Biologie-écologie · Première
Comment relier besoins alimentaires et gaspillage ?
L’organisme a des besoins continus de matière pour sa croissance et son renouvellement, et d’énergie pour son fonctionnement, tandis que les apports alimentaires sont discontinus. L’équilibre alimentaire concerne à la fois la quantité et la diversité des constituants apportés : un total énergétique ne décrit pas toute la composition.
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Une première étude des explications, schémas, exemples résolus et erreurs expliquées. Les activités, productions, quiz et cartes réservés à l’abonnement ne sont pas comptés ici.
- Comprendre1681 mots d’explication et 4 schémas
- 11 à 19 min
- Étudier les exemples et les erreurs4 cas, exemples et activités guidés
- 12 à 20 min
Étude du cours en accès libre, environ20 min à 40 min
Voir le calcul et le temps par étape
Le calcul suit automatiquement les explications et les tâches présentes dans le cours. Ses coefficients sont des repères de planification, pas des temps mesurés auprès d’élèves.
- Lecture active : 1681 mots, à raison de 160 à 220 mots par minute.
- Schémas : 4, avec 1 à 2 min pour lire chacun.
- Cas scientifique : 4 × 3 à 5 min.
- 5 outils de référence (1 à 2 min chacun).
- Distinguer besoins et apports5 à 9 min
- Analyser la composition des aliments5 à 9 min
- Construire un bilan de masse des pertes6 à 11 min
- Comparer des organisations de service6 à 10 min
Les sous-totaux sont arrondis à la minute, puis additionnés. La fourchette totale est élargie aux cinq minutes voisines. Les étapes ci-dessus comprennent leurs explications et exemples ; elles ne s’ajoutent pas une seconde fois au total.
Adapte ce repère à tes acquis et au soin apporté aux exercices. Les pauses, les reprises, la consultation des sources externes et les révisions suivantes s’ajoutent selon tes besoins.
Avec les ateliers, les analyses documentaires, le quiz et les cartes : environ 1 h 10 à 2 h 05, à répartir sur plusieurs séances.
Objectifs du cours
Ce que tu vas savoir faire
- Distinguer besoins continus de matière et d’énergie, apports discontinus et dépenses de base ou spécifiques.
- Calculer une énergie à partir de puissances et de durées fournies, en convertissant secondes, joules et kilojoules.
- Lire une composition et relier constituants, fonctions et groupes d’intérêt nutritionnel sans calcul individuel.
- Construire un bilan de masse entre production, stockage, préparation, service, consommation et destinations.
- Distinguer eau, transfert, fraction non comestible et perte alimentaire dans un bilan documenté.
- Comparer deux séries de restes rapportés à 100 repas, avec moyenne, dispersion et unité.
- Borner une conclusion sur l’organisation du service sans prescription de portions ou de restriction.
Repère visuel Biologie-écologie
Des besoins aux restes à interpréter
Lis les unités, suis les masses et borne ce que chaque comparaison permet de conclure.
- 1Relier besoins et apportsDistingue besoins de matière et d’énergie, puis calcule une énergie sur un modèle fourni.
- 2Lire composition et groupesSitue les constituants dans un aliment, un repas et un groupe documentaire.
- 3Suivre une chaîne de massesSépare eau, stockage, préparation, service, consommation et destination.
- 4Comparer des tauxTraite les restes rapportés à 100 repas, leur dispersion et leurs limites.
Une unité et son dénominateur donnent leur sens à une comparaison ; ils ne suffisent pas à juger une alimentation ou un gaspillage exact.
Étape du cours · 5 à 9 min
Distinguer besoins et apports
Les besoins de matière et d'énergie sont permanents alors que les apports alimentaires sont discontinus. La matière apportée peut participer à la croissance et au renouvellement des constituants de l'organisme. L'énergie est nécessaire aux transformations et aux fonctions de l'organisme entre deux apports.
