Pour vérifier une information, isole une affirmation, retrouve sa source et cherche une preuve adaptée. Imprimé, radio, télévision et Internet changent la vitesse, le coût et les publics de l’information ; ils ne garantissent pas sa vérité.
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Une première étude des explications, schémas, exemples résolus et erreurs expliquées. Les activités, productions, quiz et cartes réservés à l’abonnement ne sont pas comptés ici.
Comprendre2493 mots d’explication et 2 schémas et 1 document
14 à 22 min
Étudier les exemples et les erreurs16 cas, exemples et activités guidés
56 à 104 min
Étude du cours en accès libre, environ1 h 10 à 2 h 10
Voir le calcul et le temps par étape
Le calcul suit automatiquement les explications et les tâches présentes dans le cours. Ses coefficients sont des repères de planification, pas des temps mesurés auprès d’élèves.
Lecture active : 2493 mots, à raison de 160 à 220 mots par minute.
Les sous-totaux sont arrondis à la minute, puis additionnés. La fourchette totale est élargie aux cinq minutes voisines. Les étapes ci-dessus comprennent leurs explications et exemples ; elles ne s’ajoutent pas une seconde fois au total.
Adapte ce repère à tes acquis et au soin apporté aux exercices. Les pauses, les reprises, la consultation des sources externes et les révisions suivantes s’ajoutent selon tes besoins.
Avec les ateliers, les entraînements écrits, le quiz et les cartes : environ 2 h 25 à 4 h 25, à répartir sur plusieurs séances.
Objectifs du cours
Ce que tu vas savoir faire
Distinguer source, document, média, affirmation, preuve, commentaire, opinion et propagande.
Comparer les transformations de production, diffusion et réception introduites par l'imprimé, l'audiovisuel et Internet.
Analyser une une de presse ou une séquence audiovisuelle par son cadrage, son contexte et ses absences.
Expliquer les modèles d'agence de presse entre marché, intérêt général, État et autonomie rédactionnelle.
Évaluer un témoignage ou une alerte sans mettre en danger une personne ni publier de donnée sensible.
Tester une explication complotiste par sa précision, sa falsifiabilité, ses preuves et ses hypothèses concurrentes.
01
Étape du cours · 8 à 15 min
Que vérifie-t-on vraiment quand on « vérifie une information » ?
Une source est l'origine accessible d'une information : témoin, donnée, archive, institution ou publication. Un document en conserve une trace ; un média sélectionne, met en forme et diffuse ; une affirmation relie des mots à un fait supposé. La première opération consiste à isoler la proposition vérifiable. Un article peut contenir des faits solides, une causalité fragile et un titre exagéré. Qualifier le média ne dispense donc jamais d'examiner la phrase précise et les preuves invoquées.
La chaîne de qualité relie observation, enregistrement, authentification, contexte, recoupement, rédaction, édition, publication et correction. Elle subit contraintes de temps, accès, compétence, financement, propriété et droit. Dire qu'une information est construite signifie qu'elle résulte de choix ; cela ne rend pas toutes les versions équivalentes. Une enquête qui expose méthode et rectifie ses erreurs offre davantage de prise critique qu'un message anonyme impossible à contrôler.
Les pratiques dépendent notamment des habitudes, de l’âge, des ressources, des relations sociales et de l’accès aux supports. Une personne peut regarder un journal télévisé, recevoir un lien et lire un quotidien local dans la même journée. La diversité des canaux ne mesure donc pas directement la diversité des sources. Dans un territoire mal desservi, l’accès peut être une contrainte ; il faut une enquête locale pour établir son effet sur les pratiques, et non le déduire de la seule localisation.
Le dossier Arcom porte sur les pratiques déclarées fin 2023, pas sur celles de chaque élève aujourd’hui. Les deux pourcentages comparés répondent à la même question et au même seuil de fréquence. Leur somme dépasse cent parce que les modalités peuvent se cumuler. Il faut toujours préciser la population, la période et ce que la question mesure avant de commenter un chiffre.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Exemple guidé
ConsigneCas fictif. Une publication affirme : « Cette photographie prouve que la manifestation a réuni un million de personnes. » Quelles vérifications portent sur l'image et lesquelles sur le nombre ?
MéthodeSéparer authenticité, date, lieu, angle et cadrage de l'image ; puis rechercher surface, densité, comptages, méthode, sources indépendantes et incertitude du chiffre.
Correction
Une photo authentique et bien localisée prouve la présence d'une foule dans son champ, pas son effectif total. Le million exige une estimation explicite de surface et densité ou plusieurs comptages documentés. La conclusion doit donner une plage ou signaler l'impossibilité, plutôt que convertir une image en nombre exact.
Comparer des pratiques et qualifier une affirmation
Deux modalités d’information déclarées
Nature
Synthèse de résultats d’enquête
Auteur et présentation
Arcom, enquête BVA
Date
2024-03
Référence
Les Français et l’information ; enquête du 22 novembre au 20 décembre 2023, question NEWS1
Échantillon de 3 356 résidents en France de 15 ans et plus ; 3 233 réponses sur le Web et 133 par téléphone. Les vingt entretiens qualitatifs sont un autre volet.
