EPPCS · Terminale
Projet, écrit et oral de spécialité
Préparer un projet, un écrit et un oral demande de relier un objectif, des connaissances et des preuves, puis d’adapter sa réponse à la tâche. En Terminale EPPCS, le projet concerne une intervention auprès de pratiquants, préparée avec le professeur et suivie de bilans.
Explications et exemples en accès libre. Ateliers, quiz et cartes avec l’abonnement.
Prévoir mon tempsExplications et exemples en accès libre
Une première étude des explications, schémas, exemples résolus et erreurs expliquées. Les activités, productions, quiz et cartes réservés à l’abonnement ne sont pas comptés ici.
- Comprendre3184 mots d’explication et 0 schémas
- 14 à 20 min
- Étudier les exemples et les erreurs7 cas documentaires et analyses d’erreur
- 21 à 35 min
Étude du cours en accès libre, environ35 min à 55 min
Voir le calcul et le temps par étape
Le calcul suit automatiquement les explications et les tâches présentes dans le cours. Ses coefficients sont des repères de planification, pas des temps mesurés auprès d’élèves.
- Lecture active : 3184 mots, à raison de 160 à 220 mots par minute.
- Schémas : 0, avec 1 à 2 min pour lire chacun.
- Cas documentaire et analyse d’erreur : 7 × 3 à 5 min.
- Préparer une intervention auprès de pratiquants5 à 8 min
- Garder un dossier cohérent et des bilans traçables4 à 8 min
- Construire une dissertation qui répond au sujet4 à 8 min
- Confronter des documents et mobiliser les connaissances4 à 8 min
- Analyser la conduite d’une intervention et défendre ses choix4 à 8 min
- Distinguer les formats et préparer le commentaire de spécialité5 à 8 min
- Réviser à partir des productions et vérifier le transfert4 à 8 min
Les sous-totaux sont arrondis à la minute, puis additionnés. La fourchette totale est élargie aux cinq minutes voisines. Les étapes ci-dessus comprennent leurs explications et exemples ; elles ne s’ajoutent pas une seconde fois au total.
Adapte ce repère à tes acquis et au soin apporté aux exercices. Les pauses, les reprises, la consultation des sources externes et les révisions suivantes s’ajoutent selon tes besoins.
Avec les ateliers, les entraînements écrits, le quiz et les cartes : environ 4 h 35 à 7 h 40, à répartir sur plusieurs séances.
Objectifs du cours
Ce que tu vas savoir faire
- Préparer sur un dossier fictif une intervention de Terminale, avec objectif, rôles, critères et points à discuter avec le professeur.
- Confronter les bilans de l’intervenant, du professeur et des pratiquants sans confondre avis et apprentissage.
- Conserver un dossier de référence et corriger les divergences entre relevé, écrit et présentation.
- Construire une dissertation répondant à la question et organiser le traitement des deux parties de l’écrit.
- Analyser les documents d’un dossier en mobilisant des connaissances et en limitant la conclusion aux preuves.
- Distinguer bilan de projet, commentaire de prestation et Grand oral, puis préparer une argumentation adaptée.
- Reprendre une production à partir d’une erreur précise et vérifier la méthode sur un nouveau sujet.
Étape du cours · 5 à 8 min
Préparer une intervention auprès de pratiquants
Le projet de spécialité EPPCS n’a pas le même objet aux deux niveaux du cycle terminal. En Première, il prend la forme d’un événement lié à la pratique physique ou sportive. En Terminale, l’élève apprend à intervenir auprès de pratiquants dans une situation aménagée, avec la préparation et le bilan que cela demande. Organiser une rencontre et conduire une partie de séance mobilisent des compétences communes, mais ne sont pas interchangeables. Ici, tu travailles sur un dossier fictif pour comprendre les choix de l’intervenant ; tu ne mets pas une séance en œuvre à partir de cette page.
Une intervention commence par un besoin d’apprentissage situé, pas par une liste d’exercices. Le professeur aide à déterminer ce que le groupe peut travailler, les conditions de réalisation et le rôle confié à l’élève. Dans notre scénario de badminton, le problème est la compréhension des rôles dans une situation déjà retenue par le professeur fictif : partenaire, observateur et personne qui reformule. L’objectif de l’élève-intervenant est de présenter ces rôles et de vérifier leur compréhension. Aucun volume de pratique, geste à reproduire ou intensité n’est prescrit par le dossier.
Préparer signifie mettre en relation l’objectif, la consigne et ce qui permettra de constater si elle a été comprise. Une fiche utile distingue qui parle, qui observe et qui décide d’un arrêt. Elle précise l’espace, le matériel et les transitions à faire vérifier avant une réalisation réelle. Si une difficulté apparaît, l’élève ne devient ni entraîneur autonome ni responsable médical : il interrompt et sollicite le professeur. Une consigne raccourcie ne doit pas supprimer les conditions de sécurité pour gagner du temps.
Le bilan réunit plusieurs regards qui n’ont pas la même fonction. L’élève-intervenant explique son intention et les écarts rencontrés ; le professeur analyse la conduite et les conditions ; les pratiquants font retour sur ce qu’ils ont compris ou vécu. Un avis favorable ne prouve pas à lui seul un apprentissage. À l’inverse, une hésitation documentée aide à choisir une reprise. On peut comparer une reformulation attendue et une reformulation observée sans classer les personnes ni recueillir leur identité.
Le programme prévoit une préparation accompagnée et des bilans après l’intervention. Il ne transforme pas une étude documentaire en remplacement de la conduite réelle attendue. L’étude liant sciences ou technologies et APSA avec soutenance d’un dossier appartient à l’enseignement optionnel EPS, distinct de la spécialité. Tu peux utiliser des connaissances technologiques pour analyser ton intervention, mais leur présence ne change pas le cadre du projet. Distingue toujours la compétence travaillée sur papier de sa mise en œuvre autorisée par l’établissement.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’observation
QuestionDans le dossier fictif B, la présentation a plu mais plusieurs rôles restent mal compris. Quel bilan et quelle reprise préparer avec le professeur ?
