LLCER · Breton · Terminale
LLCER Breton en Terminale : lire, comparer et écrire
Apprends à attribuer une voix, expliquer l’ironie, lire des formes en contexte et comparer des documents. Huit séquences s’appuient sur cinq études de Bilzig, Barzaz Breiz et d’un récit de Loeiz ar Floc’h, avec modèles bretons, ateliers et corrections.
Explications et exemples en accès libre. Ateliers, quiz et cartes avec l’abonnement.
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Une première étude des explications, schémas, exemples résolus et erreurs expliquées. Les activités, productions, quiz et cartes réservés à l’abonnement ne sont pas comptés ici.
- Comprendre3684 mots d’explication et 0 schémas
- 16 à 24 min
- Étudier les exemples et les erreurs0 cas documentaires et analyses d’erreur
- 0 min
Étude du cours en accès libre, environ15 min à 25 min
Voir le calcul et le temps par étape
Le calcul suit automatiquement les explications et les tâches présentes dans le cours. Ses coefficients sont des repères de planification, pas des temps mesurés auprès d’élèves.
- Lecture active : 3684 mots, à raison de 160 à 220 mots par minute.
- Schémas : 0, avec 1 à 2 min pour lire chacun.
- Situer un extrait et attribuer sa voix1 à 3 min
- Lire l’ironie dans la présentation de Pipi1 à 3 min
- Distinguer pouvoir représenté et portée d’une lecture2 à 3 min
- Attribuer les voix et lire une transmission éditée2 à 4 min
- Lire une forme située et la médiation de l’édition2 à 4 min
- Reconstituer un itinéraire et ses attentes2 à 3 min
- Attribuer le conseil de Saïg et lire un apprentissage maritime2 à 3 min
- Comparer trois représentations de la circulation2 à 4 min
Les sous-totaux sont arrondis à la minute, puis additionnés. La fourchette totale est élargie aux cinq minutes voisines. Les étapes ci-dessus comprennent leurs explications et exemples ; elles ne s’ajoutent pas une seconde fois au total.
Adapte ce repère à tes acquis et au soin apporté aux exercices. Les pauses, les reprises, la consultation des sources externes et les révisions suivantes s’ajoutent selon tes besoins.
Avec les ateliers, les études de documents et le dossier, le quiz et les cartes : environ 2 h 15 à 3 h 50, à répartir sur plusieurs séances.
Objectifs du cours
Ce que tu vas savoir faire
- Situer un passage par son auteur, son édition, son chapitre et sa page ou image.
- Attribuer les voix avant d’expliquer un procédé ou de construire une interprétation.
- Lire Deut on, e oen, em oa, am c’hasfe, une condition et Marteze dans leur contexte.
- Comparer des genres et des représentations de la circulation dans une synthèse argumentée.
- Réviser une production à partir d’indices précis et conserver un carnet de lecture.
Étape du cours · 1 à 3 min
Situer un extrait et attribuer sa voix
Pour commenter un extrait, commence par le situer. Dans Bilzig, le chapitre XII, la page imprimée 73 et l’édition de 1925 donnent un point de départ commun. Ces informations permettent de retrouver le passage avant de lui attribuer un sens.
La première phrase attire l’attention sur Pipi, le chien lié au presbytère. L’interpellation et le point d’exclamation installent un narrateur qui s’adresse au lecteur. Repérer cette adresse évite de confondre celui qui raconte avec l’animal dont il parle.
Une fiche de lecture rassemble l’auteur, le titre, le chapitre, la page, la date et la voix repérée. Elle organise ensuite le commentaire : ces éléments indiquent où vérifier l’observation et permettent de partager la même scène avec un autre lecteur.
Deux indices peuvent se compléter. La désignation de Pipi par son maître lui donne une importance empruntée ; l’exclamation rend cette présentation vive. Ensemble, ils préparent une lecture du prestige comme construction comique dans le récit.
La conclusion reste attachée à la scène lue. Tu peux expliquer comment un roman représente un prestige et comment le narrateur en règle le ton. Cette démarche fournit une base solide pour analyser ensuite plus précisément les procédés d’ironie.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Langue
QuestionComment les informations d’édition et l’apostrophe initiale permettent-elles d’attribuer correctement la voix de la page 73 ?
- BR-BILZIG-73 : Fañch al Lay, Bilzig, chapitre XII « Bilzig ha Pipi », édition de 1925, page imprimée 73.