Sur la même base totale, 66 % déclarent s’informer au moins quotidiennement par les chaînes de télévision.
Au même seuil de fréquence, 53 % déclarent le faire par les réseaux sociaux ou plateformes vidéo. Ces catégories ne sont pas exclusives.
L’écart est de treize points de pourcentage. Ces deux résultats ne mesurent ni la qualité des informations ni une différence territoriale.
Le cas sépare authenticité d’une trace et preuve d’un effectif.
Une photographie authentifiée montre une foule à une date et un lieu établis. La légende ajoutée affirme un million de personnes.
Le dossier ne fournit ni surface totale, ni densité, ni méthode de comptage.
Consulter la source de référence Texte pédagogique original Maxdecours ; la référence donne une méthode, pas les données fictives.
À toi d’analyser. Calcule l’écart de pratiques, explique pourquoi on ne somme pas les deux pourcentages, puis qualifie la preuve du chiffre de foule.
Lire l’analyse guidée et ses limites
66 moins 53 donne treize points, pas treize pour cent de variation relative. Une même personne peut utiliser les deux modalités : leur somme de 119 ne représente pas une proportion de personnes distinctes. L’enquête mesure des déclarations situées. Dans l’autre document, la photo établit une foule dans le cadre, mais aucun calcul ne soutient le million. L’authenticité de l’image ne se transfère donc pas à sa légende chiffrée.
Limite documentaire. Les données nationales ne permettent pas de décrire chaque personne ou territoire ; la photographie ne donne pas d’effectif global.
02
Étape du cours · 8 à 15 min
De l'imprimerie à la presse de masse : diffuser plus, informer mieux ?
En Europe, la diffusion de l'imprimerie à caractères mobiles au milieu du XVe siècle abaisse le coût de reproduction et stabilise des exemplaires, sans créer immédiatement une presse moderne. Occasionnels, gazettes périodiques puis journaux organisent progressivement collecte, rubriques et lectorat. Censure, privilèges, timbre et réseaux clandestins accompagnent l'expansion. Au XIXe siècle, rotative, papier moins cher, chemin de fer, télégraphe, alphabétisation et urbanisation permettent des tirages massifs. Publicité et vente au numéro financent des prix accessibles tout en influençant le produit éditorial.
La page imprimée hiérarchise par titre, colonne, image, emplacement et répétition. La baisse du prix élargit le public mais encourage aussi concurrence pour l'attention, faits divers et dramatisation. Elle ne supprime ni enquête ni pluralisme. Pour étudier une une, relève ce qui devient visible, les sources citées, la séparation entre information et commentaire, le lectorat visé et les contraintes de fabrication. Compare plusieurs titres du même jour avant de conclure à « l'opinion de la presse ».
La fiche BnF sur La Presse permet de relier une innovation commerciale à des pratiques de lecture : Girardin lance le journal en 1836, réduit le prix d’abonnement et s’appuie sur les annonces. Les feuilletons donnent aussi une raison de revenir au numéro suivant. Ce n’est pas la technique seule qui crée le lectorat : financement, contenus et organisation de la distribution doivent être associés.
Un exemplaire n’équivaut pas à un lecteur : cafés, cabinets de lecture et abonnements partagés permettent plusieurs lectures. À l’inverse, posséder un journal ne démontre pas l’adhésion à son éditorial. Dans le dossier, dix mille abonnés à six mois est une prévision de Girardin, tandis que vingt mille à dix-huit mois est le résultat rapporté par la BnF. Les deux chiffres n’ont ni le même statut ni la même échéance.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Exemple guidé
ConsigneCas fictif. Deux journaux relatent le même procès : l'un titre sur une « trahison », l'autre sur une « erreur judiciaire ». Comment comparer leur traitement au-delà des deux mots ?
MéthodeComparer date, propriétaires, public, place de l'article, sources, citations, images, vocabulaire, faits omis, éditorial et évolution des numéros suivants.
Correction
Les titres formulent déjà des interprétations opposées. L'analyse doit vérifier si les articles utilisent le même dossier, distinguent preuve et commentaire, citent défense et accusation et corrigent les erreurs. La comparaison porte sur la construction éditoriale complète, non sur un mot détaché.
La Presse : une innovation économique et éditoriale
La formule de Girardin en 1836
Nature
Synthèse d’une fiche patrimoniale
Auteur et présentation
Soizic Donin, Bibliothèque nationale de France
Date
Consultation 2026-09-12
Référence
La lecture au jour le jour : les quotidiens à l’âge d’or de la presse, page 3
La fiche décrit le journal La Presse et son lectorat ; le passage compare prévision et résultat à des échéances différentes.
Le prix d’abonnement est divisé par deux grâce à un financement incluant les annonces publicitaires.
Girardin prévoit dix mille abonnés dans les six mois ; la fiche rapporte vingt mille abonnés en dix-huit mois.
Le feuilleton et la diversification des rubriques créent des rendez-vous ; des lectures partagées empêchent d’assimiler abonnés et lecteurs.