Les aliments associent plusieurs constituants. Glucides, lipides et protides apportent de la matière ; leur oxydation peut fournir de l’énergie utilisable par l’organisme. L’eau sert notamment de milieu aux réactions et aux transports ; vitamines et minéraux participent à de nombreuses fonctions. Ces derniers constituants ne fournissent pas d’énergie par oxydation comme les précédents. Couvrir un besoin énergétique ne décrit donc pas, à lui seul, tous les besoins de matière.
Au repos, le métabolisme de base correspond à une dépense nécessaire au fonctionnement de l'organisme. Des activités ou des situations particulières ajoutent des dépenses spécifiques. Un bilan pédagogique peut donc séparer un poste de base et des postes associés à une activité, à condition d'annoncer les hypothèses du modèle.
L'énergie se calcule par E = P × t. La puissance est un débit d'énergie, par exemple en watts ; l'énergie est une quantité, exprimée en joules ou kilojoules. Pour additionner deux postes, on calcule d'abord une énergie pour chacun avec des durées et des unités compatibles.
Les repères de Santé publique France organisent des recommandations collectives pour des populations définies, notamment les adultes. Ils aident ici à comprendre la logique des groupes d'aliments ; le modèle chiffré reste un exercice de conversion à données fournies.
Voir pour comprendre
Passer de la puissance à l'énergie
Chaque poste du modèle associe une puissance et une durée avant toute somme.
| Poste et données | Calcul et portée |
|---|---|
| Base : 80 W pendant 24 h | 80 × 86 400 s = 6 912 kJ dans le modèle |
| Surcroît d’activité : 120 W pendant 2 h | 120 × 7 200 s = 864 kJ dans le modèle |
| Somme des postes distincts | 7 776 kJ, sans conclure sur une personne réelle |
Lis le schéma. Lis l'unité de chaque colonne, convertis la durée puis calcule l'énergie de chaque poste.
Un calcul de dépense modèle des hypothèses ; il ne produit pas une recommandation alimentaire personnelle.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Enquête scientifique
QuestionComment calculer une énergie dans un modèle sans en faire une recommandation personnelle ?
Observations
- Modèle construit : puissance de base constante 80 W pendant 24 h.
- Même modèle : une activité ajoute un surcroît de puissance de 120 W pendant 2 h, en plus des 80 W de base déjà comptés.
- Les deux puissances sont supposées constantes seulement pour l'exercice.
- Le résultat est demandé en kJ, avec 1 h = 3 600 s et 1 kJ = 1 000 J.
Hypothèses
- L'énergie de chaque poste se calcule par puissance × durée, puis les énergies se somment si les postes ne se recouvrent pas.
- Ce modèle ne permet pas d'inférer le besoin alimentaire ou la dépense réelle d'une personne.
Preuves à fournir
- base : 80 × (24 × 3 600) = 6 912 000 J
- activité : 120 × (2 × 3 600) = 864 000 J
- somme du modèle : 7 776 000 J = 7 776 kJ
- les puissances et durées sont fournies, non mesurées sur un élève
Analyse guidée
On convertit les heures en secondes avant le produit. Le poste de base vaut 6 912 kJ et l'activité 864 kJ ; le total du modèle vaut donc 7 776 kJ. Ce calcul compare des postes d'énergie dans des hypothèses annoncées. Il ne dit rien de l'apport à viser pour une personne, ni de son état de santé.
Diagnostic d’erreur
Indice observéAdditionner 80 W et 120 W pour obtenir une énergie.
CauseLa réponse additionne des puissances et oublie que l'énergie dépend aussi de la durée.
Correction expliquée
Calcule E = P × t pour chaque poste avec une durée en secondes, convertis les joules en kJ puis borne la conclusion au modèle.
Étape du cours · 5 à 9 min
Analyser la composition des aliments
La composition chimique répond à la question « quels constituants un document met-il en évidence ? ». Une observation devient interprétable lorsqu'elle est comparée à des témoins. Elle soutient alors une conclusion sur le constituant recherché dans l'échantillon du dossier, sans fournir à elle seule une quantité exacte.
Le rouge Soudan III est un réactif pédagogique employé pour mettre en évidence les lipides par une coloration rouge. Comme le réactif est lui-même coloré, l'observation pertinente porte sur une phase ou des gouttelettes lipidiques colorées. Dans un dossier documentaire, le témoin négatif ne présente pas de phase lipidique rouge, tandis que le témoin positif en présente une ; X est lu avec les mêmes repères.