- BR-BILZIG-73 : page 73 du fac-similé, l’apostrophe « Klevet ’ta : ki an ôtrou person ! » ouvre le passage.
- BR-BILZIG-73 : même page, Pipi est présenté comme le chien du presbytère dans un récit mené par un narrateur.
Preuves à fournir
- L’expression « Klevet ’ta » est une adresse vive au lecteur placée au début du récit.
- Le groupe « ki an ôtrou person » désigne Pipi par son lien avec le maître, sans lui donner la parole.
- Le point d’exclamation accompagne l’intervention du narrateur et prépare un effet de mise en relief.
Analyse guidée
La fiche situe l’extrait dans Bilzig, chapitre XII, page 73 de l’édition de 1925. Puis l’apostrophe « Klevet ’ta » montre qu’une voix raconte et interpelle le lecteur. Pipi est l’objet de cette présentation : le groupe qui le relie au presbytère le caractérise, mais ne le fait pas parler. On peut donc analyser une entrée de récit qui grossit l’importance du chien avant d’observer l’ironie de la suite.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLa réponse écrit que Pipi annonce lui-même qu’il est le chien du prêtre.
CauseElle transforme une désignation du narrateur en parole du personnage observé.
Correction expliquée
Replace l’apostrophe au début du récit : le narrateur interpelle le lecteur, puis présente Pipi.
Étape du cours · 1 à 3 min
Lire l’ironie dans la présentation de Pipi
L’ironie naît souvent d’un écart. Ici, le narrateur présente Pipi avec une importance remarquable parce qu’il est lié au presbytère. Cette grandeur prêtée au chien n’est pas encore l’ironie entière : elle prépare la comparaison avec ce qu’il fait ensuite.
L’apostrophe initiale donne de l’élan à l’entrée en scène. Elle sollicite le lecteur comme s’il devait reconnaître un personnage considérable. Le groupe qui rattache Pipi à son maître ajoute un prestige indirect : le chien reçoit une part du rang qui n’est pas le sien.
La suite du passage déplace cette attente. Les comportements de Pipi et les pensées humaines que le récit lui prête créent un contraste avec la grandeur annoncée. Dans ton analyse, nomme les deux pôles du contraste, puis explique le rire ou la distance qu’il produit.
Un procédé n’est utile dans un commentaire que si tu indiques son effet. Dire seulement « il y a une exclamation » reste un relevé. Dire que l’exclamation amplifie l’entrée du chien, avant que son comportement ne réduise cette importance, construit une interprétation suivie.
Le passage fait travailler une représentation littéraire du prestige. Il permet de comprendre comment un récit peut installer puis déplacer une apparence de pouvoir. La section suivante examinera ce qu’une telle représentation autorise à dire, et ce qu’elle invite à laisser de côté.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Langue
QuestionComment l’apostrophe, la désignation de Pipi et le contraste avec la suite construisent-ils une ironie ?
- BR-BILZIG-73 : Bilzig, chapitre XII « Bilzig ha Pipi », 1925, page imprimée 73.
- BR-BILZIG-73 : ouverture, « Klevet ’ta : ki an ôtrou person ! », apostrophe et point d’exclamation.
- BR-BILZIG-73 : même passage, le récit prête au chien des préoccupations humaines et observe ses comportements.
Preuves à fournir
- L’apostrophe place le lecteur devant une entrée en scène emphatique.
- La désignation par le maître donne à Pipi un prestige indirect et comique.
- Le contraste entre cette importance et les gestes du chien règle l’effet d’ironie.
Analyse guidée
Le narrateur commence par appeler le lecteur et désigne Pipi comme le chien du presbytère. Ces deux procédés élèvent comiquement son importance. La suite introduit les comportements de l’animal et des pensées humaines qui lui sont prêtées : l’écart entre le prestige annoncé et cette mise en scène produit l’ironie. Le commentaire peut donc montrer comment le récit fait apparaître un prestige fragile, sans quitter le cadre de cette représentation littéraire.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLa réponse affirme seulement que le texte est drôle parce que Pipi est un chien.
CauseElle raconte le personnage sans relier une forme précise du récit à l’effet produit.
Correction expliquée
Associe l’apostrophe et la désignation prestigieuse au contraste avec les comportements observés.
