Ce que tu vas savoir faire
- Lire latitude, longitude, signe, unité et système de référence.
- Expliquer temps de propagation et trilatération GNSS.
- Diagnostiquer plusieurs sources d’erreur de localisation.
- Distinguer données cartographiques, couches, échelle et rendu.
- Modéliser un itinéraire par un graphe pondéré.
- Extraire des champs utiles d’une trame NMEA.
- Régler précision, durée et destinataires d’une géolocalisation.
Avant de commencer
- Connaître vitesse, durée et distance.
- Savoir lire un graphe simple.
- Distinguer donnée, métadonnée et permission.
Le chapitre en bref
Un récepteur estime sa position depuis des signaux horodatés de satellites et d’autres indices, puis exprime cette position dans un système de coordonnées. Une application la place sur des couches cartographiques datées et calcule un itinéraire dans un graphe pondéré. La précision dépend du contexte et des données. Une permission de localisation doit être proportionnée à la finalité, à la durée et au niveau de précision nécessaire.
1. Une paire de nombres suffit-elle à donner une position ?
Latitude et longitude sont des coordonnées angulaires. Il faut annoncer leur ordre, leur unité, leur signe ou hémisphère et leur système de référence. 48,86 ; 2,35 ne se lit pas correctement si l’on ignore lequel est latitude et lequel est longitude.
La position possède aussi une précision ou incertitude, une altitude éventuelle et un instant de mesure. Une adresse est un nom à géocoder ; elle n’est pas elle-même une coordonnée mesurée.
Que faut-il ajouter à la paire ?
Une coordonnée possède un passeport.
2. Comment le récepteur estime-t-il sa distance aux satellites ?
GPS et Galileo sont des systèmes mondiaux de navigation par satellites. Le signal fournit notamment une information de temps et de position du satellite. Le récepteur compare temps d’émission et de réception.
La relation relie distance d, vitesse de propagation c et durée Δt. Plusieurs distances définissent des surfaces dont l’intersection contraint la position ; en pratique, quatre satellites permettent aussi d’estimer le décalage de l’horloge du récepteur. C’est une trilatération, car on exploite des distances, pas des angles.
Du temps à la position
Quatre signaux aident aussi à corriger l’horloge.
3. Pourquoi le point saute-t-il parfois sur la carte ?
Un signal réfléchi par un bâtiment parcourt un trajet plus long ; une mauvaise géométrie des satellites amplifie certaines erreurs ; atmosphère, horloge, obstacles et données incomplètes contribuent aussi à l’incertitude.
Le téléphone peut combiner GNSS, réseaux Wi-Fi, antennes cellulaires et capteurs. Ce mélange améliore parfois disponibilité ou rapidité, mais ne transforme pas une estimation en vérité exacte. La précision annoncée doit être distinguée de l’exactitude réellement observée.
Pourquoi la position varie-t-elle ?
L’incertitude dépend du contexte.
4. Que montre une carte numérique quand on zoome ?
Une carte combine des données de routes, relief, bâtiments, transports ou usages avec des règles de rendu. Les objets vectoriels et les images raster ne réagissent pas de la même manière au changement d’échelle.
Zoomer ne crée pas automatiquement du détail : le service choisit les couches et généralise l’information selon l’échelle. Contrôle source, date, emprise, légende et attribution. OpenStreetMap fournit des données ouvertes sous ODbL et exige l’attribution des contributeurs.
Que change réellement le zoom ?
Zoomer ne crée pas de données.
5. Le chemin le plus court est-il toujours le meilleur ?
Un réseau de déplacement se modélise par un graphe : intersections ou lieux sont des sommets ; segments praticables sont des arêtes. Chaque arête reçoit un poids, par exemple distance, durée, coût ou dénivelé.
Changer de critère peut changer d’itinéraire. Sens interdits, travaux, horaires, accessibilité et mode de transport modifient le graphe ou ses poids. L’algorithme optimise le modèle fourni ; il ne connaît pas un obstacle absent des données.
Quel chemin est optimal ?
Changer le poids peut changer le trajet.
6. Que dit réellement une trame reçue d’un récepteur ?
Une trame NMEA est une ligne textuelle structurée contenant un type de message et des champs séparés. Selon le message, on peut y lire heure, validité, latitude, longitude, vitesse ou autres informations.
Avant d’utiliser les coordonnées, contrôle le type, l’indicateur de validité, le format des degrés et minutes, les hémisphères et le checksum éventuel. Un champ présent n’est pas automatiquement une mesure valide.
La trame est-elle exploitable ?
Présent ne signifie pas valide.
7. Une application a-t-elle besoin de te suivre en permanence ?
Une application météo peut souvent se contenter d’une ville ou d’une position approximative ; une navigation active peut nécessiter une position plus précise pendant le trajet. La finalité détermine la précision et la durée nécessaires.
La CNIL recommande de limiter la collecte, d’éviter l’arrière-plan injustifié, de réduire les transmissions et de privilégier le traitement local lorsque possible. Permission technique, consentement, partage avec des tiers, historique conservé et droit d’effacement restent des contrôles distincts.
Quelle localisation est nécessaire ?
La finalité fixe précision et durée.
Erreurs fréquentes
L'essentiel à mémoriser
- Coordonnées cadrées.
- Distances calculées.
- Précision auditée.
- Couches distinguées.
- Graphe pondéré.
- Trame validée.
- Partage limité.
Vérifier sa compréhension
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Réviser au bon moment
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Passeport d’une coordonnée ?
Ordre, unité, référence, date et précision.
Prochaine révision : à programmer
Distance GNSS ?
Vitesse du signal multipliée par son temps de propagation.
Prochaine révision : à programmer
Multi-trajet ?
Signal réfléchi suivant un chemin plus long avant le récepteur.
Prochaine révision : à programmer
Carte numérique ?
Données, couches, style, échelle, source et date.
Prochaine révision : à programmer
Itinéraire ?
Chemin dans un graphe pondéré selon un critère annoncé.
Prochaine révision : à programmer
Géolocalisation proportionnée ?
Précision et durée minimales pour la finalité, destinataires contrôlés.
Prochaine révision : à programmer
Poursuivre le parcours
- Avant Comment une table devient-elle une information fiable ?
- Tu es ici Comment un téléphone transforme-t-il des signaux en position, carte et itinéraire ?
- Ensuite Comment un objet mesure-t-il, décide-t-il et agit-il sans perdre le contrôle ? Disponible avec l'accès complet
Sources et traçabilité
Dernière vérification : 2026-08-09
- Programme de sciences numériques et technologie de seconde, Ministère de l’Éducation nationale — consulté le 2026-08-09.
- Trilateration, GPS.gov — consulté le 2026-08-09.
- GPS and Telling Time, GPS.gov — consulté le 2026-08-09.
- Galileo Performance Reports for Q1 2026, European GNSS Service Centre — consulté le 2026-08-09.
- Copyright and License, OpenStreetMap Foundation — consulté le 2026-08-09.
- Géolocalisation et applications mobiles : quelles règles ?, CNIL — consulté le 2026-08-09.
- Partager sa géolocalisation : conseils de la CNIL, CNIL — consulté le 2026-08-09.