Sciences de l’ingénieur · Première

Chaînes d’énergie : relier puissance, rendement et stockage

Une batterie contient une quantité d’énergie ; un moteur en consomme plus ou moins vite. Ce cours permet de relier une durée d’utilisation à la puissance et aux pertes.

Un exemple pour commencer. Une lampe de 6 W allumée pendant 10 s reçoit 6 × 10 = 60 J. La puissance est le rythme du transfert, l’énergie est la quantité transférée.

Explications et exemples en accès libre. Ateliers, quiz et cartes avec l’abonnement.

Une séance à la fois

10 à 25 minenviron, par séance

6 séances

Cours, exemple résolu et deux questions avec leur correction.

Organiser mon temps
Les 6 séancesÀ répartir sur plusieurs jours
1 h 20 à 2 h 20
Quiz de bilan12 questions, après les séances
Environ 15 min
Cartes de révision12 cartes, pour un premier passage
Environ 10 min

Le quiz et les cartes se font en plus des séances. Choisis les ateliers et les dossiers techniques selon ce que tu veux retravailler.

Avance à ton rythme : les pauses et les reprises peuvent allonger ces durées.

Ces temps incluent les applications, le quiz et les cartes proposés avec l’abonnement.

Objectifs et prérequis

Objectifs du cours

Ce que tu vas savoir faire

  • Calculer une énergie en joules ou wattheures et une puissance moyenne sur une durée donnée, puis expliquer leur différence.
  • Identifier les fonctions alimenter, distribuer, convertir, transmettre et agir dans une chaîne d'énergie.
  • Associer à chaque domaine une grandeur d'effort et une grandeur de flux dont le produit est une puissance.
  • Calculer un bilan énergétique et des rendements en cascade à partir d'hypothèses explicites.
  • Relier rapport de transmission, vitesse, couple et pertes sans confondre gain d'effort et création d'énergie.
  • Comparer performances attendues, simulées et mesurées avec grandeurs, unités, résidus et incertitudes.
  • Argumenter un compromis entre consommation, masse, durée, maintenabilité et sécurité.
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Séance 1 · 10 à 20 min

Énergie et puissance : quantité et rythme

Cours

Un rappel utile

Une énergie est une quantité en joules (J). Une puissance est un débit d’énergie en watts (W), avec 1 W = 1 J/s.

L’énergie est une quantité transférée ; la puissance indique à quel rythme elle l’est. Lever la même charge à la même hauteur demande la même énergie utile, même si le mouvement dure moins longtemps.

Dans notre levage virtuel, m = 2 kg, h = 0,40 m et g = 9,81 N/kg. L’énergie utile vaut E = m × g × h = 7,848 J. Le modèle ne compte ici ni accélération ni frottement dans cette énergie utile.

La puissance moyenne vaut P = E / durée. En 4 s, elle vaut 1,962 W ; en 2 s, 3,924 W. Deux fois plus vite demande ici deux fois plus de puissance utile, pas deux fois plus d’énergie utile.

Un watt vaut un joule par seconde. Un wattheure est une énergie : 1 Wh = 3 600 J. Avant tout calcul, écris l’unité du résultat attendu : des J ou Wh pour une quantité, des W pour un rythme.

Voir un exemple résolu

Un petit moteur reçoit 20 J pendant 5 s. On cherche sa puissance moyenne P.

  1. La relation E = P × t donne P = E / t.
  2. P = 20 J / 5 s = 4 W. Le moteur reçoit en moyenne 4 joules par seconde.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Quelle énergie utile et quelle puissance moyenne faut-il au minimum pour élever virtuellement 2 kg de 0,40 m en quatre secondes ?