Étape du cours · 2 à 3 min
Distinguer pouvoir représenté et portée d’une lecture
Une interprétation commence par une question simple : de quoi le passage donne-t-il une image ? Dans Bilzig, Pipi reçoit une importance liée au presbytère et le narrateur en organise la mise à distance. Le pouvoir étudié est donc d’abord celui qui est représenté dans cette scène.
Une lecture littéraire peut être précise sans être large. Elle peut dire que le récit associe prestige et comique, parce qu’elle montre l’apostrophe, la désignation du chien et le contraste avec la suite. Elle ne transforme pas pour autant cette scène en tableau de toutes les relations sociales.
Pour tester une thèse, compare deux formulations données dans l’activité. La première reste près des mots et des procédés du passage. La seconde ajoute des groupes, des époques ou des pratiques que la page ne décrit pas. Cherche les indices qui permettent de choisir.
Réviser une phrase ne consiste pas à l’affaiblir. C’est préciser son objet. Au lieu d’écrire que le texte explique une réalité générale, indique comment le narrateur fait voir une apparence de prestige autour de Pipi. La nouvelle formulation devient alors plus fidèle et plus informative.
Cette méthode aide à construire un commentaire responsable : observation, interprétation, portée. Elle prépare le travail sur les voix et la transmission dans un autre texte, où l’enjeu ne sera plus l’ironie de Pipi mais l’attribution de répliques et la médiation éditoriale.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Langue
QuestionQuelle proposition décrit une représentation littéraire du pouvoir dans la page 73, et laquelle dépasse les indices disponibles ?
- BR-BILZIG-73 : Bilzig, chapitre XII « Bilzig ha Pipi », édition de 1925, page imprimée 73.
- BR-BILZIG-73 : l’apostrophe initiale place le narrateur face au lecteur avant la présentation de Pipi.
- BR-BILZIG-73 : la suite du passage met en regard le prestige prêté au chien et ses comportements.
Preuves à fournir
- L’importance de Pipi est construite par son lien avec le presbytère.
- L’apostrophe et l’exclamation amplifient cette présentation sous la conduite du narrateur.
- Le contraste avec l’animal permet d’analyser un effet de mise à distance comique.
Analyse guidée
La proposition la mieux appuyée est : « Le narrateur construit comiquement le prestige de Pipi avant de le mettre à distance par le contraste avec ses comportements. » Elle relie la désignation du chien, l’apostrophe et le contraste de la scène. Une proposition qui ferait de cette page une description générale d’une institution ou d’une population ajoute des informations que le passage ne fournit pas. La portée juste reste donc celle d’une représentation romanesque précise.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLa réponse conclut que le passage décrit la conduite de tous les prêtres ou de toute une société.
CauseElle passe d’un personnage et d’une scène romanesque à une affirmation générale sans indice supplémentaire.
Correction expliquée
Reviens à Pipi, au narrateur et aux procédés de la page pour formuler une conclusion littéraire située.
Étape du cours · 2 à 4 min
Attribuer les voix et lire une transmission éditée
La page imprimée 341 de Iannik Skolan s’ouvre par l’arrivée d’une mendiante dans une maison. Pour suivre la scène, dessine deux colonnes : la mendiante d’un côté, la femme de la maison de l’autre. Place les répliques et les actions dans la colonne qui convient avant d’interpréter le chant.
La première réplique commence par « Deut on ». Le mot Deut est placé avant une forme de bezañ à la première personne : la locutrice annonce son arrivée. Lire cette forme dans la phrase aide à comprendre la voix qui parle, sans modifier l’écriture du témoin dans la citation.
La page indique « Ies Gwenned Izel ». Cette mention situe la variété écrite du témoin : le bas-vannetais. Elle aide à lire une forme dans son contexte édité. Conserve l’écriture quand tu cites ; une reformulation peut ensuite aider un lecteur francophone à suivre le sens.
Le recueil de 1883 présente le texte breton et sa traduction française. La traduction aide à reconnaître la mendiante, la femme de la maison, l’accueil et l’invitation à raconter. Elle accompagne la lecture de cette page, tandis que l’édition organise la transmission du chant au lecteur.
La conclusion peut alors articuler deux niveaux. Dans la scène, deux femmes parlent et une nouvelle est demandée. Dans le livre, un collecteur-éditeur transmet cette scène par le texte et la traduction. Cette distinction donne une méthode pour commenter une mémoire qui passe par une édition.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Langue
QuestionComment attribuer les deux voix de l’ouverture et expliquer le rôle de l’édition de 1883 dans la transmission du chant ?
