EPPCS · Première

Technologie des activités physiques, sportives et artistiques

La technologie d'une APSA en Première apprend à caractériser une performance située : définir la tâche, distinguer ses composantes, choisir des indicateurs internes et externes, situer une étape de progression et commenter les traces sans juger la personne.

Explications et exemples en accès libre. Ateliers, quiz et cartes avec l’abonnement.

Étude en accès libre
Environ 30 min à 50 min
Progression
7 étapes guidées
Vérification
14 questions
Rappel actif
14 cartes
Prévoir mon tempsExplications et exemples en accès libre

Une première étude des explications, schémas, exemples résolus et erreurs expliquées. Les activités, productions, quiz et cartes réservés à l’abonnement ne sont pas comptés ici.

Comprendre2125 mots d’explication et 0 schémas
9 à 14 min
Étudier les exemples et les erreurs7 cas documentaires et analyses d’erreur
21 à 35 min

Étude du cours en accès libre, environ30 min à 50 min

Voir le calcul et le temps par étape

Le calcul suit automatiquement les explications et les tâches présentes dans le cours. Ses coefficients sont des repères de planification, pas des temps mesurés auprès d’élèves.

  • Lecture active : 2125 mots, à raison de 160 à 220 mots par minute.
  • Schémas : 0, avec 1 à 2 min pour lire chacun.
  • Cas documentaire et analyse d’erreur : 7 × 3 à 5 min.
  1. Décrire une performance dans sa situation4 à 7 min
  2. Relier composantes de la performance et indicateurs4 à 8 min
  3. Situer une étape de progression avec des critères4 à 7 min
  4. Vérifier la validité et la fidélité d’un indicateur4 à 7 min
  5. Choisir un outil numérique nécessaire et proportionné4 à 7 min
  6. Construire un commentaire fondé sur des indicateurs4 à 7 min
  7. Transférer la méthode à l’APSA pratiquée4 à 7 min

Les sous-totaux sont arrondis à la minute, puis additionnés. La fourchette totale est élargie aux cinq minutes voisines. Les étapes ci-dessus comprennent leurs explications et exemples ; elles ne s’ajoutent pas une seconde fois au total.

Adapte ce repère à tes acquis et au soin apporté aux exercices. Les pauses, les reprises, la consultation des sources externes et les révisions suivantes s’ajoutent selon tes besoins.

Avec les ateliers, les entraînements écrits, le quiz et les cartes : environ 2 h 55 à 5 h 05, à répartir sur plusieurs séances.

Objectifs du cours

Ce que tu vas savoir faire

  • Décrire une performance dans une tâche, des règles et un projet précis sans confondre résultat et valeur de la personne.
  • Distinguer composantes de la performance, traces externes, traces internes et informations absentes.
  • Définir un indicateur par son objet, son unité ou ses catégories, son protocole et sa limite.
  • Situer une production dans une étape de progression fondée sur des critères et plusieurs observations comparables.
  • Évaluer la validité et la fidélité d'un codage avant de comparer des prestations.
  • Utiliser un outil numérique uniquement lorsqu'il répond à une question et respecte le cadre de l'établissement.
  • Construire un commentaire qui relie contexte, traces, interprétation, limite et prochaine observation.
  • Transférer la méthode à une APSA réellement pratiquée et contribuer à l'évaluation d'un projet collectif encadré.
01

Étape du cours · 4 à 7 min

1. Décrire une performance dans sa situation

Une performance est une réalisation située : une personne ou un collectif accomplit une tâche, dans des règles, un espace, un temps et avec un projet précis. La décrire ne consiste pas à dire qu'un geste est beau, naturel ou proche d'un modèle. Il faut d'abord nommer ce qui devait être obtenu et les conditions dans lesquelles les traces ont été produites.

Une trace est une information conservée par l'observation : zone atteinte, durée, choix annoncé, nombre d'actions réussies ou déclaration de ressenti. Une trace externe porte sur l'action ou son résultat observable. Une trace interne rapporte l'expérience déclarée par le pratiquant, par exemple une difficulté perçue. Les deux éclairent des questions différentes et ne se remplacent pas.