À toi d’analyser. Relie prix, annonces et fidélisation. Les deux effectifs démontrent-ils que la prévision à six mois est doublée à cette date ?
Lire l’analyse guidée et ses limites
Les annonces contribuent à financer un prix plus bas ; les rubriques et feuilletons encouragent le retour au journal. Le modèle associe recettes et politique éditoriale, pas une simple machine plus rapide. Les vingt mille abonnés concernent dix-huit mois : ce résultat ne permet pas de connaître l’effectif à six mois ni de juger la prévision à échéance identique. Enfin, abonnés et lecteurs ne sont pas le même indicateur.
Limite documentaire. La fiche ne fournit pas une série complète de ventes, des comptes détaillés ou les opinions de tous les lecteurs.
03
Étape du cours · 9 à 17 min
Radio et télévision : que change le direct ?
La radio installe dans les foyers une parole simultanée, régulière et nationale ; la télévision y ajoute image, montage et puissance de l'événement partagé. Réseaux, émetteurs, fréquences, studios et récepteurs demandent des investissements qui favorisent d'abord États ou grandes entreprises. Service public, monopole, concurrence privée et contrôle politique produisent des histoires nationales différentes. Le direct réduit le délai de diffusion, mais il reste préparé par choix de caméra, commentaire, ordre des interventions et accès au terrain.
Une image audiovisuelle possède un hors-champ. Plan, durée, coupe, son, voix off, archive réutilisée et légende orientent sa lecture sans la rendre nécessairement mensongère. L'émotion peut révéler une réalité longtemps invisible ou écraser le contexte. Comparer un journal radio, un journal télévisé et un article du lendemain permet d'observer vitesse, preuve et correction. La répétition d'une séquence mémorable ne démontre pas seule son effet causal sur toute l'opinion.
En France, Radio Tour Eiffel commence ses émissions en 1921. Le couronnement d’Élisabeth II, le 2 juin 1953, illustre ensuite la capacité de la télévision à partager un événement à distance. Ce repère indique une diffusion, pas une réception identique par tous les foyers. Équipement, disponibilité et habitudes restent nécessaires pour comprendre le public effectivement touché.
Le storyboard ci-dessous est un document pédagogique écrit, pas une vidéo historique. Il fixe trois plans et un commentaire pour rendre visible une erreur de raisonnement : une succession de plans ne prouve pas la cause suggérée par la voix off. Le travail consiste à conserver les observations, à retirer l’explication non établie et à nommer les vérifications manquantes.
Voir pour comprendre
Trois éléments, trois niveaux de preuve
Storyboard écrit fictif : aucune image historique ni continuité entre plans supposée.
Trois éléments, trois niveaux de preuve
Élément fourni
Conclusion et limite
0–8 s : six adultes courent
Six personnes dans le cadre ; cause et lieu non établis
8–18 s : grille fermée, après une coupe
Un autre plan ; continuité non démontrée
18–30 s : commentaire sur toute la ville
Généralisation et causalité sans preuves fournies
Lis le schéma. Repère ce qui est observé et ce que le commentaire ajoute. Une coupe fournit-elle une preuve de cause ?
Le rapprochement de plans ne démontre ni continuité ni causalité.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Exemple guidé
ConsigneSéquence fictive. Un reportage de trente secondes montre une foule courant, sans plan large ni date affichée. Quelles conclusions sont permises et lesquelles doivent être suspendues ?
MéthodeIdentifier provenance, métadonnées, montage, continuité, lieu, date, raison de la course, taille du groupe, commentaire et images avant ou après.
Correction
La séquence peut établir que des personnes courent dans le cadre si elle est authentique. Elle ne prouve pas la taille totale, la cause, la durée ni le caractère représentatif de l'événement. Ces conclusions exigent d'autres plans, des témoins et une chronologie recoupée.
Un événement transmis, une explication à vérifier
Deux repères de diffusion
Nature
Synthèse de repères historiques
Auteur et présentation
Ministère de l’Éducation nationale, Éduscol
Date
2020-06
Référence
Accompagnement du thème 4, page 6
Le document situe les changements de vitesse et de support, sans fournir une mesure d’audience.
Radio Tour Eiffel émet en 1921 ; la radio installe une information sonore diffusée rapidement.
Le couronnement d’Élisabeth II, le 2 juin 1953, est retransmis à la télévision et illustre un événement partagé à distance.
Trois plans écrits ; aucune vidéo ni personne réelle
Les seules observations sont décrites ci-dessous. La voix off est une affirmation à tester.
De 0 à 8 secondes : six adultes courent vers la droite ; la date et le lieu ne sont pas indiqués.
De 8 à 18 secondes : gros plan sur une grille fermée ; une coupe sépare les deux plans.
De 18 à 30 secondes : voix off affirmant que toute la ville fuit à cause de cette fermeture. Aucun témoin ni plan d’ensemble n’est fourni.
Consulter la source de référence Texte pédagogique original Maxdecours ; la référence donne une méthode, pas les données fictives.
