Objectifs du chapitre
Ce que tu vas savoir faire
- Calculer et interpréter un effectif, une fréquence et une moyenne pondérée.
- Ordonner une série et déterminer sa médiane et son étendue.
- Choisir un indicateur en fonction de la question et repérer ses limites.
- Calculer la probabilité d'un événement dans un modèle équiprobable explicite.
- Distinguer fréquence observée et probabilité, sans promettre le résultat du prochain tirage.
- Énumérer les couples d'issues de deux expériences simples pour éviter un comptage trompeur.
- Construire et lire un histogramme de classes de même largeur, sans lui attribuer des données individuelles absentes.
Une série contient les durées 2, 3, 3, 6 et 11 minutes. La durée 3 apparaît deux fois : son effectif vaut 2, pas 3. Sa fréquence est . Si tu ne sais pas encore distinguer ces trois nombres, commence par compter les observations une à une.
Étape 1
Décrire les données avant de calculer
Une étude statistique porte sur une population et un caractère observé. Le caractère peut être une durée, une catégorie ou une autre propriété. Dans ce chapitre, les durées d'un atelier sont fictives : elles servent uniquement à apprendre les méthodes. Il n'y a ni dossier d'élève ni mesure réelle à transmettre. Avant de calculer, précise ce qui est mesuré, son unité et le nombre d'observations.
L'effectif d'une valeur est le nombre de fois où elle apparaît. L'effectif total N est la somme de tous les effectifs. Dans le tableau, la durée de 8 minutes apparaît quatre fois ; il y a dix observations au total. Ce tableau est une écriture condensée de la liste ordonnée 4, 4, 6, 6, 6, 8, 8, 8, 8, 10. Compter les quatre colonnes de valeurs donnerait 4, pas l'effectif total 10.
La fréquence d’une valeur est son effectif divisé par l’effectif total. La durée de 8 minutes apparaît quatre fois sur dix observations. La fréquence n’a pas l’unité minute : c’est une proportion, que l’on peut aussi écrire en pourcentage. Quand toutes les observations sont réparties sans oubli ni doublon, les fréquences totalisent 1, soit 100 % ; ce contrôle repère un tableau incomplet.
| = | ||
| On rapporte les quatre observations de 8 minutes au total dix. | ||
| = | ||
| La fraction se simplifie par 2. | ||
| = | ||
| Le même nombre s’écrit en décimal exact. | ||
Conclusion. La fréquence de 8 minutes est 0,4, soit 40 %. Ce nombre ne désigne pas une durée.
Un diagramme peut montrer cette répartition, mais il faut lire les axes et leurs unités. Une barre représentant l'effectif 4 n'indique pas une durée de 4 minutes. Pour un diagramme circulaire, les secteurs doivent être proportionnels aux fréquences. On ne conclut pas que deux groupes ont le même effectif parce que deux secteurs de graphiques différents occupent le même angle : les effectifs totaux peuvent être différents.
Jeu de données original Maxdecours. Durées inventées pour les calculs, sans observation de personnes réelles.
| Durée, en minutes | 4 | 6 | 8 | 10 |
|---|---|---|---|---|
| Effectif | 2 | 3 | 4 | 1 |
Reconstitue la liste de dix observations. Calcule la fréquence de chaque durée et vérifie leur somme.
À retenir. Valeur, effectif et fréquence sont trois informations différentes.
Étape 2
Lire et construire un histogramme à classes de même largeur
Quand les données sont regroupées en intervalles, on ne dispose plus de chaque durée exacte. Une classe comme [5 ; 10[ contient les durées au moins égales à 5 minutes et strictement inférieures à 10 minutes. La borne gauche est incluse, la borne droite exclue. Une durée de 10 minutes appartient à la classe suivante ; elle ne doit être comptée ni deux fois ni oubliée.
Pour des classes de même largeur, l’histogramme comporte des rectangles adjacents : les intervalles se suivent sur un axe de durée. Ici, chaque largeur représente 5 minutes et les hauteurs représentent les effectifs sur une même échelle partant de zéro. Comme les largeurs sont égales, des hauteurs proportionnelles aux effectifs donnent aussi des aires proportionnelles. Un diagramme en bâtons de valeurs isolées n’a pas la même construction.
