Français · Quatrième générale · 2026-2027

Construire et ponctuer la phrase complexe

Une phrase complexe contient plusieurs propositions : elles peuvent être juxtaposées, coordonnées ou liées par subordination.

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Objectifs du chapitre

Ce que tu vas savoir faire

  • Délimiter les propositions autour de leurs verbes conjugués.
  • Identifier juxtaposition, coordination et subordination.
  • Choisir une ponctuation et un connecteur qui rendent le lien lisible.

Dans « Quand le bus arriva, nous entrâmes et la porte se referma », combien de propositions repères-tu ? Cherche les verbes arriva, entrâmes et se referma.

Étape 1

Délimiter avant de nommer

Une proposition est organisée autour d’un verbe conjugué. Commence par les repérer, puis cherche qui fait l’action et quels mots dépendent de ce verbe. Un infinitif ne crée pas à lui seul une proposition indépendante.

Dans « Quand le bus arriva, nous entrâmes et la porte se referma », trois verbes conjugués organisent trois propositions. Les compter ne suffit pas : il faut ensuite observer leurs liens.

Pour délimiter, souligne arriva, entrâmes et se referma, puis encadre les groupes qui complètent chacun. Quand le bus arriva forme une subordonnée de temps ; nous entrâmes est la proposition principale ; et la porte se referma est coordonnée à cette dernière. Cette analyse explique aussi la virgule après la subordonnée placée en tête.

Ne confonds pas un verbe à l’infinitif et une nouvelle proposition indépendante. Dans « Nous espérons entrer », espérons est le verbe conjugué ; entrer dépend de lui. En revanche, dans « Nous entrons quand le gardien ouvre », les deux verbes organisent deux propositions parce que ouvre possède son propre sujet et est introduit par quand.

À retenir. Repérer les verbes conjugués évite de confondre longueur de phrase et nombre de propositions.

Étape 2

Juxtaposer, coordonner, subordonner

La juxtaposition relie des propositions par une virgule, un point-virgule ou deux-points. La coordination utilise une conjonction comme mais, ou, et, donc, or, ni, car. Ces liens ne sont pas décoratifs : car donne une explication, donc une conséquence, mais une opposition.

Une subordonnée dépend d’une autre proposition. Une subordonnée complétive est souvent introduite par que ; une circonstancielle peut être introduite par une conjonction de subordination comme quand, parce que ou si. Une relative est introduite par un pronom relatif et complète un nom : « le livre que je lis ». Cherche l’antécédent : que dans « je crois que tu viens » n’en reprend pas.

Pour reconnaître une relative, repère d’abord un nom avant le pronom. Dans « le livre que je lis », que reprend livre et est COD de lis : on peut reconstruire « je lis le livre ». Dans « je crois que tu lis », que n’a pas d’antécédent et introduit la proposition tu lis. Cette reconstruction évite de classer tous les que de la même manière.

Une interrogative indirecte dépend d’un verbe de questionnement : « Je demande où commence la visite » ou « Nous ignorons si le bus passe ». Elle n’emploie pas de point d’interrogation quand elle est intégrée à la phrase. Repère le verbe principal, puis le mot interrogatif ou si qui introduit la proposition.

Le choix du lien rend la relation plus ou moins explicite. Parce que annonce une cause, donc une conséquence, mais une opposition ; remplacer l’un par l’autre exige de vérifier le sens. Avant d’ajouter un connecteur, formule oralement la relation : « Nous avançons lentement parce que le chemin est glissant. » et « Le chemin est glissant, donc nous avançons lentement » présentent la même relation causale, mais n’organisent pas l’information dans le même ordre.

Exemple résolu · Pas à pas

Justifier un lien

Relier : « Le chemin est glissant. Nous avançons lentement. »

  1. Choisir le sens : la lenteur est une conséquence du sol glissant.
  2. Écrire « Le chemin est glissant, donc nous avançons lentement. »
  3. Vérifier que donc ne remplace pas une explication par erreur.

Le connecteur rend la relation logique visible.

À retenir. La nature du lien se déduit de la construction et du sens, pas du seul mot que.

Étape 3

Ponctuer pour guider la lecture

La ponctuation sépare ou articule des propositions. Une virgule peut encadrer une subordonnée placée en tête ; elle ne remplace pas systématiquement tous les liens. Le point-virgule rapproche deux propositions autonomes liées par le sens ; les deux-points peuvent annoncer une explication ou une conséquence développée.

Relire à voix haute aide à entendre une phrase trop chargée, mais les pauses ne suffisent pas à décider une règle. Vérifie d’abord la construction et la relation logique.

Une méthode fiable consiste à placer une barre entre les propositions après avoir repéré leurs verbes conjugués. Demande ensuite si la seconde explique, oppose, ajoute ou suit la première : le signe de ponctuation et le connecteur doivent rendre cette relation lisible.

À retenir. Une ponctuation juste rend la structure lisible ; elle ne se choisit pas seulement à l’oreille.

Étape 4

Réécrire une phrase surchargée

Pour réviser, souligne les verbes conjugués, délimite les propositions puis écris le lien voulu dans la marge. Si deux relations différentes se suivent, fais deux phrases plutôt que d’empiler des conjonctions.

Exemple : « Il pleuvait nous sommes partis car le train arrivait donc nous avons couru » peut devenir « Il pleuvait, mais nous sommes partis car le train arrivait. Nous avons donc couru. » Le choix de mais, car et donc correspond ici aux relations proposées.

Après cette première réécriture, vérifie les référents des pronoms et les sujets de chaque verbe. Une phrase plus courte n’est réussie que si elle conserve les informations et si le lecteur peut encore suivre qui agit et pourquoi.

À retenir. Réécrire consiste à rendre la relation exacte, pas seulement à ajouter des virgules.

L’essentiel à retrouver

Ta fiche de révision

  • Un verbe conjugué aide à délimiter une proposition.
  • Coordination et subordination n’ont pas le même statut.
  • Un pronom relatif reprend un antécédent.
  • La ponctuation suit la construction et le sens.

Des erreurs à comprendre

Appeler tous les que des relatifs.

Cherche un antécédent repris ; sans lui, que peut être conjonction.

Mettre une virgule entre deux propositions sans savoir leur lien.

Nommer d’abord juxtaposition, coordination ou subordination.

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Sources et repères

Édition Maxdecours · Année scolaire 2026-2027 · Vérification documentaire : 2026-10-24.

Cycle des apprentissages fondamentaux (cycle 2), cycle de consolidation (cycle 3) et cycle des approfondissements (cycle 4) : modification · Ministère de l’Éducation nationale · Français, étude de la langue

Attendus de fin d’année de 4e — Français · Éduscol — ministère de l’Éducation nationale · Français quatrième, syntaxe

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