À toi d’analyser. Distingue repère historique, observations du storyboard et causalité avancée. Propose un commentaire limité à ce qui est établi.
Lire l’analyse guidée et ses limites
Les deux dates historiques décrivent des modalités de diffusion, non un taux d’adhésion du public. Dans le storyboard, six adultes courent et un autre plan montre une grille fermée. La coupe ne prouve ni continuité du lieu et du temps, ni lien causal ; le commentaire généralise à une ville absente du cadre. On peut décrire les deux plans en signalant que leur relation reste à vérifier, puis demander provenance, contexte et plans complémentaires.
Limite documentaire. Ce storyboard n’est ni une archive audiovisuelle ni une mesure d’un effet médiatique. Aucun effet sur toute une population n’est établi.
04
Étape du cours · 8 à 15 min
Internet et Web : pourquoi l'horizontalité reste-t-elle organisée ?
Internet est un réseau de réseaux fondé sur des protocoles ; le Web, proposé par Tim Berners-Lee au CERN en 1989, est un service de documents reliés qui l'utilise. Courriel, messagerie et diffusion vidéo ne se confondent pas tous avec le Web. La publication ouverte et les liens abaissent le coût d'émettre et de consulter à distance. Serveurs, câbles, fournisseurs, noms de domaine, logiciels et terminaux restent pourtant des intermédiaires matériels et institutionnels.
L'internaute peut publier sans passer par une rédaction, mais il dépend souvent d'une plateforme pour atteindre un public. Classement, recommandation, abonnement, recherche, partage et modération hiérarchisent la visibilité. Une circulation dite horizontale peut donc créer de nouvelles concentrations. La copie détache aussi facilement une image de son contexte. Remonter au premier dépôt accessible, archiver la page, vérifier date et modifications puis rechercher une source indépendante reconstitue la provenance.
Le CERN distingue deux moments : la proposition du Web en 1989 et la mise dans le domaine public du logiciel du Web le 30 avril 1993. Ouvrir un logiciel facilite sa réutilisation ; cela ne crée pas instantanément un accès universel à Internet. Les infrastructures, le coût de connexion et les compétences restent des conditions distinctes de l’autorisation technique et juridique de réutiliser.
La fragmentation désigne ici une circulation par fragments, publics et canaux différents, pas la disparition de toute rédaction. Un extrait peut perdre sa date, son dénominateur ou sa réserve en passant d’un article à une capture. Une recommandation ne constitue pas une expertise de vérité. Pour comparer deux fils, il faudrait des conditions d’observation contrôlées ; le cours ne demande ni compte personnel ni historique de navigation.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Exemple guidé
ConsigneCas fictif. Une capture d'écran attribue une phrase à une scientifique, mais aucun lien n'est fourni. Comment reconstruire sa provenance sans prendre la capture pour une source primaire ?
MéthodeRechercher la formulation, le compte ou site officiel, une version archivée, la date, le contexte complet, les modifications et des reprises indépendantes ; documenter les échecs.
Correction
La capture est un indice reproductible mais facilement modifiable. Si le message original ou une archive cohérente est retrouvé, on peut vérifier attribution et contexte. Sans trace authentifiable, la conclusion correcte est « attribution non établie », même si de nombreux comptes répètent l'image.
1989 et 1993 : proposition et ouverture du Web
Le Web au CERN
Nature
Synthèse d’une histoire institutionnelle
Auteur et présentation
CERN
Date
Consultation 2026-09-12
Référence
Where the Web was born, proposition et mise dans le domaine public
Le CERN présente la naissance du service Web, pas celle de tous les réseaux informatiques.
Tim Berners-Lee propose le Web au CERN en 1989 pour faciliter le partage d’informations.
Le 30 avril 1993, le CERN place le logiciel du Web dans le domaine public ; une licence ouverte est appliquée à une version suivante.
Le premier site présentait le projet ; sa restauration en 2013 ne doit pas être prise pour la création du Web à cette date.
À toi d’analyser. Explique ce qui change entre 1989 et 1993, puis nomme deux conditions d’accès non garanties par cette ouverture.
Lire l’analyse guidée et ses limites
1989 correspond à la proposition du service, 1993 à une décision sur la réutilisation du logiciel. Le Web s’appuie sur Internet, il n’en désigne pas tous les services. Ouvrir le logiciel ne fournit pas à chaque personne une connexion, un terminal ou les compétences nécessaires. Les coûts et infrastructures restent donc à étudier séparément ; 2013 concerne une restauration patrimoniale du premier site, pas la naissance du service.
Limite documentaire. Cette histoire institutionnelle n’est pas une enquête sur la diffusion mondiale ni une mesure d’égalité des accès.
05
Étape du cours · 9 à 17 min
Affaire Dreyfus : une presse libre éclaire-t-elle toujours l'opinion ?
À partir de la condamnation d'Alfred Dreyfus en 1894, la presse de masse devient un acteur de l'affaire. Titres antidreyfusards et antisémites défendent la culpabilité, attaquent les soutiens et mobilisent leurs lecteurs ; des journaux dreyfusards enquêtent, publient des arguments et contestent la raison d'État. Le « J'accuse...! » d'Émile Zola dans L'Aurore le 13 janvier 1898 est une intervention construite pour rendre publiques des accusations et provoquer un débat judiciaire et politique.