Décrire précède interpréter. La phrase « B07 atteint la zone longue trois fois sur quatre » rapporte un comptage. La phrase « B07 cherche à déplacer l'adversaire » interprète un projet à partir de plusieurs indices. La phrase « B07 devrait frapper plus fort » propose déjà une régulation et exige donc une preuve supplémentaire ainsi que l'accord de l'enseignant.

Le niveau de performance n'est jamais la valeur d'une personne. Une réussite peut dépendre du rapport de force, d'une règle aménagée, de la familiarité avec la tâche ou d'un hasard. Une série courte permet de décrire cette série, pas de fixer définitivement un élève dans une catégorie.

Pour transférer la méthode, l'élève choisit avec son enseignant une APSA réellement travaillée dans l'année. Les dossiers fictifs du cours servent à apprendre la démarche. Ils ne remplacent ni les critères locaux de réussite, ni les règles de sécurité, ni les adaptations décidées en classe.

Exemples résolus et erreurs expliquées

Cas d’observation

QuestionDans un échange fictif de badminton, quelles traces permettent de décrire la performance sans juger la personne ni inventer une intention ?

Faits observés

  • F1 : convention du dossier : le serveur cherche à faire jouer l'adversaire dans deux zones différentes avant de viser l'espace laissé libre
  • F2 : B01, service court, retour en zone avant, échange gagné après quatre frappes
  • F3 : B02, service long, retour en zone arrière, échange perdu après une frappe hors limites
  • F4 : B03, service court, retour en zone avant, échange gagné après une frappe en zone arrière libre
  • F5 : B04, service court, retour en zone avant, échange perdu sur le filet
  • F6 : le ressenti fictif indique « j'ai eu du mal à identifier l'espace libre sur B02 et B04 »
  • F7 : aucun angle articulaire, diagnostic, image ni identité n'est fourni

Preuves à fournir

  • P1 : la tâche et ses règles sont écrites avant le comptage
  • P2 : le service varie sur deux zones dans la série
  • P3 : deux échanges sont gagnés et deux perdus, avec des causes finales différentes
  • P4 : la déclaration interne porte sur une difficulté de lecture dans deux échanges
  • P5 : quatre échanges ne suffisent pas à caractériser durablement un niveau
Analyse guidée

La série comporte deux victoires sur quatre. Le service court apparaît trois fois et le service long une fois : la variation existe, mais elle est déséquilibrée. B03 fournit un exemple où l'espace libre est atteint après un premier déplacement ; B02 et B04 ne permettent pas d'attribuer la perte à la même cause, car l'une se termine hors limites et l'autre dans le filet. Le ressenti F6 peut orienter une nouvelle observation sur la prise d'information, sans prouver à lui seul ce qui a été vu. Une conclusion recevable décrit la série, distingue résultat, choix et ressenti, puis demande une série plus longue dans la même tâche.

Diagnostic d’erreur

Indice observéLa copie écrit : « L'élève a une mauvaise technique parce qu'il ne gagne que la moitié des échanges. »

CauseElle transforme un résultat de quatre échanges en jugement général. Elle ne distingue ni le projet, ni les zones jouées, ni la cause finale de chaque échange, ni la déclaration interne.

Correction expliquée

Remplacer le jugement par trois phrases : contexte et tâche ; traces externes et internes ; limite de la série. La prochaine observation doit être définie avant toute régulation réelle.

02

Étape du cours · 4 à 8 min

2. Relier composantes de la performance et indicateurs

Une performance résulte de plusieurs composantes. Selon l'APSA, on peut étudier l'efficacité du résultat, les choix tactiques, la maîtrise d'une organisation motrice, la gestion de l'effort, la coopération, l'expression d'une intention ou le respect de la sécurité. La liste pertinente dépend de la tâche ; elle ne constitue pas un profil universel de la personne.

Un indicateur transforme une question en observation définie. Pour être utilisable, il précise un objet, une unité ou des catégories, un début et une fin, une règle de comptage, puis une limite. « Efficacité » sans définition n'est pas un indicateur. « Nombre de balises validées sur six dans le temps imparti » en est un pour une tâche donnée.