Les glucides, lipides et protides sont des familles moléculaires. Les groupes d'aliments organisent au contraire des aliments dans les repères de santé publique. Ainsi, les produits céréaliers et les légumes secs sont deux groupes distincts ; une étiquette peut néanmoins montrer des glucides, des lipides et des protides dans un produit de l'un ou l'autre groupe.
Une étiquette construite donne des quantités pour une base indiquée, souvent 100 g. Dans ce dossier, X est un produit céréalier et Y un légume sec : chacun est classé par le type d'aliment, tandis que les lignes « glucides », « lipides » ou « protides » décrivent des constituants. Ces deux lectures sont complémentaires, jamais des synonymes.
Les recommandations de Santé publique France pour les adultes s’appuient sur les travaux de l’Anses et du HCSP. Elles invitent notamment à donner davantage de place aux légumes secs, aux fruits et légumes, et à choisir des produits céréaliers complets. Ce sont des repères collectifs pour cette population : on distingue leur logique de classement d’une mesure de composition ou d’un besoin individuel.
Voir pour comprendre
Deux classements, deux informations
Les groupes identifient un type d'aliment ; les constituants sont lus dans la mise en évidence ou l'étiquette.
| Document ou classement | Ce qu'il permet de dire |
|---|---|
| Planche au rouge Soudan III : gouttelettes rouges dans X | Lipides compatibles dans X, lecture qualitative encadrée par témoins |
| X : produit céréalier ; Y : légume sec | Deux groupes d'aliments, non deux familles moléculaires |
| Étiquettes X et Y pour 100 g | Plusieurs constituants peuvent être indiqués dans chacun des deux groupes |
Lis le schéma. Compare d'abord les témoins, puis sépare le groupe de chaque aliment et les lignes de composition pour 100 g.
Des gouttelettes rouges localisées indiquent une présence compatible de lipides ; elles ne remplacent ni l'étiquette ni le classement de l'aliment.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Enquête scientifique
QuestionComment lire une coloration et une étiquette sans confondre groupe d'aliments et famille moléculaire ?
Observations
- Dossier construit, même réactif dans les trois comparateurs : le témoin aqueux sans lipide n’a pas de phase hydrophobe distincte enrichie en rouge ; le témoin positif eau-huile présente une phase huileuse rouge séparée.
- Dans la même planche documentaire, X présente des gouttelettes hydrophobes dans lesquelles la coloration rouge est concentrée. La simple couleur du milieu n’est pas le critère.
- Étiquette construite de X, pour 100 g : glucides 18 g, lipides 6 g, protides 4 g ; X est classé « produits céréaliers ».
- Étiquette construite de Y, pour 100 g : glucides 12 g, lipides 1 g, protides 8 g ; Y est classé « légumes secs ».
Hypothèses
- Les gouttelettes rouges localisées de X sont compatibles avec la présence de lipides dans cet échantillon documentaire.
- Les groupes « produits céréaliers » et « légumes secs » n'annoncent pas une famille moléculaire unique.
Preuves à fournir
- le témoin négatif et le témoin positif établissent les deux observations de référence de la planche
- X présente des gouttelettes rouges localisées, comme la phase lipidique du témoin positif
- les étiquettes de X et de Y associent plusieurs familles moléculaires à deux groupes différents
- la mise en évidence au rouge Soudan III est qualitative, la quantité de 6 g provient de l'étiquette pour 100 g
Analyse guidée
Les témoins rendent les gouttelettes rouges localisées de X compatibles avec la présence de lipides dans le dossier. Les deux étiquettes montrent aussi une coexistence de plusieurs familles moléculaires : X est classé parmi les produits céréaliers et Y parmi les légumes secs, mais chacun comporte plusieurs lignes de constituants. Le groupe sert à organiser des aliments, alors que l'étiquette décrit une composition pour 100 g. Cette lecture qualitative soutient une présence dans les conditions du document. L’absence de phase visible dans un autre échantillon ne suffirait pas à prouver une absence absolue de lipides : matrice, émulsion et seuil d’observation interviennent.