Faits observés
- B1, cadre écrit inventé : répétition préparatoire de l’annonce des rôles, avant toute conduite physique. Groupe de douze pratiquants fictifs, badminton, situation choisie par un professeur fictif. L’élève-intervenant doit expliquer trois rôles et obtenir leur reformulation avant une éventuelle mise en action. Le professeur conserve les décisions de sécurité ; aucune pratique n’est à réaliser pour cet exercice.
- B2, bilan de l’intervenant : « J’ai présenté les trois rôles et demandé si tout était clair. Les douze ont répondu oui. Je n’ai pas demandé de reformulation individuelle. » Cette déclaration fictive porte sur sa manière de présenter, pas sur une observation de réussite.
- B3, bilan du professeur fictif : au contrôle oral de fin de répétition, huit personnes distinguent les trois rôles ; quatre confondent observateur et partenaire. La fiche ne donne pas de mesure antérieure ni de nouvelle situation de transfert.
- B4, retour fictif des participants : dix jugent la présentation claire ; deux demandent un exemple de phrase d’observation. Ces dix avis ne sont pas reliés aux huit reformulations correctes ; aucune identité n’est conservée.
Preuves à fournir
- Cadre du projet Terminale : programme de spécialité EPPCS, BO du 24 juin 2021, pages 7–8, consulté le 13 septembre 2026 : https://cache.media.education.gouv.fr/file/25/49/1/ensel606_annexe_1413491.pdf
- Pièces B1–B4 : scénario original Maxdecours, septembre 2026, entièrement fictif. Les avis, reformulations et déclarations sont des indicateurs différents ; aucun résultat réel d’élève n’est rapporté.
- Critère de préparation : pouvoir nommer le rôle, son action et le moment où il intervient. Ce repère pédagogique de l’exercice n’est ni une note ni un seuil national.
Analyse guidée
B2 montre que l’intervenant a vérifié un assentiment, pas une compréhension. B3 donne huit reformulations correctes sur douze, soit environ 66,7 %, tandis que B4 donne dix avis de clarté sur douze, soit environ 83,3 %. L’écart de deux réponses ne permet pas d’identifier les personnes concernées, puisque les listes ne sont pas appariées. Les quatre confusions signalées par le professeur justifient une reprise sur la différence observateur/partenaire. Le projet de reprise propose une présentation avec exemple, puis une reformulation des trois rôles avant mise en action, à discuter avec le professeur. Il conserve l’arrêt si la consigne reste incomprise. Sans mesure initiale, ces pièces ne quantifient pas un progrès ; sans transfert, elles ne prouvent pas que le rôle sera tenu dans une autre situation. Le bilan confronte les trois regards au lieu de choisir le plus favorable. Il porte sur la répétition préparatoire, pas sur la conduite d’une situation physique auprès du groupe.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLe bilan annonce que les douze pratiquants ont appris les rôles, puisqu’ils ont tous répondu « oui ».
CauseLa question fermée mesure ici un accord déclaré. Elle ne demande pas la restitution des rôles et n’a pas le même objet que le contrôle décrit par le professeur. Le nombre de réponses positives a remplacé la preuve attendue.
Correction expliquée
Réécris le bilan avec les trois relevés distincts : douze accords déclarés, huit reformulations correctes, dix avis de clarté. Propose une vérification par reformulation préparée avec le professeur, sans annoncer d’apprentissage durable.
Étape du cours · 4 à 8 min
Garder un dossier cohérent et des bilans traçables
Un même projet peut produire une fiche de préparation, un relevé, un bilan écrit et une présentation. Pour éviter les contradictions, conserve un dossier de référence où chaque donnée a un sens précis et une version. Les supports de communication reprennent ces données ; ils ne les remplacent pas. Ce dossier n’est pas une application supplémentaire : sur papier, quelques pièces identifiées et un journal des corrections suffisent. La clarté des liens compte plus que le nombre de fichiers.
Le premier contrôle porte sur ce qui est compté. Dans le jeu de données M, deux codages fictifs A et B jugent douze reformulations écrites avec une même grille. L’indicateur est leur accord, pas la réussite des pratiquants ni l’efficacité de l’intervention. Pour chaque ligne, compare les deux valeurs ; additionne les accords, puis divise par le nombre de lignes examinées. Deux codages peuvent s’accorder sur une réponse inadéquate, ou partager la même erreur : l’accord ne suffit donc pas à établir la validité de la grille.
Une version identifie un état du dossier. Si une définition de catégorie change, le nouveau résultat ne peut pas être mélangé à l’ancien sans justification. Inscris ce qui a changé, pourquoi et quels supports doivent être corrigés. Un pourcentage isolé ne suffit pas : le nombre de cas, la grille, la période et la source de la donnée rendent le calcul contrôlable. Une valeur plus précise en apparence n’est pas plus fiable si elle n’a aucun relevé derrière elle.
Les trois bilans de l’intervention ne doivent pas être fusionnés en un score moyen. Le propos de l’intervenant renseigne son intention ; le professeur peut décrire une confusion ; les participants peuvent demander une explication. Ces pièces peuvent se compléter ou se contredire sans qu’une personne ait tort sur tout. Conserve l’attribution de chaque constat et décide de la reprise à partir de l’objectif. Un bilan contradictoire bien expliqué vaut mieux qu’un récit uniforme qui gomme l’erreur.
La correction doit suivre la donnée jusqu’à ses usages. Quand le diaporama, le bilan et la phrase préparée pour l’oral divergent, reviens au relevé et corrige chaque support concerné. Le journal garde l’ancienne affirmation et la raison du changement, sans l’afficher comme résultat actuel. Cette traçabilité porte ici sur des pièces fictives. Elle n’autorise ni synchronisation d’un dossier d’élève vers un service externe ni conservation d’informations personnelles inutiles.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’observation
QuestionLe dossier M annonce trois pourcentages d’accord différents. Que permet réellement de recalculer le relevé ?