La liberté de la presse rend possible révélation et mobilisation, mais aussi haine, erreur et polarisation. Il ne faut ni présenter tous les journaux comme identiques ni croire qu'un article produit mécaniquement un retournement de l'opinion. Compare tirage, lectorat, chronologie, réseaux militants, preuves et décisions institutionnelles. Une archive de presse est une source sur ce qui est publié et sur une stratégie éditoriale ; elle ne prouve pas automatiquement le fait qu'elle affirme.
Observe la une conservée au musée Carnavalet : la date et le prix sont en haut, le titre accusatoire domine la page, puis viennent la mention de lettre au président et le nom de Zola. Le destinataire nommé dans la première colonne est Félix Faure. L’objet est donc à la fois un journal vendu et une intervention politique rendue publique. Zola est l’auteur du texte ; cela ne suffit pas à lui attribuer toutes les décisions de mise en page.
La réhabilitation judiciaire de Dreyfus en 1906 ne doit pas être projetée sur la réception de janvier 1898. Le fac-similé permet d’analyser la stratégie visible d’un numéro : il ne fournit ni sondage d’opinion, ni résultat de vente, ni totalité des pièces judiciaires. Pour montrer un effet, il faudrait suivre reprises, réactions et décisions datées. Observer une grande typographie ne signifie pas mesurer son efficacité.
AgrandirLa une qui met l’accusation au premier plan
L’Aurore, numéro 87, 13 janvier 1898, première page. Ouvre le détail pour lire la date, le prix et le destinataire.
En haut : date du jeudi 13 janvier 1898 et prix de cinq centimes. Sous le bandeau L’Aurore, le titre J’accuse domine ; suivent la mention de lettre au président, le nom d’Émile Zola puis, à gauche, l’adresse à Félix Faure. La page permet d’observer une hiérarchie éditoriale, pas de mesurer la réaction des lecteurs.
ConsigneSur la une du 13 janvier 1898 fournie, relève le destinataire et deux indices montrant une intervention publique. Peut-on en déduire combien de lecteurs ont changé d’avis ?
MéthodeLis la date, le grand titre, la mention de lettre, le nom de l’auteur et l’adresse de la première colonne. Sépare les indices visibles des données de réception absentes.
Correction
Le texte s’adresse à Félix Faure, président de la République. Le grand titre accusatoire et la place importante donnée à la lettre rendent l’intervention visible dans un journal vendu cinq centimes. Cela établit une stratégie éditoriale, pas le nombre de lecteurs, leur adhésion ou un retournement mesuré de l’opinion.
Lire la une de L’Aurore, pas deviner sa réception
L’Aurore, numéro 87, première page
Nature
Description analytique d’un fac-similé de presse
Auteur et présentation
Émile Zola, auteur du texte ; L’Aurore, éditeur
Date
1898-01-13
Référence
Paris Musées, musée Carnavalet, notice 320161541 ; fac-similé CC0 présenté dans cette section
Lettre ouverte publiée pendant l’affaire Dreyfus, après la condamnation de 1894 et avant la réhabilitation de 1906.
En haut figurent la date du 13 janvier 1898 et le prix de cinq centimes ; le nom du journal occupe un large bandeau.
Le titre accusatoire est suivi d’une mention de lettre au président et du nom de Zola. La première colonne nomme Félix Faure.
La taille des caractères et la place du texte mettent l’intervention en avant. La page ne donne ni nombre d’acheteurs ni sondage de réception.
À toi d’analyser. Présente nature, auteur, date et destinataire. Appuie une interprétation de la mise en page sur deux observations, puis borne ta conclusion.
Lire l’analyse guidée et ses limites
Il s’agit de la première page d’un journal daté du 13 janvier 1898, qui publie une lettre ouverte de Zola au président Félix Faure. La grande taille du titre et l’espace accordé à la lettre signalent une intervention mise au premier plan. Le prix révèle aussi un support vendu. Ces indices renseignent une stratégie publique et éditoriale, mais ne suffisent pas à compter ses lecteurs, à établir leurs réactions ou à remplacer les pièces d’une procédure judiciaire.
Limite documentaire. L’archive est une preuve de publication et de mise en page. La stratégie visible ne constitue pas une mesure de son efficacité.
06
Étape du cours · 9 à 17 min
Havas et AFP : qui finance l'information mondiale ?
Fondée en 1835, l’agence Havas collecte, traduit et vend des nouvelles. Elle associe information et publicité. En 1940, sa branche d’information est nationalisée et devient l’Office français d’information, l’OFI, sous le régime de Vichy ; la publicité conserve le nom Havas. Une agence mutualise le coût des correspondants et fournit des dépêches à plusieurs clients. Trois journaux peuvent donc publier trois articles issus d’une seule collecte : nombre de titres et indépendance des sources ne se confondent pas.
