Objectifs du chapitre
Ce que tu vas savoir faire
- Reconnaître réciprocité, consentement et pression.
- Repérer des risques et des mécanismes de contrôle sans blâmer une victime.
- Distinguer les objectifs des moyens de prévention et identifier les relais.
Positionnement fictif : « Nous étions d’accord hier, donc tu dois être d’accord aujourd’hui. » Explique ce qui ne va pas dans ce raisonnement.
Étape 1
Réciprocité et rythmes différents
La réciprocité ne signifie pas que deux personnes ressentent exactement la même chose au même moment. Elle suppose que chacune puisse exprimer ses attentes et ses limites, être écoutée et rester libre. Le partage d’une activité, d’un sentiment ou d’un plaisir ne crée pas une obligation de continuer. Une relation peut être amicale, affective ou amoureuse sans suivre un modèle unique. Les sentiments ne donnent pas un droit de contrôle sur l’autre.
Dans une situation fictive, demande qui propose, qui décide et ce qui arrive lorsqu’une personne hésite ou refuse. Un choix respecté permet de chercher une autre activité ou de reporter une rencontre, sans promesse exigée. Une frustration peut être exprimée, mais ne justifie ni humiliation ni insistance. L’égalité ne dépend pas du genre, de l’orientation sexuelle ou du rôle supposé d’un personnage. Pour argumenter, cite les comportements observables du cas plutôt que d’attribuer à une personne une intention certaine que le texte ne donne pas.
À retenir. Partager ne signifie pas devoir ressentir ou accepter la même chose.
Étape 2
Comprendre le consentement
Pour les actes concernés, le consentement doit être un choix libre et éclairé, spécifique à la situation, exprimé avant l’acte et pouvant être retiré. « Libre » exclut pression, menace ou contrainte ; « éclairé » suppose pouvoir comprendre la situation. Un accord sur une activité ne vaut pas accord pour une autre. Dire oui une fois ne crée pas un oui permanent. Le silence ou l’absence de réaction ne suffisent pas à déduire un accord.
Ces repères se travaillent avec des fictions simples : publier une photo, accepter un contact ou choisir une activité. Ils ne permettent pas de conclure qu’une phrase affirmative rendrait tout acte légal : la loi prévoit aussi des protections particulières pour les mineurs et selon les circonstances. La plateforme n’analyse pas une affaire réelle. Si un personnage hésite, change d’avis ou paraît incapable de choisir librement, on ne pousse pas la situation. Respecter un refus ne consiste pas à attendre puis recommencer la pression ; la liberté de l’autre demeure.
Support original Maxdecours. Personnages, messages, lieux et données de l’exercice fictifs.
A : « Tu as accepté hier, tu dois accepter encore. »
B : « Si tu refuses, je raconterai tes secrets. »
C : « Tu peux changer d’avis ; on arrête. »
Repère l’accord présenté comme permanent, la menace et le respect d’une limite.
Exemple résolu · Pas à pas
Un accord précis
Mina accepte une photographie pour un dossier privé, puis refuse sa diffusion en ligne.
- L’accord initial porte sur un usage précis.
- Diffuser en ligne serait un autre usage.
- Le refus est respecté ; on ne conclut pas à une dette de publication.
Aucun accord général n’a été donné.
À retenir. Un accord n’est ni global ni permanent ; les protections légales demeurent.
Étape 3
Risques, substances et pouvoir
Un risque peut concerner le corps, la santé psychologique, la vie privée ou la sécurité. Dans une fiction, examine ce qui peut faire obstacle à un choix : peur, dépendance, différence de pouvoir, isolement ou impossibilité de comprendre la situation. Une personne en situation de handicap garde ses droits ; on ne présume pas ses capacités ou son accord à partir d’une étiquette. Il faut considérer les circonstances et rendre l’information accessible.
L’alcool et d’autres substances psychoactives peuvent altérer le jugement et accroître la vulnérabilité. Leurs effets ne rendent jamais une victime responsable de la violence qu’elle subit. Une absence de réaction peut tenir à la peur ou à la sidération : ce n’est pas une preuve d’accord. Dans l’exercice, la bonne démarche est de repérer les signes donnés et de proposer protection et relais, pas d’expérimenter une substance ou de rechercher un diagnostic. Une situation de danger réel doit être prise en charge par des adultes et services compétents.