Pièces du dossier fictif
  1. masse 2 kg
  2. hauteur 0,40 m
  3. durée 4 s
  4. g = 9,81 m/s²
Voir la correction

La variation d'énergie potentielle est mgh = 2 × 9,81 × 0,40 = 7,848 J. La puissance mécanique moyenne associée à la phase de quatre secondes vaut 7,848 / 4 = 1,962 W. Le contrôle dimensionnel donne kg × m/s² × m = N·m = J, puis J/s = W. Ces valeurs sont des minima dans le modèle : elles supposent que seule l'énergie potentielle varie et ne contiennent ni pertes, ni accélération, ni auxiliaires. Elles servent à tester la cohérence d'une simulation plus détaillée.

Erreur à éviter. le calcul annonce 7,848 W puis compare directement cette valeur à une capacité de 10 Wh

Pourquoi elle échoue. L'énergie mgh a été étiquetée comme une puissance et deux grandeurs différentes sont comparées. L'unité a été ajoutée après le calcul au lieu de guider l'équation.

Comment la reprendre. Conserver les unités à chaque ligne. Diviser l'énergie par la durée pour obtenir la puissance et convertir les joules en wattheures seulement pour comparer des énergies.

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Séance 2 · 10 à 20 min

Associer les bonnes grandeurs

Cours

Un rappel utile

Pour multiplier des grandeurs, emploie les unités de la relation : volts et ampères, ou newtons et mètres par seconde.

Pour calculer une puissance, choisis deux grandeurs prises à la même interface : tension et courant en électricité, force et vitesse en translation, couple et vitesse angulaire en rotation.

Les relations sont P = U × I, P = F × v et P = C × ω dans les conventions du modèle. Par exemple, 12 V × 0,5 A donne 6 W ; les deux valeurs concernent la même branche électrique.

La vitesse angulaire ω doit être en radians par seconde. Pour convertir des tours par minute, multiplie par 2π puis divise par 60. Un tour représente 2π radians, pas un radian.

Ne mélange pas l’effort à la sortie et la vitesse à l’entrée d’une transmission. Repère d’abord la frontière du système. Si les valeurs varient, leur produit instantané et une moyenne sur une durée ne sont pas la même opération.

Voir un exemple résolu

Un moteur reçoit une tension U = 6 V et un courant I = 0,5 A.

  1. La puissance électrique reçue est P = U × I.
  2. P = 6 × 0,5 = 3 W. Il s’agit de l’entrée électrique, pas encore de la puissance mécanique utile.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Comment suivre la même puissance depuis l'interface électrique jusqu'à la charge en nommant effort, flux, sens et unité à chaque étape ?

Pièces du dossier fictif
  1. Sens positif : entrée électrique moteur vers charge ; convertisseur idéal, régime constant.
  2. U=6 V, I=0,545 A ; sortie moteur C=0,4905 N·m, ω=5 rad/s.
  3. Translation : F=19,62 N et v=0,10 m/s ; rendements moteur 0,75/transmission 0,80.
Voir la correction

À l’entrée moteur, UI=3,27 W. À sa sortie, Cω=2,4525 W, soit 75 % de l’entrée. La charge reçoit Fv=1,962 W, soit 80 % de la puissance précédente. Pertes moteur 0,8175 W et transmission 0,4905 W : entrée 3,27 = utile 1,962 + pertes 1,308 W. Les produits utilisent chaque fois des grandeurs de la même interface. Le signal de commande n’ajoute pas une source de puissance au bilan et aucune ligne ne double-compte les pertes. Sur les mêmes quatre secondes, ces trois puissances correspondent à 13,08 J, 9,81 J et 7,848 J : les bilans de puissance et d’énergie sont cohérents.

Erreur à éviter. un rapport de transmission multiplie le couple et la vitesse par trois, donc annonce neuf fois plus de puissance

Pourquoi elle échoue. La conservation de puissance idéale a été oubliée. Un rapport qui augmente l'effort diminue la vitesse correspondante ; avec les pertes, la puissance utile baisse encore.

Comment la reprendre. Définir le rapport et son sens, puis écrire l'égalité de puissance idéale ou le rendement réel avant de calculer couple et vitesse de sortie.