Le 20 août 1944, des résistants prennent les locaux de l’OFI et font naître l’AFP. La loi du 10 janvier 1957 organise un organisme autonome fonctionnant suivant des règles commerciales. Ses articles 1 et 2 associent collecte et vente d’informations, exactitude, objectivité, impartialité et protection contre le contrôle d’un groupement politique, idéologique ou économique. Le texte fixe des obligations ; il ne démontre pas que chaque dépêche les réalise parfaitement.
Le circuit fictif ci-dessous donne les horaires et les liens de reprise. Il établit une origine commune parce que les journaux créditent la même dépêche, non parce que leurs phrases se ressemblent seulement. Une correction de l’agence ne modifie pas automatiquement les copies déjà publiées. Chaque rédaction doit rendre sa rectification repérable et préciser ce qui a changé.
Le financement et la gouvernance ne constituent ni une preuve automatique de mensonge ni une garantie générale de vérité. Pour évaluer un traitement particulier, remonte aux documents et aux méthodes, puis examine les corrections. Pour étudier l’indépendance institutionnelle, il faut d’autres observations : règles, composition des organes, ressources et interventions établies. Les deux niveaux se complètent sans se remplacer.
Voir pour comprendre
Une correction ne se propage pas toute seule
Chronologie fictive. Les flèches marquent les étapes ; B et C sont deux clients de A.
1
9 h · ADépêche : Port-Nord
2
9 h 05 · B et CDeux reprises avec crédit A
3
9 h 20 · ACorrection : Port-Sud
4
9 h 25 · B / CB rectifie ; C conserve Port-Nord
Lis le schéma. Combien d’origines de collecte sont établies ? Quelle version reste visible chez C ?
Reprise, recoupement indépendant et rectification sont trois opérations différentes.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Exemple guidé
ConsigneCas fictif. Trois journaux publient la même erreur de lieu dans des termes proches. Comment tester l'hypothèse d'une dépêche d'agence commune ?
MéthodeComparer heure, formulation, crédit, versions ultérieures, correction de l'agence, accès des rédactions au terrain et ajouts propres à chaque titre.
Correction
La proximité textuelle et temporelle suggère une source amont partagée, sans la prouver seule. Un crédit, une dépêche archivée ou une correction confirme la chaîne. Il faut ensuite distinguer l'erreur initiale de la responsabilité des journaux qui l'ont reprise sans vérification ou corrigée.
Règles d’agence et circulation d’une correction
Autonomie et fonctionnement commercial
Nature
Synthèse d’un texte législatif
Auteur et présentation
République française
Date
1957-01-10
Référence
Loi n° 57-32, articles 1 et 2, texte consolidé consulté le 12 septembre 2026
Les obligations sont distinguées de leur réalisation dans chaque dépêche.
L’AFP est un organisme autonome qui collecte une information complète et objective et la met à disposition contre paiement.
L’article 2 protège exactitude et objectivité contre les influences et refuse le contrôle d’un groupement idéologique, politique ou économique.
Agence A et journaux B/C fictifs ; aucun incident réel imputé à l’AFP
Chaque lien de reprise est explicitement donné, contrairement à une ressemblance qui ne serait qu’un indice.
À 9 h, A publie une dépêche situant un événement à Port-Nord. À 9 h 05, B et C la reprennent avec crédit A.
À 9 h 20, A corrige le lieu en Port-Sud après contrôle d’une pièce datée. À 9 h 25, B affiche une rectification, C conserve l’ancienne version.
Le dossier ne fournit pas d’observation de terrain indépendante des rédactions B et C.
Consulter la source de référence Texte pédagogique original Maxdecours ; la référence donne une méthode, pas les données fictives.
À toi d’analyser. Combien de sources de collecte sont établies ? À 9 h 30, quelles corrections sont observables et que ne garantit pas le statut ?
Lire l’analyse guidée et ses limites
Une seule origine de collecte est établie pour les reprises, puisque B et C créditent A. À 9 h 30, A et B ont corrigé, tandis que C conserve l’ancienne version. Trois publications ne sont donc pas trois confirmations indépendantes. Le statut organise des protections et obligations institutionnelles ; il ne rend pas une erreur impossible et ne met pas à jour automatiquement toutes les copies. La chaîne des corrections doit être suivie séparément.
Limite documentaire. Aucun média réel n’est mis en cause. Le cas établit une chaîne limitée, pas un taux général d’erreur des agences.
07
Étape du cours · 8 à 15 min
Guerre du Vietnam : les images ont-elles fait perdre la guerre ?
La guerre du Vietnam est largement couverte par presse, radio et télévision, avec un accès des journalistes et des contraintes variables. États-Unis, Nord-Vietnam, Sud-Vietnam et mouvements engagés produisent communiqués, images et propagandes. Les médias américains montrent combats, victimes, déclarations officielles et contestations intérieures. L'offensive du Têt en 1968 révèle notamment l'écart possible entre discours optimistes et capacité adverse, mais une couverture critique ne naît pas d'une image unique.