Les quatre classes du document ont les effectifs 6, 10, 8 et 6 : leur total vaut 30 observations fictives. Pour les durées au moins égales à 5 et strictement inférieures à 15 minutes, réunis seulement les deux classes intermédiaires. Le choix des bornes précède le calcul ; prendre les barres les plus hautes sans lire leurs intervalles ne répondrait pas à la question.
| = | ||
| On additionne les effectifs des deux classes choisies, puis on divise par le total. | ||
| = | ||
| Il y a 18 observations favorables sur 30. | ||
| = | ||
| Les deux termes se divisent par 6 ; la fréquence est sans unité. | ||
Conclusion. Les durées de 5 minutes incluses à 15 minutes exclues représentent du total, soit 60 %.
L’histogramme conserve les effectifs des classes, mais pas les valeurs précises à l’intérieur. Tu peux calculer exactement une fréquence portant sur des classes entières. En revanche, leurs bornes ne sont pas forcément les valeurs minimale et maximale réellement observées. On ne peut donc pas retrouver l’étendue exacte, ni la moyenne exacte ou la médiane exacte, à partir de ce seul regroupement. Remplacer chaque classe par son milieu donnerait une estimation, pas les données initiales.
Pour construire ton histogramme sur papier, commence par les axes nommés, les unités et une échelle régulière. Place les bornes 0, 5, 10, 15 et 20 sur l’axe horizontal. Trace ensuite les quatre rectangles sans intervalle artificiel entre eux, avec les hauteurs 6, 10, 8 et 6. Relis les valeurs aux frontières et contrôle la somme des effectifs. Un raisonnement écrit peut expliquer cette construction ; un score numérique ne vérifie pas le tracé effectué.
Histogramme et données originaux Maxdecours, 18 octobre 2026. Durées inventées pour l’exercice ; aucune mesure de personne réelle.
| Durée t, en min | [0 ; 5[ | [5 ; 10[ | [10 ; 15[ | [15 ; 20[ |
|---|---|---|---|---|
| Effectif | 6 | 10 | 8 | 6 |
Lis la classe contenant 10 minutes, puis reconstruis le graphique sur ton cahier avec les mêmes axes. Calcule une fréquence en précisant les bornes ; distingue ce calcul de l’étendue exacte non connue.
Exemple résolu · Pas à pas
Choisir les bonnes classes avant de calculer
Dans ce document, quelle proportion de durées est au moins égale à 5 minutes et strictement inférieure à 15 minutes ?
- Les valeurs de 5 à moins de 15 minutes occupent [5 ; 10[ et [10 ; 15[.
- Leurs effectifs sont 10 et 8, soit 18 observations sur 30.
- Le quotient se simplifie en ; il représente 60 % du total.
La fréquence vaut . Une durée de 15 minutes n’est pas incluse dans cet événement.
À retenir. Un histogramme de classes de même largeur représente des intervalles adjacents ; leurs effectifs permettent des fréquences exactes, mais ne restituent pas les valeurs individuelles perdues.
Étape 3
Calculer une moyenne en tenant compte des effectifs
La moyenne d'une série numérique est la somme des valeurs de toutes les observations divisée par leur nombre. Quand une valeur apparaît plusieurs fois, elle intervient autant de fois dans la somme. Avec un tableau d'effectifs, on calcule donc une somme pondérée : chaque valeur est multipliée par son effectif avant l'addition.
Pour les dix durées du tableau, chaque valeur doit apparaître autant de fois que son effectif. Calcule la somme pondérée, puis divise par dix. Une moyenne simple des quatre valeurs distinctes donnerait 7 minutes, mais traiterait chaque colonne comme si elle contenait le même nombre d’observations. Les effectifs inégaux changent le résultat.
| = | ||
| Chaque durée est multipliée par son effectif. | ||
| = | ||
| On effectue les produits avant l’addition. | ||
| = | ||
| S est la somme des dix durées, exprimée en minutes. | ||
Conclusion. La somme des durées vaut 68 min, pas la somme des quatre seules valeurs distinctes.
| = | ||
| On divise la somme par le nombre d’observations. | ||
| = | ||
| La division donne une valeur en minutes. | ||
Conclusion. La moyenne est 6,8 min, entre le minimum 4 min et le maximum 10 min.
La moyenne s'interprète comme une valeur de partage égal : si la somme totale des dix durées était répartie également, chaque observation aurait 6,8 minutes. Elle n'est pas nécessairement une valeur réellement présente dans la liste. Elle conserve l'unité du caractère et doit se trouver entre la plus petite et la plus grande valeur.