Les indicateurs externes décrivent l'action, son environnement ou son résultat : temps, trajectoire, score, zone, ordre des choix. Les indicateurs internes reposent sur une perception ou une déclaration : effort perçu, confiance dans un choix, compréhension de la consigne. Un ressenti est une donnée légitime lorsqu'il est attribué et contextualisé ; ce n'est ni une faiblesse, ni une mesure médicale. Dans le dossier fictif d'orientation, l'effort est déclaré immédiatement après chaque parcours sur une échelle ordinale propre à cette tâche : 0 signifie aucun effort perçu, 5 un effort marqué mais encore maîtrisé et 10 l'effort maximal déclaré pour ce seul parcours. Une différence d'un point entre deux déclarations séparées n'est pas interprétée.

Deux indicateurs peuvent évoluer dans des sens différents. Un itinéraire plus rapide peut comporter davantage d'erreurs ; un collectif peut réussir son projet tout en déclarant une forte incertitude. L'analyse conserve les composantes séparées avant de proposer une synthèse. Elle refuse un score global fabriqué par addition de secondes, erreurs et ressentis.

L'indicateur sert une décision pédagogique bornée : mieux décrire, comparer deux essais comparables ou choisir ce qu'il faut observer ensuite. Il n'autorise pas un diagnostic, un classement de personnes ni un entraînement autonome.

Exemples résolus et erreurs expliquées

Cas d’observation

QuestionComment analyser deux parcours d'orientation fictifs sans réduire la performance au temps final ?

Faits observés

  • F1 : tâche fictive identique : valider six balises dans l'ordre, pénalité de 90 secondes par balise manquante
  • F2 : parcours O1, temps brut 14 min 20 s, six balises, une hésitation déclarée forte au poste 4
  • F3 : parcours O2, temps brut 12 min 50 s, cinq balises, oubli du poste 4 ; effort déclaré immédiatement après le parcours : 7 sur l'échelle fictive 0 = aucun effort perçu, 5 = effort marqué mais encore maîtrisé, 10 = effort maximal déclaré pour cette seule tâche
  • F4 : immédiatement après O1, l'effort déclaré vaut 6 sur la même échelle ; O2 n'indique pas le degré de confiance dans l'itinéraire
  • F5 : les trajets sont des plans synthétiques ; aucune localisation ni donnée réelle n'est recueillie

Preuves à fournir

  • P1 : temps corrigé O1 = 14 min 20 s
  • P2 : temps corrigé O2 = 14 min 20 s après la pénalité de 90 s
  • P3 : validation, temps brut, temps corrigé et effort déclaré répondent à des questions distinctes
  • P4 : le même temps corrigé ne signifie pas la même réalisation
  • P5 : la confiance sur O2 reste inconnue
Analyse guidée

O1 et O2 obtiennent le même temps corrigé de 14 min 20 s, mais pas de la même manière. O1 valide les six balises avec un temps brut plus long. O2 est plus rapide avant pénalité mais omet une balise. Les déclarations 6 et 7 sont rapportées séparément : l'échelle est ordinale, propre à chaque parcours fictif, et une différence d'un point n'est pas interprétée ni convertie en état physiologique. L'analyse distingue donc efficacité réglementaire, vitesse brute, précision de l'itinéraire et ressenti. Elle conserve inconnue la confiance d'O2.

Diagnostic d’erreur

Indice observéLa copie conclut que les deux performances sont identiques parce que les temps corrigés sont égaux.

CauseElle confond un résultat agrégé avec ses composantes et efface l'oubli de balise, le temps brut et les déclarations internes.

Correction expliquée

Présenter chaque indicateur dans une ligne séparée, expliquer la règle de pénalité et limiter la synthèse à la tâche fictive.

03

Étape du cours · 4 à 7 min

3. Situer une étape de progression avec des critères

Une étape de progression décrit une organisation observable dans une tâche définie. Elle ne colle pas une étiquette à l'élève. Elle permet de répondre à trois questions : quels critères sont déjà stabilisés, quelle difficulté reste visible et quelle prochaine preuve permettrait de constater un changement ?