Attribuer la défaite américaine à la télévision seule confond influence et cause unique. Pertes, conscription, durée, opérations militaires, contestations et décisions politiques interagissent. Les Pentagon Papers sont un rapport commandé en 1967 sur l’engagement américain : des portions sont divulguées à la presse en juin 1971 ; les National Archives publient en 2011 le rapport complet déclassifié, environ sept mille pages. Une fuite partielle, une publication et une déclassification ne sont pas la même opération.
Le dossier commence par une allocution de Johnson diffusée le 31 mars 1968, pendant la guerre. Le président présente les États-Unis comme recherchant la paix, affirme que le Têt n’a pas atteint ses objectifs principaux et annonce une restriction des bombardements au Nord, avec une exception géographique. Ces formulations combinent annonce de décision et justification politique : leur statut officiel ne les transforme pas en bilan neutre. La restriction annoncée n’est ni l’arrêt de tous les bombardements ni la fin de la guerre.
Deux documents ultérieurs complètent cette parole de guerre : la présentation américaine des Pentagon Papers en 2011 et un article vietnamien de 2018 commémorant des combattants de Hội An. Le second valorise le camp révolutionnaire sans représenter toutes les opinions vietnamiennes. Comparer dates, auteurs et visées permet de séparer communication politique contemporaine, ouverture d’archives et mémoire. Aucun de ces documents ne mesure à lui seul la réception télévisuelle ni l’influence causale d’une émission.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Exemple guidé
ConsigneDans l’allocution de Johnson du 31 mars 1968 présentée, un élève retient « le président annonce la fin de tous les bombardements et tout le pays le soutient ». Quelles parties de cette phrase corriger ?
MéthodeRelis la décision, son exception géographique et la demande de soutien. Distingue annonce, justification, application et réception.
Correction
L’exception au nord de la zone démilitarisée interdit de parler d’un arrêt total. Demander le soutien du public ne prouve pas l’avoir obtenu. On peut donc écrire que Johnson annonce une restriction partielle et cherche à la faire accepter comme un pas vers la négociation. L’application effective et la réception exigent des traces supplémentaires.
Vietnam : une parole de guerre, des archives et une mémoire
Johnson s’adresse à la nation
Nature
Synthèse d’une allocution présidentielle radiotélévisée
Auteur et présentation
Lyndon B. Johnson, président des États-Unis
Date
1968-03-31
Référence
LBJ Presidential Library, transcription de l’adresse à la nation du 31 mars 1968, début et annonce sur les bombardements
Allocution depuis la Maison-Blanche à 21 heures, diffusée nationalement après l’offensive du Têt. Le président est un acteur de la politique qu’il présente, pas un observateur extérieur.
Johnson présente la recherche de paix comme objectif américain et affirme que l’offensive du Têt a échoué dans ses principaux objectifs. Ce sont ses affirmations publiques.
Il annonce l’arrêt des attaques aériennes et navales sur le Nord-Vietnam, sauf dans une zone au nord de la zone démilitarisée, en justifiant cette exception par la menace contre les positions alliées.
L’annonce est donc partielle. Le discours sollicite le soutien du public et présente la décision comme un pas vers des négociations ; il ne prouve ni son application complète ni l’adhésion des auditeurs.
Consulter la source de référence Synthèse pédagogique originale Maxdecours d’un discours officiel américain ; aucune citation littérale.
L’ouverture des Pentagon Papers
Nature
Synthèse d’une présentation archivistique
Auteur et présentation
National Archives des États-Unis
Date
2011
Référence
Pentagon Papers, présentation et description du corpus
Le rapport interne est commandé en 1967 ; la notice décrit sa mise à disposition complète ultérieure.
Des portions du rapport sont divulguées à la presse en juin 1971. Les publications issues des fuites sont incomplètes.
En 2011, les National Archives rendent disponible le rapport complet déclassifié, environ sept mille pages, avec documentation complémentaire.
À toi d’analyser. Dans le discours de 1968, sépare annonce, justification et effet non mesuré. Compare ensuite son statut aux documents de 2011 et 2018. Peut-on conclure à un arrêt total des bombardements ou à une opinion publique uniforme ?
Lire l’analyse guidée et ses limites
Johnson annonce une restriction assortie d’une exception géographique : la synthèse ne permet pas de parler d’arrêt total. Présenter les États-Unis comme recherchant la paix et le Têt comme un échec adverse participe à une justification politique adressée au public. Le discours établit ce que le président affirme, pas la vérité automatique de son bilan ni l’adhésion des auditeurs. La notice NARA de 2011 décrit ensuite l’ouverture d’un corpus ; l’article vietnamien de 2018 commémore des combattants depuis un autre point de vue institutionnel. Leurs dates et fonctions diffèrent. Aucun de ces trois documents ne mesure une opinion uniforme ni un effet causal unique des médias sur la guerre.
Limite documentaire. Une transcription permet une analyse de la parole, pas du montage de sa retransmission ni de sa réception. Les textes ultérieurs ne sont pas des dépêches de 1968 ; un bilan militaire demanderait d’autres pièces.
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Étape du cours · 8 à 15 min
Témoigner, alerter, accuser : comment Internet change-t-il la preuve ?