Faits observés
- M1 : version de référence M-v2, jeu original Maxdecours inventé en septembre 2026. Douze reformulations fictives R01–R12 sont codées indépendamment par A et B selon la même grille ; oui signifie « les trois fonctions sont distinguées », non signifie « au moins une fonction manque ou est confondue ». Ces lignes ne correspondent à aucune personne réelle.
- M2, relevé complet A/B : R01 oui/oui ; R02 oui/oui ; R03 non/non ; R04 oui/non ; R05 non/non ; R06 oui/oui ; R07 non/oui ; R08 oui/oui ; R09 non/non ; R10 oui/oui ; R11 oui/non ; R12 non/non.
- M3, supports de M-v2 : le diaporama annonce 78 % d’accord ; le bilan écrit 75 % ; la phrase d’oral « presque 80 % de réussite ». Aucun autre relevé ni calcul n’est fourni pour justifier ces écarts.
- M4 : il n’existe ni codage de référence garantissant la justesse, ni mesure d’apprentissage avant/après, ni correspondance avec les huit reformulations correctes du dossier B. M est un autre jeu méthodologique ; les deux jeux ne se fusionnent pas.
Preuves à fournir
- Programme EPPCS, BO du 24 juin 2021, pages 7–9 : bilans d’intervention et carnet de suivi, consulté le 13 septembre 2026 : https://cache.media.education.gouv.fr/file/25/49/1/ensel606_annexe_1413491.pdf
- Relevé M-v2 intégral ci-dessus : comparer A et B pour chacune des douze lignes. Le numérateur est le nombre d’accords, y compris non/non ; le dénominateur est douze codages appariés.
- Convention documentaire Maxdecours : une nouvelle version après correction des supports conserve les relevés bruts et indique le changement. Aucun service de synchronisation n’est proposé.
Analyse guidée
Les désaccords sont R04, R07 et R11. Les neuf autres lignes sont des accords, dont quatre non/non : R03, R05, R09 et R12. Le taux d’accord vaut donc 9/12 × 100 = 75 %. Le 78 % ne résulte pas d’un arrondi de ce calcul ; la phrase « presque 80 % de réussite » change à la fois la valeur et l’objet mesuré. La nouvelle formulation commune devient « accord entre deux codages : 9 cas sur 12, soit 75 %, grille M-v2 ». Le bilan conserve son nombre mais précise le dénominateur et la version. Le journal inscrit la correction des deux autres supports, puis un contrôle vérifie nombre, unité, population et formule. Aucun de ces calculs ne permet de conclure que neuf pratiquants ont appris, que la grille est correcte ou que le projet B a réussi : le jeu M concerne uniquement la cohérence de codage.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLe groupe retient 78 % comme compromis et présente l’accord comme le taux de réussite de la séance.
CauseIl traite des versions incompatibles comme des avis à moyenner et confond l’identité de deux jugements avec la justesse de la réponse jugée. Le choix d’un chiffre intermédiaire évite le calcul au lieu de le résoudre.
Correction expliquée
Liste les trois désaccords, calcule neuf accords sur douze et nomme l’indicateur. Corrige séparément le chiffre du diaporama et la signification de la phrase orale. N’utilise pas M pour chiffrer le bilan B.
Si toutes les colonnes ne sont pas visibles, fais défiler le tableau horizontalement.
| Ligne | Codeur A | Codeur B | Comparaison |
|---|---|---|---|
| R01 | oui | oui | accord |
| R02 | oui | oui | accord |
| R03 | non | non | accord |
| R04 | oui | non | désaccord |
| R05 | non | non | accord |
| R06 | oui | oui | accord |
| R07 | non | oui | désaccord |
| R08 | oui | oui | accord |
| R09 | non | non | accord |
| R10 | oui | oui | accord |
| R11 | oui | non | désaccord |
| R12 | non | non | accord |
Lecture du même relevé fictif. Les non/non sont aussi des accords ; l’accord entre codeurs ne prouve ni validité du codage ni apprentissage.
Étape du cours · 4 à 8 min
Construire une dissertation qui répond au sujet
La dissertation de spécialité traite une question générale de culture sportive liée aux enjeux de la pratique dans le monde contemporain. Ce n’est ni le récit de ton projet ni une soutenance mise à l’écrit. Dans la définition consolidée de l’épreuve, elle constitue la première partie commune ; la deuxième partie demande de choisir un dossier parmi deux. Les deux parties sont donc à traiter. Le travail de méthode proposé ici n’est pas un sujet officiel et son temps de préparation n’est pas une consigne nationale.
Analyse les mots qui règlent la portée du sujet. Dans « Développer l’offre sportive suffit-il à élargir durablement la pratique ? », développer peut signifier augmenter les lieux, créneaux ou possibilités ; élargir suppose de toucher davantage de publics ; durablement exige de regarder au-delà d’une ouverture. Le mot suffit demande de tester une condition suffisante : si l’offre augmente, la pratique s’élargit-elle nécessairement ? La réponse doit examiner les obstacles et les conditions complémentaires, pas seulement réciter des avantages du sport.
Une problématique transforme cette tension en question de raisonnement : comment passer de possibilités offertes à des pratiques effectivement accessibles et maintenues ? Un plan possible distingue l’ouverture de possibilités, les obstacles qui peuvent en limiter l’usage, puis les conditions d’une politique ajustée aux publics. Ce n’est pas un plan obligatoire. Deux parties bien articulées peuvent aussi répondre au sujet ; le critère est la progression de la démonstration. Chaque partie doit apporter une raison nouvelle et rester reliée aux termes définis.