Les étapes doivent être ordonnées par des critères explicites, pas par des adjectifs vagues comme débutant, moyen ou expert. Dans un dossier fictif de composition collective, on peut distinguer : juxtaposer des actions sans repère commun ; coordonner un repère ; organiser une transformation lisible ; puis ajuster cette transformation après un retour argumenté.

Un seul résultat ne suffit pas à changer d'étape. La stabilité demande plusieurs observations comparables et des contre-exemples. Si trois passages réussissent et qu'un quatrième échoue, la difficulté du quatrième renseigne la condition dans laquelle l'organisation n'est pas encore stabilisée.

Une progression ne signifie pas nécessairement faire plus vite ou plus fort. Elle peut consister à mieux choisir, mieux coopérer, rendre une intention plus lisible, réduire l'incertitude du protocole ou expliquer ses propres décisions. Le critère dépend du champ d'apprentissage et du projet de la séquence.

La régulation appartient à la séance encadrée. Le cours documentaire peut formuler une hypothèse et une prochaine observation ; il ne prescrit aucune répétition, charge, amplitude ou modification corporelle.

Exemples résolus et erreurs expliquées

Cas d’observation

QuestionÀ quelle étape situer une composition collective fictive, et quelle preuve manque avant de parler de progression stabilisée ?

Faits observés

  • F1 : intention annoncée : passer d'un espace dispersé à un cercle resserré sur un signal sonore commun. Protocole L : immédiatement après une lecture ininterrompue du passage complet et avant toute discussion, quatre observateurs répondent indépendamment à « Puis-je identifier, dans cet ordre, l'organisation dispersée initiale, la transformation et le cercle final resserré ? » par oui, non ou non visible ; la lisibilité x/4 compte les oui, une réponse non visible reste dans le dénominateur et ne vaut jamais oui ; aucune réponse n'est absente dans ce dossier
  • F2 : passage A, deux personnes sur quatre partent au signal ; cercle final incomplet ; lisibilité 1/4 observateur
  • F3 : passage B, quatre personnes partent au signal ; cercle final complet ; lisibilité 3/4 observateurs
  • F4 : passage C, quatre personnes partent au signal ; cercle final complet ; lisibilité 4/4 observateurs
  • F5 : passage D, signal masqué dans le scénario ; trois personnes partent ensemble ; cercle final incomplet ; lisibilité 2/4 observateurs
  • F6 : le groupe fictif déclare que le signal sonore est son seul repère partagé

Preuves à fournir

  • P1 : étape 1, actions juxtaposées sans repère partagé
  • P2 : étape 2, repère partagé mais transformation encore instable
  • P3 : étape 3, transformation lisible et répétée dans les conditions prévues
  • P4 : étape 4, transformation ajustée lorsque la condition varie
  • P5 : D est un contre-exemple à la stabilité lorsque le signal n'est plus disponible
Analyse guidée

B et C montrent un repère partagé et une transformation lisible dans les conditions prévues. D montre que l'organisation dépend encore d'un unique signal : lorsque ce signal est masqué, le départ commun et la forme finale se dégradent. Le dossier situe donc la réalisation entre les étapes 2 et 3, plutôt qu'à l'étape 4. Pour documenter une progression stabilisée, il faudrait définir avec l'enseignant un second repère accessible puis observer plusieurs passages comparables. Cette conclusion porte sur la composition fictive, pas sur les capacités générales des personnes.

Diagnostic d’erreur

Indice observéLa copie classe le groupe au meilleur niveau grâce au passage C et ignore le passage D.

CauseElle sélectionne le meilleur résultat, ne teste pas la stabilité et transforme une réussite ponctuelle en niveau général.

Correction expliquée

Confronter tous les passages aux mêmes critères, utiliser D comme contre-exemple et annoncer la preuve nécessaire avant tout changement d'étape.

04

Étape du cours · 4 à 7 min

4. Vérifier la validité et la fidélité d’un indicateur

Un indicateur est valide lorsqu'il répond réellement à la question posée. Compter les échanges gagnés peut renseigner le résultat, mais pas directement la lecture de l'espace. Pour cette seconde question, il faut une trace du choix effectué au moment où une zone libre est définie. Un nombre précis reste invalide si le lien avec la question n'est pas établi.

