée seulement.
3. Une phrase simple contient-elle toujours un seul mot verbal ?
Une phrase simple contient une seule proposition. « Elle a acheté un livre » reste simple : a acheté est un temps composé formant un seul noyau. « Paul chante et danse » peut s’analyser comme une proposition à sujet partagé avec deux groupes verbaux coordonnés ; « Paul chante et Léa danse » contient clairement deux propositions.
Le modèle scolaire un verbe conjugué = une proposition sert de premier repère, mais il doit être vérifié avec les sujets et la structure. Une locution ou une périphrase verbale peut aussi réunir plusieurs formes : « Elle va partir ». L’objectif est de reconnaître combien de relations prédicatives la phrase organise.
À quel niveau travailles-tu ?
La fonction COD appartient au groupe entier, pas à son seul nom noyau.
4. Infinitif et participe ouvrent-ils toujours une proposition ?
Non. Dans « Elle veut partir », partir dépend de veut sans sujet propre distinct dans l’analyse scolaire courante. Dans « Elle regarde les enfants partir », les enfants est le sujet de partir : on peut identifier une proposition infinitive. De même, « la nuit tombée, les rues se vident » contient une proposition participiale avec le sujet propre la nuit.
Teste qui accomplit chaque procès et si la construction possède un support distinct. Ne compte pas automatiquement le participe d’un temps composé ni tout infinitif complément. Les frontières de propositions se prouvent par la structure, pas par la terminaison du verbe.
Dans quelle case de la principale la subordonnée entre-t-elle ?
La fonction du bloc complète l’analyse de son introducteur.
5. Comment les propositions d’une phrase complexe sont-elles reliées ?
La juxtaposition place des propositions sur le même plan par virgule, point-virgule ou deux-points. La coordination emploie une conjonction. La subordination inclut une proposition dans une autre où elle remplit une fonction. « Il part ; elle reste », « Il part mais elle reste » et « Je sais qu’elle reste » illustrent ces trois architectures.
Nomme ensuite la relation de sens séparément. Et peut suggérer addition, succession ou conséquence ; deux-points peut introduire explication ou résultat ; cependant est un adverbe de liaison et ne devient pas une conjonction. Structure et logique coopèrent sans se confondre.
Sur quel rail les propositions circulent-elles ?
La ponctuation construit ici une juxtaposition.
6. Une proposition principale doit-elle pouvoir vivre seule ?
Le mot principale désigne la proposition dont dépend une subordonnée, non une phrase forcément complète et autonome en contexte. Dans « Je pense que tu as raison », « que tu as raison » complète le verbe pense ; supprimer la complétive laisse « Je pense », grammatical mais souvent moins informatif et différent dans cette situation.
Classe la subordonnée par sa structure, son introducteur et sa fonction : complément d’un verbe, sujet, complément d’un nom, circonstancielle, interrogative indirecte ou autre. Les tests de suppression et déplacement sont utiles, mais aucun n’est universel. L’inclusion hiérarchique reste le critère central.
Le mot introducteur remplace-t-il quelque chose ?
Antécédent et fonction interne prouvent la nature pronominale.
7. Comment passer du simple au complexe sans changer d’idée ?
Deux phrases simples peuvent devenir coordonnées, juxtaposées ou subordonnées, mais chaque choix hiérarchise le sens. « Il pleut. Nous sortons. » devient « Il pleut, mais nous sortons », « Même s’il pleut, nous sortons » ou « Il pleut ; pourtant, nous sortons ». Le contraste subsiste, mais le relief syntaxique varie.
Lors de la réécriture, contrôle sujets, temps, négation, modalisation et relation logique. Termine par un passeport : phrase verbale ou non verbale ; nombre de propositions ; noyaux et sujets ; articulation ; fonction des subordonnées ; relation de sens ; transformation testée ; limite éventuelle.
Quelle architecture donnes-tu aux mêmes faits ?
La coordination rend le contraste explicite et garde les deux propositions sur le même plan.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Phrase graphique, syntaxique, énoncé.
- Non verbale plus large que nominale.
- Propositions, pas mots verbaux.
- Sujet propre pour certaines non-finies.
- Trois articulations.
- Principale = support de dépendance.
- Réécriture contrôlée.
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Non verbale / nominale ?
Non verbale est large ; nominale est organisée autour d’un nom.
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Phrase simple ?
Une seule proposition, même avec un temps composé.
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Phrase complexe ?
Au moins deux propositions structurées.
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Infinitive ou participiale ?
Construction non finie possédant notamment un sujet propre.
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Trois articulations ?
Juxtaposition, coordination, subordination.
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Principale ?
Proposition support de la dépendance d’une subordonnée.
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Poursuivre le parcours
- Avant Comment distinguer types, formes et modalisation de la phrase ?
- Tu es ici Comment distinguer phrase non verbale, phrase simple et phrase complexe ?
- Ensuite Comment enchaîner les phrases sans empiler les connecteurs ?
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-12
- La grammaire du français — Terminologie grammaticale, Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-10.
- Programme de français de première des voies générale et technologique, Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-10.
- Programmes et ressources en français — voie générale et technologique, Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-10.
- Les propositions subordonnées conjonctives, Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-10.
- Présentation des ressources sur l’étude de la langue, Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-10.
- Programme d’enseignement de français de seconde et première, Bulletin officiel spécial n° 1 — Ministère de l’Éducation nationale, consulté le 2026-08-10.