Dans un paragraphe, commence par une idée, explique son mécanisme, analyse un exemple situé et précise ce qu’il établit. Le baromètre INJEP–CRÉDOC 2024 distingue, avant les Jeux, 58 % de pratique régulière et 71 % de pratique au moins occasionnelle chez les 15 ans ou plus. Ce sont deux fréquences de pratique, non des parts de personnes ayant accès à un équipement. Cette différence éclaire la nécessité de définir l’usage recherché ; elle ne prouve pas à elle seule pourquoi des personnes ne pratiquent pas régulièrement.
Organise le temps pour achever les deux parties de l’écrit. Une répartition d’entraînement possible réserve 15 minutes à la lecture et au choix du dossier, 95 à la dissertation, 85 au dossier choisi et 15 à la relecture des deux réponses : 210 minutes au total. À l’intérieur du temps de dissertation, construis un brouillon court avant la rédaction et garde une conclusion qui répond au sujet. Cette répartition est ajustable après une simulation ; elle ne prédit ni une note ni une vitesse de travail personnelle.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’observation
QuestionPour le sujet d’entraînement « Développer l’offre sportive suffit-il à élargir durablement la pratique ? », comment dépasser une liste d’équipements ?
Faits observés
- Donnée A, enquête réelle située : le résumé du baromètre INJEP–CRÉDOC 2024 indique, avant les Jeux, 58 % de pratique au moins hebdomadaire en moyenne sur les douze derniers mois et 71 % de pratique au moins une fois sur cette période chez les 15 ans ou plus. Ces taux ne mesurent pas un effet des Jeux.
- Donnée B, exemple entièrement inventé : une offre locale passe de deux à quatre créneaux de même capacité ; tous sont fixés aux mêmes horaires de travail du public visé. Aucune fréquentation n’est fournie. Ce contre-exemple de raisonnement n’est pas le bilan d’une commune réelle.
- Donnée C, hypothèse de décision dans le même exemple fictif : proposer d’autres horaires, vérifier le coût d’accès et consulter les publics visés. Aucun effet de ces mesures n’a été mesuré ; elles doivent être discutées comme conditions possibles, pas comme succès acquis.
- Donnée D, brouillon à reprendre : « I. Les gymnases ; II. Les stades ; III. Les clubs. Donc plus d’équipements signifie plus de sportifs. » Les termes suffisance, publics et durée ne sont pas analysés.
Preuves à fournir
- Définition de l’écrit : note EPPCS consolidée de mai 2024, page 2, consultée le 13 septembre 2026 : https://eduscol.education.gouv.fr/sites/default/files/document/nds-consolidee-definition-epreuve-bac-eppcs-102123.pdf
- Donnée A attribuée au résumé publié par le CRÉDOC, Baromètre national des pratiques sportives 2024, auteurs Jörg Müller, Pauline Jauneau-Cottet et Philippe Lombardo ; page consultée le 13 septembre 2026 : https://www.credoc.fr/publications/barometre-national-des-pratiques-sportives-2024
- Données B–D originales Maxdecours : contre-exemple logique, hypothèses de décision et brouillon fictifs. Elles n’établissent aucun effet causal réel.
Analyse guidée
Le plan D classe des lieux au lieu de démontrer une relation. Une première étape peut expliquer que l’offre crée des possibilités matérielles ; une deuxième montre que des obstacles peuvent subsister ; une dernière examine l’ajustement des conditions d’accès et le suivi de l’usage. B suffit à montrer logiquement qu’une augmentation d’offre peut laisser inchangé un obstacle horaire ; il ne mesure pas la fréquence de cet obstacle en France. A rappelle qu’une pratique occasionnelle et une pratique régulière ne sont pas le même objectif : 71 − 58 = 13 points, et non une hausse de 13 % ni un effet des Jeux. C propose des pistes à examiner, sans les présenter comme testées. Conclusion possible : augmenter l’offre peut contribuer à élargir la pratique, mais ne garantit ni l’accès des publics visés ni la continuité de l’usage ; il faut articuler possibilités, conditions d’accès et évaluation dans le temps. Une copie complète étaye ces mécanismes par des connaissances et exemples réels étudiés en cours ; le scénario B sert ici à comprendre la logique du sujet.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLa copie oppose « le sport est bon » à « le sport coûte cher », puis conclut sans répondre au mot « suffit ».
CauseLes deux opinions ne décrivent pas les étapes entre une offre et son usage. Elles peuvent être vraies dans certains contextes, mais ne testent pas la garantie demandée par le sujet ni sa dimension durable.
Correction expliquée
Réécris chaque titre de partie sous forme d’une proposition sur le lien offre–pratique. Dans un paragraphe, indique une possibilité créée, un obstacle précis et le type de preuve nécessaire pour vérifier la continuité de l’usage.
Étape du cours · 4 à 8 min
Confronter des documents et mobiliser les connaissances
Dans l’étude de documents, tu dois construire une réponse à une question, pas un compte rendu séparé de chaque pièce. Commence par identifier ce que cherche le sujet : décrire une évolution, expliquer un mécanisme, discuter une affirmation ou proposer des pistes argumentées. Sélectionne ensuite les informations utiles. Une donnée intéressante mais sans lien avec la question ne remplace pas une preuve pertinente. Les connaissances du cours servent à comprendre, mettre en relation ou limiter ces informations.
La nature d’un document indique ce qu’il permet d’établir. Une déclaration d’organisateur renseigne un objectif ; un relevé de fréquentation décrit un usage selon une unité et une période ; un règlement énonce une règle. Aucun de ces documents ne dit tout. Dans notre dossier H, le communiqué inventé promet un héritage durable, tandis que les relevés ne portent que sur les premiers mois. La notion d’héritage conduit à regarder des effets maintenus après l’événement, et non à prendre sa promesse pour son résultat.
Sur une série chiffrée, vérifie le champ, l’unité et le dénominateur avant de calculer. Une entrée dans un équipement n’est pas une personne distincte : la même personne peut revenir. Un total sur trois mois n’est pas une fréquentation mensuelle, et une moyenne ne montre pas l’ordre des variations. Tu peux calculer les résultats que les pièces autorisent tout en laissant les autres inconnus. Écrire une limite précise démontre la compréhension du document ; cela ne dispense pas d’exploiter ce qui est disponible.