- BR-BARZAZ-SKOLAN-341 : Barzaz Breiz, « Iannik Skolan », édition de 1883, page imprimée 341, image numérique 439.
- BR-BARZAZ-SKOLAN-341 : ouverture, « Deut on eur werh hoah de vale », réplique de la mendiante qui arrive.
- BR-BARZAZ-SKOLAN-341 : même page, mention « Ies Gwenned Izel », texte breton et traduction française dans le recueil.
Preuves à fournir
- La traduction de la page aide à identifier la mendiante qui entre et la femme de la maison qui répond.
- Dans « Deut on », on est une forme de bezañ à la première personne qui suit Deut.
- La mention « Ies Gwenned Izel » situe une variété écrite, et l’édition transmet le chant par un texte et une traduction.
Analyse guidée
L’ouverture donne d’abord la parole à une mendiante qui annonce son arrivée, puis fait répondre la femme de la maison. Dans « Deut on », Deut précède une forme de bezañ à la première personne, ce qui éclaire la réplique sans modifier l’écriture du témoin. La page appartient à l’édition de 1883 de Barzaz Breiz : le texte breton et sa traduction française permettent de suivre la scène. Le commentaire distingue ainsi deux voix représentées et la médiation éditoriale qui les transmet.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLa réponse attribue la scène à Iannik devant un tribunal ou appelle « on » un pronom sujet.
CauseElle ne suit ni les répliques de l’ouverture ni la construction complète de « Deut on ».
Correction expliquée
Reprends les deux colonnes de voix : la mendiante arrive, la femme de la maison répond, et « on » est une forme de bezañ à la première personne.
Étape du cours · 2 à 4 min
Lire une forme située et la médiation de l’édition
La page imprimée 341 de l’édition de 1883, correspondant à l’image numérique 439, donne à lire le début d’« Iannik Skolan ». Commence par ce repère complet : il permet de savoir quel témoin tu observes et évite de faire parler un passage qui ne serait pas celui de la page consultée.
Le texte met en scène une mendiante qui arrive dans une maison, puis une femme de la maison qui lui répond. La traduction française présente sur le même témoin aide à attribuer ces paroles. Elle accompagne la lecture de l’édition de 1883 ; elle ne fournit pas une troisième voix ni une preuve extérieure à la scène.
La graphie du témoin mérite d’être regardée telle qu’elle est écrite. Dans « Deut on eur werh hoah de vale », le participe est suivi d’une forme de l’auxiliaire être à la première personne. Cette forme annonce l’arrivée de la locutrice : elle n’est pas un pronom sujet à isoler ou à corriger dans la citation.
La mention Ies Gwenned Izel situe la variété indiquée par le recueil. Elle donne un repère pour lire le texte transmis, non un modèle sonore ni une règle valable pour toutes les écritures du breton. La graphie ancienne reste dans l’extrait ; ta reformulation peut ensuite employer les mots nécessaires pour expliquer son effet.
Tu peux ainsi décrire une mémoire transmise par plusieurs médiations : une conversation représentée dans le chant, puis le texte breton et sa traduction dans l’édition. Une conclusion juste ne transforme ni cette scène en procès, ni la traduction en autorité indépendante, ni une forme située en norme unique.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Langue
QuestionComment distinguer les paroles des deux femmes et le rôle de l’édition dans l’aide à la lecture ?
- BR-BARZAZ-SKOLAN-341: « Iannik Skolan », page imprimée 341, image numérique 439, édition de 1883.
- BR-BARZAZ-SKOLAN-341: « Deut on eur werh hoah de vale », avec participe et auxiliaire de première personne.
- BR-BARZAZ-SKOLAN-341: mention Ies Gwenned Izel et traduction française présente dans le même témoin.
Preuves à fournir
- Je cite la page imprimée 341 et l’image 439 avant de commenter une forme.
- Je relie la forme après le participe à l’arrivée annoncée par la locutrice.
- Je présente la traduction comme une aide de l’édition et Ies Gwenned Izel comme variété indiquée.
Analyse guidée
Le passage s’ouvre sur l’arrivée d’une femme et sur une conversation avec la maison. La forme qui suit le participe aide à comprendre que la locutrice annonce son arrivée ; elle ne se lit pas comme un pronom sujet. La traduction française permet de suivre l’attribution des deux voix, mais elle appartient au même dispositif éditorial. Ies Gwenned Izel situe la variété mentionnée par le témoin. On peut donc expliquer comment l’édition transmet une scène, sans normaliser la graphie ni prétendre entendre une prononciation.