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Séance 3 · 15 à 25 min

Suivre l’énergie utile et les pertes

Cours

Un rappel utile

Un rendement η compare l’énergie utile à l’énergie reçue : η = E utile / E reçue. 80 % s’écrit 0,80 dans un produit.

Le rendement η est la part utile : η = énergie utile / énergie reçue. Un rendement de 0,75 signifie que 75 % de l’énergie reçue devient utile à la frontière choisie ; le reste correspond aux pertes du modèle.

Pour deux étages successifs, on multiplie les rendements. Ici, moteur 0,75 et transmission 0,80 donnent 0,75 × 0,80 = 0,60. On ne les additionne pas : 60 % de l’entrée atteint la sortie utile.

Pour fournir 7,848 J utiles, il faut donc recevoir 7,848 / 0,60 = 13,08 J. Les pertes valent entrée moins utile : 13,08 − 7,848 = 5,232 J. Vérifie que utile + pertes redonne l’entrée.

Chaque rendement appartient à un étage. Si l’on connaît déjà l’énergie demandée à la batterie, il ne faut pas encore la diviser par le rendement global : les mêmes pertes seraient comptées deux fois.

Voir un exemple résolu

Un convertisseur reçoit 50 J et possède un rendement de 80 %.

  1. E utile = η × E reçue = 0,80 × 50 = 40 J.
  2. Les pertes valent 50 − 40 = 10 J ; utile + pertes = reçu.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir pour comprendre

Un bilan, deux pertes distinctes

Chaque perte est soustraite une seule fois, sur la même montée de quatre secondes.

Un bilan, deux pertes distinctes
FrontièreÉnergieVérification
Entrée moteur13,08 Jηm=0,75
Sortie moteur9,81 JPerte 3,27 J
Charge utile7,848 JPerte 1,962 J
Total5,232 J perdus13,08=7,848+5,232

Lis le schéma. Lis chaque ligne en conservant la frontière et l’unité, puis refais le calcul avant de consulter le cas résolu.

Chaque perte est soustraite une seule fois, sur la même montée de quatre secondes.

Schéma pédagogique original Maxdecours ; valeurs synthétiques, aucune donnée de produit réel. · Source du repère · 12/09/2026

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Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Quel bilan d'énergie relie 7,848 J utiles à l'entrée lorsque le moteur vaut 0,75 et la transmission 0,80 de rendement moyen ?

Pièces du dossier fictif
  1. rendement moteur 0,75
  2. rendement transmission 0,80
  3. énergie utile 7,848 J
  4. conservation de l'énergie
Voir la correction
  1. Le but. Retrouver l’énergie à l’entrée à partir des 7,848 J utiles en sortie. L’entrée doit être plus grande que la sortie utile puisqu’il y a des pertes.

  2. Relier les étages. Sur 100 unités à l’entrée du moteur, 75 ressortent utiles du moteur. La transmission en conserve 80 %, soit 60 unités. Le rendement global vaut donc 0,75 × 0,80 = 0,60.

  3. Isoler l’inconnue. énergie utile = rendement global × énergie reçue, donc énergie reçue = énergie utile/rendement global. Le calcul donne 7,848/0,60 = 13,08 J. Multiplier ici par 0,60 donnerait une entrée trop petite.

  4. Suivre les pertes étage par étage. Le moteur transmet 13,08 × 0,75 = 9,81 J et perd 3,27 J. La transmission fournit 9,81 × 0,80 = 7,848 J et perd 1,962 J.

  5. Contrôler la conservation. Les pertes totalisent 3,27 + 1,962 = 5,232 J. On retrouve 7,848 + 5,232 = 13,08 J : utile + pertes = entrée.

  6. Interpréter. Sur quatre secondes, les puissances moyennes sont 3,27 W à l’entrée et 1,962 W utiles. Les rendements sont supposés constants ; ce bilan ne permet pas de calculer une température sans modèle thermique.