À retenir. Vulnérabilité et silence ne dispensent pas de respecter les droits.
Étape 4
Distinguer conflit, contrôle et violence
Un désaccord peut être discuté lorsque chaque personne garde la possibilité de parler, de choisir et de chercher de l’aide. Un mécanisme d’emprise réduit progressivement cette liberté : surveillance, isolement, dévalorisation, menaces ou alternance entre promesses et peur. Un seul message ne permet pas de connaître toute une relation, mais certains comportements doivent être pris au sérieux. L’affection déclarée ne transforme pas le contrôle en preuve d’amour.
Les violences peuvent être physiques, verbales, psychologiques, sexuelles ou numériques, au sein d’un couple ou en dehors. Un mariage forcé impose une union sans choix libre et porte atteinte aux droits de la personne. Les violences dans un couple, y compris celles qui peuvent conduire à la mort, ne sont pas un simple problème de communication. On n’attend pas de la victime qu’elle règle seule la situation. Un témoin soutient sans diffuser ni confronter isolément la personne menaçante ; il cherche un relais protecteur.
À retenir. Nommer les comportements, protéger et chercher un relais.
Étape 5
Les moyens n’ont pas tous le même objectif
La prévention combine des outils qui répondent à des risques différents. Le préservatif réduit le risque de transmission d’IST et contribue à éviter une grossesse ; les autres méthodes contraceptives ont pour objectif d’éviter une grossesse, sans protéger toutes des IST. Le dépistage permet de rechercher une infection, qui peut ne pas avoir de symptôme visible. Les vaccinations ciblent certaines infections, notamment HPV et hépatite B, pas l’ensemble des IST. Le choix et l’utilisation des moyens demandent une information adaptée auprès de professionnels.
Pour le VIH, la PrEP est une prévention avant une exposition, avec un suivi médical. Le TPE concerne une possible exposition récente et nécessite de chercher immédiatement une prise en charge professionnelle, sans attendre un exercice ou l’apparition de symptômes. Ils ne remplacent pas la prévention des autres IST. Le cours de SVT lié explique les mécanismes biologiques ; cet atelier apprend à choisir une information et un relais. Aucun médicament, dosage ou calendrier individuel n’est prescrit ici. Les structures de santé, dont les CeGIDD, orientent sur dépistage et prévention.
Synthèse originale fondée sur Santé publique France ; repères généraux, non prescription.
| Outil ou démarche | Objectif principal | Limite à comprendre |
|---|---|---|
| Contraception | Éviter une grossesse | Pas une protection générale contre les IST |
| Dépistage | Rechercher une infection | Ne remplace pas la protection |
| Vaccination HPV/hépatite B | Prévenir des infections ciblées | Pas toutes les IST |
| PrEP | Prévenir le VIH avant exposition, suivi médical | Pas les autres IST |
| TPE | Prise en charge urgente après possible exposition au VIH | Professionnel à contacter immédiatement |
Compare les objectifs ; pour une situation réelle, demande conseil à un professionnel.
À retenir. Prévention de grossesse, IST et prise en charge ne se confondent pas.
Étape 6
Grossesse non prévue : information et accès aux soins
Une grossesse non prévue ou non souhaitée peut conduire à demander une information sur les choix et les soins. L’IVG permet, dans les conditions prévues par la loi, d’interrompre une grossesse ; ce n’est ni un moyen de dépistage ni une protection contre les IST. Le choix doit être informé et sans pression. Les délais, méthodes et situations individuelles doivent être examinés avec un médecin ou une sage-femme, plutôt qu’à partir d’une réponse de quiz ou d’un message en ligne.
Le site officiel précise que l’accès concerne aussi les personnes mineures. En cas de volonté de garder le secret vis-à-vis des parents ou d’absence de consentement parental, une mineure peut demander l’IVG avec l’accompagnement d’une personne majeure de son choix, selon le cadre légal et le parcours de soins. Les professionnels expliquent ces conditions. Le numéro 0 800 08 11 11 informe gratuitement et anonymement sur sexualités, contraception et IVG ; consulte le site pour les horaires actualisés. Maxdecours ne demande aucune information de grossesse et ne reçoit pas de demande de prise en charge.