Diagnostic d’erreur
Indice observéJe corrige la graphie de la citation ou je transforme sa traduction en preuve indépendante.
CauseJ’ai oublié que la forme et la traduction appartiennent au témoin édité de 1883.
Correction expliquée
Je conserve la citation telle qu’elle est, j’explique son rôle dans la scène et je nomme la traduction comme aide éditoriale.
Étape du cours · 2 à 3 min
Reconstituer un itinéraire et ses attentes
La page imprimée 6 de Va beaj Sant-Woazeg ha Kemperle raconte un itinéraire individuel. Elle a été publiée en 1935, tandis que le récit dit « lundi 23 janvier » sans donner l’année du déplacement. Garde ces deux informations séparées : la date de l’imprimé ne transforme pas le lundi raconté en un jour de 1935.
Le narrateur arrive à Châteauneuf à huit heures par la voiture du courrier. Il y attend deux heures avant de prendre le train vers Châteaulin. Le premier temps chiffré est donc une attente à Châteauneuf : ce n’est ni la durée du train ni une attente située plus loin dans le trajet.
À Châteaulin, deux heures supplémentaires précèdent le véhicule qui mène vers Quimper via Briec. Le texte associe ainsi plusieurs modes de déplacement : voiture du courrier, train, puis véhicule. Réduire le parcours à un voyage ferroviaire ferait disparaître les transitions que le récit organise explicitement.
À Quimper, une dernière attente avant Quimperlé est annoncée sans durée chiffrée. Les deux attentes de deux heures donnent au moins quatre heures explicitement attendues. Elles ne donnent pas la durée totale du voyage, car le texte ne chiffre ni tous les déplacements ni l’attente finale.
Les formes e oen, em oa et am c’hasfe aident à suivre le récit : présence du narrateur dans un lieu, attente qu’il a à effectuer, transport qui doit ensuite le conduire. Lis-les avec les lieux voisins. Elles servent à reconstruire l’ordre du parcours, pas à inventer une heure supplémentaire.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Langue
QuestionComment reconstituer le trajet et distinguer les attentes chiffrées de la durée inconnue du voyage ?
- BR-ARFLOCH-BEAJ-1935-P6: page imprimée 6, image 4, récit publié en 1935.
- BR-ARFLOCH-BEAJ-1935-P6: Châteauneuf : voiture du courrier, puis deux heures d’attente avant le train vers Châteaulin.
- BR-ARFLOCH-BEAJ-1935-P6: Châteaulin : deux heures d’attente avant le véhicule vers Quimper via Briec ; attente à Quimper non chiffrée.
Preuves à fournir
- Je place les deux heures d’abord à Châteauneuf, puis à Châteaulin.
- Je conserve les trois modes : voiture du courrier, train et véhicule.
- Je calcule au moins quatre heures d’attente chiffrée sans annoncer une durée totale.
Analyse guidée
Le texte donne quatre lieux à remettre dans l’ordre. La voiture du courrier conduit le narrateur à Châteauneuf, où il attend deux heures avant le train pour Châteaulin. Deux autres heures sont attendues à Châteaulin avant le véhicule vers Quimper via Briec. À Quimper, le récit annonce encore une attente, mais sans la chiffrer. On peut donc additionner les deux attentes explicites et dire « au moins quatre heures », jamais fixer la durée entière du voyage ni l’année du lundi 23 janvier.
Diagnostic d’erreur
Indice observéJe place deux heures à Quimper, je dis que tout le trajet est ferroviaire ou qu’il dure exactement quatre heures.
CauseJ’ai oublié l’ordre des lieux, les changements de moyen et l’attente finale non chiffrée.
Correction expliquée
Je trace les quatre étapes, place les deux attentes chiffrées à Châteauneuf et Châteaulin, puis indique une durée inconnue pour l’attente à Quimper.
Étape du cours · 2 à 3 min
Attribuer le conseil de Saïg et lire un apprentissage maritime
La page 178 de Bilzig présente un projet de voyage maritime, puis les paroles de Saïg, premier maître de Bilzig. Le narrateur nomme Saïg avant le tiret du dialogue. Ce cadre suffit pour attribuer le conseil au personnage ; il ne faut pas donner au narrateur les phrases que la page fait prononcer à Saïg.