Une valeur très éloignée peut déplacer la moyenne. Pour 2, 3, 3, 6 et 11, la somme vaut 25 et la moyenne 5. Remplacer seulement 11 par 31 porte la somme à 45 et la moyenne à 9. Cette sensibilité peut être utile pour décrire un total, mais moins adaptée si on veut rendre compte d'une observation centrale. Aucun indicateur n'est « le meilleur » sans question précise.
Pour réunir deux groupes de tailles différentes, pondère aussi leurs moyennes. Trois observations de moyenne 4 ont une somme de 12 ; sept observations de moyenne 6 ont une somme de 42. La moyenne simple des deux moyennes, qui vaudrait 5, ne conviendrait que pour des effectifs identiques. Il faut reconstituer les sommes et l’effectif total.
| = | ||
| On reconstitue la somme de chaque groupe et le total des effectifs. | ||
| = | ||
| Les sommes valent 12 et 42 ; il y a dix observations. | ||
| = | ||
| On partage la somme totale entre les dix observations. | ||
Conclusion. La moyenne regroupée est 5,4, plus proche de 6 car le second groupe est plus nombreux.
À retenir. La moyenne pondérée est la somme valeur × effectif divisée par l'effectif total.
Étape 4
Médiane et étendue : position et dispersion
La médiane se détermine dans une série rangée par ordre croissant. Elle sépare les observations en deux parties : au moins la moitié des valeurs lui sont inférieures ou égales, et au moins la moitié lui sont supérieures ou égales. Pour un effectif impair, on prend la valeur centrale. Dans 2, 3, 3, 6, 11, la troisième valeur est 3 : c'est la médiane, alors que la moyenne vaut 5.
Pour un effectif pair, on utilise ici la convention scolaire de la moyenne des deux valeurs centrales. Dans les dix durées du tableau, les rangs 1 à 2 portent 4, les rangs 3 à 5 portent 6, les rangs 6 à 9 portent 8 et le rang 10 porte 10. Les rangs centraux sont 5 et 6 : lis d’abord leurs valeurs, puis calcule.
| = | ||
| Les valeurs de rangs 5 et 6 sont 6 min et 8 min. | ||
| = | ||
| On calcule leur moyenne, pas celle des deux extrêmes. | ||
Conclusion. La médiane vaut 7 min, même si aucune observation ne dure exactement 7 min.
Ne cherche pas la médiane en moyennant la plus petite et la plus grande valeur. Cette opération ignore la position des autres observations. Les effectifs cumulés permettent de retrouver les rangs sans recopier une longue liste : cumule les effectifs puis repère où se situent le ou les rangs centraux. Vérifie que les rangs concernent les observations, et non seulement les catégories.
L'étendue est la différence entre la valeur maximale et la valeur minimale. Pour le tableau, elle vaut 10 − 4 = 6 minutes. Elle décrit l'écart entre les extrêmes, pas une valeur centrale et pas la manière dont toutes les observations se répartissent. Deux séries peuvent avoir la même moyenne et la même étendue tout en ayant des répartitions différentes.
Dans l'exemple où 11 devient 31, la médiane reste 3, car la valeur centrale ne change pas, tandis que l'étendue passe de 9 à 29. Cela illustre une limite de chaque indicateur ; cela ne signifie pas que la médiane ne change jamais quand une valeur est modifiée. Pour comparer des groupes, annonce la question, les indicateurs et les données disponibles, sans inventer une cause ou une performance non observée.
À retenir. La médiane dépend des rangs ; l'étendue est maximum − minimum. Elles ne remplacent pas la moyenne.
Étape 5
Construire un modèle du hasard et compter les issues
Une expérience aléatoire est une expérience dont on connaît les résultats possibles, sans pouvoir prévoir avec certitude celui qui se produira lors d'un essai. Une issue est un résultat élémentaire du modèle. Un événement regroupe une ou plusieurs issues, par exemple « obtenir une bille bleue ». Le modèle et ses hypothèses doivent être annoncés avant le calcul.
Un sac fictif contient trois billes rouges, deux bleues et une verte, de même forme et masse. Le modèle suppose un tirage au hasard où chacune des six billes a la même probabilité d'être choisie. Les six billes sont équiprobables ; les trois couleurs ne le sont pas. La probabilité de rouge est = , celle de bleu = et celle de vert .