Un codage est fidèle lorsque sa règle conduit à des résultats suffisamment cohérents dans les mêmes conditions. Deux observateurs peuvent coder séparément les mêmes traces, puis calculer un accord simple : nombre de lignes identiques divisé par nombre total de lignes. Cet accord n'est interprétable qu'avec une définition commune et un traitement explicite des cas incomplets.

Un accord élevé ne prouve pas la validité. Deux personnes peuvent appliquer fidèlement une mauvaise règle. Inversement, un indicateur pertinent peut être codé de façon peu fidèle si ses catégories sont ambiguës. Validité et fidélité doivent donc être examinées séparément.

Un désaccord est une information sur le protocole, pas une faute de l'observateur. On retourne à la ligne concernée, on identifie le mot ou l'événement ambigu, on révise la définition, puis on recode un jeu témoin. On ne modifie pas une règle uniquement pour obtenir le résultat attendu.

Le nombre d'observations, les données manquantes et la précision du dispositif bornent la conclusion. Un accord calculé sur douze lignes décrit ce test de grille. Il ne certifie pas tous les usages futurs et ne transforme pas les catégories en diagnostic sur une personne.

Exemples résolus et erreurs expliquées

Cas d’observation

QuestionDeux observateurs codent-ils assez fidèlement douze décisions fictives de badminton pour décrire le choix d'une zone libre ?

Faits observés

  • F1 : catégorie C = la zone libre est explicitement donnée et la frappe la vise ; N = une autre zone est explicitement visée ; I = zone libre ou zone visée non renseignée
  • F2 : D01 C/C ; D02 C/C ; D03 N/N ; D04 I/I
  • F3 : D05 C/N ; D06 N/N ; D07 I/C ; D08 C/C
  • F4 : D09 N/N ; D10 C/C ; D11 I/I ; D12 C/C
  • F5 : D05 dit « vers le fond » sans définir la zone libre ; D07 donne la zone libre mais indique seulement « frappe profonde »
  • F6 : le seuil de décision n'est pas fixé par le dossier et doit être convenu avant usage

Preuves à fournir

  • P1 : dix accords sur douze lignes donnent 83,3 % d'accord simple
  • P2 : les deux désaccords se concentrent sur des formulations incomplètes
  • P3 : la catégorie I doit être utilisée dès qu'une des deux informations manque
  • P4 : cette concordance observée constitue un premier contrôle de fidélité sur ce jeu ; elle ne prouve ni une fidélité générale ni la validité de la question
  • P5 : un nouveau jeu témoin est nécessaire après clarification
Analyse guidée

D01-D04, D06, D08-D12 produisent dix accords ; D05 et D07 produisent deux désaccords. La concordance observée vaut donc 10/12, soit 83,3 %. Les désaccords viennent d'une règle insuffisamment appliquée aux formulations partielles. Avec la définition F1, D05 et D07 doivent être recodées I, car la zone libre ou la zone effectivement visée n'est pas explicitement déterminable. La grille doit être clarifiée puis testée sur d'autres lignes. Ce résultat constitue un premier contrôle de fidélité sur ce jeu seulement ; il ne prouve ni une fidélité générale ni que l'indicateur explique la réussite de l'échange.

Diagnostic d’erreur

Indice observéLa copie annonce que l'indicateur est valide à 83,3 % et remplace les désaccords par la catégorie majoritaire.

CauseElle confond accord inter-observateurs et validité, puis efface les désaccords au lieu de corriger la définition.

Correction expliquée

Nommer l'accord simple, conserver D05-D07, appliquer la catégorie I et distinguer le test de fidélité de la question de validité.

05

Étape du cours · 4 à 7 min

5. Choisir un outil numérique nécessaire et proportionné

Un outil numérique n'est utile que s'il répond à une question déjà formulée. Une frise papier ou un comptage direct peut suffire à repérer une zone, un ordre ou un résultat. Une vidéo peut aider à revoir un événement bref, mais elle n'améliore pas automatiquement la qualité de l'indicateur.