Saïg lie le long voyage à l’apprentissage du métier de marin. Il évoque aussi ce que Bilzig pourrait apprendre si le capitaine lui prêtait attention. Le voyage, la condition liée au capitaine et la mise en garde finale n’ont pas la même fonction : les distinguer rend le conseil plus lisible.
La proposition introduite par ma porte sur l’attention du capitaine. La conséquence concerne les connaissances de navigation que Bilzig apprendrait. Cette relation se décrit dans le passage : elle ne demande pas de classer mécaniquement toutes les formes de la page ni d’en tirer une règle générale de conjugaison.
Arabad koll an nord prend d’abord son sens sur la mer : le nord est un repère de navigation. Cette première lecture concrète est nécessaire pour comprendre l’avertissement. Elle empêche de transformer immédiatement la formule en symbole détaché de la situation maritime racontée.
Tu peux ensuite défendre une lecture plus large du conseil comme encouragement à apprendre le métier. Appuie-la sur le voyage et les connaissances envisagées, puis nomme-la comme interprétation. La page ne prouve ni un itinéraire réel, ni une intention certaine de l’auteur, ni la lecture de l’œuvre entière.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Langue
QuestionQui parle à Bilzig, que pourrait-il apprendre et que désigne le nord dans la navigation ?
- BR-BILZIG-178: Bilzig, page imprimée 178, chapitre « Bilzig er gêr, goude punse ar Vran ».
- BR-BILZIG-178: Saïg est nommé avant le tiret du discours direct.
- BR-BILZIG-178: condition introduite par ma et formule « Arabad koll an nord ».
Preuves à fournir
- Je nomme Saïg comme locuteur à partir de l’introduction narrative.
- Je relie la condition à l’attention du capitaine et à l’apprentissage envisagé.
- Je donne au nord son sens de navigation avant toute interprétation élargie.
Analyse guidée
Saïg est le locuteur parce que le narrateur le présente avant le dialogue. Son conseil organise trois idées : un long voyage est nécessaire au métier, l’attention du capitaine conditionne ce que Bilzig pourra apprendre, puis « Arabad koll an nord » ferme la parole. Le nord désigne d’abord un repère de mer. On peut relier ce repère à la persévérance dans l’apprentissage, mais cette seconde lecture est une interprétation fondée sur le passage, non une intention d’auteur établie.
Diagnostic d’erreur
Indice observéJ’attribue le conseil au narrateur et je présente le nord comme une métaphore certaine de l’auteur.
CauseJ’ai laissé de côté l’introduction de Saïg et confondu le sens maritime avec une interprétation.
Correction expliquée
Je cite le cadre narratif, je commence par le repère de navigation et je formule ensuite une lecture possible sur l’apprentissage.
Étape du cours · 2 à 4 min
Comparer trois représentations de la circulation
Trois documents permettent de comparer des représentations de la circulation : le récit d’itinéraire de Floc’h, le conseil de Saïg dans Bilzig et le départ chanté dans Distro euz a Vro-Zaoz. Leur rapprochement commence par leur genre : un récit de trajet, une page de roman et un chant édité ne déposent pas le même type d’information.
Floc’h fait suivre des lieux, des moyens de transport et des attentes. Bilzig montre Saïg qui conseille un jeune marin dans une scène romanesque. Distro présente une voix familiale devant un départ vers l’Angleterre. Ces trois passages rendent des déplacements lisibles, mais un récit romanesque ou chanté ne fournit pas à lui seul la preuve d’un voyage réel.
Pour Distro, 342 est le numéro de l’image consultée. Aucun numéro de page imprimé n’est visible sur cette image d’ouverture. Le repère sert donc à retrouver le fac-similé ; il ne faut pas le présenter comme une pagination imprimée ni lui ajouter une indication matérielle absente du document.
La page de Distro nomme Ies Kerne et met en scène une voix familiale. Sur la seule page retenue, ne donne pas cette voix à la mère comme une attribution certaine. Marteze introduit une possibilité : le mot ne déclare pas une mort. Le chant édité en 1846 reste une représentation chantée, non une archive de campagne.
Une comparaison utile nomme chaque support, relève un indice et ajoute une limite. Tu peux conclure que les trois documents font circuler des personnes, des paroles ou des inquiétudes. Tu dois aussi garder la durée non chiffrée de Floc’h, la parole attribuée à Saïg et le statut édité du chant avant de formuler une synthèse.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Langue
QuestionComment comparer un itinéraire, le conseil d’un maître et un chant sans confondre leurs voix et leurs genres ?