Diagnostic d’erreur
Indice observéÉcrire qu'un produit céréalier est « un glucide » ou que le test donne 6 g de lipides.
CauseLa réponse transforme un groupe en molécule et confond une coloration qualitative avec une valeur d'étiquette.
Correction expliquée
Cite le groupe, puis les constituants observés ou indiqués pour la base de 100 g. Attribue la coloration à une présence compatible, non à une quantité.
Étape du cours · 6 à 11 min
Construire un bilan de masse des pertes
Les pertes et le gaspillage ne se situent pas seulement au moment où un reste est visible dans une assiette. Une denrée destinée à l’alimentation humaine peut quitter la chaîne lors de la production, du stockage, de la transformation, de la distribution, de la restauration ou de la consommation. La FAO distingue notamment les pertes en amont de la vente au détail des déchets alimentaires associés au commerce, au service et à la consommation. Cette distinction situe une sortie sur une chaîne complète : elle aide à poser la question du maillon concerné plutôt qu’à attribuer d’avance toute la masse à un seul acteur.
Un bilan de masse commence par une masse, un produit, une période et un périmètre. Il suit ensuite des sorties exclusives. Pour un lot de pain, on peut noter des pains écartés à la production, des pains déclassés à la distribution, des pains non servis en restauration, des restes d’assiette, un stock final et la part consommée. Une même masse ne doit apparaître qu’une fois. La masse servie est un passage intermédiaire : elle se répartit ensuite entre consommation, reste d’assiette ou retour documenté, sans être additionnée une seconde fois comme sortie finale.
Le lot de pain construit pour le dossier rend cette chaîne calculable. Sur 100 kg de pains suivis à la sortie de cuisson, 4 kg sont écartés au contrôle de production, 6 kg à la distribution, 10 kg au service, 5 kg restent dans les assiettes, 3 kg sont encore en stock et 72 kg sont consommés. Tous les pains du lot sont considérés comme comestibles dans cette convention. Une fraction non comestible, comme un os ou une peau dans un autre produit, devrait être isolée dans sa propre catégorie : elle ne peut pas être ajoutée automatiquement aux aliments comestibles non consommés.
Une variation de masse peut aussi provenir d’eau sans être une perte alimentaire. Dans un contre-exemple séparé, une préparation pèse 100 kg avant ajout d’eau ; 10 kg d’eau sont ajoutés puis 3 kg s’évaporent. La préparation pèse alors 107 kg : la différence de 7 kg correspond à de l’eau retenue, pas à 7 kg d’aliments sauvés ou gaspillés. Comparer une masse préparée et une masse initiale exige donc de savoir quels flux d’eau entrent ou sortent, ou de suivre un aliment sans variation d’eau, comme le pain du dossier.
Les aliments jetés ont mobilisé des terres, de l’eau et de l’énergie pour être produits, transformés, transportés et servis. La production agricole peut modifier des habitats et la disponibilité de l’eau ; cuisson, conservation et transport consomment aussi de l’énergie. Une prévention adaptée peut limiter la production supplémentaire nécessaire pour une même quantité effectivement consommée. Son effet total sur les ressources et la biodiversité dépend cependant des aliments, des procédés et de l’évolution des pratiques : il ne se déduit pas des seuls kilogrammes écartés.
Voir pour comprendre
Suivre une denrée sans compter deux fois
Le bilan suit un lot de pain de la production aux assiettes ; le contre-exemple d’eau répond à une autre question.
- 1Lot de pain100 kg de pains comestibles suivis à la sortie de cuisson.
- 2Maillons de chaîneProduction, distribution, service et assiettes localisent les sorties.
- 3Stock et destinations finalesPains écartés, stock final et pains consommés totalisent 100 kg.
- 4Contre-exemple d’eau100 + 10 − 3 = 107 kg décrit de l’eau retenue, non une perte de pain.
Lis le schéma. Lis le produit et la période du modèle, puis répartis une seule fois les 100 kg entre stock restant et destinations finales.