Confronter signifie organiser la relation entre deux pièces. Le communiqué et le relevé peuvent être compatibles sans que le second prouve le premier : un usage initial est compatible avec un héritage, mais sa durée et sa répartition restent à établir. Une connaissance sur l’accès effectif aide à demander les horaires, les coûts ou les publics non touchés. Ce sont des dimensions à étudier, pas des obstacles dont tu pourrais affirmer l’existence dans un lieu sans donnée. La réponse garde cette différence entre explication possible et fait établi.
Construis des paragraphes où la question commande l’ordre des documents. Tu peux d’abord établir l’usage observé, puis discuter sa portée, enfin proposer les preuves qui permettraient de conclure. Attribue chaque information et évite les citations longues qui prennent la place de l’analyse. Pour terminer, réponds avec un degré de certitude adapté : intention déclarée, fréquentation initiale constatée dans le jeu, héritage durable non établi. Une copie ne gagne rien à inventer la courbe ou le public qui manque au dossier.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’observation
QuestionLe dossier H suffit-il à établir l’héritage durable et équitable d’un équipement ouvert après un événement sportif fictif ?
Faits observés
- H1, communiqué fictif d’une collectivité inventée, daté du jour d’ouverture : « Cet équipement doit permettre une pratique durable et accessible aux différents publics du territoire. » Il s’agit d’un objectif affiché. Texte original Maxdecours, septembre 2026 ; aucune collectivité réelle n’est citée.
- H2, relevé fictif des entrées après l’ouverture : mois 1, 120 entrées ; mois 2, 180 entrées ; mois 3, 150 entrées. Une entrée est un passage dans l’équipement ; une même personne peut en effectuer plusieurs. Aucun relevé antérieur ni autre équipement comparable n’est fourni.
- H3, comptage synthétique complémentaire au mois 2 : 75 personnes distinctes pour les 180 entrées. Les personnes ne sont pas identifiées. Leur nombre pour les mois 1 et 3, leurs caractéristiques et les modalités d’accès ne sont pas connus.
- H4, fiche de périmètre originale : le suivi s’arrête au troisième mois. Ni usage à un an, ni répartition territoriale, ni effet sur les autres lieux de pratique, ni situation de comparaison sans événement ne sont disponibles.
Preuves à fournir
- Attendu de méthode : note EPPCS consolidée, page 2, documents et connaissances à articuler, consultée le 13 septembre 2026 : https://eduscol.education.gouv.fr/sites/default/files/document/nds-consolidee-definition-epreuve-bac-eppcs-102123.pdf
- H1–H4 : corpus pédagogique original Maxdecours entièrement inventé, septembre 2026. Le relevé fournit les données des calculs, mais ne rapporte aucune fréquentation réelle.
- Repères de cours : héritage = effets qui se maintiennent après un événement ; accès effectif = possibilité d’utiliser l’offre dans ses conditions concrètes. Ces notions guident les questions, elles ne créent pas une donnée absente.
Analyse guidée
H1 établit une intention, non la réussite de l’équipement. H2 donne 120 + 180 + 150 = 450 entrées sur les trois mois, soit 150 par mois en moyenne. La hausse entre les mois 1 et 2 est de 60 entrées, soit 50 % ; le mois 3 redescend à 150, sans revenir au niveau du mois 1. H3 permet seulement au mois 2 de calculer 180/75 = 2,4 entrées par personne en moyenne. On ne peut pas additionner les personnes distinctes sur la période ni affirmer que 450 personnes ont pratiqué. H4 limite l’étude à un usage initial. Par la notion d’héritage, on demande un suivi plus long ; par celle d’accès effectif, on demande des informations sur les conditions et la répartition des usages. Une comparaison aiderait à discuter le rôle de l’événement, car une hausse seule n’en prouve pas la causalité. Conclusion : dans ce scénario, une fréquentation initiale est documentée ; son caractère durable et équitable reste à examiner.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLa réponse écrit « 450 nouveaux sportifs prouvent que l’équipement a créé un héritage durable pour tous ».
CauseElle change les passages en personnes, transforme un objectif en effet et étend trois mois à la durée. Le mot « tous » ajoute une distribution des usages que les données ne décrivent pas.
Correction expliquée
Rétablis « 450 entrées sur trois mois » et garde le seul comptage de personnes au mois 2. Attribue l’intention à H1, puis indique séparément les preuves manquantes de durée, répartition et attribution.
Si toutes les colonnes ne sont pas visibles, fais défiler le tableau horizontalement.
| Période | Entrées | Personnes distinctes | Entrées par personne |
|---|---|---|---|
| Mois 1 | 120 | non renseigné | non calculable |
| Mois 2 | 180 | 75 | 2,4 |
| Mois 3 | 150 | non renseigné | non calculable |
| Total des entrées | 450 | non calculable | non calculable |
Une absence n’est pas zéro. Les personnes ne sont connues que pour le mois 2 ; leurs effectifs ne peuvent pas être additionnés sur trois mois. Le quotient est une moyenne, pas la fréquentation exacte de chaque personne.
Étape du cours · 4 à 8 min
Analyser la conduite d’une intervention et défendre ses choix
Après la préparation, le projet de Terminale doit faire place à la conduite auprès de pratiquants et à son bilan. Le dossier C décrit cette étape dans une situation fictive déjà achevée : tu l’analyses sur papier, tu ne la reproduis pas. La question n’est plus seulement « ma consigne est-elle claire ? », mais « que s’est-il passé quand les rôles ont été tenus, qu’ai-je pu observer et quelle reprise faut-il discuter ? ». Ce retour distingue les intentions, les décisions pendant l’intervention et les constats après celle-ci.