Erreur à éviter. le calcul ajoute les rendements et obtient 1,55, soit 155 %

Pourquoi elle échoue. Chaque rendement s'applique à la sortie de l'étape précédente. Les fractions restantes se multiplient ; les additionner double-compte la même puissance et viole le bilan.

Comment la reprendre. Tracer 100 unités à l'entrée : 75 sortent du moteur, puis 80 % de 75, soit 60, sortent de la transmission. Le produit 0,60 devient alors explicite.

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Séance 4 · 15 à 25 min

Calculer une réserve et une autonomie

Cours

Un rappel utile

1 h = 3 600 s, donc 1 Wh = 3 600 J. Une réserve utilisable tient compte des limites de décharge.

Une réserve d’énergie répond à « combien de cycles ? », pas forcément à « peut-elle fournir la puissance demandée ? ». Une batterie peut contenir assez d’énergie tout en ne permettant pas un appel de courant donné.

Dans l’exercice, 2 Wh dont 70 % sont utilisables donnent 2 × 0,70 × 3 600 = 5 040 J disponibles. Le pourcentage utilisable concerne la réserve ; il ne remplace pas le rendement de conversion.

Chaque cycle reçoit 13,08 J à la frontière de stockage. Pour 300 cycles : 300 × 13,08 = 3 924 J. Une veille de 0,05 W pendant une heure ajoute 0,05 × 3 600 = 180 J.

Le besoin total vaut 4 104 J et la réserve restante 936 J dans ce scénario. Cette comparaison d’énergies ne vérifie ni la puissance de pointe, ni le vieillissement, ni les conditions d’une batterie réelle.

Voir un exemple résolu

Une batterie contient 2 Wh, dont 70 % sont utilisables.

  1. Énergie totale : 2 × 3 600 = 7 200 J ; utilisable : 0,70 × 7 200 = 5 040 J.
  2. Avec une consommation constante de 2 W, t = E / P = 5 040 / 2 = 2 520 s.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Combien de cycles idéalisés un stockage de 2 Wh dont 70 % sont utilisables peut-il alimenter si chaque montée demande 13,08 J ?

Pièces du dossier fictif
  1. énergie nominale 2 Wh
  2. fraction utilisable 0,70
  3. 3 600 J par Wh
  4. 13,08 J par cycle
Voir la correction
  1. Le but. Compter les montées entières permises par une réserve d’énergie dans le modèle, en gardant séparé le contrôle de puissance.

  2. Mettre les énergies dans la même unité. La réserve nominale vaut 2 Wh, soit 2 × 3 600 = 7 200 J. La part utilisable de 70 % donne 7 200 × 0,70 = 5 040 J.

  3. Choisir le quotient. Chaque montée reçoit déjà 13,08 J à la frontière du stockage. Le nombre théorique vaut 5 040/13,08 ≈ 385,32. On ne divise pas encore cette énergie de cycle par le rendement : les pertes aval y figurent déjà.

  4. Retenir un entier et le tester. 385 montées demandent 5 035,8 J, alors que 386 demanderaient 5 048,88 J. La réserve ne permet donc que 385 montées entières dans ce calcul.

  5. Préciser ce qui manque. Ce compte ignore veille, autodécharge, vieillissement et variation d’un cycle à l’autre. Une énergie disponible ne prouve pas non plus que la puissance demandée peut être délivrée.

  6. Conclure. Le résultat est un nombre de cycles idéalisés, pas une autonomie réelle garantie. Des ampèreheures seuls ne pourraient pas remplacer les wattheures sans tension et modèle de décharge.

Erreur à éviter. 2 Ah sont annoncés comme 2 Wh sans connaître la tension

Pourquoi elle échoue. L'ampèreheure mesure une charge électrique, tandis que le wattheure mesure une énergie. Le passage de l'une à l'autre exige au minimum une tension et un modèle du profil de décharge.

Comment la reprendre. Employer directement une énergie fournie ou documenter la tension moyenne et les hypothèses. Ne pas prétendre obtenir une énergie exacte d'une capacité isolée.