Les sorties de pain sont localisées sur la chaîne. Une variation de masse due à l’eau ne se transforme pas en masse d’aliments gaspillée.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Enquête scientifique
QuestionComment suivre un lot de pain de sa production aux assiettes, distinguer le stock final et interpréter séparément une variation d’eau ?
Observations
- Document construit : un lot de 100 kg de pains est suivi sur une journée à partir de sa sortie de cuisson. Le modèle néglige toute variation d’eau pendant ce suivi, qui couvre production du pain, distribution, service et consommation.
- Les sorties exclusives sont 4 kg de pains comestibles écartés au contrôle de production, 6 kg écartés à la distribution, 10 kg non servis puis écartés, 5 kg de restes d’assiette, 3 kg de stock final et 72 kg consommés.
- Contre-exemple construit, séparé du lot de pain : une préparation pèse 100 kg ; 10 kg d’eau y sont ajoutés et 3 kg s’évaporent. Sa masse finale est 107 kg. Les 7 kg supplémentaires sont de l’eau retenue.
- Les documents FAO et ADEME situent pertes et gaspillage à plusieurs étapes de la chaîne alimentaire et invitent à en identifier l’origine avant d’évaluer une action.
Hypothèses
- Le bilan du lot de pain est cohérent si 100 kg est égal à la somme du stock final, des sorties localisées et de la masse consommée.
- Dans la convention du dossier, les 4, 6, 10 et 5 kg sont des pains comestibles non consommés ; la variation de masse du contre-exemple relève de l’eau.
- Le bilan peut localiser des sorties de la production à la consommation, sans chiffrer directement leurs effets sur les habitats, l’eau ou l’énergie.
Preuves à fournir
- Bilan du pain : 4 + 6 + 10 + 5 + 3 + 72 = 100 kg.
- Pains comestibles non consommés : 4 + 6 + 10 + 5 = 25 kg.
- Les sorties sont localisées : production 4 kg, distribution 6 kg, service 10 kg et assiettes 5 kg.
- Contre-exemple d’eau : 100 + 10 − 3 = 107 kg ; le gain apparent de 7 kg est de l’eau retenue.
Analyse guidée
Le lot de pain ferme : 4 + 6 + 10 + 5 + 3 + 72 = 100 kg. Les 25 kg de pains comestibles non consommés se répartissent entre production, distribution, service et assiettes ; les 3 kg restants sont un stock, non une perte. Comme le pain est suivi sans variation d’eau, sa masse peut être comparée directement d’un maillon à l’autre. Le contre-exemple répond à une autre question : 100 + 10 − 3 = 107 kg montre que 7 kg d’eau restent dans une préparation. Ils ne deviennent pas une quantité de nourriture. Le bilan identifie donc des sorties de pains et leurs étapes, sans calculer une empreinte environnementale exacte ni les causes de chaque sortie.
Diagnostic d’erreur
Indice observéDéduire 7 kg de gaspillage de la différence de masse entre 100 kg et 107 kg de préparation, puis additionner cette eau aux pains écartés.
CauseLa réponse compare des systèmes différents sans suivre les flux d’eau et mélange la masse d’une préparation avec le bilan du lot de pain.
Correction expliquée
Pour le pain, additionne les sorties exclusives jusqu’à 100 kg. Pour la préparation, écris 100 + 10 − 3 = 107 kg et identifie les 7 kg comme eau retenue, non comme aliment gaspillé.
Étape du cours · 6 à 10 min
Comparer des organisations de service
Une organisation peut être évaluée sans agir sur la quantité qu’une personne mange. Ici, le changement comparé concerne la préparation : un service prépare un nombre de portions estimé, l’autre est décrit comme sans réservation préalable. Les observations portent sur des kilogrammes de restes alimentaires pour 100 repas. Elles ne décrivent ni une restriction individuelle, ni une ration imposée, ni la composition des repas. La question scientifique est de comparer un indicateur identique dans deux conditions explicitement nommées.