La trace de conduite ne doit pas être une suite d’adjectifs. Décris une action située de l’intervenant : il a interrompu l’annonce, reformulé un critère ou sollicité le professeur face à une consigne incertaine. Relie ensuite cette action à un constat disponible sans inventer son effet. Si une explication a changé mais qu’aucun nouveau relevé n’a été fait, la décision est documentée, pas son efficacité. Le déroulement peut donc être analysé même quand la preuve d’un progrès manque.
Le professeur, l’élève-intervenant et les participants éclairent des dimensions complémentaires. Un élève peut avoir voulu faciliter une observation, le professeur relever un changement de critère, et un participant expliquer une difficulté de compréhension. Attribuer ces regards évite d’effacer la contradiction. La pratique effective dans le scénario ne dispense pas de cette prudence : finir une intervention n’établit ni la maîtrise de l’animation ni l’apprentissage de chaque personne.
Pour présenter le bilan, organise la parole autour du problème, des faits et de la décision. Une présentation courte d’entraînement peut suivre six messages : objectif, préparation, conduite observée, bilan contradictoire, ajustement envisagé et preuve à rechercher. Il ne s’agit pas d’une soutenance réglementaire supplémentaire au bac. Les diapositives restent facultatives ; si tu en utilises, une information lisible et attribuée aide plus qu’une image décorative ou un classement des participants.
Défendre un choix ne signifie pas masquer l’erreur. Explique pourquoi une première interprétation paraissait plausible, quel constat l’a contredite et ce que tu changes dans la préparation suivante. Si le professeur questionne la portée d’un indicateur, réponds avec son unité et son périmètre plutôt qu’avec une impression de réussite. La décision finale reste une proposition discutée dans le cadre encadré. Une analyse écrite solide ne remplace pas l’expérience réelle de conduite que le programme demande.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’observation
QuestionDans l’intervention fictive C, des participants apprécient l’explication, mais certaines observations changent de critère. Comment présenter un bilan utile ?
Faits observés
- C1, cadre et objectif inventés : en badminton, une intervention auprès de seize pratiquants fictifs a été préparée puis conduite dans le scénario sous supervision d’un professeur. L’élève-intervenant devait aider à tenir un rôle d’observateur selon une catégorie annoncée, sans juger les personnes. Les conditions physiques avaient été fixées par le professeur ; aucune séance n’est à reproduire.
- C2, trace agrégée de conduite : douze des seize pratiquants observateurs conservent la catégorie annoncée ; quatre la remplacent par une appréciation globale comme « bon » ou « mauvais ». L’élève-intervenant remarque une hésitation et sollicite le professeur, puis reformule la différence entre description et jugement. Aucun second relevé n’est réalisé après cette reformulation.
- C3, bilan fictif de l’élève-intervenant : « Je voulais faire garder le même critère. J’ai d’abord cru que remplir une fiche suffisait. J’ai ensuite vu des appréciations générales et demandé l’aide du professeur pour reprendre l’explication. Je n’ai pas vérifié le résultat de cette reprise. »
- C4, deux retours distincts : le professeur fictif confirme le changement de critère chez quatre observateurs et juge nécessaire un exemple commenté ; quatorze participants sur seize déclarent avoir compris la présentation. Aucun appariement entre déclarations et observations n’est disponible ; aucune mesure antérieure ou de transfert ne figure au dossier.
Preuves à fournir
- Programme de spécialité EPPCS, pages 7–8 : intervention de Terminale préparée avec le professeur puis bilans de l’intervenant, du professeur et des pratiquants : https://cache.media.education.gouv.fr/file/25/49/1/ensel606_annexe_1413491.pdf
- C1–C4 : récit et données entièrement inventés par Maxdecours, septembre 2026. La chronologie inclut une conduite dans la fiction ; elle ne décrit aucune activité réalisée par un utilisateur du site.
- Repère d’analyse : distinguer présentation déclarée comprise, maintien observable d’un critère et efficacité d’une reprise. Aucun de ces indicateurs n’autorise un classement.
Analyse guidée
L’objectif de C1 est le maintien d’une catégorie d’observation. C2 donne 12/16 = 75 % de maintien dans ce relevé, et quatre substitutions par un jugement global. C4 donne 14/16 = 87,5 % de compréhension déclarée de la présentation ; on ne sait pas quelles déclarations correspondent aux douze observations conformes. Le bilan ne tranche donc pas entre les personnes : il met en évidence deux objets de mesure. C3 documente une erreur de l’intervenant, qui a pris la présence d’une fiche pour une observation conforme. Sa sollicitation du professeur et sa reformulation constituent une décision de conduite. En l’absence de nouveau relevé, on ne peut pas affirmer qu’elles ont corrigé les quatre confusions. La préparation suivante peut prévoir un exemple commenté et une vérification du critère avant le rôle d’observateur, à discuter avec le professeur. Le bilan présente ainsi intention, conduite, regards contradictoires et prochaine preuve, sans annoncer de progrès réel ou durable.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLe bilan déclare « quatorze ont compris, donc notre reprise a corrigé les quatre erreurs ».
CauseIl utilise une déclaration de compréhension comme mesure de maintien du critère et attribue un résultat à la reprise sans relevé postérieur. La succession de deux moments a été transformée en preuve d’efficacité.
Correction expliquée
Garde séparément 12/16 de maintien et 14/16 de compréhension déclarée. Nomme la reformulation comme une action, puis écris que son effet reste à vérifier dans une nouvelle situation préparée avec le professeur.
Étape du cours · 5 à 8 min
Distinguer les formats et préparer le commentaire de spécialité
Trois prises de parole peuvent mobiliser ton expérience sans être la même épreuve : le bilan de projet travaillé en classe, le commentaire d’une prestation pour la spécialité EPPCS et le Grand oral. Le bilan explique une démarche d’intervention ; le commentaire analyse ta pratique à partir d’un support prévu par la définition de l’épreuve ; le Grand oral suit son propre cadre. Ne déduis donc pas le format d’un de ces travaux à partir d’une fiche portant seulement le mot « oral ». Commence par identifier le statut du candidat et la source de la consigne.