Avant toute captation réelle, l'établissement et l'enseignant définissent la finalité, les personnes concernées, le dispositif autorisé, le cadrage, les accès, la durée de conservation, la suppression et une modalité sans image. Le cours ne recueille ni accord, ni refus, ni vidéo : il utilise seulement des protocoles fictifs pour apprendre à les auditer.

La minimisation commence avant l'enregistrement. Si la position d'un objet suffit, il n'est pas nécessaire de capter un visage, une voix, des tiers ou toute une séance. Un téléphone personnel et un partage informel ajoutent des risques d'accès, de copie et de conservation sans devenir pédagogiquement nécessaires.

Refuser d'être filmé ou de partager une donnée ne doit pas retirer l'accès à l'apprentissage. Une transcription, une silhouette non identifiable fournie par l'enseignant, une observation directe ou un rôle différent peuvent constituer une modalité de remplacement selon la tâche.

Un outil produit aussi des limites : fréquence d'image, angle, événement masqué, automatisation opaque, horodatage imprécis. La conclusion conserve ces limites et ne déduit aucune propriété biomécanique, médicale ou psychologique non mesurée.

Exemples résolus et erreurs expliquées

Cas d’observation

QuestionPourquoi le protocole « filmer toute la séance puis choisir » doit-il être bloqué, et quelle alternative documentaire suffit ?

Faits observés

  • F1 : la question demandée est seulement de coder la zone d'arrivée de huit trajectoires
  • F2 : le projet prévoit deux téléphones personnels, toute la séance, des visages et des tiers
  • F3 : aucun accès, délai de suppression ni dispositif de remplacement n'est défini
  • F4 : une fiche fournie par l'enseignant peut déjà indiquer pour chaque trajectoire la zone avant, arrière, latérale ou non renseignée
  • F5 : le module numérique ne reçoit aucun fichier et n'a besoin d'aucune identité

Preuves à fournir

  • P1 : la finalité porte sur huit zones, non sur les personnes
  • P2 : la captation étendue ajoute des informations inutiles
  • P3 : les appareils personnels et l'absence de suppression augmentent le risque
  • P4 : la fiche synthétique permet le même apprentissage
  • P5 : toute captation réelle éventuelle relève du cadre validé par l'établissement
Analyse guidée

Le protocole est disproportionné : il n'a pas besoin de toute la séance, des visages, des voix, des tiers ou d'appareils personnels pour classer huit zones. L'absence d'accès défini, de délai de suppression et d'alternative suffit à le bloquer. Pour l'activité numérique, la fiche synthétique F4 répond entièrement à la question. Si une observation réelle était jugée utile par l'équipe enseignante, elle devrait être reconstruite dans le cadre institutionnel et ne serait pas déclenchée par ce cours.

Diagnostic d’erreur

Indice observéLa copie conserve la captation parce que le floutage pourra être fait après et que l'usage est scolaire.

CauseElle reporte la minimisation après la collecte et suppose qu'une finalité scolaire autorise automatiquement tout dispositif.

Correction expliquée

Revenir à la question, choisir la fiche synthétique, puis laisser toute éventuelle captation au protocole validé par l'établissement.

06

Étape du cours · 4 à 7 min

6. Construire un commentaire fondé sur des indicateurs

Un commentaire de performance suit une chaîne vérifiable : contexte, question, traces, interprétation, limite et prochaine observation. Il ne raconte pas toute la prestation et ne juxtapose pas des nombres. Chaque indicateur doit contribuer à répondre à la question annoncée.

La première phrase borne la tâche et la série. La deuxième présente un résultat calculé ou une catégorie définie. La troisième confronte au moins une autre composante, y compris une trace interne si elle est disponible. La quatrième propose une interprétation prudente. La dernière nomme une limite et une preuve à recueillir.