Les trois répétitions « sans réservation préalable » sont 12,8 ; 13,4 ; 12,5 kg de restes alimentaires pour 100 repas. Les trois répétitions « avec estimation des portions » sont 7,1 ; 6,8 ; 7,4 kg pour 100 repas. Les moyennes simples sont 12,9 et 7,1 kg pour 100 repas ; leur différence est 5,8 kg pour 100 repas. Les écarts-types d’échantillon sont environ 0,458 et 0,300 kg pour 100 repas. Les six données sont des taux déjà normalisés, non des pesées brutes.
Sans les nombres de repas réellement servis à chaque répétition, on ne peut pas reconstituer les masses de restes à partir des taux, ni calculer le taux global pondéré par ces effectifs. La moyenne simple donne le même poids à chacun des trois taux d’une condition. Elle décrit ces observations, pas automatiquement l’ensemble des repas. Si les effectifs étaient connus, le taux global serait la somme des produits taux × effectif divisée par la somme des effectifs.
Une baisse des restes alimentaires mesurés ne donne pas la masse exacte d’aliments comestibles gaspillée : les fractions comestibles et non comestibles ne sont pas séparées. Le tableau ne mesure pas non plus ce qui a été mangé, la satisfaction des convives, la qualité nutritionnelle des menus ou les ressources mobilisées en amont. Ces questions pourraient nécessiter d’autres indicateurs, avec des définitions, des périodes et des méthodes de collecte annoncées.
Enfin, les deux libellés décrivent des organisations différentes, mais leur comparaison n’isole pas une cause. Le dossier indique un même type de menu comparable et la même procédure de pesée et de tri ; il ne donne ni le détail des menus, ni les établissements, sites, dates ou effectifs réellement servis. « Sans réservation préalable » ne prouve pas l’absence de toute estimation. Une moyenne et un écart-type descriptifs se calculent sur les trois taux fournis ; l’indépendance des répétitions devient une question à vérifier si l’on veut inférer au-delà du dossier ou généraliser. La conclusion correcte est donc une association observée dans les six taux, sans effet unique attribué à l’estimation des portions.
Voir pour comprendre
Lire une comparaison de restes normalisés
Le tableau compare des taux exprimés dans la même unité, puis sépare le calcul de la portée de la conclusion.
| Ce que les six taux permettent | Ce qu’ils ne permettent pas |
|---|---|
| Comparer 12,9 et 7,1 kg de restes alimentaires pour 100 repas | Reconstituer une masse totale ou un taux pondéré sans effectifs |
| Calculer une différence moyenne de 5,8 kg pour 100 repas | Séparer les fractions comestibles et non comestibles sans tri renseigné |
| Décrire une association entre deux organisations du dossier | Attribuer un effet unique à l’estimation des portions |
Lis le schéma. Lis les deux moyennes avec l’unité « pour 100 repas », puis distingue ce qui est calculé des effectifs et fractions qui manquent.
12,9 contre 7,1 kg pour 100 repas montre une différence moyenne de 5,8 dans le dossier ; ce n’est ni une masse totale ni une causalité établie.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Enquête scientifique
QuestionQue permettent de conclure les six taux de restes alimentaires sur deux organisations de préparation, et que ne permettent-ils pas de calculer ?
Observations
- Document construit : service sans réservation préalable, répétitions 1 à 3 : 12,8 ; 13,4 ; 12,5 kg de restes alimentaires pour 100 repas.
- Document construit : service avec estimation des portions, répétitions 1 à 3 : 7,1 ; 6,8 ; 7,4 kg de restes alimentaires pour 100 repas.
- Le dossier indique un même type de menu comparable et une même procédure de pesée et de tri. Il ne fournit pas le détail des menus, les nombres de repas réellement servis, les fractions comestibles et non comestibles, les sites ou les dates.
- L’indépendance des répétitions n’est pas établie par le document ; elle n’empêche pas de décrire les trois taux, mais elle limite une inférence au-delà du dossier.
Hypothèses
- La moyenne simple des trois taux de chaque condition permet de comparer l’indicateur observé dans ce dossier.
- Le taux moyen de restes est plus faible dans la condition avec estimation des portions, sans démontrer que cette organisation est la seule cause de la différence.