Internet permet à un témoin de publier vite et de trouver d’autres sources. Son témoignage reste situé : perception, mémoire, intérêts et documents doivent être examinés. En droit français, la définition de l’alerte modifiée en 2022 concerne une personne physique agissant de bonne foi, sans contrepartie financière directe, sur des faits entrant dans les catégories légales. Dire « lanceur d’alerte » ne certifie ni la vérité de chaque phrase ni la légalité de toute diffusion.
Une théorie du complot attribue des événements à une action secrète malveillante, souvent par un récit qui transforme toute contradiction en preuve de dissimulation. De vraies conspirations existent et se découvrent par documents, témoins indépendants, procédures et hypothèses falsifiables. Pour tester un récit, extrais une affirmation précise, demande quelle observation pourrait l'infirmer, vérifie la provenance et compare une explication concurrente plus simple. L'objectif est de raisonner sans humilier une personne ni amplifier inutilement un contenu nocif.
Le cadre français et le contrôle de la Cour européenne des droits de l’homme sont distincts. La CEDH apprécie notamment le canal de divulgation, l’authenticité, la bonne foi, l’intérêt public, le préjudice et la gravité de la sanction. Ce sont des critères d’examen contextualisé de la protection de l’expression, pas un permis obtenu en cochant six cases. Le cours analyse des documents publics et un cas fictif, sans évaluer une situation personnelle.
Dans le cas de la bibliothèque fictive, des relevés publics montrent une discordance limitée entre calendrier annoncé et ouvertures constatées. Ils ne prouvent pas un détournement ni un réseau secret. La démarche consiste à formuler cette discordance, à chercher une explication vérifiable et à distinguer les réponses reçues de celles encore attendues. Un constat critique peut être justifié sans transformer une personne en coupable.
Exemples résolus et erreurs expliquées
Exemple guidé
ConsigneUne publication affirme : « L'absence de document prouve que toutes les archives ont été détruites par le groupe secret. » Pourquoi ce raisonnement se ferme-t-il à la vérification ?
MéthodeIdentifier la proposition, les preuves attendues, les archives réellement consultées, une condition d'infirmation et des explications concurrentes de l'absence.
Correction
Le récit traite présence et absence comme confirmation, donc aucun résultat ne peut le contredire. Il faut définir quel document devrait exister, où, selon quelle procédure, puis tester pertes ordinaires, mauvais classement ou hypothèse initiale fausse. Sans indice positif indépendant, la conspiration n'est pas établie.
Une alerte, une preuve et une accusation ne se confondent pas
Définition française modifiée en 2022
Nature
Synthèse d’un article législatif
Auteur et présentation
République française
Date
2022-03-21
Référence
Loi n° 2022-401, article 1 réécrivant l’article 6 de la loi de 2016
Le texte définit un cadre ; les conditions d’une diffusion publique relèvent aussi d’autres dispositions.
La personne physique agit de bonne foi, sans contrepartie financière directe, sur des informations relevant des catégories légales : notamment crime, délit ou menace pour l’intérêt général.
Hors activité professionnelle, la connaissance personnelle est exigée. Le dispositif exclut notamment les secrets de défense nationale, médical et des relations avocat-client.
Bibliothèque fictive ; aucune personne, adresse ou donnée privée
Tous les faits nécessaires sont fournis. Il n’est demandé de rechercher aucun secret.
Un calendrier public annonce dix matinées d’ouverture. Le relevé public daté indique huit ouvertures et deux fermetures pour maintenance.
Un message transforme cette discordance en accusation de détournement par un groupe secret. Il affirme que toute absence de pièce prouve une dissimulation.
Une demande d’explication sur la mise à jour du calendrier est possible ; aucune pièce financière ni indice de détournement n’est fourni.
Consulter la source de référence Texte pédagogique original Maxdecours ; la référence donne une méthode, pas les données fictives.
À toi d’analyser. Formule le constat étayé, distingue-le de l’accusation et explique pourquoi le raisonnement devient fermé. La liste CEDH suffit-elle à autoriser la publication ?
Lire l’analyse guidée et ses limites
Le calendrier et le relevé décrivent une discordance de deux matinées ; la maintenance est l’explication donnée par le relevé, à attribuer à cette source. Aucun élément financier n’étaye un détournement. Traiter toute absence de preuve comme preuve de dissimulation rend le récit impossible à réfuter. Une formulation contrôlable demanderait comment le calendrier a été actualisé et accepterait une réponse documentée. Ni la bonne foi alléguée ni les six critères CEDH ne valent autorisation générale de publier une accusation.
Limite documentaire. Le cas ne qualifie juridiquement aucune personne. Les exercices utilisent seulement les documents fournis, sans signalement réel ni collecte de données.
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CERN, Where the Web was bornRéférence précise des repères ou documents associés ; portée et date indiquées dans le dossier. · consulté le 2026-09-12
BnF, notice de collectivité HavasRéférence précise des repères ou documents associés ; portée et date indiquées dans le dossier. · consulté le 2026-09-12