Pour un candidat scolaire, la définition consolidée de mai 2024 prévoit un ensemble de trente minutes, composé de quinze minutes de pratique et de quinze minutes de commentaire. Ces composantes peuvent être organisées séparément et leur APSA peut différer. Dans le commentaire, l’exposé de cinq à sept minutes maximum est suivi de l’entretien pendant le temps restant. L’enregistrement dure une à trois minutes et comporte une à trois séquences continues sans montage. Ces durées ne s’ajoutent pas pour fabriquer un exposé plus long.
L’enregistrement scolaire se prépare dans l’établissement en présence d’un enseignant de spécialité. La fiche de synthèse, les visas, le consentement et le floutage des visages des tiers suivent les exigences du texte officiel ; enregistrement et fiche sont transmis au jury au plus tard quinze jours avant l’épreuve. Le candidat ne remplace pas cette organisation par un partage improvisé. Pour le choix de la pratique scolaire, le délai académique est de trois mois, et non l’ancien délai d’un mois de la note initiale de 2022.
La pratique et le commentaire ne notent pas le même objet : la répartition officielle de l’oral est de douze points pour la pratique et huit pour l’analyse éclairée par des connaissances. Pour les candidats individuels, la partie d’entretien n’impose pas le même support vidéo scolaire. Les dispositions des sportifs de haut niveau et les possibilités de pratique adaptée sont également distinctes. Une difficulté ou un statut particulier se traite avec l’établissement ou le service des examens ; une fiche de révision ne décide ni d’une dispense ni d’une substitution.
Prépare la fiche de contrôle en séparant la règle nationale de son organisation locale. La première colonne contient le format et la référence datée ; la deuxième recense les éléments à vérifier avec l’établissement, comme le support de transmission et la convocation. Pour répéter l’exposé sur un dossier écrit, sélectionne une question, quelques indicateurs, une explication et une limite. Chronométrer cette présentation aide à la structurer, mais un bon respect de la durée ne suffit pas à établir la qualité de l’analyse.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’observation
QuestionLa fiche scolaire fictive O confond durée du film, exposé et entretien. Comment la corriger et construire un budget cohérent ?
Faits observés
- O1, fiche fictive erronée, sans source : « Oral de spécialité = quinze minutes au total. Le film peut être monté librement. Le choix académique de pratique arrive un mois avant. » Elle mélange une durée partielle, une affirmation non conforme et un ancien délai.
- O2, candidat scolaire : repères officiels consultés le 13 septembre 2026 : 15 min de pratique et 15 min de commentaire ; exposé de 5 à 7 min maximum, puis entretien ; film de 1 à 3 min en 1 à 3 séquences continues sans montage. La modification de septembre 2023 porte le délai académique à trois mois.
- O3, conducteur fictif d’entraînement : exposé complet de 360 s, dont 140 s prévues pour présenter les séquences ; les autres temps incluent question, indicateurs, analyse et limite. Les 140 s sont déjà comprises dans les 360 s. Ce conducteur n’est pas une prestation de candidat.
- O4, liste d’organisation incomplète : support de transmission et convocation locale non fournis. La préparation de l’enregistrement, les consentements, la fiche de synthèse, les visas et la transmission relèvent du cadre de l’établissement ; aucun fichier n’est à envoyer depuis le cours.
Preuves à fournir
- Note de service EPPCS consolidée, mai 2024, pages 2–6, consultée le 13 septembre 2026 : https://eduscol.education.gouv.fr/sites/default/files/document/nds-consolidee-definition-epreuve-bac-eppcs-102123.pdf
- Modification du 26 septembre 2023, partie 1 : passage de un à trois mois et dispositions scolaires/individuelles des sportifs de haut niveau : https://www.education.gouv.fr/bo/2023/Hebdo36/MENE2317750N
- O1/O3/O4 : fiches et calcul de temps originaux Maxdecours. O2 paraphrase le cadre scolaire national, pas une convocation ni un avis sur la situation d’une personne.
Analyse guidée
O1 doit être rectifiée : les quinze minutes désignent ici la composante commentaire, pas l’ensemble pratique/commentaire ; le montage libre est exclu ; le délai d’un mois est périmé. O3 prévoit 360 s = 6 min pour l’exposé complet. Il reste alors 15 − 6 = 9 min d’entretien dans la composante commentaire. Les 140 s de séquences sont incluses, donc on ne les ajoute pas une seconde fois : 360 + 140 = 500 s serait une erreur de budget, soit 8 min 20 s. La durée du film envisagée reste entre 60 et 180 s, mais sa durée seule ne valide ni le contenu ni les conditions de captation. O4 renvoie l’organisation à l’établissement et au service compétent. La fiche finale indique ses références, distingue les composantes et garde les champs locaux à faire confirmer ; elle n’organise pas l’épreuve et n’autorise aucune transmission.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLa préparation réserve six minutes à parler puis ajoute deux minutes vingt de vidéo avant l’entretien.
CauseElle compte deux fois les séquences, déjà intégrées au conducteur, et confond la durée du support avec une extension autorisée de l’exposé. Elle reporte ainsi l’analyse sur un temps qui doit aussi permettre l’échange.
Correction expliquée
Construis un seul budget de six minutes incluant présentation des séquences, indicateurs et analyse. Garde neuf minutes dans la composante commentaire pour l’entretien de ce scénario, sans transformer ce budget d’entraînement en règle nationale fixe.
Étape du cours · 4 à 8 min
Réviser à partir des productions et vérifier le transfert
Une révision donne des informations utiles quand elle produit quelque chose que tu peux examiner : un plan, un paragraphe, une réponse documentaire ou une explication orale. La relecture peut aider, mais reconnaître un corrigé ne montre pas encore que tu peux répondre sans lui. Commence par une tâche courte avec un critère explicite. Après la production, compare ce que tu as réellement écrit au critère, puis choisis une reprise. Il n’est pas nécessaire de transformer toutes les difficultés en un score unique.