- Une masse totale ou un taux pondéré de tous les repas ne peut être calculé sans les nombres de repas réellement servis, qui fourniraient les pondérations.
Preuves à fournir
- Moyenne sans réservation préalable : (12,8 + 13,4 + 12,5) / 3 = 12,9 kg pour 100 repas.
- Moyenne avec estimation des portions : (7,1 + 6,8 + 7,4) / 3 = 7,1 kg pour 100 repas.
- Différence des moyennes : 12,9 − 7,1 = 5,8 kg de restes alimentaires pour 100 repas.
- Écarts-types d’échantillon : environ 0,458 et 0,300 kg pour 100 repas ; ils décrivent la dispersion des trois taux de chaque condition.
Analyse guidée
Les six nombres ont déjà la même unité, ce qui rend une moyenne simple par condition lisible. La condition sans réservation préalable a une moyenne de 12,9 kg de restes alimentaires pour 100 repas ; la condition avec estimation des portions a une moyenne de 7,1. La différence observée est donc 5,8 kg pour 100 repas. Les écarts-types d’échantillon décrivent la dispersion des trois taux fournis ; ils se calculent sans établir l’indépendance des répétitions. Le même type de menu et le même tri rendent l’indicateur plus comparable dans le dossier, mais le détail des menus, les effectifs, sites et dates manquent. La comparaison ne permet ni de reconstituer un total ou un taux pondéré, ni de séparer les restes comestibles des non comestibles, ni d’affirmer un bénéfice nutritionnel ou une satisfaction. L’estimation des portions est associée à la différence observée, sans être établie comme sa cause isolée.
Diagnostic d’erreur
Indice observéConclure que 5,8 kg d’aliments comestibles ont été sauvés dans chaque établissement grâce à l’estimation des portions.
CauseLa réponse transforme une différence entre taux normalisés en masse totale, suppose que tous les restes sont comestibles et attribue une cause unique à une comparaison dont plusieurs conditions restent inconnues.
Correction expliquée
Conserve l’unité « kg de restes alimentaires pour 100 repas », parle d’une différence moyenne observée de 5,8 dans le dossier et indique les effectifs, fractions et conditions qui manquent, après avoir relevé ce que le dossier maintient comparable.
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Sources du cours
Édition Maxdecours · Vérifié le .
Spécialité biologie-écologie, Première de la voie générale agricole : équilibre alimentaire et gaspillage, programme de 2019.
- Programme de l’enseignement de spécialité de biologie-écologie de première et terminale généraleMinistère de l’Agriculture, ChloroFil · consulté le 2026-09-08
- Arrêté du 23 juillet 2019 fixant le programme de biologie-écologieLégifrance · consulté le 2026-09-08
- Cadrage de l'épreuve terminale de biologie-écologie à compter de la session 2024Bulletin officiel du ministère de l'Agriculture · consulté le 2026-09-08
- Arrêté du 19 juin 2026 sur le choix entre biologie-écologie et sciences de la vie et de la TerreLégifrance · consulté le 2026-09-08
- Évaluation des compétences expérimentales en biologie-écologieChloroFil, ministère de l'Agriculture · consulté le 2026-09-08
- Les recommandations alimentaires pour les adultesManger Bouger · consulté le 2026-09-08
- Les recommandations adultes : alimentation, activité physique et sédentaritéManger Bouger · consulté le 2026-09-08
- Des voies métaboliques en interconnexionÉduscol, SVT Seconde, juillet 2019 · consulté le 2026-09-08
- The State of Food and Agriculture 2019 : Moving forward on food loss and waste reductionFood and Agriculture Organization of the United Nations · consulté le 2026-09-08
- Introduction - Food lossFood and Agriculture Organization of the United Nations · consulté le 2026-09-08
- Des solutions pour réduire le gaspillage alimentaireADEME, 22 décembre 2025 · consulté le 2026-09-08
- Manger bon, sain et local dans les cantines du territoireADEME, mise à jour le 17 juillet 2026 · consulté le 2026-09-08
- Next Best Restaurant, Appendix 17 : Lipid Test StationNebraska Department of Education · consulté le 2026-09-08
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