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Séance 5 · 15 à 25 min

Échanger de la vitesse contre de l’effort

Cours

Un rappel utile

Le rapport i = vitesse d’entrée / vitesse de sortie est sans unité. Pour un réducteur idéal, le couple est multiplié par i.

Une transmission peut réduire la vitesse pour augmenter le couple disponible. Le rapport du dossier est i = vitesse moteur / vitesse tambour = 4 : le moteur tourne quatre fois plus vite que le tambour.

Avec un rendement de transmission de 0,80, le couple au tambour vaut C_sortie = 0,80 × 4 × C_moteur. Le gain de couple n’est pas une création d’énergie : la vitesse diminue et des pertes restent présentes.

Pour la charge de 2 kg, la force vaut 2 × 9,81 = 19,62 N. Avec un rayon de 0,02 m, le couple au tambour vaut 19,62 × 0,02 = 0,3924 N·m ; le couple moteur requis vaut 0,122625 N·m.

Pour parcourir 0,40 m, le tambour tourne d’un angle h / rayon = 20 rad, environ 3,18 tours. Vérifie toujours de quel arbre, de quel rayon et de quel sens de rapport parle chaque formule.

Voir un exemple résolu

Un moteur tourne à 100 rad/s avec un couple de 0,10 N·m. Le réducteur idéal a i = 4.

  1. Vitesse de sortie : 100 / 4 = 25 rad/s ; couple de sortie : 4 × 0,10 = 0,40 N·m.
  2. Entrée et sortie ont la même puissance : 0,10 × 100 = 0,40 × 25 = 10 W dans ce modèle sans pertes.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir pour comprendre

Le réducteur adapte sans créer

Convention i=4, rendement 0,80, rayon 0,02 m : couple×3,2 et vitesse÷4, donc puissance×0,80.

Le réducteur adapte sans créer
GrandeurEntrée moteurTambour
Vitesse angulaire20 rad/s5 rad/s
Couple0,122625 N·m0,3924 N·m
Puissance2,4525 W1,962 W

Lis le schéma. Lis chaque ligne en conservant la frontière et l’unité, puis refais le calcul avant de consulter le cas résolu.

Convention i=4, rendement 0,80, rayon 0,02 m : couple×3,2 et vitesse÷4, donc puissance×0,80.

Schéma pédagogique original Maxdecours ; valeurs synthétiques, aucune donnée de produit réel. · Source du repère · 12/09/2026

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Quel couple idéal au tambour et quelle vitesse angulaire moyenne correspondent à une force de 19,62 N, un rayon de 0,02 m et une vitesse de 0,10 m/s ?

Pièces du dossier fictif
  1. force 19,62 N
  2. rayon 0,02 m
  3. vitesse 0,10 m/s
  4. relations C=Fr et v=rω
Voir la correction

Le couple idéal au tambour vaut C = F r = 19,62 × 0,02 = 0,3924 N·m. La vitesse angulaire vaut ω = v/r = 0,10/0,02 = 5 rad/s. Leur produit Cω vaut 1,962 W, identique à Fv : le passage rotation-translation ferme le bilan de puissance idéal. Une transmission réelle doit fournir davantage de puissance en amont en raison de son rendement et supporter phases transitoires et efforts de retenue. Le calcul ne choisit pas un tambour réel ni un facteur de sécurité.

Erreur à éviter. la vitesse linéaire est calculée par ω/r et augmente quand le rayon diminue à vitesse angulaire constante

Pourquoi elle échoue. La relation géométrique a été inversée. La longueur parcourue par radian est le rayon, donc v = rω ; diviser donne en outre des unités incompatibles.

Comment la reprendre. Dessiner un arc de longueur rθ, dériver par le temps et vérifier que m multiplié par rad/s donne m/s, le radian étant sans dimension.

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Séance 6 · 15 à 25 min

Comparer un calcul aux indications

Cours

Un rappel utile

Un écart signé vaut mesure − modèle ; son signe indique le sens de la différence.