Une variation est décrite avant d'être expliquée. Ici, le protocole L pose une question exacte immédiatement après une lecture ininterrompue du passage complet et avant toute discussion : « Puis-je identifier, dans cet ordre, l'organisation dispersée initiale, la transformation et le cercle final resserré ? » Quatre observateurs répondent indépendamment par oui, non ou non visible. La lisibilité x/4 compte les oui ; non visible reste dans le dénominateur, n'est jamais assimilé à oui, et le dossier ne comporte aucune réponse absente. Si ce nombre passe de deux oui sur quatre à quatre sur quatre après clarification d'un signal, on peut écrire que les deux événements coïncident dans le dossier. On ne peut pas affirmer que le signal cause à lui seul l'évolution sans comparaison mieux construite.

Un bon commentaire conserve les contre-exemples. Une série globalement favorable peut comporter un passage où le repère disparaît. Ce passage révèle une condition de stabilité et aide à préciser l'étape de progression.

La prochaine observation n'est pas une prescription corporelle. Elle peut demander de stabiliser la tâche, d'ajouter une catégorie « non visible », de vérifier un second repère ou de comparer plusieurs passages. La décision de pratique reste à l'enseignant.

Exemples résolus et erreurs expliquées

Cas d’observation

QuestionComment commenter cinq passages fictifs d'une composition collective sans attribuer l'évolution à une seule cause ?

Faits observés

  • F1 : tâche constante : rendre lisible le passage d'un espace dispersé à un cercle resserré ; les valeurs suivantes appliquent le protocole L défini dans le cours, avec quatre réponses présentes à chaque passage
  • F2 : P1, départ commun 2/4 personnes, cercle complet non, lisibilité 1/4 observateur
  • F3 : P2, départ commun 4/4, cercle complet oui, lisibilité 3/4
  • F4 : P3, départ commun 4/4, cercle complet oui, lisibilité 4/4
  • F5 : P4, signal masqué, départ commun 3/4, cercle complet non, lisibilité 2/4
  • F6 : P5, signal sonore et repère visuel fictifs, départ commun 4/4, cercle complet oui, lisibilité 4/4
  • F7 : déclaration fictive après P5 : « le second repère m'a aidé à savoir quand partir »

Preuves à fournir

  • P1 : la tâche reste constante sur P1-P5
  • P2 : départ commun, forme finale et lisibilité sont trois indicateurs distincts
  • P3 : P2-P3 sont favorables dans la condition avec signal sonore
  • P4 : P4 est un contre-exemple lorsque le signal est masqué
  • P5 : P5 associe deux repères et un résultat favorable, sans démonstration causale
Analyse guidée

Dans la tâche constante, la lisibilité passe de 1/4 en P1 à 3/4 puis 4/4 en P2-P3, tandis que le départ commun et le cercle final deviennent complets. P4 rompt cette série lorsque le signal sonore est masqué : les trois indicateurs diminuent. P5 redevient favorable avec deux repères, et la déclaration F7 est cohérente avec cette observation. Le dossier suggère que le partage des repères contribue à l'organisation, sans isoler une cause. Il faut reproduire plusieurs fois P4-P5 dans des conditions comparables pour examiner la stabilité.

Diagnostic d’erreur

Indice observéLa copie écrit que le repère visuel fait réussir tout le groupe et que la technique est acquise.

CauseElle transforme une coïncidence sur P5 en cause certaine et une réussite ponctuelle en acquisition durable.

Correction expliquée

Citer les trois indicateurs, conserver P4, attribuer le ressenti à son personnage fictif et demander plusieurs comparaisons P4-P5.

07

Étape du cours · 4 à 7 min

7. Transférer la méthode à l’APSA pratiquée

Le programme demande de prendre appui sur une ou plusieurs APSA réellement pratiquées pendant l'année. Le cours ne peut pas connaître la programmation de chaque établissement. Il fournit donc une matrice à compléter avec l'enseignant : tâche locale, composantes retenues, indicateurs internes et externes, étapes de progression, outil éventuellement utile et règle de commentaire.

Un transfert conserve la démarche mais adapte les critères. Le nombre de zones peut convenir à un sport de raquette ; l'ordre de balises à une activité d'orientation ; la lisibilité d'une transformation à une activité artistique. Copier l'indicateur d'une APSA vers une autre sans redéfinir la tâche produit une fausse comparaison.