- BR-ARFLOCH-BEAJ-1935-P6: récit d’itinéraire avec lieux, moyens et attentes.
- BR-BILZIG-178: page de roman où Saïg prononce un conseil maritime.
- BR-BARZAZ-DISTRO-342: chant édité en 1846, image 342 sans numéro de page imprimé visible, avec Ies Kerne et Marteze.
Preuves à fournir
- Je qualifie Floc’h comme récit d’itinéraire, Bilzig comme scène romanesque et Distro comme chant édité.
- Je nomme 342 comme image consultée et non comme page imprimée.
- Je garde Marteze comme marqueur de possibilité sans l’attribuer à une mort ou à une archive de campagne.
Analyse guidée
Floc’h donne un ordre de déplacements et d’attentes ; Bilzig met en scène le conseil de Saïg ; Distro compose une inquiétude familiale dans un chant publié en 1846. Le point commun est la circulation, mais les documents ont des genres distincts. Pour Distro, il faut parler de l’image 342, car la page ne montre pas de pagination imprimée. Ies Kerne est la variété nommée. Marteze ouvre une possibilité et ne permet pas de conclure à un décès. Une synthèse garde donc à la fois le rapprochement et les limites de chaque support.
Diagnostic d’erreur
Indice observéJe dis que la mère annonce une mort à la page 342 et que le chant est une archive de campagne.
CauseJ’ai donné une attribution certaine à une voix familiale et transformé une possibilité chantée en fait historique.
Correction expliquée
Je parle de voix familiale, je conserve Marteze comme possibilité, je nomme l’image 342 et l’édition de 1846.
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Sources du cours
Édition Maxdecours · Vérifié le .
Breton, LLCER, Terminale générale, programme 2026-2027
- Programme LLCER breton TerminaleMinistère de l’Éducation nationale, Éduscol · consulté le 2026-09-22
- Programme limitatif breton 2026-2028Ministère de l’Éducation nationale · consulté le 2026-09-22
- Définition consolidée de l’épreuve LLCERMinistère de l’Éducation nationale, Éduscol · consulté le 2026-09-22
- Programme d’examen des épreuves terminales, session 2024 et suivantesMinistère de l’Éducation nationale · consulté le 2026-10-18
- Sujet LLCER Breton session 2026Ministère de l’Éducation nationale · consulté le 2026-09-22
- Programmes et ressources LLCERMinistère de l’Éducation nationale, Éduscol · consulté le 2026-09-22
- Cadre européen commun de référence pour les languesConseil de l’Europe · consulté le 2026-09-22
- Office public de la langue bretonneOffice public de la langue bretonne · consulté le 2026-09-22
- La Clé des languesÉcole normale supérieure de Lyon · consulté le 2026-09-22
- Bilzig, page 73 : texte et accès au fac-similéWikimammenn, Wikisource en breton · consulté le 2026-10-02
- Bilzig, édition originale de 1925 : fichier sourceWikimedia Commons · consulté le 2026-10-02
- Iannik Skolan, page 341 : texte et traduction du témoinWikimammenn, Wikisource en breton · consulté le 2026-10-02
- Barzaz Breiz, huitième édition de 1883 : fichier sourceWikimedia Commons · consulté le 2026-10-02
- Va beaj Sant-Woazeg ha Kemperle, page imprimée 6Wikimammenn, Wikisource en breton · consulté le 2026-10-02
- An Oaled, récit de Loeiz ar Floc’h publié en 1935Wikimedia Commons, fac-similé des Archives du Finistère · consulté le 2026-10-02
- Bilzig, page 178 : conseil de SaïgWikimammenn, Wikisource en breton · consulté le 2026-10-02
- Distro euz a Vro-Zaoz, image 342 de l’édition 1846Wikimammenn, Wikisource en breton · consulté le 2026-10-02
- Barzaz Breiz, quatrième édition, volume 1, 1846Wikimedia Commons, fac-similé de la National Library of Scotland · consulté le 2026-10-02
- Conditionnel présent : postériorité dans un récit au passéARBRES, IKER, CNRS · consulté le 2026-10-02
- Arabat : mise en garde et lecture de l’infinitifARBRES, IKER, CNRS · consulté le 2026-10-02
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