Un calcul prévoit une grandeur à partir d’hypothèses. Un jeu d’indications permet ensuite de lui comparer une valeur de même nature : même frontière, même durée, même charge et même unité.

Le résidu signé se calcule ici par indication moins prévision. Un résidu positif signifie que l’indication est plus grande ; il ne prouve pas à lui seul la cause de l’écart, par exemple un frottement supplémentaire.

Pour des répétitions, la moyenne décrit le centre et l’écart-type la dispersion. La composante de type A sur la moyenne vaut s / √n sous les hypothèses de répétition ; elle n’est pas toute l’incertitude.

Applique enfin la règle de décision fournie, sans changer un seuil pour obtenir un résultat favorable. Un bilan cohérent sur des données fictives vérifie ce dossier, pas les performances d’un mécanisme réel.

Voir un exemple résolu

Le modèle prévoit 10 J par cycle. Une mesure donne 11 J.

  1. Écart = 11 − 10 = +1 J : la consommation indiquée est supérieure à la prévision.
  2. Cet écart ne dit pas à lui seul si la cause est un frottement, le modèle ou la mesure.
Pour aller plus loin : exercices et dossier technique

Voir un exemple corrigé

Cas d’ingénierie résolu

Voir un exemple résolu

Comment interpréter une puissance moyenne synthétique de 3,31 W environ face à 3,27 W simulés et à un seuil de 4 W ?

Pièces du dossier fictif
  1. Série synthétique conservée une seule fois dans l’Atelier de mesure ; résumé fourni : n=6, moyenne 3,31 W, s 0,0316228 W.
  2. Simulation 3,27 W ; REQ-PUI-04 : moyenne au plus 4 W dans le point fictif.
  3. R-P annoncé : moyenne+2uA≤4 W, uA=s/√6 ; instrumental et environnement non documentés.
Voir la correction

uA=0,0316228/√6≈0,0129099 W. La borne moyenne+2uA vaut 3,33582 W et reste sous 4 W : R-P est favorable pour la seule répétabilité de Type A. Le verdict global demeure indéterminé sans autres composantes ni règle complète. Le résidu 3,31−3,27=+0,04 W représente environ 1,22 % de la simulation, sans identifier une cause. Sur 4 s supposées exactes, l’énergie déduite vaut 13,24 J et le rendement 7,848/13,24≈0,59275. Ce rendement déduit n’est pas une mesure indépendante des mêmes données.

Erreur à éviter. le rendement global est modifié jusqu'à ce que la simulation reproduise exactement la moyenne mesurée

Pourquoi elle échoue. Un paramètre agrégé absorbe toutes les différences, y compris biais et auxiliaires. L'accord numérique obtenu ne valide ni la valeur ni les mécanismes du modèle.

Comment la reprendre. Lister les causes concurrentes et choisir une nouvelle mesure qui les distingue. Estimer un paramètre seulement avec un protocole et des données séparés de la validation finale.

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Sources du cours

Édition Maxdecours · Vérifié le .

Spécialité sciences de l’ingénieur, Première générale, programme du BO spécial du 22 janvier 2019

  1. Programme de sciences de l'ingénieur de Première et Terminale généralesMinistère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse · consulté le 2026-09-12
  2. Programmes et ressources en sciences de l'ingénieur, voie GTÉduscol · consulté le 2026-09-12
  3. La démarche de l'ingénieurÉduscol · consulté le 2026-09-12
  4. Le Système international d’unités, 9e édition, version4.01 juin2026Bureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-12
  5. Guide pour l'évaluation des incertitudes de mesureBureau international des poids et mesures · consulté le 2026-09-12
  6. University Physics, volume1, §7.4 PowerOpenStax, Rice University · consulté le 2026-09-12
  7. University Physics, volume1, §10.8 Work and Power for Rotational MotionOpenStax, Rice University · consulté le 2026-09-12