Ressources institutionnelles consultées par sections le 4 octobre 2026 ; liens vers les sites d’origine, pas de copie des médias.
- Santé publique France : prévention du VIH et des IST
Repères sur les moyens de prévention et les relais professionnels.
- Site officiel : accès pour les personnes mineures
Conditions d’accès et confidentialité à examiner avec le professionnel.
- Numéro et ressources sur contraception et IVG
0 800 08 11 11 ; horaires et accès actualisés sur le site d’origine.
Ces liens sont ouverts sans compte. N’attends pas la fin d’un exercice pour chercher une aide réelle.
À retenir. Une information fiable mène vers les soins, pas vers un diagnostic d’exercice.
Étape 7
Construire une réponse protectrice
Face à une situation fictive inquiétante, organise la réponse en trois points : comportement donné par le cas, droit ou limite mis en cause, puis relais approprié. Ne remplace pas le cas par un récit personnel. Une réponse protectrice évite de blâmer la victime, de diffuser ses messages ou de la pousser à une confrontation risquée. Demander une aide n’exige pas d’avoir déjà trouvé la qualification juridique exacte ; un professionnel compétent peut écouter et orienter.
Les adultes protecteurs et les personnels du collège, notamment de santé, sont des interlocuteurs possibles. Le 119 concerne l’enfance en danger ; les secours adaptés doivent être sollicités immédiatement en cas d’urgence. Un centre de santé sexuelle ou un CeGIDD peut informer sur des questions de prévention et de soins. Ces relais ont des fonctions différentes : un quiz ne peut les remplacer. Pendant les séances encadrées, on peut préparer une affiche des ressources vérifiées, sans y associer les expériences, coordonnées ou dossiers médicaux d’élèves.
À retenir. Relais adapté, protection et absence de culpabilisation.
L’essentiel à retrouver
Ta fiche de révision
- Réciprocité et liberté, même avec des envies différentes.
- Accord libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable ; protections légales particulières.
- Pression, emprise et violence nécessitent protection et relais.
- Prévention de grossesse, IST, dépistage, vaccination, PrEP et TPE : objectifs distincts.
- Information IVG accessible auprès des professionnels et ressources officielles.
Des erreurs à comprendre
Transformer un accord passé en obligation.
Une personne peut changer d’avis ; aucune pression ne doit imposer la poursuite.
Prescrire à partir d’un quiz.
Les exercices donnent des repères ; les soins et conditions individuelles relèvent des professionnels.
Les activités avec l’abonnement
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L’abonnement ouvre les exercices corrigés, le quiz, les évaluations et les cartes de ce chapitre. Choisis une activité, comprends tes erreurs et retrouve la notion à revoir.
Essaie et corrige
6 exercices et 2 questions de quiz, avec les explications utiles après ta réponse.
Vérifie sans aide
3 activités d’évaluation, distinctes de l’entraînement. Les réponses ouvertes utilisent des critères.
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Sources et repères
Édition Maxdecours · Année scolaire 2026-2027 · Vérification documentaire : 2026-10-04.
Programme d'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité au collège · Ministère de l'Éducation nationale · Troisième, axe 2, p. 16-17 PDF : réciprocité, consentement, risques, prévention, emprise et soutien.
Code pénal, article 222-22 : consentement · Légifrance, DILA · Article 222-22, version applicable : repères généraux et protections.
Comment se protéger du VIH et des IST ? · Santé publique France, QuestionSexualité · Outils de prévention combinée et orientation vers les soins.
IVG, contraception, sexualités : numéro vert et ressources · Ministère chargé de la Santé, ivg.gouv.fr · Ressources et numéro national.
Accès à l’IVG : personnes mineures, cas particuliers · Ministère chargé de la Santé · Accès et confidentialité pour les personnes mineures.
Enfant victime de maltraitance : protection et aides · Service Public, DILA et ministère chargé de la Justice · Protection et recours à une aide.
Les séances d’EVARS et le personnel de santé accompagnent ces apprentissages. Les exercices ne remplacent ni soins, ni écoute, ni protection. N’écris aucune expérience intime ; pour une préoccupation réelle, utilise directement les relais institutionnels.