Quand les issues élémentaires sont équiprobables, la probabilité d'un événement vaut nombre d'issues favorables / nombre total d'issues. Pour « rouge ou bleu », il y a cinq billes favorables sur six, donc une probabilité de . Le mot « ou » réunit les issues de l'événement ; une bille n'est pas à la fois rouge et bleue dans ce modèle, on ne double donc pas de compte.
Une probabilité est comprise entre 0 et 1. L'événement impossible a une probabilité 0, l'événement certain une probabilité 1. L'événement contraire de « rouge » est « non rouge », qui regroupe bleu et vert ; sa probabilité vaut 1 − = . La somme des probabilités de toutes les issues élémentaires vaut 1. Un résultat supérieur à 1 révèle une erreur de comptage ou de division.
La formule de comptage n'est pas valable sans hypothèse d'équiprobabilité. Une pièce truquée ou des secteurs de roue de tailles différentes demanderaient un autre modèle. De même, deux catégories présentes ne donnent pas automatiquement une chance sur deux. Justifie le choix des issues élémentaires et leurs chances, puis calcule. Dans les exercices de ce chapitre, les modèles sont fournis ; aucune manipulation ni mise d'argent n'est demandée.
À retenir. Le comptage favorable/total demande des issues élémentaires équiprobables, pas seulement des catégories visibles.
Étape 6
Fréquence observée et probabilité : ne pas promettre le prochain résultat
Une fréquence décrit ce qui s'est produit dans une série d'essais ; une probabilité décrit le modèle de l'expérience. Pour le sac à six billes, on remet la bille après chaque tirage et on mélange à nouveau : le modèle garde trois rouges sur six. Une série fictive de douze tirages est R, B, R, V, R, B, R, B, V, R, B, R. Elle comporte six rouges, quatre bleues et deux vertes.
La fréquence de rouge dans cette série vaut = ; celle de bleu vaut = . Leur égalité avec les probabilités du modèle est ici une particularité des données inventées, pas une obligation. Dans une autre série de douze tirages, on pourrait observer des fréquences différentes. Il n'y a pas de correction qui rende un résultat aléatoire réel « faux » parce qu'il n'est pas exactement proportionnel sur peu d'essais.
Dans un modèle où les essais se répètent de la même manière et sont indépendants, les fréquences tendent à se stabiliser autour des probabilités lorsqu'on augmente beaucoup le nombre d'essais. Cela n'impose ni une égalité exacte ni une progression régulière à chaque nouvel essai. Les fluctuations restent possibles ; douze observations ne permettent pas de certifier qu'un objet réel est parfaitement équilibré.
Une série de trois rouges n'oblige pas le tirage suivant à être bleu. Avec remise et les hypothèses du modèle, la probabilité de rouge reste au prochain essai. Sans remise, au contraire, la composition du sac change et le même calcul ne s'appliquerait plus. La précision « avec remise » fait partie de l'énoncé, pas d'un détail facultatif.
Pour interpréter des résultats, annonce le nombre d'essais, calcule les fréquences et compare-les au modèle sans les confondre. Une simulation numérique serait un autre ensemble de données, à identifier comme simulé. Les suites utilisées ici sont des données fictives créées pour l'exercice ; elles ne sont présentées ni comme une expérience effectuée ni comme une preuve de loi physique.
À retenir. Une fréquence se calcule sur les données ; une probabilité vient du modèle. L'une ne garantit pas le prochain résultat.
Étape 7
Deux dés : énumérer plutôt que compter seulement les sommes
Le modèle de deux dés équilibrés à six faces, lancés indépendamment, possède 36 couples ordonnés équiprobables. On distingue un premier et un second dé : (1 ; 2) et (2 ; 1) sont deux issues, même s'ils donnent la même somme 3. Le tableau des sommes représente une case par couple. Les onze sommes de 2 à 12 ne sont donc pas équiprobables.
Pour la somme 7, les couples favorables sont (1 ; 6), (2 ; 5), (3 ; 4), (4 ; 3), (5 ; 2) et (6 ; 1). Pour la somme 2, seul (1 ; 1) convient, avec une probabilité de . Leurs nombres d’issues favorables diffèrent : les sommes ne peuvent donc pas être traitées comme onze issues équiprobables.
| = | ||
| Six couples ordonnés donnent 7 parmi les 36 équiprobables. | ||
| = | ||
| On simplifie les deux entiers par 6. | ||
Conclusion. La probabilité d’une somme de 7 est , et non . Le calcul dépend des hypothèses d’équilibre et d’indépendance.