Le diagnostic décrit un mécanisme modifiable, pas un défaut de la personne. « Je suis nul à l’écrit » ne dit pas quoi reprendre. « J’ai remplacé le mot suffit par peut et je n’ai pas testé la garantie » désigne un problème de lecture du sujet. De même, confondre entrées et personnes demande un contrôle de l’unité ; réciter une connaissance sans la relier au document demande de réécrire le lien argumentatif. La correction agit sur cette cause précise au lieu d’ajouter indifféremment des heures de révision.
Sépare la reprise du transfert. La reprise corrige la production connue avec le retour reçu. Le transfert utilise la même méthode sur une question ou un dossier nouveau, sans recopier immédiatement la réponse modèle. Un résultat plus tardif peut être encourageant, mais il faut regarder ce qui a été testé : le sujet était-il différent, les données disponibles, le critère identique ? La comparaison de deux tâches ne produit pas automatiquement une mesure générale de progression.
Un calendrier manuel sert à placer ces tâches dans le temps. Il peut alterner écrit, documents et oral, puis prévoir un retour quelques jours après la correction. Les jours proposés dans les scénarios ne sont ni un rythme obligatoire ni une optimisation personnelle. Note la tâche, le critère et la date de reprise, puis adapte le programme avec tes contraintes scolaires. Ce planning ne déclenche aucun rappel automatique et ne mesure ni ta fatigue ni ta santé.
Le bilan de révision termine par une décision vérifiable. Si la nouvelle production conserve la bonne unité mais oublie la limite causale, garde le progrès de méthode observé sur l’unité et prépare une autre tâche sur la causalité. Si elle répète l’erreur initiale, raccourcis la difficulté à traiter et refais le lien entre donnée et conclusion. Les exercices suivants montrent cette démarche avec des productions entièrement inventées ; leur amélioration éventuelle n’est pas un résultat obtenu par des utilisateurs de Maxdecours.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Cas d’observation
QuestionLe journal fictif J contient trois erreurs différentes. Quelle reprise convient à chacune, et comment vérifier autre chose qu’une mémorisation du corrigé ?
Faits observés
- J1, dissertation fictive, jour 1 : pour « une offre supplémentaire suffit-elle ? », la copie conclut « elle peut aider » sans examiner la suffisance. Le retour demandé est d’identifier un cas où l’offre augmente mais l’obstacle d’accès demeure.
- J2, réponse documentaire fictive, jour 2 : la copie transforme 90 puis 135 entrées en 45 personnes nouvelles. Le document compte des passages répétés possibles ; aucune personne distincte n’est renseignée.
- J3, commentaire fictif, jour 3 : la copie attribue une perte de point au placement adverse sans qu’aucune position adverse figure dans la description. Elle emploie une connaissance tactique plausible comme si elle était une observation du cas.
- J4, planning écrit proposé : jour 4 reprendre le mot « suffit » ; jour 5 corriger unité et calcul de J2 ; jour 6 distinguer observation et hypothèse de J3 ; jours 8–10 traiter un sujet, un relevé et une description nouveaux. Aucun résultat de ces nouvelles tâches n’est encore fourni.
Preuves à fournir
- Programme EPPCS, page 9 : carnet de suivi, constats, liens entre connaissances et décisions, consulté le 13 septembre 2026 : https://cache.media.education.gouv.fr/file/25/49/1/ensel606_annexe_1413491.pdf
- J1–J4 : productions et planning manuels originaux Maxdecours, septembre 2026. Ils ne proviennent pas d’élèves et ne démontrent aucune amélioration mesurée.
- Critère de méthode : une reprise corrige une erreur identifiée ; un transfert traite une tâche différente avec le même critère. Ce calendrier est un outil de travail papier, sans rappel automatique.
Analyse guidée
J1 appelle une reprise sur la portée du sujet : une possibilité ne répond pas à une condition suffisante. L’élève fictif peut construire un contre-exemple de créneaux supplémentaires aux mêmes horaires inaccessibles. J2 exige de conserver l’unité : 135 − 90 = 45 entrées supplémentaires, soit 45/90 = 50 %, sans nombre de nouveaux pratiquants. J3 doit devenir une hypothèse : la position adverse pourrait éclairer l’issue, mais elle manque à la description et ne peut pas être inventée. J4 prévoit des tâches distinctes après ces reprises ; il ne donne pas leur résultat. Le journal ne peut donc pas annoncer trois transferts réussis. Une vérification future regarde, sur chaque nouvelle production, le mot directeur, l’unité ou la séparation fait/hypothèse, puis conserve la nouvelle erreur éventuelle. Un total d’heures relues n’apporterait pas ces informations sur le raisonnement.
Diagnostic d’erreur
Indice observéLe planning compte trois compétences acquises dès que les trois corrigés ont été relus.
CauseIl confond une activité effectuée avec une capacité démontrée et supprime la production qui permettrait de vérifier le transfert. Les erreurs distinctes deviennent un indicateur de temps sans contenu.
Correction expliquée
Inscris pour chaque compétence une production à réaliser sans modèle, son critère et la preuve attendue. Laisse le résultat ouvert tant que cette production n’existe pas ; ne transforme pas le calendrier en certification.
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Sources du cours
Édition Maxdecours · Vérifié le .
Spécialité EPPCS, Terminale générale, programme du BO du 24 juin 2021
- Programme de l'enseignement de spécialité EPPCSMinistère de l'Éducation nationale · consulté le 2026-09-13
- Programmes et ressources en EPS, voie générale et technologiqueÉduscol · consulté le 2026-09-13
- Épreuve terminale EPPCS à compter de la session 2023Ministère de l'Éducation nationale · consulté le 2026-09-13
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- Critères d'évaluation du commentaire d'une prestation physiqueÉduscol · consulté le 2026-08-21
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- Modification des modalités EPPCS à compter de la session 2024Ministère de l’Éducation nationale · consulté le 2026-09-13
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