Le transfert commence par vérifier la source locale : consigne, règlement, critères de réussite et sécurité donnés par l'enseignant. Il choisit ensuite une question assez étroite pour être documentée par quelques traces. Il prévoit enfin une catégorie pour les informations absentes et une modalité qui n'exige pas de donnée personnelle.

La méthode peut contribuer au projet collectif de Première : définir ce que l'événement cherche à rendre possible, choisir des indicateurs d'organisation et d'accessibilité, puis établir un bilan écrit. Elle ne remplace pas la mise en œuvre réelle, qui appartient au groupe, à l'enseignant et à l'établissement.

L'histoire détaillée des techniques, l'évolution des matériels, la biomécanique et l'analyse technico-tactique approfondie sont des prolongements, notamment travaillés en Terminale. Ils ne doivent pas masquer ici l'attendu de Première : savoir caractériser, situer et commenter une performance à partir d'indicateurs définis.

Exemples résolus et erreurs expliquées

Cas d’observation

QuestionUne classe pratique une APSA qui n'apparaît pas dans les dossiers. Comment transférer la méthode sans inventer de critères ni prescrire un geste ?

Faits observés

  • F1 : l'enseignant fournit une tâche locale, ses règles, ses critères de réussite et les consignes de sécurité
  • F2 : le groupe choisit une seule question de performance liée à cette tâche
  • F3 : un indicateur externe et, si pertinent, une déclaration interne sont définis avant l'observation
  • F4 : trois étapes de progression sont rédigées avec des critères de production, non des étiquettes de personnes
  • F5 : la fiche prévoit « non renseigné » et une alternative sans captation
  • F6 : la pratique et toute régulation restent décidées par l'enseignant

Preuves à fournir

  • P1 : la source locale précède le choix d'indicateur
  • P2 : la question est liée à une composante de la tâche
  • P3 : la définition permet un codage et une limite explicites
  • P4 : les étapes décrivent des productions observables
  • P5 : le commentaire peut être discuté sans donnée personnelle ni prescription
Analyse guidée

Le transfert est recevable parce qu'il ne copie ni les zones du badminton, ni les balises de l'orientation, ni la lisibilité de la composition. Il part des critères donnés pour l'APSA locale, sélectionne une question, définit ses traces et prévoit les absences. Les étapes qualifient la production dans cette tâche. Le commentaire final peut alors relier contexte, indicateurs, limite et prochaine observation. Toute hypothèse de régulation est remise à l'enseignant avant une éventuelle pratique.

Diagnostic d’erreur

Indice observéLa copie réutilise le taux de zones libres dans toutes les APSA et propose automatiquement de répéter l'action dix fois.

CauseElle confond transfert de méthode et copie d'indicateur, puis transforme une analyse documentaire en prescription d'entraînement.

Correction expliquée

Repartir de la tâche locale, définir l'indicateur approprié et terminer par une question à l'enseignant, sans nombre de répétitions.

Poursuivre avec l’abonnement

Poursuivre avec les ateliers et les corrections

Comprendre comment passer d'une trace à un indicateur, puis à un commentaire de performance borné.

Sept activités documentaires, quatre ateliers corrigés, un carnet, un projet, un entraînement, quatorze questions et quatorze cartes.

14 questions · 14 cartes. La progression reste dans ce navigateur, sans synchronisation, sans vidéo et sans donnée de santé ou de performance réelle.

Voir les formules

Vérifier et prolonger

Sources du cours

Édition Maxdecours · Vérifié le .

Programme EPPCS de Première, BO n°25 du 24 juin 2021 (arrêté du 2 juin 2021)

  1. Programme de l'enseignement de spécialité EPPCSMinistère de l'Éducation nationale · consulté le 2026-09-16
  2. Annexe du programme EPPCSMinistère de l'Éducation nationale · consulté le 2026-09-16
  3. Programmes et ressources en EPS, voie générale et technologiqueÉduscol · consulté le 2026-09-16
  4. Questions-réponses sur la protection des données dans le sport amateurCNIL · consulté le 2026-09-16
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