Le tableau doit être lu avec une méthode complète. Choisis une face pour le premier dé, puis parcoure toutes les faces du second, avant de passer à la ligne suivante. Ce parcours évite d'oublier les issues symétriques ou de compter deux fois la même case. Un tableau de couples, un arbre correctement construit ou une liste organisée peuvent être des démarches recevables.
Cette énumération est une extension des situations simples : elle utilise les hypothèses d'équilibre et d'indépendance explicitement données. Si on changeait le nombre de faces ou si les résultats étaient liés, il faudrait reconstruire l'univers et ses probabilités. Contrôle toujours le nombre total d'issues avant d'appliquer une fraction mémorisée.
Tableau original Maxdecours pour deux dés équilibrés indépendants. Lignes : premier dé ; colonnes : second dé. Les nombres des cases sont des sommes, pas des effectifs.
| Premier dé / second dé | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
Compte les cases donnant 7, puis celles donnant 2. Explique pourquoi les sommes ne sont pas équiprobables.
À retenir. Les couples des faces sont équiprobables ; les sommes regroupent des nombres d'issues différents.
L’essentiel à retrouver
Ta fiche de révision
- Effectif total : somme des effectifs. Fréquence : effectif / total.
- Moyenne pondérée : somme des produits valeur × effectif divisée par le total.
- Pour la médiane, ranger les observations et chercher le ou les rangs centraux.
- Étendue : valeur maximale − valeur minimale, avec l'unité.
- Dans un modèle équiprobable, probabilité : issues favorables / issues totales.
- La probabilité de l'événement contraire vaut 1 moins celle de l'événement.
- Fréquence observée et probabilité du modèle peuvent différer.
- Deux dés indépendants à six faces donnent 36 couples, pas onze sommes équiprobables.
- Les rectangles d’un histogramme de classes de même largeur sont adjacents ; une borne droite exclue évite de compter deux fois une observation.
- Les effectifs de classes donnent des fréquences exactes sur ces classes, pas la moyenne, la médiane ou l’étendue exactes des valeurs regroupées.
Des erreurs à comprendre
Diviser par le nombre de colonnes au lieu du nombre d'observations.
Additionne les effectifs. Chaque valeur intervient autant de fois que son effectif.
Chercher la médiane dans une liste non ordonnée.
Range les observations puis repère les rangs centraux ; un tableau d'effectifs nécessite des cumuls.
Faire (minimum + maximum)/2 pour trouver la médiane.
La médiane dépend des rangs de toutes les observations, pas seulement des extrêmes.
Attribuer une chance sur trois à chaque couleur du sac.
Les billes sont équiprobables, les couleurs ont des effectifs différents.
Dire qu'un résultat devient obligatoire parce qu'il n'est pas sorti récemment.
Avec remise et indépendance, le modèle ne change pas après les essais précédents.
Attribuer une probabilité à chaque somme de deux dés.
Énumère les 36 couples puis compte les couples favorables à la somme.
Compter une durée frontière dans les deux classes voisines.
Avec des classes comme [5 ; 10[ et [10 ; 15[, 10 appartient seulement à la seconde : borne gauche incluse, borne droite exclue.
Calculer l’étendue en soustrayant les bornes extérieures de l’histogramme.
Ces bornes ne sont pas forcément les valeurs extrêmes observées. Les seules classes ne permettent pas de retrouver une étendue exacte.
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Sources et repères
Édition Maxdecours · Année scolaire 2026-2027 · Vérification documentaire : 2026-10-18.
Attendus de fin d'année de troisième en mathématiques · Éduscol, DGESCO · Organisation et gestion de données, fonctions, p. 4-6 PDF : indicateurs statistiques, probabilités et fréquences.
Programme du cycle des approfondissements, BO n° 31 du 30 juillet 2020 · Ministère de l'Éducation nationale · Mathématiques, p. 126-136 PDF : données, modèle du hasard, raisonnement et communication.
Programmes de français et mathématiques du cycle 4, arrêté du 18 février 2026 · Ministère de l'Éducation nationale · Article 3 : les nouveaux programmes ne s'appliquent à la troisième qu'en 2028-2029.
Utilise un cahier pour les tableaux, les rangs et les listes de couples. Les séries sont fictives et les dés sont des modèles : aucune expérience réelle ni collecte de données personnelles n'est nécessaire. L'argumentation ouverte demande une relecture humaine.